vin Wino wine – le blog vin de Marie Joanna Roginska


Verticale de Château Lafite Rothschild, Pauillac

Tout récemment, dans le cadre d’une très belle dégustation de vins des Domaines Barons de Rothschild (Lafite), j’ai pu faire une belle verticale et passer au crible quelques millésimes de Château Lafite Rothschild, Pauillac

 

Domaines Barons de Rothschild  (Lafite)

Voici les résultats :

 

Lafite 2005 ***

Très grand millésime.

89% CS 9%Merlot 2% Petit Verdot

Toucher soyeux avec une belle densité, note de fruits noirs, épices, structure tannique racée, grande profondeur, fraicheur, garde sa jeunesse presque éternelle.

 

Lafite 2002 *

Bouche nette avec une note épicée, poivre sauvage, note cacaotée, poudreuse, en finale soupçon d’amertume, consommable dès maintenant.

 

Lafite 1996 ***

Joli nez de sous bois, rose séchée, feuilles de tabac séchées, bouche complexe avec des notes mentholés, fumées, note cacaoté, poudreuse, vin riche, structuré, frais, taillé pour une longe garde.

 

Lafite 1985

Lafite 1985 **

Millésime difficile.

Nez de sous-bois, champignons, en bouche garde toujours une belle fraicheur avec une acidité agréable, note de cacao en poudre, texture raffinée, offre un bon plaisir gustatif, apogée.

 

Dans les coulisses de Château Lafite

Ce vignoble comprend trois grandes zones soit les coteaux autour du Château, le plateau des Carruades contigu à l’ouest et une parcelle de 4,5 ha sur la commune voisine de Saint-Estèphe.

La surface totale des vignes est de 112 ha, les sols de graves fines, profondes, mêlées à des sables éoliens sur un sous-sol de calcaire tertiaire, bien drainées et bien exposées.

 

Encépagement :

Cabernet Sauvignon (70%)

Merlot (25%)

Cabernet Franc (3%)

Petit Verdot (2%)

 

L’âge moyen des vignes est de 39 ans, mais celle qui donnes le grand vin ont 45 ans en moyenne. La parcelle la plus âgée, dite « La Gravière », fut plantée en 1886.

La récolte de chaque parcelle est traitée séparément par les petits lots pour garder l’identité de chaque terroir et de chaque cépage sur ces terroirs.

A Lafite, les fermentations se réalisent dans deux cuviers séparés : dans le cuvier traditionnel composé de grandes cuves en chêne et celui composé de cuves ultra modernes en inox

A la fin de la fermentation alcoolique, les cuves font l’objet d’une première dégustation avant d’être écoulées, les marcs sont pressés indépendamment pour extraire le « vin de presse ».

Les malolactiques sont réalisés en cuves, avant entonnage de chaque lot.

Il est importent à signaler que chaque barrique provienne de la Tonnellerie des Domaines avec une adaptation spécifique de la « chauffe » durant sa fabrication aux caractéristiques du vin qu’elle va contenir.

Plusieurs dégustations de chaque cuve sont réalisées en décembre pour la sélection du grand vin.

L’assemblage est réalisé en mars au premier soutirage des barriques.

Alors, maintenant débute l’étape de l’élevage et du vieillissement du vin, l’étape qui s’étale sur une longue période de 18 à 20 mois.

Durant cette période, le maître de chai va réaliser une série de soutirages, afin de séparer les sédiments de la lie du vin, ensuite c’est le collage traditionnel aux blancs d’œufs pour enlever les particules en suspension et clarifier les vins en barrique.

Maintenant le vin est prêt pour la mise en bouteilles qui se déroule en juin (en une seule mise).

 

Chai

Le fameux chai circulaire de Château Lafite Rothschild inauguré en 1987, conçu par l’architecte espagnol, catalan Ricardo Bofill (né à Barcelone en 1939).

Destiné à l’élevage des vins de deuxième année, il se caractérise par sa forme octogonale complètement atypique et sa voûte soutenue par 16 colonnes avec sa partie centrale circulaire. Ce chai unique dans son genre peut accueillir jusqu’à 2200 barriques.

 

Adresses utiles :

http://www.lafite.com

 

 

 

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Bordeaux primeurs 2017 – calendrier des dégustations…

Bordeaux primeurs 2016, dégustation UGCB à Hangar 14

Dégustations des primeurs 2017 à Bordeaux se prépare en amont, voici le calendrier :

(Importent à signaler, que toutes les dégustations sont réservées aux professionnels de la filière du vin et sur l’invitation)

 

Dégustation de l’association de Grands Crus Classés de Saint-Emilion

Pré-Primeurs réservé à la Place de Bordeaux, le 26 mars 2018 de 17 h à 21 h au Palais de la Bourse à Bordeaux.

Du lundi 9 au jeudi 12 avril 2018 au Château Villemaurine de 10 à 18h

Contact virginie.larramona@agccse.fr

 

Dégustation Crus Bourgeois du Médoc

Pré-primeurs le vendredi 30 mars 2018 au H14 dégustation réservée aux Courtiers et Négociants.

