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Bordeaux primeurs 2018 – Volume 2 – Rive Gauche # analyse # coups de cœur

Pour ceux qui n’ont pas lu ma chronique concernant les primeurs de la rive droite, voici mon analyse complète du millésime 2018, en revanche pour ceux qui ont déjà lu ma première chronique, désolée pour cette répétition.

 

Millésime 2018 à Bordeaux n’a pas fini de parler de lui, n’a pas fini de nous surprendre.

Les premières dégustations de vins encore en élevage, que j’ai pu effectuer à plusieurs reprises sur les diverses échantillons ont confirmé la qualité sans faille de la plupart de grands vins.

Au cour de dernières dégustations de primeurs 2018 j’ai dégusté environs 250 échantillons entre la rive droite, le Médoc et le Pessac, voici quelques analyses, en donnant aussi la parole à ceux qui font du vin, sans oublier évidemment quelques de me coups de cœur.

 

Tout a commencé « dans l’enfer pour finir au paradis » 2018 le millésime de tous les excès.

 

 

Bref analyse la météo 2018

La bette noire du millésime 2018 c’était la grosse pression du mildiou et black rot qui opéraient sans pitié avec l’excès de l’eau et la canicule, bref la totale qui a déstabilisé certains producteurs.

 

L’hiver très pluvieux avec des précipitations constantes qui durent jusqu’au printemps.

Heureusement le retour du beau temps a permis une floraison quasi parfaite et une très belle sortie de baies.

Les pluies printanières ont contribué hélas à la forte et constante pression du mildiou en juin.

Les vignerons ont dû aussi faire face à l’apparition de black rot (pourriture noire) dû aux fortes chaleurs de juillet.

Chez les vignerons en bio et en biodynamie, c’est surtout la pourriture noire qui a causé à partir de la 2e quinzaine de juillet la perte d’une grande partie de la récolte.

Certains vignerons ont pu quand même récolter de volumes quasi normales soit 40-45 hl/ha.

L’état sanitaire final de baies était très satisfaisant, les raisins sains, avec une maturation lente et équilibrée surtout pour des cabernets francs sur la rive droite, ce que nous avons retrouvé avec une proportion plus importante que d’habitude dans les assemblages chez certains producteurs.

 

Les jus dans sa globalité étaient très concentrés en raison de millerandage de baies, de la petite taille des grains, qu’il fallait traiter avec douceur sans des extractions exagérées.

Certes, nous nous trouvons parfois avec de vins trop extrait, donc déséquilibrés, avec de forts degrés alcooliques, heureusement ce sont les cas plutôt isolés.

 

On peut parler d’une réussite générale sur l’ensemble du vignoble bordelais avec de nuances sur les qualité et quantités variables selon les secteurs et selon de moyens matériels mis à la disposition de producteurs.

 

Ce qui caractérise ce millésime c’est sont des raisins mûrs avec la pureté de fruits croquants et gourmands, beaucoup de saveur et de la belle fraicheur en finale, les tannins sont crémeux et fins, au final ça donne de vins équilibrés sans lourdeur.

En général on retrouve toutes ces caractéristiques dans les grands vins sur les deux rives.

 

Voici quelques propos sur le millésime 2018 de ceux qui font le vin :

Le 2018 pour Stéphane Derenoncourt, consultant (Derenoncourt Consultants) et propriétaire de Domaine de L’A en Castillon Côtes de Bordeaux.

« C’était vraiment un millésime d’ombre et de lumière, entre ce printemps affreux avec beaucoup de pluie, de problèmes du mildiou, parfois de grêle, puis fin juin, cette métamorphose, avec des conditions magnifiques.

C’est un millésime intéressant, car pour les vendanges on a eu une fenêtre qui n’a jamais été aussi large, c’était carrément à la carte.

Ça a permis à chacun d’exprimer réellement ce qu’il voulait exprimer, dans une liberté totale».

 

Pour Frédéric Massie (œnologue, Derenoncourt Consultante), le 2018 a montré que la viticulture biologique menée de manière plus respectueuse de la plante et des sols expose aussi plus violemment le viticulteur aux caprices de la nature.

Il faut apprendre une leçon du millésime 2018, analyser les raisons des déceptions viticoles, mais aussi reconnaître les satisfactions rencontrées lors des dégustations »

 

Le 2018 pour Antoine Médeville, œnologue (Oenoconseil)

« Il a fallu gérer une grosse pression de mildiou en juin, surveiller la date de récolte.

Il fallait donc essayer de vendanger entre le côté aromatique, le maximum de matière colorante et la maturité des tanins, sans aller chercher la surmaturité.

Il fallait faire attention lors des vinifications à ne pas surextraire, en faisant trop de remontages ou en augmentant trop en température ».

 

Le 2018 pour Thomas Duroux, directeur de Château Palmer, Grand Cru Classé de Margaux

« On a probablement fait l’un des plus grands Palmer de l’histoire, pour faire un grand vin en 2018, il s’agissait de gérer une concentration jamais vue dans les raisins, combinaison de conditions de maturité exceptionnelles et de très petits rendements résultant d’une pression de mildiou jamais vue au cours de ces 50 dernières années.

Il a fallu gérer les extractions de façon ultra-pointue pour respecter le style du millésime, qui est puissant.

Biodynamie a contribué à aller beaucoup plus loin dans l’interprétation du terroir, avec un style toujours plus précis, pur, sur le fruit.

Palmer 2018 est le plus puissant de notre histoire, avec une complexité aromatique et une sophistication de la structure ».

 

Le 2018 pour Philippe Casteja, président de Grands Crus Classées en 1855 du Médoc et Sauternes, à la tête de plusieurs domaines bordelaises (dont Château Batailley et Lynch-Moussas Grands Crus Classés de Pauillac) ainsi que de la maison de négoce Borie-Manoux,

« C’est un très grand millésime dans l’ensemble de nos propriétés, homogène et de belles qualités sur les deux rives.

On a fait attention à faire des vinifications très fraîches pour garder du fruit ».

 

Le 2018 pour Véronique Sandres, directrice de Château Haut-Bailly, Grand Crus Classée de Pessac-Léognan

« On est passés de l’enfer au paradis dans la même année.

Le résultat, c’est un vin un peu hors normes, exceptionnel, incroyablement équilibré malgré une concentration et un niveau d’alcool très élevé, il y a un sentiment de suavité, de soyeux, un grain de tanins d’une finesse et d’une précision fabuleuse ».

 

Rive gauche

 

Margaux

 

Eduard Miailhe

Le mot du Président du Syndicat Viticole de Margaux, Edouard Miailhe :

« Cette année (2018), haut en couleur comme en émotion, donne au finale un très grand millésime, dans la lignée des magnifiques 2015 ou 2016 produit par appellation Margaux »

 

Appellation Margaux est sans aucun doute la plus diversifiée de la rive gauche dû aux rondement extrêmement faibles quasi inexistants pour certains châteaux, surtout ceux qui travaillent en biodynamie.

Tout d’abord par le phénomène des orages très violents, ensuite par la poussées de mildiou sans précèdent ou encore dans certains cas la déshydratation de sol.

C’est le cas de Palmer (11hl contre 40hl, Durfort-Vivens (10 hl contre 40) sinon pour Château Margaux ça se plutôt bien fini, qui a pu sauvé sa récolte avec 31 hl contre 40-45 pour une récolte habituelle.

 

Certes, appellation Margaux haut en couleurs a sortie certains vins hors norme.

 

Voici quelques pépites :

 

Margaux 1er GCC

Vendanges du 17 septembre au 13 octobre

Assemblage 90% CS 4% M 4% CF 2% PV

31hl/ha

36% de la récolte constitue le grand vin

Grande concentration due à la petite taille des baies de cabernet sauvignon et le rondement relativement bas de 31 hl/ha.

 

Toucher net, soyeux, précis, note de fruits noirs , cerise, croquant de fruits frais acidulés, vin persistant avec une belle construction, texture serrée, très danse, tanins racés sans aucune agressivité, en finale long avec une note mentholée.

19/20

 

Palmar

Biodynamie sur la totalité du vignoble

Touché violement par mildiou à la mi-juillet

Vendanges du 13 septembre au 15 octobre

53% CS 40% M 7% PV

11hl/ha

90% de la récolte produit le grand vin, pas d’Alter Ego sur ce millésime

Vin racé, puissant, net et persistant, sans agressivité, juste concentration de fruits noirs mûrs avec une très jolie fraicheur, les tannins sont élégants avec sa structure granulée, dans l’ensable dégage une énergie hors normes.

