vin Wino wine – le blog vin de Marie Joanna Roginska


Vinexpo Bordeaux 2017 le temps du bilan… # reportage

Vinexpo Bordeaux 2017
Hall 1

Tous les deux ans depuis 1981 au mois de juin Bordeaux n’est pas seulement la capitale de crus le plus connus et plus réputés au monde, elle devient le temps de quelques jours la capitale mondiale du vin.

 

Depuis sa création en 1981 par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux Vinexpo (Salon Mondial du Vins et des Spiritueux) a connu une croissance extraordinaire.

 

La 1ère édition en 1981 a réuni 524 exposant de 21 pays avec 11 000 visiteurs de 50 pays, aujourd’hui la 19ème édition qui se déroulait du 18 au 21 juin à Bordeaux a ressemblé :

2300 exposants de 40 pays

45 000 visiteurs professionnels de 150 pays

1000 journalistes de 50 pays

1300 acheteurs clé de 55 pays

10 Meilleurs Sommeliers du Monde

12 chefs étoilés

 

Oui, tous ces chiffres font tourner la tête et prouvent que Vinexpo Bordeaux est une formidable aventure du monde du vin, c’est une plateforme du business et des rencontres sans oublier le glamour des soirées chics dans des Château ou tout simplement quelques dégustations et rencontres dans des lieux privilégiés à Bordeaux.

 

La grande nouveauté de cette année, c’était l’espace WOW (World of Organic Wines) qui a donné la parole à 150 exposants de 8 pays, producteurs de vins bio et biodynamique. Par ailleurs, cette incitative affichait complet tous les jours, succès garanti, la manifestation qui sera sûrement reconduite les années suivantes.

 

Pour traverser le Hall 1 il a fallu chausser les baskets, car plusieurs aller et retour se comptent ici en une bonne nombre des kilomètres. A la fin de la journée ça se compte en mini marathon…

 

Chaque stand plus beau que l’autre essaye d’attirer les visiteurs par son coté esthétique ou pourquoi pas extravagant. En tout cas chacun essaye d’offrir les meilleures conditions possibles des dégustations et du travail, sachant que cette année c’était un exercice doublement difficile avec la canicule qui régnait dehors.

 

A coté du business, le Vinexpo garde aussi son coté glamour avec quelques soirées ultra chics dans des châteaux ou tout simplement quelques dégustations « off » ici et là dans un cadre plus convivial.

 

La fête ici, c’est tous les soirs, le ton est donné, comme à chaque édition par la grande soirée d’ouverture organisée par des Crus Classés de Graves, Cette année c’est la Famille Perrin qui recevait au Château Carbonnieux les convives venus des quatre coins du monde.

Famille Perrin avec Alain Dutournier (à gauche) « chef d’orchestre » du dîner de Grands Crus Classés de Graves

Le dîner conçu et orchestré par le chef doublement étoilé Alain Dutournier du Carré des Feuillantes à Paris.

Quelques beaux flacons de Crus Classés de Graves

Les flacons exceptionnels de 14 Crus Classés de Graves défilent sur chaque table avec quelques vieux millésimes allant de 1995 jusqu’à 2013 en passant par le majestueux 2000 de Château Haut Brion Rouge servi en Magnum.

 

Le lendemain la fête continue avec le dîner majestueux en l’honneur de la presse internationale au Château Latour à Pauillac.  

François Pinault (au milieu) au Château Latour

La famille Pinault reçoit quelques 450 convives dans un décor champêtre au gout raffiné, sans aucune fausse note entre le bois naturel, du lin et micro potager sur chaque table jusqu’à le menu exceptionnel élaboré par le chef étoilé Michel Guérard.

Décor champêtre, très raffiné du dîner orchestré par Michel Guérard

Haut Brion Blanc 2009

Latour 1975

Les vins sont immenses qui s’accordent à merveille avec des plats qui défilent l’un après l’autre. Pour commencer Haut Brion Blanc 2009 servi en Magnum est t’un pur merveille, en passant par les différents Grands Crus classés 1855 du Médoc entre le millésime1982 et 2000 sans oublier Latour 1975 servi en Magnum et Yquem 2005 pour clôturer le repas.

Latour dans son habit de lumière

La fête se prolonge dans les vignes avec les somptueux feux d’artifices illuminant le ciel de Pauillac.

 

Dans une atmosphère tout à fait différente Pierre Lurton avec sa gentillesse et sa générosité naturelle reçoit ses invités pour le temps d’un déjeuner au Château Cheval Blanc. Depuis quelques années c’est devenu une vraie institution, une occasion unique de découvrir quelques millésimes de Cheval Blanc et Yquem, comme cette fois-ci Cheval Blanc 2004 et Yquem 2014, sans oublier la présentation de Cheval Blanc blanc 2014, le premier millésime de ce nouveau cru issu de 100% Sauvignon blanc, la parcelle de 5 ha pour une première production de 4500 bouteilles pour l’instant.