Mardi 10 et mercredi 11 avril 2018 au Château d’Arsac (AOC Margaux)

Contact association@crus-bourgeois.com

 

Dégustations AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur

Dimanche 8 et lundi 9 avril 2018 à Planète Bordeaux de 9 h à 18 h.

Contact : www.planete-bordeaux.fr

 

Soirée des Vignerons Bio d’Aquitaine

Une dégustation unique lundi 9 avril 2018 de 17 h à 22 h au CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux, pour valoriser la qualité et la diversité des vins biologique.

Plus de 80 vignerons pour déguster, entre autre le millésime 2017

Contact : Vignerons Bio d’Aquitaine

 

Semaine des Primeurs de l’Union des Grands Crus de Bordeaux (UGCB)

Du 9 au 12 avril 2018

Présentation réservée au Commerce de Place Jeudi 28 mars 2017

Contact : Union des Grands Crus de Bordeaux contact@ugcb.net

 

Dégustation « Les Crus Artisans du Médoc»

Mardi 10 et mercredi 11 avril 2018 de 10 h à 18 h au Château des Graviers, à Arsac

Une trentaine de propriétaires présentent leur 2017 et millésimes livrables aux professionnels et clients.

Contact : di-costanzo.catherine@wanadoo.fr Mobile : 0674363543

 

Dégustation AOC Lalande de Pomerol

Mardi 10 et mercredi 11 avril 2018 de 16 à 21 h au Grand Hôtel de Bordeaux

Primeurs et millésime 2015.

Contact Nathalie DIFFI : lalande-pomerol@orange.fr

 

Dégustation Expression de Fronsac

Pré-primeurs (Réservé presse , courtiers, négociants) au Grand Hôtel de Bordeaux

Mercredi 7 mars 2018 de 10 h à 13 h – Sur invitation

Primeurs du lundi 9 au jeudi 12 avril 2018 au Château La Grâce Fonrazade

Contact : x.buffo@chateau-de-la-riviere.com

 

Dégustations Le Grand Cercle des Vins de Bordeaux

– Pré-Primeurs : Londres mardi 13 mars 2018 de 16h00 à 21h00 au Meridien Piccadilly – The Terrace

Dégustation du millésime primeur et d’un millésime livrable.

– Avant-première Place de Bordeaux lundi 26 mars de 16h00 à 21h00 au Café Maritime à Bordeaux.

Pour les négociants et courtiers de la Place de Bordeaux.

– Dégustation Presse samedi 7 et dimanche 8 avril.

Château de La Dauphine à Fronsac, de 9h00 à 19h00.

– Dégustation ouverte à tous les professionnels du vin du lundi 9 au mercredi 11 avril.

Château Rol Valentin à Saint-Emilion, de 9h30 à 18h00

Renseignements et inscriptions : contact@grandcercle.fr ou 05 57 74 01 61

 

Dégustation Oenoteam

Pré-primeurs (Réservé à la presse et aux distributeurs) à Paris Ier le 12 mars 2018

Primeurs sur rendez-vous, au laboratoire Oenoteam à Libourne, du 9 au 13 avril 2018.

Contact : Oenoteam à Libourne

 

Dégustation Terroirs

Lundi 26 mars 2018 de 16h à 19h30 – Hôtel George V Paris.

Présentation du nouveau millésime des domaines conseillés par Derenoncourt Consultants.

Contact : marie-charlotte@derenoncourtconsultants.com

 

Dégustation propriétés conseillées par Hubert de Boüard Consulting

Pré-Primeurs le 26 mars 2018 à Bordeaux.

Semaine Primeurs au Château de Pressac du 9 au 13 avril 2018.

Contact e.debouard@bee-bordeaux.com et g.bertrand@bee-bordeaux.com

 

Dégustation Opening Primeurs d’Olivier Dauga

Jeudi 29 mars 2018 de 18h30 à 22h30 à l’Espace Marengo, 19 rue Marengo à Bordeaux.

Dégustation Primeurs et livrables des propriétés suivies par Olivier Dauga précédée par le lancement officiel du cabinet de compétences créé par Olivier Dauga.

Contact : cvivez@gmail.com

 

Dégustation Thunevin

Du lundi 9 au jeudi 12 avril 2018, de 9h00 à 18h00 7 rue Vergnaud à Saint-Emilion.

Vins Thunevin, vins distribués et conseillés par Thunevin, vin des amis de Thunevin.

Contact : thunevin@thunevin.com

 

Dégustation La Grappe

Du lundi 9 au jeudi 12 avril 2018 de 10 à 19h au Château La Gaffelière, Saint-Emilion.

Présentation du nouveau millésime des domaines conseillés par Derenoncourt Consultants.

Contact : marie-charlotte@derenoncourtconsultants.com

 

Dégustation Biodyvin

Mardi 10 et mercredi 11 avril 2018 de 10 à 18h au Château Fonroque à Saint-Emilion.

Vignerons en culture bio-dynamique

Contact : www.biodyvin.com

 

Dégustation Bordeaux Oxygène

Mardi 10 et mercredi 11 avril 2018 de 10 à 18 h au Clos des Jacobins à Saint-Emilion.