19,5/20

 

Rauzan – Segla

56% CS 40% M 2% CF 2% PV

32 hl/ha

 

Nez délicat, fruits noirs, épices, bouche pulpeuse avec de fruits noirs mûrs, juteux, cerise noire, belle persistance, tout est net et précis avec de tanins élégants, vin racé et frais.

18,5/20

 

Brane Cantenac

74% CS 23% M 2% CF

 

Toucher soyeux, velouté, quelques fruits noirs acidulés et frais, épices douces, belle profondeur, vin persistant avec de tanins soyeux, belle promesse.

18/20

 

Cantenac – Brown

69% CS 28% M 3% CF

 

Bouche nette, précise, panier de petits baies noirs, quelques épices, tension au milieu, tanins travaillés en douceur, finale fraiche, suave, longueur est là.

17,5/20

 

Durfort – Vivens

55 ha travaillé en biodynamie

70% CS 23% M 7% CF

Gonzague Lurton avec ses 10 hl/ha a décidé de vinifié la totalité de la production dans les l’amphore, ensuite élever une partie de vins en barrique neuve (70%) et le reste laisser en amphores de terre cuite.

En bouche ça donne un vin très intéressent aux notes fumées, chocolatées avec un peu de vanille et fleurs séchées, bonne persistance, fraicheur, tannins granulés, vin très racé.

17,5/20

 

Kirwan

43% CS 29% M 15% CF 13% PV

25 hl/ha

Sophie Schyler

Toucher soyeux, élégant, belle souplesse avec le milieu de bouche fruité, juteux, ensemble est moelleux et frais, tout est précis, mesuré, les tanins son doux et élégants avec sa finale longue et fraiche, très joli vin.

17,5/20

 

Giscours

Vendanges du 12 septembre au 12 octobre.

55% CS 39% M 6% PV

32 hl/ha

 

Bouche poivrée, fruits noirs, épices, belle finesse, délicatesse, fruits noirs frais et gourmands, structure tannique puissante, sans agresser, bonne maitrise de l’ensemble, finale fraiche.

17/20

 

Sans oublier belles réussites chez :

 

Dauzac

16,5/20

Lascombe

16,5/20

Prieuré-Lichine

16,5/20

Ferrière

Vignoble exploité en biodynamie

16,5/20

Labégorce

16/20

Monbrison

16/20

Siran

16/20

 

Saint-Julien

 

On a pu constater très rapidement une belle homogénéité dans les vins de l’ensemble de l’appellation Saint Julien.

Dans sa globalité les Saint-Julien sont riches et concentrés juste comme il faut sans artifices, avec une profondeur, fraicheur et bien évidemment son élégance naturelle.

 

Voici quelques pépites :

 

Ducru-Beaucaillou

Vendanges du 19 septembre au 10 octobre

85% CS 15% M

18 mois 100% bois nef

Cabernet Sauvignon ramassés à maturité exceptionnelle, baies de toute petite taille ultra concentrés.

Vin net, précis, énergique, petits fruits noirs très mûrs et juteux, belle persistance, tout est mesuré, élégant, frais et joue sur l’équilibre d’un vin racé, belle réussite.

18,5/20

 

Léoville Las Cases

Vendanges du 18 septembre au 10 octobre

80% CS 11% M 9% CF

35,5 hl/ha

Pour ce millésime naturellement déjà très concentré on a decidé d’utiliser très peu de vin de presse soit seulement 2,5% contre 6-12% habituellement.

 

Toucher soyeux, fruité, juteux, persistant et racé, petite note florale, bois de cannelle, structure tannique noble, élégante avec une finale toute en longueur finissante par une note mentholée.

18,5/20

 

Leoville-Barton

Vendanges du 21 septembre au 6 octobre

82% CS 18% M

 

Belle fraicheur à l’attaque, panier de fruits noirs et rouges, quelques épices, joli complexité d’ensemble avec de tannins travaillés en douceur, longueur, fraicheur.

18/20

 

Léoville-Poyferré

Vendanges du 24 septembre au 12 octobre

64% CS 30% M 3% CF 3% PV

Vin net, puissant, note de fruits noirs mûrs avec une structure tannique racée, finale assez compacte, bonne fraicheur.

17,5/20

 

Branaire-Ducru

Vendanges du 19 septembre au 10 octobre

58% CS 33% M 5% PV 4% CF

2018 comprend un peu plus de merlot que d’habitude dans l’assemblage car ils étaient de très belle qualité.

53 hl/ha

 

Bouche toute en finesse, élégance, jolis fruits noirs, cerise, persistant sans trop d’extraction, tannins fins et précis, élégance naturelle avec une belle fraicheur.

17,5/20

 

Talbot

Vendanges du 19 septembre au 10 octobre

66% CS 29% M 5% PV

Jean-Michel Laporte

 

Belle bouche nette et soyeuse, vin juteux, mélange de fruits noirs et épices, sa structure tannique est nette, finale fraiche toute en longueur, belle réussite.

17,5/20

 

Sans oublier belles réussites chez :

 

Lagrange

17/20

Gruaud-Larose

17/20

Beychevelle

17/20

 

Pauillac

 

Pauillac représente une grande réussite du millésime, offrant un très haut niveau, dans de nombreuses propriétés.

les arômes de petits fruits rouges acidulés et de sous-bois, les tanins ultra soyeux, l’élégance, la fraîcheur et tout de même une grande puissance et de belles densités.

 

Voici quelques pépites :

 

Latour

56 ha certifié en Biodynamie dans le clos historique du château sur 93 ha au total.

Vendanges du 28 septembre au 11 octobre

91% CS 9% M

 

Les merlots étaient très affectés par le mildiou, il a fallu trier, au final il y a 9% dans l’assemblage de grand vin.

Les baies étaient très petits, dance avec une concentration et qualité exceptionnelle.

24hl/ha contre 35 habituel

Extractions douces avec moins de délestages.

 

Vin racé, tendu, avec son coté de fruits noirs acidulés, quelques épices, note florale, belle complexité aromatique, tout est taillé avec précision et élégance sans extraction abusive.

19/20

 

Mouton Rothschild

Vendanges précoce du 10 septembre au 3 octobre

Sur le terroir de graves profondes de Mouton les raisins étaient très petits, ultra concentrés préservants une bonne acidité.

Selon Philippe Dhalluin caractéristique du millésime en quelques mots : densité, l’intensité, richesse gustative, fraicheur… 

 

86% CS 12% M 2% CF

28 hl/ha

Toucher net avec beaucoup de soyeux, fruits noirs mûrs, réglisse, note chocolatée, vin persistant avec une belle concentration sans agressivité, tout est travaillé avec beaucoup de soyeux et élégance, tanins sont arrondis, enrobés, vin est précis avec sa race de Pauillac.

19/20

 

Petit Mouton

56% CS 40% M 4% CF

40% du volume en moins

17/20

Millésime 2018 vécu par Philippe Dhalluin, DG

 

Lafite Rothschild

Vendanges du 17 septembre au 4 octobre

91% CS 8,5% M 0,5% PV

40 hl/ha

Dans cette année de tous les excès c’est le grand terroir qui a dit son dernier mot avec au final très belle récolte de merlot et de cabernet d’une superbe qualité.

 

Bouche nette, beaucoup de fruits noirs très juteux à l’attaque, note de cerise noire, cassis, milieu de bouche frais avec une note acidulée, vin persistant avec une belle densité, tannins sont nets, tout est précis sans trop.

19/20

 

Pontet Canet

La totalité du vignoble 81 ha est exploitée Biodynamie

Vendanges du 24 septembre au 5 octobre

70% CS 22% M 5% CF 3%PV

11hl/ha contre 30-35 habituellement

50% du vignoble travaille avec 13 chevaux de la proprieté.

 

Le 16 juillet, nous avions perdu 30% des Merlots causé par la violence de mildiou » a expliqué Jean-Michel Comme, directeur technique.

En raison de la petite récolte la totalité de la production a été vinifié dans nouvelle cuverie en béton juste avec quelques pigeages sans aucun remontage.