Cheval Blanc blanc 2014, son premier millésime

Pierre Lurton (à droite) avec Lorenzo Pasquini dans le décor de la Cordillère des Andes dans le chai de Cheval Blanc

A cette occasion Pierre Lurton a présenté également le nouveau né : Cheval des Andes 2013. Cheval des Andes, ce cru argentin de Mendoza sur le terroir unique au pied de la Cordillère des Andes dirigé par Pierre Lurton et son équipe avec Lorenzo Pasquini qui assure la direction technique du domaine. Cheval des Andes nous livre une longue histoire déjà; ce vin qui depuis son premier millésime le 1999 est devenu au cours des années une vraie star qui incarne la perfection du style franco-argentin.

Cheval des Andes 2013, la perfection du style franco-argentin

 

Par ailleurs, sur le Salon les rencontres et les dégustations se multiplient comme celle habituelle de Grands Crus de Bordeaux organisé par UGCB (Union des Grands Crus de Bordeaux) qui proposait pour cette édition les primeurs 2016, le millésime de tous les extrêmes qui a fait tellement parlé de lui.

Aussi grand intérêt pour des nombreuses et fort intéressantes masterclasses qui affichant toujours complet, comme celle sous les hospices de Tempos Vega Sicilia & Primum Familae Vini qui proposé la découverte de la diversité et des différentes facettes du  cépage phare espagnol Tempranillo avec la découverte d’Unico 2005 de Vega Sicilia, la star des vins de Ribera del Duero.

Ou encore les séances de dégustations beaucoup plus intimes et conviviales comme celle de la gamme Penfolds, la star incontestable des vins australiens en présence de son winemaker Peter Gago, grâce à ses explications les cuvées « Bin » et la mythique Grange n’ont plus de secrets (presque)…

Les stars de la gamme Penfolds

Peter Gago winemaker de Penfolds

 

Vinexpo est une véritable plateforme de découvertes, d’échanges et d’idées dédié aux vins et spiritueux du monde entier, c’est aussi une prise de conscience en temps réel des enjeux majeurs économiques de la filière avec aujourd’hui les enjeux climatique et ceux la protection de l’environnement font la une.

Une vingtaine de conférences ont permis d’ouvrir le débat entre la filière et les visiteurs venus de quatre coins du monde avec un vrai échange d’idées avec chacune de parties.

 

La 19ème édition de Vinexpo Bordeaux 2017 a gagné son pari.

 

Rendez-vous est donné pour la 20ème en 2019 !

 

PORTFOLIO

La sélection de quelques jolis flacons dégusté, bu et surtout apprécié à l’occasion de Vinexpo Bordeaux : la danse des étiquettes…

Adresses utiles :

http://www.vinexpobordeaux.com

http://www.crus-classes-de-graves.com

http://www.grand-cru-classe-1855.com

http://www.chateau-latour.com

http://www.chateau-chevalblanc.com

http://www.chevaldesandes.com

http://www.lvmh.fr

http://www.carbonnieux.com

http://www.vegasicilia.com

http://www.pfv.org

http://www.penfolds.com

http://www.ugcb.net

 

 

 

 

.

 

Publicités
Commentaires fermés sur Vinexpo Bordeaux 2017 le temps du bilan… # reportage


Oenotourisme culturel en Bordelais, la période estivale oblige…

Village de Saint Emilion

Oenotourisme en double « A »« A » comme Art  « A » comme Architecture

Bordeaux, un mot magique connu par les amateurs du monde entier grâce à ses châteaux et ses vins prestigieux. La plus grande région viticole française d’environ 120 000 ha de vignes est aussi la plus grande au monde. Elle a su bâtir sa réputation au fil de siècles grâce à sa diversité de terroirs, une large gamme de produits, en passant par les vins rouges, blancs, rosés, sans oublier les liquoreux, clairets et crémants. Avec une richesse de cépages rouges comme le marlot, le cabernet le sauvignon, le cabernet franc, le petit verdot, le malbec ; et des blancs comme le sauvignon, le semillon, la muscadelle permettant d’effectuer des assemblages très subtiles selon des appellations et de terroirs. On retrouve ici des conditions très favorables à la culture de la vigne : la proximité de l’océan Atlantique, 3 axes fluviaux majeurs avec la Garonne, la Dordogne et l’Estuaire de la Gironde, qui donnent un climat océanique tempéré avec une bonne hydrométrie. Tout y est pour que la vigne puise le meilleur de ce terroir.