Samedi 7 et dimanche 8 uniquement sur rendez-vous.

Contact : bordeaux.oxygene@gmail.com

 

Dégustation Les Vins « Hors Classement »

Du mardi 10 au jeudi 12 avril 2017 au Château Lestage à Listrac-Médoc

Dégustation réservée à la presse sur inscription.

Contact : di-costanzo.catherine@wanadoo.fr – Mobile : 0674363543

 

Dégustation « Collection d’Oenoconseil »

Mardi 10, mercredi 11 et jeudi 12 avril 2018 de 10 h à 19 h au Château Lestage à Listrac-Médoc.

Dégustation des propriétés conseillées par Antoine Médeville, Henri Boyer, Edouard Massie, Arnaud Chambolle et leur équipe d’œnologues-conseils.

Contact : di-costanzo.catherine@wanadoo.fr – Mobile : 0674363543

 

Dégustation « Les Clés de Châteaux »

Pré-Primeurs le dimanche 08 avril 2018 (Réservé à la Presse)

Du lundi 09 avril au jeudi 12 avril 2018 de 10h à 18h au Château La Dominique, Saint-Emilion

Présentation du nouveau millésime des propriétés conseillées par Michel Rolland et ses collaborateurs

Contact : rolland.primeurs@orange.fr

 

 

 

 

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Verticale de Château d’Yquem, Sauternes

verticale d’Yquem

Tout récemment j’ai eu occasion de faire une petite verticale de Château d’Yquem en présence de Sandrine Garbay, le Maître de chai.

C’était un délicieux moment d’avoir Sandrine autour de ces belles bouteilles pour toutes les explications précises et précieuses.

 

Sandrine Garbay, Maître de chai

Voici les résultats :

 

Yquem 2015 ***

Année chaude, vendange précoce en 4 tries successives, très bonne pourriture noble,

144 g/sucre

80% Sémillon 20% Sauvignon

Vinification en barriques neuves

 

Vin séduisant, fruité et gourmand avec une belle note d’abricots secs, fruits jaunes très mûrs, élégance de l’ensemble jouant sur des équilibres acidité-sucre-matière, très grand millésime taillé pour une longue garde.

 

Yquem 2013 **

L’année assez chaotique avec un résultat très prometteur.

Vendanges étalées sur un mois du 24 septembre au 24 octobre avec 4 tries successives, 140 g/sucre

80% Sémillon 20% Sauvignon

Vinification en barriques neuves

 

Vin net avec un bon niveau d’acidité, pourriture noble (botrytis) qualitative, note de fruits jaunes, confit agréable, abricot sec, quelques épices douces, belle acidité, fraicheur, gourmand.

 

Yquem 2007 ***

Très grand millésime pour les vins liquoreux.

Raisins d’une grande qualité, propres avec des jolis confits,

Vendanges très longues étales sur 2 mois avec 6 tries successives, 135 g/sucre

80% Sémillon 20%Sauvignon

Vinification en barriques neuves

 

Vin lumineux, brillant avec une robe boutons d’or, toucher merveilleusement soyeux, note d’oranges confits, oranges amères, fruits jaunes, abricot sec, amandes, noblesse d’amertume, belle équilibre acidité/sucre, vin élégant taillé pour durer, grand Yquem.  

 

 

Yquem 2005 ***

Grand Millésime

Botrytisation très longue, au même temps très propre et facile.

80% Sémillon 20% Sauvignon

Vinifications en barriques neuves

 

Vin pur, cristallin et brillant, en bouche beaucoup d’énergie, la matière élégante avec beaucoup de délicatesse, petite note sous-bois, gourmand et très digeste, agréable dès maintenant avec un potentiel exceptionnel.

 

 

Yquem en bref :

Premier Cru Classé Supérieur en 1855

 

Château d’Yquem avec ses formes robustes et fortifiées

Château d’Yquem avec ses formes robustes et fortifiées dont ses origines remontent au XV° siècle se remarque de loin dans le paysage sauternais.

 

Le chai d’Yquem, les barriques avec le précieux nectar

 

105 ha de vignes plantées en Sémillon et Sauvignon entourent le château. Aujourd’hui, depuis 1999 le groupe LVMH est actionnaire majoritaire de ce joyeux unique avec Pierre Lurton et son équipe aux manettes, tous avec la même philosophie de travail qui n’a jamais changé depuis des siècles :

produire un vin d’excellence, pur, élégant, équilibré, inimitable, qui serait capable défier le temps.

 

Pierre Lurton, DG d’Yquem

 

Un mot sur la pourriture noble

 

La pourriture noble appelé Botrytis cinerea est un champignon qui se développe sur les baies de raisins dans des conditions bien spécifiques d’humidité et d’ensoleillement, permettant la production de vins particuliers à la base de raisins en surmaturité avec un tôt de sucres souvent très importent.

Dans certaines d’autres conditions climatiques ce champignon peut être appelé pourriture grise, endommageant en partie les raisins, néfaste pour la récolte.