55% de vin passe dans le chênes neufs et à 45% sont élevé en amphore de terre cuite,

« 2018 fait partie de vin le plus concentré de tout nos millésime » a déclaré J-M Comme.

 

Toucher net, expressif, fruits noirs juteux, mûre, cassis, pruneaux, cerise noire, très complexe, note florale, délicatesse, tout est équilibré sans une fausse note, les tannins sont fins et racés, belle fraîcheur au milieu, dégage une belle énergie, tout est très précis, complexe avec une longueur impressionnante, un grand Pauillac.

19/20

 

Lynch-Bages

72% CS 19% M 6% CF 3%PV

 

Belle bouche juteuse de fruits noirs, épices avec une concentration importante, persistance et fraicheur, note chocolatée, tannins racés, vin très classique.

18/20

 

Pichon Baron

Vendanges du 19 septembre au 11 octobre

78% CS 22% M

 

Toucher net, précis, belle tension, fraicheur, quelques fruits noirs, épices, réglisse, persistance et longueur.

18/20

 

Pichon Longueville Comtesse de Lalande

Vendanges du 13 septembre au 11 octobre

71%CS 23% M 5% CF 1% PV

35 hl/ha

 

Ensemble très expressif, exubérant sur des notes de thym et d’herbes sauvages, de sous-bois.

Riche en bouche, dense, avec des notes de myrtilles. Gourmand et délicat, à la fois puissant et élégant.

17,5/20

 

Haut Bages Libéral

79% CS 21% M

45hl/ha

 

Belle bouche fruitée, fraiche, juteuse et suave, vin équilibré et racé avec de tanins serrés, belle droiture de l’ensemble, équilibré, excellente fraicheur.

17/20

 

Et aussi :

 

Clerc Million

17/20

Batailley

17/20

d’Armailhac

16,5/20

 

Saint Estèphe

 

Saint-Estèphe, cette appellation de 1250 ha au nord du Médoc a prouvé dans ce millésime hors normes la qualité vins vraiment exceptionnelle.

Comme Cos d’Estournel ou Montrose, vins extraordinaire ou encore Phélan-Segur, Calon Segur exceptionnels avec une fantastique réussite de Liliane Ladouys ou de Haut-Marbuzet.

Par chance l’appellation n’a pas été touchée par de violentes orages de grêle qui touchaient le Médoc en mai, juin et juillet.

Le terroir argilo-calcaires de l’appellation a bien agit dans cette météo de tous les extrêmes, top d’eau ou la canicule.

 

Voici quelques pépites :

 

Château Cos d’Estournel

Vendanges du 19 septembre au 6 octobre

74% CS 23% M 2% CF 1% PV

30 hl/ha

Toucher net, précis, fruits noirs mûrs et juteux, cerise noire, épices, réglisse, grande complexité, profondeur, persistant avec une énergie incroyable, très frais, presque crayeux, tannins sont racés et élégants, exceptionnel.

19/20

 

Montrose

Le vignoble passe progressivement en viticulture biologique, en 2018 c’est environ 80%.

Comme dans les autres appellation, ce vignoble exploité en bio a dû être confronté au poussée de mildiou qui a affecté le rondement, ainsi que le stress hydrique importent et la coulure, 25hl/ha (40% de moins).

Tous ces problèmes au passage n’ont pas empêché de faire un très grand Montrose.

 

Vendanges du 17 septembre au 5 octobre

72% CS 20% M 6% CF 2% PV

53% de la production correspond au grand vin

 

Toucher soyeux, précis, fruits noirs juteux, cerise, mûre, pruneaux, épices, réglisse, petite note boisée, belle complexité de l’ensemble, persistance, dégage beaucoup d’énergie, vin ultra frais avec de tanins racés, son élégance naturelle confirme sa qualité.

19/20

 

Château Calon Ségur

Vendanges du 19 septembre au 8 octobre

66% CS 14% CF 17% M 3% PV

Finesse avec une belle note fruitée et épicée, vin droit, précis, tout est harmonieux, ses tannins sont granulée, élégant, finale fraiche, avec une belle énergie et douceur.

18,5/20

 

Château Phélan Ségur

Vendanges du 24 septembre au 11 octobre

57% CS 43% M

 

Toucher net, frais, note de fruits noirs, de chocolat, petite note florale, vin racé avec une bonne construction, persistant, tanins granulés travaillés en douceur, finale longue avec une note crayeuse.

17,5/20

 

Sans oublier belle réussite chez :

 

Lafont-Rochet

17/20

Château Haut-Marbuze

17/20

Château Lilian Ladouys

16,5/20

 

Pessac-Leognan

 

Comme d’habitude dans les millésimes de tous les extrêmes comme 2018 les sols de graves de Pessac ont résistaient au mieux, surtout ceux posés sur le socle argileux et les sols de calcaire profond. Ces types de sols résistent parfaitement à l’excès d’eau ne souffrent pas non plus de stresses hydriques impotents.

 

Quelques pépites de Pessac

 

Haut-Brion

 

« En 2018, produire du vin a rarement été aussi compliqué » a déclaré Jean-Philippe Delmas, DG

Vendange du 6 septembre au 2 octobre

49,4% M 38,7% CS 11,9%CF

 

En bouche nette avec la tension et la fraicheur, assez compacte avec une note de fruits noirs, tannins racés, serrés, vin construit pour une longue garde.

19/20

 

La Clarence de Haut Brion

58,2% M 28,5% CS 9,7% CF 3,6 PV

17/20

 

Mission Haut-Brion

Vendanges du 10 septembre au 2 octobre

53,5% M 42,9 CS 3,6% CF

 

Toucher net, petite note vanillée, fruits noirs, réglisse, note florale, tout est précis avec une belle tension, tannins granulés travaillés en douceur, vin complexe avec une persistance sans faille, la fraicheur, tout en longueur.

19/20

 

La Chapelle de la Mission Haut-Brion

51,6% CS 40,8% M 7,6% CF

17/20

 

Les Carmes Haut-Brion

7 ha

37% CF 34% CS 29% M

37 hl/ha

Elevage dans les différents contenants dont 9 amphores et œufs en grès.

Toucher soyeux, note florale, quelques petits baies noirs frais, juteux, acidulés, note chocolatée, épicée, beaucoup de finesse dans l’ensemble, finesse de tanins exemplaire, très belle persistance, excellent.

18,5/20

 

Haut-Bailly

Vendanges du 17 septembre au 9 octobre

55% CS 35% M 5% CF 5% PV

Le château poursuit l’aménagement et construction d’un nouveau chai, qui sera opérationnel en printemps 2020.

 

Très concentré et dense, riche en matière, persistant, belle structure, fruits noirs mûrs et juteux, énergique avec une fraicheur exceptionnelle, tout repose sur une structure tannique racée et élégante.

18,5/20

 

Pape Clément

66% CS 30% M 4% CF

40 hl/ha

Aujourd’hui utilisation de bois nef moins impotente qu’au paravent, sur ce millésime il y a 70%.

 

Toucher net, belle présence, quelques notes de baies noires, fruits très mûres, note florale, petite note de torréfaction, vin puissant, pas d’agressivité, belles, chaire avec de tannins racé, mûres, avec une fraicheur et longueur sans fin.

18,5/20

 

Smith Haut Lafitte

65% CS 30% M §% CF 1% PV

 

Vin net, précis avec une dominante de petites baies rouges, note de torréfaction, de cacao, persistant et complexe avec son boisé délicat, tout est mesuré à sa place avec une structure tannique élégante, belle fraicheur en finale.

17,5/20

 

Domaine de Chevalier

65% CS 30% M 5% PV

39 hl /ha

30% bois nef

 

Toucher soyeux, belle finesse, note fruité et florale, aromatique intéressante de l’ensemble avec une fraicheur minérale qui lui donne sa finale très gourmande.

17,5/20

 

Sans oublier de belles réussites chez :

 

Carbonnieux

16,5/20

Larrivet Haut-Brion

16,5/20

Latour-Martillac

16,5/20

Malartic-Lagravière

16,5/20

Fieuzal

16,5/20

 

 

 

 

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Crus Bourgeois du Médoc dévoilent sa Sélection Officielle pour le millésime 2015

Logo de la Sélection Officielle des Crus Bourgeois du Médoc 2015

Olivier Cuvelier, Président de Crus Bourgeois du Médoc présente la dernière Sélection Officielle pour le millésime d’exception : 2015

 

Avec le millésime 2015, les Crus Bourgeois du Médoc lancent leur 8ème Sélection Officielle (la première lancée en 2008)

 

La démarche de qualité des Crus Bourgeois du Médoc impose que les vins soient sélectionnés et dégusté à l’aveugle par un jury d’experts.