Cette vaste région viticole attire à son juste titre de touristes de tous horizons et de tous les pays. La vigne et le vin intéressent les amateurs de vins et de tourisme car ce sont des éléments fondateurs de notre vieille civilisation. Le vin se consomme et s’apprécie mieux sur son lieu de production, dans de caves en présence des propriétaires et des vignerons. Les touristes étrangers sont de plus en plus nombreux dans la région bordelaise, ils représentent aujourd’hui environ 40%. De nombreux circuits leur sont proposés par des organismes et par des châteaux eux-mêmes. Les visiteurs peuvent opter pour une formule très classique, comme la fameuse route de châteaux du Médoc (de Margaux, Saint Julien, Pauillac à Saint Estèphe) admirant l’architecture des fameux Châteaux Margaux, Latour, Lafite ou le chai de Mouton, en passant par des visites non conventionnelles allant à la découverte de la nouvelle, ultra-moderne architecture viticole ou bien en passant par le coté artistique du vin en associant art avec la vigne et le vin.

"Hospitality" de Barry Flanagan

A peine à 20 minutes au sud de Bordeaux, en plein cœur de l’appellation Pessac-Leognan le Château Smith Haut Lafitte datant du XVI° siècle entourée d’un vignoble de 67 ha ouvre ses portes avec une formule de visite tout à fait originale. Les maîtres des lieux depuis 1990, Florence et Daniel Cathiard, proposent aux visiteurs un parcours artistique qui met en avant l’art dans la vigne. Depuis de nombreuses années les propriétaires ne sont pas seulement de grands passionnés du vin mais également de grands amateurs d’art contemporain, et plus précisément de la sculpture monumentale. A peine arrivé au domaine, on se sent déjà complètement propulsé dans un univers artistique. L’art est partout, les œuvres vivent en symbiose totale avec la vigne, la nature et le château. La visite démarre devant le château avec trois œuvres majeurs d’artistes contemporains comme Barry Flanagan avec son lièvre géant en bronze « Hospitality ». Elle se poursuit dans le chai, dans le cuvier avec d’autres sculptures en rejoignant la salle de dégustation et la cave privée des propriétaires où sont conservés les plus vieux millésimes de Smith.

Pour les amoureux d’architecture étonnante, un saut dans le vignoble mythique de Saint Emilion classé en 1999 au patrimoine mondial de l’UNESCO s’impose. Depuis quelques années on assiste à un renouveau de l’architecture viticole. En faisant un tour général du vignoble les chasseurs d’images amateurs ou avertis peuvent capturer d’un clic quelques chais ultra-modernes qui dominent la vigne en s’intégrant parfaitement dans son paysage.

Château Faugerès, nouveau chai arch. Mario Botta

A quelques 6 km à l’Est de Saint Emilion, le nouveau chai de Château Faugères (49 ha) domine la colline au milieu du vignoble face au château. L’architecte suisse Mario Botta (auteur également d’un chai exceptionnel Petra en Toscane) a parfaitement réussi son pari en imaginant le chai en forme d’une tour en pierre partiellement enterrée. Cette dernière abrite tous les espaces nécessaires à la production et le vieillissement de vins en barriques en mélangeant coté pratique et esthétisme épuré. Une atmosphère presque monastique domine, nous sommes ici dans une véritable cathédrale du vin.

Voici la visite virtuelle du chai de Château Faugerès : ICI…

Château Cheval Blanc, nouveau chai ultra-moderne arch. Christian de Portzamparc

Un autre rendez-vous à ne pas rater pour quelques images d’exception est un tout nouveau chai du Château Cheval Blanc (Saint Emilion  1er Grand Cru Classé « A »), propriété de 37 ha, œuvre de l’architecte français de renom international Christian de Portzamparc. Le chai « sous la colline » comme on le nomme ici est construit en prolongement du château. L’architecte travaillait entre l’espace et la lumière en établissant une relation harmonieuse entre l’intérieur et l’extérieur. Le sol soulevé par un voile de béton constitue « la colline » sur laquelle le jardin suspendu flotte au-dessus des vignes. Cette harmonie extrême faite oublier la construction, tout paraît naturel, on se trouve dans un lieu de méditation presque sans oublier toute la technologie ultra-moderne au service du vin, car c’est ça le but premier d’un chai…

Voici la visite virtuelle du nouveau chai de Cheval Blanc : ICI…

Grand Zoom du vignoble du Bordelais en chiffres :

120 000 ha de vignes

57 appellations

8650 viticulteurs

10 bouteilles de Bordeaux débouchées toutes les secondes dans le monde

Production d’environ 800 millions de bouteilles

Environ 2,3 % de la production mondiale

Commentaires fermés sur Oenotourisme culturel en Bordelais, la période estivale oblige…



%d blogueurs aiment cette page :