Pour produire des raisins botrytisés, l’humidité et la brume matinale de septembre, d’octobre ou de novembre sont indispensables, favorisant fortement le développement du champignon sur les baies, elles doivent être suivie d’un temps sec et ensoleillé pour faciliter ensuite l’évaporation de l’eau.

Souvent la présence d’une rivière proche du vignoble favorise le phénomène de la pourriture noble, comme dans le Sauternais, le Ciron joue ce rôle très importent produisant un microclimat bien particulier.

 

Il faut ajouter que les fermentations sur des raisins atteints de la pourriture noble sont plus difficiles à conduire, car la forte concentration des sucres peut rendre compliqué le travail des levures. Ce qui demande une vigilance tout à fait particulière dans ce processus plutôt délicat.

 

 

Yquem, les vignes de Sémillon au printemps

Zoom sur l’appellation Sauternes

 

L’aire de production de l’appellation Sauternes est composée de cinq communes : Barsac, Bommes, Fargues, Preignac et Sauternes, situées sur la rive gauche de la Garonne à une bonne quarantaine de kilomètres au sud de Bordeaux sur les rives de la rivière Ciron.

Le vignoble repose sur un terroir argilo-calcaire ou calcaire avec une couche plus ou moins épaisse de graves.

La disposition des lieux donne un paysage faiblement vallonné, avec un petit relief constitué de croupes de graves de quelques dizaines de mètres.

Sauternais bénéficie d’un microclimat tout à fait particulier grâce à la rivière Ciron qui coule sous le couvert végétal de la forêt des Landes.

Ciron avec son eau froide amène de l’humidité. Ce phénomène crée à l’automne des brouillards et brumes matinaux qui s’estompent durant la matinée. Ces brumes favorisent le développement de la pourriture noble (Botrytis cinerea) sur les baies de raisins. Le grain se confit tout doucement avec sa pulpe qui se concentre en sucres sous l’action du champignon, ce qui donne au finale des arômes de fruits confits très caractéristiques aux vins de Sauternes.

Adresses utiles :

http://www.yquem.fr

 

 

 

 

 

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Verticale exceptionnelle de Château Climens, Barsac

A chacun son moelleux !

 

La fin d’année est une période où la consommation de divers vins moelleux, liquoreux ou sucrés bat son plein.

 

Verticale de Château Climens

De ce fait, j’ai décidé partager avec vous une très belle verticale de Château Climens, Barsac que j’ai fait tout récemment en présence de Bérénice Lurton, sa propriétaire.

 

Sémillon au printemps

Château Climens, nommé souvent « Seigneur de Barsac » est une très belle propriété de 30 ha de vignes d’un seul tenant planté uniquement en Sémillon. Aujourd’hui travaillé 100% en biodynamie (2010 est le 1er millésime certifié).

 

Chai de Château Climens

Climens 2012

Année difficile, touchée fortement par le mildiou.

Rendement 10 hl/ha avec 54% de grand vin, production 17 000 bouteilles

 

Bonne présence avec une note d’oranges amères, épices, abricots secs, petite amertume, vin bien construit avec une acidité suffisante et note saline en finale.

 

Climens 2011

Millésime grandiose comparable en qualité au 2001 et 2007.

Rendement 20 hl/ha

Vendanges précoce du 8 au 28 septembre, en tout divisé en 14 lots différents, arrière saison parfaite pour le développement de la pourriture noble, concentration des sucres et d’aromes phénoménale et rapide.

 

Toucher velouté, note d’abricot sec, zestes de citron vert, d’orange amère, bonne acidité et fraicheur avec une sucrosité modéré, très bonne matière et complexité, ira très loin.

 

Climens 2010

1ère année de passage en biodynamie

Rendement 23 hl/ha

Vendanges en début d’octobre

70% de la récolte constitue le grand vin, production 54 000 bouteilles

166 g sucre/l

 

Toucher soyeux, note fumée, thé noir de Chine, abricot sec, fruits jaunes mûrs, excellente acidité, zestes de citron, citron confit, note exotique, beaucoup de charme, très grande réussite.

 

Climens 2009

Début de vendanges le 28 septembre, entre 9 et 10 octobre 90% de raisins vendangés, temps idéal entre brouillard e le soleil.

Les vendanges totales en trois tris successifs.

 

Riche, soyeux, velouté, note des fruits jaunes mûrs, abricot sec, zestes d’oranges confites, note saline avec une petite amertume en finale, belle balance entre acidité/sucre, tout est en place pour durer avec une fraicheur qui surprend.

 

Climens 2008

Millésime difficile avec le printemps très chaotique et maturités irrégulières, pour Bérénice Lurton, la propriétaire, le 2008 est « le fruit de la chance et de la persévérance ».

Vendanges du 30 septembre au 2 octobre ensuite du 21 au 23 octobre

Petite production de 10 hl/ha

45% de la production constitue le grand vin

15 000 bouteilles

 

Note de fruits jaunes, belle note calcaire, coquillage, salinité, excellente fraicheur avec seulement au finale 130g de sucre/l.

 

Climens 2007

Très grande année

Vendanges débutent le 12 septembre avec des petits tries successifs de 14 jours sur 7 semaines.