 

Cette année, pour le millésime 2015, 271 Crus Bourgeois du Médoc font partie de la nouvelle Sélection Officielle ce qui représente :

 

32 millions de bouteilles qui seront commercialisées comparable à la sélection officielle 2009 et 2010 pour exactement le même volume.

 

Ce qui correspond à 31 % de la surface viticole du Médoc sur les très prestigieuses AOC : Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc, Moulis, Margaux, Pauillac et Saint-Estèphe

 

Environ 31 % de la production médocaine

 

 

 

Rappel – Sélections Officielles précédentes

 

Sélection Officielle 2008 – 243 Crus Bourgeois du Médoc – 25 millions de bouteilles

 

Sélection Officielle 2009 – 246 Crus Bourgeois du Médoc – 32 millions de bouteilles

 

Sélection Officielle 2010 – 260 Crus Bourgeois du Médoc – 32 millions de bouteilles

 

Sélection Officielle 2011 – 256 Crus Bourgeois du Médoc – 28 millions de bouteilles

 

Sélection Officielle 2012 – 267 Crus Bourgeois du Médoc – 29 millions de bouteilles

 

Sélection Officielle 2013 – 251 Crus Bourgeois du Médoc – 20 millions de bouteilles

 

Sélection Officielle 2014 – 278 Crus Bourgeois du Médoc – 30 millions de bouteilles

 

Soit un total de 228 millions de bouteilles sur les 8 millésimes mis en marché depuis le millésime 2008

 

Adresses utiles pour trouver toutes les détailles et les crus concernés : 

http://www.crus-bourgeois.com

http://www.bourgeoisetfiersdeletre.com

 

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Bordeaux : Primeurs 2016 #3 Rive Gauche

Vendanges 2016, dernière parcelle de Cabernets prête pour la cueillette (Ch Lagrange, Saint-Julien)

Dans la deuxième quinzaine d’octobre je suis passée sur la Rive Gauche, la plupart de Châteaux affichaient la fin de vendanges, juste quelques dernières parcelles de Cabernets étaient encore en cueillette.

Les raisins étaient magnifiques, seines, sucrés avec des jolis acidités, bref tout était en place, avec des équilibres espérés.

Les premières cuves sèches de Merlots et celles des Cabernets sur les parcelles un peu plus précoces se goûtaient très facilement, Les jus étaient très foncés, avec une belle densité, volume, le fruité débordant, des tanins racés sans agressivité et surtout la fraicheur, ce qui a vraiment caractérisé ce millésime.

Dans sa globalité, on a pu constaté que la vendange 2016 débutait avec une semaine plus tard que la normale sus un climat ensoleillé et sec, une vendange rêvée, presque « à la carte » sans précipitation avec une amplitude de temps assez longue, ce qui a permis une maturité optimale de chaque parcelle.

 

Ce que j’ai déjà signalé dans ma première chronique consacré à la météo 2016, ce que le millésime en question est considéré  plus comme une année de la Rive Gauche surtout avec des réussites incroyables dans les vignobles du nord de l’appellation sur Saint-Estèphe et Pauillac, même si dans sa globalité c’était un millésime homogène sur les deux rives.

 

Ce qui est importent à signaler, que les notes qui suivent ne sont pas figées, ces notes vont surement évoluer au fur et à mesure dans le temps après mes nombreuses dégustations de la plupart de ces vins avant la mise en bouteille et la commercialisation.

 

Dégustation UGCB primeurs 2016 au Hangar 14

 

 

MARGAUX

 

Collection Ch Margaux 2016

Château Margaux

94%CS 3%CF 2%M 1%PV (40hl/ha)

Sélection draconienne avec seulement 28% de la récolte dans le Grand Vin

Nez de fruits frais, baies rouges craquantes, bouche nette, épicée, poivre sauvage, réglisse, texture élégante, tannins ronds avec une belle patine, finale poudreuse, excellente fraicheur, grand Margaux, très racé avec une belle expression de grands cabernets.

19/20

 

Pavillon Rouge du Château Margaux

84%CS 13%M 3%PV

Sélection très stricte, seulement 26% de la récolte, basé sur des magnifiques cabernets

Bouche nette, fraiche avec le croquant de fruits frais, note épicée, jus dense, belle tension, structure tannique très nette, race de cabernets, vin tout en longueur.

17,5/20

 

Palmer 2016

Palmer

47%M 47%CS 6%PV (Biodynamie)

29 hl/ha

Bouche éclatante de fruits, panier de fruits rouges, quelques baies noires mûrs, note reglissée, excellente fraicheur, trame tannique élégante, velouté, racé, vin très droit, ciselé, avec une structure exceptionnelle, grand Palmer très classique.

19/20

 

Alter Ego de Palmer

40%M 48%CS 12%PV

Bouche élégante, mélange de fruits frais et d’épices, poivre sauvage, structure tannique polie, finale fraiche et longue.

17/20

 

Angludet

Net, boise, fruits noirs, fruits acidulés, épices, poivre blanc en finale, très bonne fraicheur.

16/20

 

Brane – Cantenac

Net, bouche très Cabernets, note floral, fruits noirs écrasés acidulé, note poivrée, tanins enrobés, finale mentholée, tout en longueur.

17/20

 

Cantenac Brown

Toucher net, soyeux, réglisse, fruits noirs frais, note boisée importent, tanins poudreuse, poivre blanc, finale fraiche, mentholée, très racé.

17/20

 

Dauzac

Note boise, bois de réglisse, note poudreuse, fruits noirs écrasée, note poivrée, belle fraicheur.

16,5/20

 

Desmirail

Nez floral, fruits noirs frais, bois de cannelle, réglisse, prise de bois, tanins racés, bonne fraicheur.

16/20

 

Durfort – Vivens

Nez confiture de pruneaux, toucher soyeux, fruits noirs, réglisse, boisé, vanillé, extraction, tanins racés, petite sècheresse en finale, bonne fraicheur, matière.

16,5/20

 

Ferrière

Net, bois de cannelle, boisé léger, bonne fraicheur, fruits noirs, rouges, finale tannique, légère sècheresse.

15,5/20

 

Giscours

Toucher soyeux, jus frais, extraction moyenne, douceur, fruits noirs frais acidulés, tanins racés, finale réglisse, mentholée, poivre blanc, gourmand.

17,5/20

 

Kirwan

Toucher net, bois de réglisse, cannelle, belle consistance, tanins nets enrobés, fruits noirs, finale poivre blanc, belle longueur.

17/20

 

Labégorce

Note fumée, jus frais, soyeux, fruits noirs écrasés, tanins nets, bois de cannelle, finale acidulé, poivre blanc, excellente persistance, vin très élégant.

16,5/20

 

Lascombes

Net, soyeux, jus frais, fruits noirs écrasés, bois de cannelle, note poudreuse, poivrée, très frais, gourmant, élégant, vin racé qui s’impose.

17,5/20

 

Malescot Saint-Exupéry

Nez fruits rouges, toucher net, soyeux, fruits rouges et noirs écrasés, jus acidulés, gourmand, frais, tanins enrobés.

17/20

 

Marquis de Terme

Nez fruité, fumé, en bouche fruits noirs acidulé, douceur, tannins enrobés, très polis, finale poivrée, bois de cannelle, fraicheur.

17/20

 

Monbrison

Nez fruits noirs frais, toucher soyeux, bois de cannelle, fruits noirs acidulés, tannins poudreux, gourmand, élégant.

16,5/20

 

Prieure- Lichine

Toucher soyeux, douceur, bois de cannelle, fruits noirs, tannins poudreux, belle fraicheur, profondeur, finale mentholée, poivre blanc, longueur.

17/20

 

Rauzan – Gassies

Jus frais, note floral, fruits noirs acidulés, bois de cannelle, structure légère, finale léger boisé.

16/20

 

Rauzan – Ségla

Toucher net, fruits noirs écrasés, bonne présence, matière, belle persistance, tannins racés, réglisse, vins racé, finale compacte, belle longueur, prometteur.

18 /20

 

Siran

Toucher net, réglisse, boisé léger, présence, belle persistance, profondeur, tannins enrobés, racés, finale compacte, matière, fraicheur.

17/20

 

Du Tertre

Toucher soyeux, fruits frais, gourmand, milieu réglisse, finale florale, mentholée.

16,5/20

 

 

 

SAINT JULIEN

 

Ducru Beaucaillou collection 2016

Ducru-Beaucaillou

85%CS 15%M

Elégant, savoureux, note torréfiée, arabica, léger fumé, thé noir, petite note boisé agréable, profondeur et persistance sans faille, finale fraiche et gourmande. Tout se joue sur un excellent équilibre de l’ensemble.

19/20

 

La Croix Ducru-Beaucaillou

64%CS 33%M 3%PV

Net, bien structuré, fruit et petit boisé agréable, bois de cannelle, structure tannique fine, enrobée, vin très élégant et racé.

17/20

 

Léoville Poyferré, Collection 2016

Léoville Poyferré

60%CS 33%M 5%PV 2%CF

Toucher soyeux, note épicée, jolis fruits noirs, croquants, acidulés, tannins polis, enrobés, tout est dans la mesure, élégance et finesse sans oublier la fraicheur qui domine ensemble.

19/20

 

Beychevelle

Net, vanillé, léger boisé, épices, poivre, réglisse, fruits noirs frais, finale poudreuse.

17,5/20

 

Branaire – Ducru

Nez frais, fruits noirs, matière compacte, racé, bonne fraicheur au milieu, note floral, tanins poudreux, longueur.

18,5/20

 

Gloria

Net, soyeux, fruits rouges, noirs frais écrasés, milieu tannique, racé, note florale, finale minérale, poudreuse, belle réussite.

17/20

 

Gruaud Larose

Toucher soyeux, note florale, feuilles, fruits noirs acidulés, poivre noir, bonne fraicheur, finale mentholée, poudreuse.

18/20

 

la fin de vendange 2016 dans la bonne humeur au Ch Lagrange

Lagrange

Net, certain austérité, puissant, réglisse, fruits noirs, tanins racés, finale poivrée, fraicheur.

18/20

 

Langoa Barton

Toucher net, frais, fruits noirs frais acidulés, milieu puissant, tannins racés, note granulée, fraicheur, longueur, persistant.

17,5/20

 

Léoville Barton

Net, frais, note réglisse, bois de cannelle, fruits noirs frais, acidulés, note granuleuse, excellente fraicheur, persistance, finale mentholé, poivrée.

18,5/20

 

Saint – Pierre

Toucher soyeux, fruits frais noirs et rouges, réglisse, note vanillée, finale poudreuse, tannins élégants enrobés, bonne fraicheur.

17,5/20

 

Talbot

Toucher soyeux, réglisse, note Cabernet, épices douces, tannins racés, vin persistant, racé, finale mentholée.

17,5/20

 

 

 

PAUILLAC

 

Collection 2016 Château  Latour

Latour

92,9% CS 7,1%M

Biodynamie (de 2008)

Net, puissant, fruits noirs frais, cerise noire, énorme densité, profondeur, vin racé, plain d’énergie avec une belle puissance des tannins, fraicheur et note minérale avec quelques épices en finale.

19,5/20

 

Fort de Latour de Château Latour

64,3%CS 35,3%M 0,4%CF

Puissant, note boisée légèrement fumée, fruits noirs, poivre sauvage, réglisse, grande élégance, la classe, complexité avec une fraicheur sans faille.

17,5-18/20

 

Pauillac de Château Latour

54,6%CS 38,9M 6,5PV

Droiture avec une puissance modérée, fruits et fraicheur avec une structure tannique racée.

17/20

 

Il est importent à signaler, qu’aujourd’hui Château Latour ne vend plus ses vins en primeur, uniquement les vins livrable, cette année le vins disponibles sont :

Latour 2005  19,5/20 (excellent millésime parfaitement goûtable avec un très beau potentiel)

Fort de Latour 2011  17,5/20

Pauillac de Château Latour 2012 16,5/20 

 

 

Robe très sombre du Ch Lafite

Lafite

92%CS 8%M

Toucher net, frais, note fumée, thé noir, léger boisé, note cacaotée, tanins granulés, belle densité, mélange de fruits noirs et épices, finale tendue, toute en longueur et fraiche.

19/20

 

Carrouades de Lafite

44%CS 49%M 5%CF 2%PV

Soyeux avec une puissance modéré, note fruité, léger boisé, note conductrice « la fraicheur », finale tendu.

17,5/20

Bref analyse du millésime 2016 par Philippe Dhalluin, DG de propriétés Baron Philippe de Rothschild

Mouton-Rothschild

83%CS 15%M 1%CF 1%PV

53% de la récolte dans le Grand Vin

Netté et pureté des arômes, belle densité, fruits, épices, note de tabac séché, grande fraicheur, tout est en parfait équilibre, noblesse et race des tannins finalise tout, excellente réussite du millésime.

19,5/20

Collection Mouton 2016

Petit Mouton de Mouton Rothschild

62%CS 35%M 3%CF

Note fumée, léger boise, fruits noirs, cerise, myrtilles, belle puissance, structure tannique généreuse, élégante, excellente fraicheur en finale.

17,5/18/20

 

Clerc Milon

Toucher net, soyeux, fruits noirs, note floral, tanins enrobés, vin persistant, racé, finale granulée, réglisse, poivre blanc.

17,5/20

 

D’Armaillac

Toucher net, fruits frais rouges, noirs écrasés, poivre blanc, réglisse, persistance, tanins enrobés, finale minérale.

17,5/20

 

Battailley

Net, puissant, compact, réglisse, fruits noirs acidulée, persistance, bonne fraicheur, finale poivrée.

17-17,5/20

 

Croizet – Bages

Toucher soyeux, réglisse, boisé, fruits noirs, tanins puissant, secs, finale fraiche.

16/20

 

Grand – Puy Ducasse

Net, réglisse, boisé, puisant, fruits noirs, structure tannique puissante, finale fraiche, léger poivré, mentholé.

17,5/20

 

Haut – Bages Libéral

Toucher soyeux, fruits noirs, réglisse, amertume, note torréfiée, bonne fraicheur, finale compacte.

17/20

 

Lynch – Bages

Toucher net, extraction, persistance, réglisse, fruits noirs acidulés, tanins granulés, bonne fraicheur, longueur.

18,5/20

 

Lynch – Moussas

Toucher soyeux, bois de cannelle, quelques fruits noirs, réglisse, épices, finale boisée, fraicheur, longueur moyenne.

17/20

 

Pichon-Longueville Comtesse de Lalande

Toucher net, vin compacte, persistant, réglisse, fruits noirs, note fumée, finale tannique granulée, fraicheur, poivre blanc.

18,5/20

 

 

 

SAINT – ESTEPHE

 

Cos d’Estournel

Cos d’Estournel

76%CS 23%M 1%CF

Net, soyeux, élégant, petite note fumée, thé noir de chine, fruits noirs, épices douces, extraction légère, aucune massivité, belle persistance, profondeur, tannins racés et tendu, tout est en harmonie.

19,5/20

 

Pagodes de Cos

50%CS 46,5%M 3%PV 0,5%CF

1er millésime 1994

Caractérisé par sa finesse, petits baies noirs, fruits croquants, tanins granulés, élégants, raffiné et expressif avec une belle buvabilité.

17,5/20

 

Cos Labory

Net, fruits noir, compact, fruits noirs frais au milieu, persistance moyenne, finale fraiche.

17/20

 

Lafon – Rochet

Toucher soyeux, net, fruits mois mûrs, bonne fraicheur, persistance, tanins enrobés, note vanillée, épices douces, finale mentholée, minérale.

17,5/20

 

Ormes de Pez

Net, épices, réglisse, bonne fraicheur, jus frais, fruits noirs, tannins puissants, granulés, finale fraiche.

16,5/20

 

Ch de Pez

Toucher net, fruits noirs mûrs, acidulés, persistance, puissance, réglisse, épisses, vin compact, finale longue, fraiche, vin racé.