12 hl/ha

150 g/sucre

73% de la production constitue le grand vin

30 000 bouteilles

 

Velouté subtil, trame fine, petite note fumée thé noir de Chine, abricot sec, fruits jaunes, orange amère, complexité et belle amertume en finale.

 

Climens 2005

Belle vendange de 24 ha/ha

270 g/sucre

Pour Bérénice un rêve réalisé « qualité et quantité »

 

Toucher soyeux, note de fruits jaunes, abricot écrasé, zestes, grande richesse, complexité, dimension.

 

Climens 2003

L’année de canicule, l’année atypique

Entre 12 et 26 septembre 86% de la récolte ramassée

87% de la récolte constitue le grand vin

10 hl/ha

162 g/sucre

 

Soyeux, arômes exotiques, note orientale, rose litchi, finesse avec sa sucrosité modérée.

 

Climens 1996

Vendanges du 24 septembre au 24 octobre

13 hl/ha

105 g/sucre

33 000 bouteilles

 

Très belle trame minéral, note pétrolé, pierre à fusil, note brulé, cèdre, bergamote, note torréfiée, en finale petite amertume agréable.

 

 

Un peu d’histoire :

 

L’histoire de ce cru prestigieux se caractérise par une continuité sans faille, qui a permis la mise en valeur d’un terroir unique.

En effet, Climens n’a changé de mains que cinq fois en cinq siècles. Les générations de régisseurs, présents de pères en fils, ont assuré la transmission de la connaissance et du savoir-faire de la propriété.

En plus, ce qui est rarissime parmi les grands crus bordelais que sa structure et sa superficie sont restées inchangées depuis au moins deux siècles.

 

Le nom de Climens apparaît pour la première fois sur un contrat datant de 1547 : l’on y apprend que le propriétaire, Guirault Roborel, procureur du roi à Barsac, a hérité cette terre de son père. Les deux noms n’en feront bientôt plus qu’un : la famille Roborel de Climens, pendant deux siècles et demi, constitue le domaine et y développe le vignoble.

Une élégante et discrète chartreuse construite au XVIIème signale la distinction des lieux.

Les troubles historiques auront raison de cet attachement : c’est un domaine bien établi, mais endommagé par la Révolution que vend la veuve de Jean-Baptiste Roborel de Climens en 1802.

L’acheteur, Jean Binaud, sait ce qu’il fait : négociant bordelais, il connaît le potentiel du Cru et en prend grand soin.

Climens appartiendra ensuite à deux familles de viticulteurs, eux aussi bien conscients de la valeur de ce terroir unique. Ce qui conduit le Château Climens tout à fait naturément au classement en 1855 en Premier Cru.

 

A partir de 1885, et pendant près d’un siècle, Climens appartient à une grande famille bordelaise, les Gounouilhou : imprimeurs et journalistes, hommes politiques ou pionniers de l’aviation, ils sauront, eux aussi, garder Climens au sommet.

 

Bérénice Lurton dans son chai

Nouvelle l’histoire commence à se dessiner au début des années 1970 quand Lucien Lurton, déjà propriétaire de célèbres crus classés en Médoc, s’intéresse vivement au Sauternais : ce passionné de grands terroirs, conquis par la finesse des vins de Climens, acquiert le domaine en 1971 et c’est malgré la crise des sauternes à l’époque.

Tout en respectant les traditions propres au domaine, il y apporte une touche déterminante de modernité en même temps qu’une implacable exigence.

En 1992, Bérénice Lurton, sa fille prend en main la destinée du Château Climens en poursuivant cette route bâtie sur l’exigence vers la perfection.

 

Chaque millésime de Climens se constitue de plusieurs tris successifs en plusieurs lots

Rappel :

 

Les appellations Sauternes et Barsac sont situées sur la rive gauche de la Garonne, enclavées dans la zone des Graves, au sud-Est de Bordeaux. Ces deux petites zone de 2000 hectares de vignes où sont élaborés les vins blancs liquoreux les plus prestigieux du monde.

 

Adresses utiles :

http://www.chateau-climens.fr

 

 

 

 

 

 

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Mouton 2015 by Gerhard Richter

Mouton 2015 by Gerhard Richter

Comme chaque année elle est attendu avec beaucoup d’impatience, ça y est, la nouvelle étiquette de Mouton est arrivée, il s’agit de Mouton 2015 illustré par l’artiste allemand Gerhard Richter.

Depuis 1945, un grand artiste illustre chaque année l’étiquette de Château Mouton Rothschild. Ainsi se constitue une collection exceptionnelle qui réunit les noms les plus célèbres de la création contemporaine qui chaque année s’enrichit d’une œuvre nouvelle.

L’étiquette du millésime 2015, par sa présentation légèrement modifiée, porte la marque de la nouvelle génération qui a succédé à la Baronne Philippine de Rothschild, disparue en 2014 : Camille Sereys de Rothschild, Philippe Sereys de Rothschild et Julien de Beaumarchais de Rothschild.

L’illustration du millésime 2015 a été confiée à un artiste Allemand Gerhard Richter (né en 1932), prodigieux inventeur de formes et de techniques picturales.