16,5/20

 

Premières dégustations de cuves sèches 2016 à Phélan Ségur montraient déjà les qualités exceptionnelles du millésime

Phélan Segur

Toucher net, puissant, belle persistance, fruits noirs acidulés, réglisse, note boisé, fumée, bonne fraicheur, finale tannique, granulée, très bien construit, tout est en place, vin racé, belle réussite.

18/20

 

 

Sélection de Moulis et Médoc

 

Chasse – Spleen (Moulis)

Fruits frais, note fumée, réglisse, tannins poudreux, bonne longueur.

16,5-17/20

 

Maucaillou (Moulis)

Soyeux, matière moyenne, fruit frais, finale poudreuse, épicée.

16/20

 

Poujeaux (Moulis)

Toucher soyeux, fruits noirs, persistance, note fumée, boisée léger, finale poudreuse, fraiche.

16,6/20

 

La Lagune (Haut-Médoc) Bio

Toucher net, fruits noirs, fraicheur, puissance modéré, épices douces, tannins enrobés, bonne fraicheur, longueur.

17-17,5/20

 

La Tour Carnet (Haut-Médoc)

Toucher net, soyeux, bois de cannelle, milieu persistance, fruits noirs, structure tannique puissante

16,5/20

 

Adresses utiles :

http://www.ugcb.net

http://www.derenoncourtconsultants.com

 

 

 

 

Commentaires fermés sur Bordeaux : Primeurs 2016 #3 Rive Gauche


Six décennies de Château Siran (Margaux) en dégustation…
Edouard Miailhe 5ème génération de la famille propriétaire de Château Siran

Edouard Miailhe 5ème génération de la famille propriétaire de Siran

C’est grâce à la générosité et gentillesse d’Edouard Miailhe, propriétaire et directeur de Château Siran (Margaux), ainsi qu’une impressionnante collection de vieux millésimes, que possède le château, nous avons pu monter une verticale exceptionnelle sur six décennies. Le choix portait sur un millésime « phare » par décennie.

Voici les millésimes mis en dégustation le 19 juin 2013 :
2005, 1998, 1982, 1978, 1961, 1955
Notes de dégustation :
Siran 2005
51%M 34%CS 15%PV
nez légèrement épicé, quelques fruits noirs, délicat, en bouche attaque frais, petites baies noires, très croquants, belle matière, tanins racés, vins tout en longueur avec un très grand potentiel.
Siran 1998
48%CS 40%M 12%PV
nez floral, feuilles d’automne, bouche ample, garde encore des très jolis fruits frais, cerise, cassis, structure tannique soyeuse, finale épicée, note mentholé avec une excellente fraîcheur.
Siran 1982
nez fin, rose séchée, feuilles mortes, belle note automnale, toucher taffetas, souplesse, note épicée, tabac séché, finale saline, gourmande avec une belle fraîcheur, grande élégance.
Siran 1978
nez délicat, fruits à l’eau de vie, cerise, bouche suave, douce, note torréfiée, cacaotée, tanins tout en élégance, petite note épicé en finale, frais, fait saliver des papilles.
Siran 1961
nez de fruits noirs à l’eau de vie, toucher soyeux, note de cerise noire, tabac, cuir, léger fumé, tanins tout en douceur, ronds, finale acidulée, très belle maturité.
Siran 55Siran 1955 (très grande année avec une récolte abondante)
robe brillante, éclatante, légèrement tuilée, encore jeune, nez discret, note fumée, tabac, grande finesse et douceur en bouche, note torréfiée, cire d’abeille, garde parfaitement sa fraîcheur, tanins poudreux, note acidulée, belle longueur, gourmand et complexe, mature mais avec juste des ridules et pas des rides.
Une vraie révélation !
Collection

Collection

Grand Zoom sur le Château Siran

Les premiers mentions du Château Siran remontent à 1428.

Le 14 janvier 1859 très exactement que le château Siran devient la propriété de la famille Miailhe, par achat par l’un des ancêtre Léo Barbier au Comte et Comtesse de Toulouse-Lautrec, les grands parent du peintre Henri de Toulouse-Lautrec.

Aujourd’hui c’est la 5ème génération de Miailhe avec Edouard en tête qui gère le château. C’est l’une des rares propriétés bordelaises qui appartient à la même famille depuis plus de 150 ans.

Domaine de 88 ha dont 25 ha de vigne en appellation Margaux, bénéficie d’un terroir remarquable sur un superbe plateau de graves siliceuses. 
Cépages plantés : 46% Merlot, 40% Cabernet Sauvignon, 13% Petit Verdot, 1% Cabernet Franc
Production : env. 80 000 bouteiilles
le château possède une collection impressionnante de vieux millésimes

le château possède une impressionnante collection de vieux millésimes

chai à barriques

chai à barriques

 
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Bordeaux primeurs 2012 Episode 6 – Rive Gauche suite… Margaux
13 juin 2013, 20:07
Filed under: Bordeaux primeurs 2012, Margaux, Margaux 2012 | Étiquettes: , ,

Quelques de mes coups de cœur par appellation…

dégustation UGCB, les Margaux

dégustation UGCB, les Margaux 2012

les Margaux :

« 2012 est j’en suis sûr un millésime bien plus intéressent qu’il n’y paraît, et il serait bien dommage de le négliger. Il conjugue la grâce et la complexité de ces vins nés dans la douleur »

Eric Boissenot, œnologue

Palmer

Nouveau cuvier de Palmer

Nouveau cuvier de Palmer

C’est un cru que j’aime particulièrement. En faite on ne sait pas vraiment comment le situer, il n’est fait pas partie des Premiers mais à vraie dire comme si…

Palmer 2012Tout proche voisin de Château Margaux, au fil des années il a su s’imposer dans ce cour des grands, grâce à sa réputation et surtout sa qualité. J’ai eu de la chance de passe à Palmer pendant la vendange 2012 et constater l’effort considérable que le château a mis en œuvre pour garder la qualité d’un millésime pas vraiment le plus facile où il a fallu prendre des bonnes décisions et surtout de ne pas se tromper dans les choix stratégiques.

Pour ce millésime basé sur une sélection draconienne  le château a fait ses premiers essais sur le tri optique (X-Tri), qui donnait incontestablement des résultats très concluants. Egalement le remplissage des cuves par gravité, sans pompage à l’aide des petits cuvons a permis d’avoir une vendange quasi parfaite. Ce système de cuvons est déjà utilisé dans d’autres châteaux comme chez son voisin Rauzan-Ségla.

« Les Merlots, riches et exubérants, nous rappellent les très beaux millésimes de la fin de cette première décennie des années 2000. Les Cabernets Sauvignon sont droits et précis et dans la lignée d’un 2008 (…) »

Vendanges du 1 au 15 octobre

Assemblage : 48% Merlot 46% Cabernet Sauvignon 6% Petit Verdot

Dans l’assemblage 15% de vin de presse.

Rendement 28hl/l

Nez délicat, joliment épicé, en bouche explosion de fruits noirs, petits baies rouges croquants, bonne matière, profondeur, tanins nobles, finale acidulé et fraiche.

17,5/20

Rauzan-Ségla

Cuvier de Rauzan, vendange 2012 en vinification...

Cuvier de Rauzan, vendange 2012 en vinification…

« Les merlots vendangés tout début octobre dans des bonnes  conditions, en revanche pour les cabernets il fallait être un peu plus vigilant »

Assemblage : 54,5% Cabernet Sauvignon 44% Merlot  1,5% Petit Verdot

Comme j’ai déjà signalé, le château utilise les petits cuvons permettant remplissage des cuves par gravité sans pompage, sans abimer des baies.

Nez expressif, réglisse fruits noirs, bouche profonde, riche, fruits noirs, réglisse, léger boisé, structure tannique travaillé, finale très longue.

17/20

Brane Cantenac

« Les conditions de production ne sont pas sans rappeler celles de 2010 et surtout celles de 2000. Cette année encore, les grands terroirs précoces tireront largement leur épingle du jeu et donneront des vins de grand qualité » Christoph Capdeville, dir . d’exploitation

Vendanges du 27 septembre au mi octobre

Assemblage : 68% Cabernet Sauvignon 32% Merlot

Seulement 30% de la récolte va dans le grand vin

Nez discret, fruits noirs, en bouche bonne matière, profondeur, fruits noirs croquants, épices, petite note florale, fraicheur en finale, gourmand.