Célèbre dans le monde entier, qui fonde son travail sur la relation dialectique entre la peinture et la photographie ainsi que la figuration et l’abstraction.

Son œuvre pour Mouton est le fruit d’un processus à la fois aléatoire et savamment élaboré qu’il appelle « Flux ».

L’artiste fixe une photo des couleurs en mouvement, saisies à l’instant idéal de leur composition : de même, un assemblage harmonieux donne au grand vin, matière vivante, son équilibre et sa plénitude.

 

Gerhard Richter

A propos de Gerhard Richter :

Né en 1932, diplômé de l’Académie d’Art de Dresde en 1951, Gerhard Richter débuta comme décorateur mural en République Démocratique Allemande (R.D.A.). Lors d’un voyage à l’Ouest, il découvrit la liberté des artistes et en mars 1961 il se réfugia à Düsseldorf. Depuis 1983, il vit et travaille à Cologne. Son œuvre à la fois singulière, complexe et accessible à tous, lui vaut très tôt une reconnaissance internationale. Il est accueilli dans les plus grandes institutions : de la Tate Modern au Centre Pompidou, du MoMA de New-York à la Fondation Beyeler à Bâle, et trois salles lui sont consacrées à l’Albertinum de Dresde. Il a reçu des distinctions prestigieuses, tels le Lion d’Or de la Biennale de Venise et, au Japon, le Praemium Imperiale.

Gerhard Richter célèbre par ses « photos-peintures » de portraits, de natures-mortes et de paysages au « flou » si caractéristique, il est aussi un grand maitre de l’art abstrait, jouant là encore avec virtuosité sur toutes les possibilités offertes par la photographie.

 

Rappel :

Chaque année depuis 1945, l’étiquette de Château Mouton Rothschild est illustrée par l’œuvre originale d’un grand peintre contemporain.

En 1924, pour saluer sa première « mise en bouteilles au château », le Baron Philippe de Rothschild (1902-1988), père de la Baronne Philippine (1933-2014), avait demandé au fameux affichiste Jean Carlu de réaliser l’étiquette de Mouton. Cette initiative, trop précoce, était restée sans lendemain.

Il a fallu attendre l’année 1945, cette fois-ci pour célébrer la paix reconquise, Le Baron Philippe décida de couronner l’étiquette du millésime par le « V » de la Victoire, dessiné par le jeune peintre Philippe Jullian.

D’une circonstance exceptionnelle naquit une tradition, et à partir de 1946, tous les ans, un artiste différent fut invité à créer une oeuvre originale pour l’étiquette.

Le Baron Philippe choisit les peintres contemporains parmi ses amis personnels comme Jean Hugo, Léonor Fini, Jean Cocteau…

En 1955, Georges Braque accepta d’illustrer le millésime. Il fut alors rejoint par les plus grands créateurs de notre époque : Dali, César, Miró, Chagall, Picasso, Warhol, Soulages, Bacon, Balthus, Tàpies, Jeff Koons…

 

C’est ainsi se constitue depuis des décennies une collection exceptionnelle et passionnante d’étiquettes Mouton.

Aujourd’hui toutes les œuvres sont exposées à Mouton même, dans des espaces dédiés à « L’Art et l’Etiquette » que la Baronne Philippine a spécialement crée elles en 2013.

Qui peut mieux définir les caractéristiques et la climatologie 2015 à Mouton que Philippe Dhalluin, son DG : 

 

 

Mouton 2015

Vendanges :

Du 14 septembre au 2 octobre 2015

Assemblage :

82 % Cabernet Sauvignon 16 % Merlot 2 % Cabernet Franc

 

Voici ma note de dégustation en primeurs (avril 2016) :

Nez délicat, très fin, avec la note de petits fruits de la forêt, mûre, framboise et myrtille avec le soupçon de vanille, en bouche attaque est net, fraîche, suave avec les petits baies croquants, note florale, jus est très dance avec une note saline et épicée, tanins enrobés, aucune agressivité, bel équilibre, longueur, tout est en place pour la durée.

Célèbre grand chai de Mouton de 100 m de long construit en 1926

 

 

 

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Bordeaux : primeurs 2016 #1 Grand zoom sur la météo…

Dégustations primeurs 2016 à Hangar 14

Comme chaque année les primeurs est une manifestation incontournable pour les professionnels du vins qui se donnent le rendez-vous à Bordeaux afin de déguster le dernier millésime. Cette année c’est le millésime 2016 qui a attiré plus que 6000 professionnels venus de quatre coins du monde pour déguster et noter ce dernier né. Depuis plus que 30 ans, UGCB (Union des Grands Crus de Bordeaux) organise ces dégustations qui attirent chaque année plus en plus de professionnels. C’est une campagne unique dans son genre, car les professionnelle achètent les vins qui sont encore en élevage, qui serons disponibles et livrables dans deux ans ou même plus pour certains.

 

Vendange 2016, dernière parcelle de Cabernet Sauvignon prête à être vendangé au Ch Lagrange, Saint Julien

Avant d’’avancer dans cette chronique primeurs 2016 avec les notes, les coups de coeur etc, il faut avant tout décortiquer en détail ce millésime, le millésime qui a fait tellement parlé de lui.