16,5/20

Pour l’information :  à ne pas manquer une chouette exposition de photos qui se déroule actuellement au château. Le photographe François Poincet met en scène tout le personnel du château dans un esprit très ludique et surtout très décalé.

Henri Lurton vu par François Poincet

Henri Lurton vu par François Poincet

Pour vous donner envie d’aller le voir, voici l’un de clichés : Henri Lurton « le bosse » dans l’objectif de François Poincet.

Marquis d’Alesme (et Labegorce)

vendange 2012,  la table de tri dans le chai de Marquis

vendange 2012, la table de tri dans le chai de Marquis

Pour parler de ces deux crus, je suis plutôt  alaise , car comme le disait Jules César « veni, vidi… » en effet, j’ai eu ce privilège d’assister aux vendanges et aux vinifications pour le millésime 2012 dans ceux deux châteaux. C’était un millésime où il fallait prendre des bonnes décisions au bon moment, être rapide et surtout très vigilant. Résultat est bien là, très prometteur !

Aujourd’hui le nouveau chai ultra moderne et surtout très pratique est en construction. Son cuvier semi-enterré permettra le remplissage de cuves par gravité.

14 ha vendangé à partir du 8 au 17 octobre

Assemblage : 55% Cabernet Sauvignon 30% Merlot 10% Petit Verdot 5% Cabernet Franc

Nez frais, fruits noir, cassis, cerise, attaque soyeux, épices, réglisse, bonne matière, structure tannique ferme, finale fraiche.

15,5/20

 

Labégorce

vendange 2012 à Labegorce

vendange 2012 à Labegorce

Labégorce 2012Voilà le cru qui n’arrête pas de nous surprendre… Depuis quelques années on voit des progrès qualitatif, ils sont considérable si bien à la vigne qu’au chai. Son point fort : rapport qualité/prix.

Vendanges du 8 au 17 octobre

Assemblage : 53% Merlot 36% Cabernet Sauvignon 3% Petit Verdot 8% Cabernet Franc

Nez délicat, frais, bouche soyeuse, jolis jus frais, crémeux, tanins fins, bonne matière, garde sa fraicheur, gourmand.

15,5/20

Voici le lien vers ma chronique complète sur les vendanges 2012 à Labégorce et à Marquis : 

Il était une fois… les vendanges à Labégorce, octobre 2012

Marquis de Terme

Vendanges du 9 au 18 octobre

Assemblage : 55% Cabernet Sauvignon 40% Merlot 5% Petit Verdot

Chai de Marquis de Terme, essaies de vinification dans des cuves ovoïdes

Chai de Marquis de Terme, essaies de vinification dans des cuves ovoïdes.

Des essais de vinifications sont mises en place dans ces 6 cuves ovoïdes en béton.

Ce type de cuves ovoïdes est plus en plus utilisé dans des différentes régions et pour des cépages très diverses.

(Depuis quelques années Pontet Canet à Pauillac utilise ce type de contenants)

Nez très discret, toucher fin, soyeux, bonne présence, fruits frais noirs, petits baies croquants, réglisse, finale tannique, petite sècheresse, frais.

15/20

Cantenac Brown

Nez discret, bouche fin, suave, fruits rouges, finale acidulée, bonne longueur.

15,5/20

Giscours

Nez discret, toucher fin, bonne matière, fruits noirs, cassis, mûre, poivre blanc, réglisse, soyeux, tanins nobles, fraicheur en finale

16/20

Kirwan

Fruits frais, fin, soyeux, quelques baies rouges, bonne minéralité en finale.

15,5/20

Lascombes

Frais, fruits noirs, toucher frais, jolis fruits frais, épices douces, réglisse, poivre, finale acidulée.

15,5/20

 Malescot Saint Exupéry

Frais, toucher fruité, bonne matière, puissant, réglisse, tanins maitrisés, finale acidulé.

15,5/20

Prieuré Lichine

Discret, fermé, suave, fin, délicat, fruits noirs très mûrs, jolis tanins fins, nobles, finale acidule, gourmand, salin.

16/20

 Rauzan-Gassies

Fruits frais, toucher fin, soyeux, en bouche petits baies rouges, tanins soyeux, frais, on voit bien le progrès.

15,5/20

 Siran

Siran, chai à barriques

Siran, chai à barriques

Siran possède une fantastique collection de vieux millésimes gardés au file des années par chaque génération

Siran possède une fantastique collection de vieux millésimes gardés au file des années par chaque génération, des années 20, 30, 40, 50 et j’en passe…

Aujourd’hui c’est la 5ème génération de la famille Miailhe est aux commandes, c’est une de rares domaines bordelais qui appartient à la même famille depuis 150 ans.

25 ha sur le sol de gravier et de galets, très drainant.

Discret, fruits noirs, bouche raffinée, baies noirs croquants, tannins puissants toute en élégance, très bonne fraicheur en finale, gourmand.

16/20

dégustations des Margaux 2012

dégustations UGCB des Margaux 2012

Commentaires fermés sur Bordeaux primeurs 2012 Episode 6 – Rive Gauche suite… Margaux


Il était une fois… les vendanges à Labégorce, octobre 2012

Les vendangeurs sur le plateau de Labégorce dans une parcelle de merlot

Lundi, 8 octobre 11h32, arrivée à la Gare St Jean à Bordeaux, je prends le tram juste en face direction les Aubiers. Terminus, tous le monde descend. Delphine m’attend avec sa voiture et go ! Direction Margaux en passant par la fameuse route des Châteaux.

Les vendangeurs dans une parcelle à Soussans

Dans les vignes beaucoup de mouvement et de précipitation, tous les châteaux sont en vendanges. Comme la météo est très changeante, il faut être très précis et surtout rapide. Nous passons par Margaux où le calme règne en revanche. En fait, j’ai oublié que nous sommes lundi et que les commerces sont donc fermés.

Avant d’arriver au Château, un petit tour par les chemins de vignes, par le plateau de Labégorce. On s’arrête, je prends quelques clichés, il faut immortaliser cette belle vigne sous le soleil. Je goûte quelques baies de merlots, la peau est assez ferme, beaucoup de jus, bien sucré. Je vois que certaines grappes ont souffert de la météo. Pourvu que le soleil continu… Mais il y a quelques gouttes en prévision.

A la table de tri…

Nous arrivons au Château, ici ça bouge beaucoup entre les tracteurs qui arrivent avec des cagettes de merlot, les machines en plein boom, la table de tri qui tourne en permanence avec les vendangeurs de chaque coté. Chacun a un rôle bien défini à jouer : on trie, on trie à nouveau et on recommence. J’observe tout cela avec beaucoup d’attention, petit à petit l’adrénaline monte, ça y est j’y suis, c’est les vendanges…

Bientôt l’heure du casse-croûte. L’air de Margaux me donne faim. Delphine, Marjolaine et moi mangeons un petit bout à coté, il faut prendre des forces car la journée s’annonce très longue et il faut profiter de ce temps encore clément et sans pluie, pour l’instant du moins… Je me sens très en forme, cette après midi nous allons tourner dans les vignes pour que je puisse voir les déférentes parcelles et leur  différents sols.

Je coupe quelques grappes dans la parcelle de merlot…

Nous nous arrêtons dans une parcelle où les vendangeurs ramassent les derniers merlots, je les observe, je me lance dans une parcelle, je coupe aussi quelques grappes. La lumière est encore très belle, nous en profitons pour passer par les vignes en direction du château. En arrivant au chai, j’enfile ma « tenue de combat » et prends place à la table de tri. Ici tout va très vite, tout est orchestré à la perfection. Les cagettes sont vidées rapidement sur la table, les grappes défilent devant mes yeux, il faut être bien vigilant, tous les petits bouts de rafles, les impuretés et les mauvais grains prennent direction de la poubelle, sans pitié ! Je prends conscience comment cette étape est importante.

Ma première journée « vigneronne » prend fin, je suis totalement imprégnée par ce parfum très particulier du chai, de raisins frais et de feuilles de vigne. Je sors à l’extérieur, la nuit commence à tomber, je n’en crois pas mes yeux, quel spectacle inattendu : un magnifique arc-en-ciel au dessus du vignoble. Quelle chance ai-je de finir cette journée avec une image pareille ! Demain ça sera un autre jour…

Cette image inattendu : Arc-en-ciel au dessus du vignoble…

Le lendemain, je passe la matinée au chai avec Saïd qui prépare les remontages de trois cuves de second vin. Il m’explique son boulot, raconte quelques anecdotes, « les échos du chai »… Saïd a toujours été là, avant même que la famille Perrodo acquière le Château en 1989. Il connaît tout par cœur, ce chai est presque sa maison. Je goûte les premiers moûts qui sortent d’une cuve, en effet ça commence à prendre la couleur, le jus est très sucré.

Saïd dans son fief, le chai de Labégorce

Une autre cuve est  en remplissage, je monte au dessus pour voir la qualité de baies, ce sont toujours des merlots avec juste quelques petits verdots. Ici je suis plus au calme. Mis à part le petit bruit d’une pompe, c’est une atmosphère quasi monacale. Un tour ensuite au labo juste à coté où on mesure le sucre des baies qui arrivent et pour l’instant pas de souci, les degrés sont là.

Cuve de merlot

Bientôt c’est l’heure du casse-croute à nouveau, mon sandwich poulet mayo est le bienvenu.

Dans l’après-midi, nous faisons avec Marjolaine un saut dans une parcelle de médoc. Quelques goutes commencent à tomber. Les merlots sont très jolis, mais il faut patienter encore, pourvu que la pluie n’arrive pas tout de suite.

Je décide de finir ma journée à la table de tri, finalement cette tache me plait assez. J’observe ces petites billes noires qui sautent, glissent et finissent dans la cuve. Je retrouve toujours le même parfum, fraicheur de fruits et de feuilles. Ca me fait presque méditer, ça m’enivre.

Ce soir ; c’est sortie ville, avec Delphine nous faisons un tour à Bordeaux

A la table de tri à Marquis d’Alesme, la précision règne…

Le matin qui suit, nous passons à Marquis d’Alesme. C’est toujours le même rituel. Le bruit des tracteurs qui arrivent directement de la vigne avec les cagettes remplies de grappes, le ronronnement de la table de tri qui tourne en permanence, les vendangeurs qui s’agglutinent autour avec leurs mains très habiles sont prêts à intervenir.  Les grappes défilent sagement sur la table, tous ce qui est mauvais termine vite et sans pitié à la poubelle ! Les cuves se remplissent une à une. Je sens toujours cette incertitude, le chemin est encore long, très long avant d’arriver à savourer ce breuvage divin pour lequel beaucoup se sont donné du mal.

ça y est, la cuve est pleine…

Les journées passent, sans se ressembler vraiment, le vin travaille à sa façon, en silence ! Il ne faut plus le déranger… J’ai désormais hâte de le goûter, une fois qu’il aura pris sa véritable forme… Ca y est, mon rendez-vous est déjà pris pour les dégustations primeurs, je suis impatiente, j’attends le printemps…

Grand Zoom sur Les Vignobles Labégorce

Château Labégorce, Margaux

Château Labégorce

Le Château sur la propriété fût réalisé par l’architecte Corcelles (1765-1843) dans le style Louis XVI A la fin du XIX° siècle il a subi de nombreux travaux de rénovation dirigé par architecte Minvielle.

Aujourd’hui le vignoble de 63ha contigüe aux châteaux Margaux et Lascombe occupe du parcellaire d’origine après la fusion en 2009 avec Labégorce-Zédé.

Encépagement :

50% Cabernet Sauvignon

40% Merlot

2%  Cabernet Franc

8% Petit Verdot

Terroir :

70% Sablo-graveleux

30% Sablo-limoneux

Rondement moyen de 44hl/ha

Vinification en béton et inox

Elevage 15 mois en barriques (60% neuves)

Production env. 160 000 bouteilles

Les vins : Château Labégorce et Zédé de Labégorc (Second vin)

Château Marquis d’Alesme, 3ème GCC Margaux

Le vignoble, parmi les premiers connus à Margaux fût crée en 1585 par le Marquis d’Alesme.

Acheté par la famille Perrodo en 2006, aujourd’hui fait objet de renouveau avec la construction du nouveau chai, ainsi que le travail sur le vignoble : nouvelles plantations, travail sur le drainage du sol, retour aux labours traditionnels.

Superficie : 15ha

Encépagement :

65% Cabernet Sauvignon

30% Merlot

5 % Petit Verdot

Terroir :

40% Silico-graveleux

40% Silico-marneux

20% Argilo-Calcaire

Vinification en cuves bois

Elevage 18 mois en barriques (70% neuves)

Production environs 70 000 bouteilles

Les vins : Château Marquis d’Alesme et Marquise d’Alesme (Second vin)

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Bordeaux Primeurs 2011 – Episode 5 Médoc – Premiers Grands Crus Classés…

Château Margaux

Vendanges dès 5 septembre

86% CS, 10% M, 2% PV, 2% CF

38% de la récolte dans le premier vin (même proportion qu’en 2010), rendement 29 hl/ha, la plus petite récolte depuis 20 ans. Différents opérations de triés étaient nécessaires pour un résultat vraiment exceptionnel.

Paul Pontallier, directeur, oenologue à Ch Margaux

Toucher taffetas, grande densité, profondeur, notes de fruits frais rouges, noires, quelques épices douces, note vanillé, réglisse, structure tannique noble, puissance élégante, très grande fraîcheur, longueur sans fin.

19,5

Château Latour

Stade phénolique :

Débourrement 26 mars

Mi-floraison 16 mai

Mi-véraison 23 juillet

Vendanges :

Merlot 12 – 19 sept, CS 16 – 26 sept, CF 21 sept, PV 24 sept.

Grand Vin 34% de la production

84,5% CS, 15% M, 0,5% PV

Nez floral, épicé, belle densité en bouche, toucher soyeux, fruits noirs et rouges croquants, frais, tanins racés, quelques épices douces, complexe, grande fraîcheur, longueur sans fin.

19,5 

Château Lafite

L’année d’une grande précocité à Pauillac avec 15 jours d’avance sur la floraison, 18 jours d’avance sur la véraison (la moyenne depuis 60 ans).

Vendanges : Merlot 5 au 13 sept, CS 3 et 13 au 21 sept, CF 17 au 19 sept, PV 19 au 20 sept.

Grand Vin 80% CS, 20% M

Nez d’épices, délicat, toucher soyeux, note florale, petits fruits rges acidulés, structure tannique bien travaillée, bonne fraîcheur en finale avec une note réglisée.

19

Château Mouton Rothchild

Année 2011 considérée comme l’une de plus sèches depuis quatre dernières décennies.

Vendanges 12 au 28 sept.

Grand Vin : 90% CS  7% M 3% CF

Nez avec une fine note florale, quelques petits fruits rges frais, bouche suave, toucher très fin, belle densité, note fruité, florale, tanins nobles, très long en finale avec une fraîcheur exceptionnelle, Grand Mouton…

19,5

Millésime 2011 à Mouton vu par Philippe Dhalluin (DG et Directeur Technique Châteaux)

et aussi… :

Château Haut Brion

Assemblage 2011 : 34,8% M, 18,9% CF, 46,3% CS

Elevage 72% en bois nef

Production 7600 caisse (de 12)

Nez discret avec une petite note poivrée, mentholée, toucher très fin, suave et très aérien, notes florale, petits baies noirs, tanins fins d’une grande noblesse, finale longue, minérale, légèrement mentholée, grande élégance d’ensemble.

19,5

Château Mission Haut Brion

Assemblage 2011 : 33,7% M, 11,3 CF, 55% CS

Elevage 72% bois neuf

Production 4700 caisses (de 12)

Nez discret, quelques épices douces, fruits noirs, toucher taffetas, structure fine, élégante, belle note fruitée, panier de fruits rouges et noirs mûres, en finale note réglissée, poivrée, tanins suaves, poudreux, finale fraîche sans fin.

19,5

Château Palmer

La plus petite récolte depuis 1961

Vendanges 7 au 29 sept.

Rendement 20,3 hl/ha

Assemblage 55% M, 45% CS

Production 4500 caisses (de 12)

Nez légèrement épicé, poivre blanc, en bouche attaque suave, aromatique, frais, petits baies rouges acidulés, note florale, épices douces, belle concentration sans lourdeur, finale longue, saline avec une très bonne fraîcheur, classicisme. 

19

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