Il est toujours très délicat, sans risquer de tomber dans un optimisme précoce, d’annoncer deux grands millésimes consécutifs : le 2015 et celui de 2016, millésime qui nous intéresse plus particulièrement aujourd’hui.

Pourtant, c’est incontestable, le 2016 est une remarquable réussite à Bordeaux, conciliant la qualité et le quantité, dans un style classique du bordelais.

 

On a tout entendu sur ce millésime qui restera sans doute dans les anales : millésime miracle, millésime de la dernière chance, millésime de tous les extrêmes, bref le millésime qui n’a surement pas encore dit son dernier mot.

 

Vendange 2016, derniers magnifiques Cabernets Sauvignon récoltés 21 octobre à Phélan Ségur, Saint Estephe

Ces deux grandes millésimes consécutifs comme 2015 et 2016 partagent plus ou moins nettement les vins de bordeaux en deux rives, pour le millésime 2016 on parle plus tôt que c’est un millésime de la Rive gauche, millésime tardif, millésime de grands cabernets sauvignon, surtout du nord de l’appellation sur les terroirs plus froids et plus propices pour le cabernets comme à Pauillac et  à Saint-Estèphe, sachant que ce millésime est dans sa globalité très homogène, tandis que le millésime 2015 on va l’associer plus facilement avec les maturités de la Rive droite, avec les maturités plus précoces de grands Merlots.

 

Je laisse la parole à Philippe Dhalluin, DG de vignobles Baron Philippe de Rothschild pour une brève analyse du 2016 : 

Avant d’examiner plus en détail l’effet des conditions climatiques en 2016 sur la physiologie de la vigne et la composition des raisins, il faut rappeler les principes fondamentaux qui gouvernent la qualité des récoltes à Bordeaux.

La réussite d’un millésime de vin rouge est soumise à une succession de cinq conditions essentielles :

1) et 2) une floraison et une nouaison relativement rapides et homogènes sous un climat assez chaud et pas trop arrosé pour assurer une bonne fécondation et prédisposer à une maturité homogène.

3) une contrainte hydrique s’établissant progressivement grâce à un mois de juillet chaud et sec, provoquant le ralentissement puis l’arrêt définitif de la croissance au plus tard au début de la véraison (changement de couleurs de la grappe).

4) une maturation complète des différents cépages grâce à des mois d’août et septembre suffisamment secs mais sans chaleurs excessives.

5) un beau temps, moyennement chaud et faiblement arrosé pendant les vendanges, permettant d’attendre la maturité optimum de chaque parcelle sans redouter la dilution, la pourriture, ou la perte des arômes fruités.

 

Zoom sur la météo du 2016 à Bordeaux

 

Je laisse la parole à Thomas Duclos, oenologue-conseil, Oenoteam à Bordeaux qui résume brièvement le millésime 2016 : 

 

 

Le printemps incroyablement pluvieux et préoccupant pour les vignerons (pression des maladies cryptogamiques), s’est plus tard avéré providentiel. Les réserves en eau du sol, largement reconstituées, ont permis à la vigne de résister aux conditions exceptionnellement sèches et chaudes de l’été. La maturation des raisins s’est ensuite achevée sous un climat plus clément, très peu pluvieux, beau et relativement chaud, avec des nuits fraîches. Inespéré, inhabituel à Bordeaux, ce qui a permis de récolter des raisins colorés, aromatiques, d’une très belle acidité.

 

 

Les meilleurs terroirs de blancs de Bordeaux, calcaires, argilo-calcaires ou gravelo-argileux, ont préservé la vigne d’un stress hydrique à la fois trop précoce et trop intense. Sur ce type de sols, les raisins de sauvignon ont conservé une fraîcheur aromatique et une acidité surprenantes. Les sémillons sont très réussis, charnus et tendres.

 

Pour les liquoreux :

Les conditions climatiques estivales sèches et chaudes du 2016, ont également permis d’atteindre, avant tout développement de Botrytis, une parfaite maturité des raisins de Sauternes et Barsac. C’est une condition indispensable à la qualité des vins liquoreux. Deux courts, mais significatifs épisodes pluvieux ont initié le développement de la pourriture noble à partir de mi-septembre. Ils ont été suivis d’un retour à des conditions anticycloniques, favorables à la concentration des raisins. Les vendanges, très étalées cette année, ont ainsi débuté la deuxième quinzaine de septembre pour s’achever début novembre.

Je laisse la parole à Pierre Lurton (DG de Cheval Blanc et d’Yquem) qui résume parfaitement les conditions climatiques du 2016 à Sauternes, tout particulièrement à Yquem :

 

 

Contrairement au 2015 particulièrement sec et ensoleillé, le 2016 a débuté par trois mois de pluies excédentaires avec un cumul avoisinant les 500 mm contre les 230 mm enregistrés en moyenne lors des 30 dernières années.

Malgré ce temps gris et pluvieux, la température est restée supérieure de près de 2°C aux normales saisonnières, faisant de l’hiver 2016 le plus doux jamais enregistré depuis le début des relevés. Aucune température négative n’a été affichée pendant la journée avec seulement cinq jours de gels qui ont été enregistrés.

 

Dans ces conditions, les premiers signes de la reprise végétative (bourgeons gonflés) apparaissent fin février, laissant craindre une extrême précocité. Mais à partir du 20 février, les températures se rapprochent des normales et deviennent même déficitaires dans la seconde décade de mars.

 

Les faibles températures de mars et l’engorgement des sols dû aux fortes précipitations de début d’année retardent le débourrement. Les premiers bourgeons ont ainsi éclos la dernière semaine de mars, une semaine plus tôt que la normale, plus précocement qu’en 2010, 2012, 2013 ou 2015 mais plus tard qu’en 2011 et 2014.

 

 

Conclusion :

 

Vins rouges exceptionnels, les blancs savoureux, les liquoreux persistants, frais et gourmands.

 

Les vins rouges que j’ai pu dégusté si bien sur la Rive droite que la Rive Gauche à la fin de vendanges toute de suite après les fermentations, au début d’élevages s’annonçaient déjà exceptionnels. Après ces quelques mois d’élevage supplémentaires les rouges sont étonnamment colorés, fruité, sans aucune pointe végétale, mûrs, structurés, avec une belle texture, avec une puissance tannique nette, doté d’une grande élégante, tous avec une fraicheur exceptionnelle, avec des niveaux d’acidité assez élevé, formidablement équilibrés, avec une buvabilité exceptionnelle, tout est en place pour une longue garde.

 

Les vins blancs secs de 2016 sont fruités et savoureux, moins acides que ceux des 2015, 2014 ou 2013, ils sont bien équilibrés. Les sémillons, particulièrement réussis dans ce millésime, apportent la chair et le moelleux sans alourdir l’ensemble.

 

Les grands vins de Sauternes et Barsac sont extrêmement purs, confits et très riches, leur style s’exprime plus dans la puissance et la fraicheur que dans l’éclat aromatique des fruits.

Sauternes 2016 avec sa diversité de robes

 

 

A suivre dans les prochaines chroniques les notes, les appréciations et les coups de coeur de primeurs  2016 à Bordeaux… 

 

Adresses utiles :

http://www.ugcb.net

http://www.grandcercle.fr

http://www.derenoncourtconsultants.com

http://www.oenoteam.com

 

 

 

 

 

 

 

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Mouton 2014 by David Hockney…

La collection des étiquettes du Château Mouton Rothschild s’enrichit d’une œuvre nouvelle celle pour le Millésime 2014 dessinée par le peintre anglais David Hockney.

etiquette-specimen-ch-mouton-rothschild-2014Depuis 1945, un grand artiste illustre chaque année l’étiquette de Château Mouton Rothschild.

Rappel :

En 1945, pour célébrer la paix reconquise, Le Baron Philippe décida de couronner l’étiquette du millésime par le « V » de la Victoire, dessiné par le jeune peintre Philippe Jullian. D’une circonstance exceptionnelle naquit une tradition, et à partir de 1946, tous les ans, un artiste diffèrent fut invité à créer une ouvre originale pour l’étiquette. Au début, le Baron Philippe choisit les peintres parmi ses amis personnels : Jean Hugo, Léonor Fini, Jean Cocteau… En 1955, Georges Braque accepta d’illustrer le millésime. Il fut alors rejoint par les plus grands créateurs de notre époque : Dali, César, Miró, Chagall, Picasso, Warhol, Soulages, Bacon, Balthus, Tàpies, Jeff Koons... Ainsi, se constitue une passionnante collection à laquelle s’ajoute une ouvre nouvelle, celle de David Hockney pour le millésime 2014.

David Hockney, Los Angeles, 9th March 2016 © David Hockney Photo Credit: Jean-Pierre Gonçalves de Lima

David Hockney, Los Angeles, 9th March 2016
© David Hockney
Photo Credit: Jean-Pierre Gonçalves de Lima

L’illustration du millésime 2014 a été confiée au peintre anglais David Hockney, né en 1937 qui est l’un des plus grands artistes anglais de notre temps, issu du Pop Art, il maîtrise les techniques les plus modernes et s’inscrit dans la tradition figurative.

Elève du Royal Collège of Art de Londres, il en sort diplômé d’une médaille d’or en 1962 et sa carrière connait un succès immédiat. L’année suivante, il rencontre Hopper et Warhol aux Etats-Unis, où il découvre le Pop Art. A partir de 1966 il s’installe et vit à Los Angeles.

David Hockney était un ami personnel de la Baronne Philippine de Rothschild, disparue en 2014, et à laquelle son dessin rend hommage.

Entourés de rayons, signes à la fois d’émotion et d’émerveillement, deux verres, l’un vide et l’autre plein, nous racontent l’attente fébrile puis le miracle toujours recommencé de la naissance d’un grand vin : Château Mouton Rothschild, dont la Baronne Philippine fut si longtemps la bonne fée…

A propos :

Château Mouton Rothschild conduit au sommet par deux personnalités d’exception, le Baron Philippe de Rothschild (1902-1988) puis sa fille la Baronne Philippine (1933-2014).

Aujourd’hui le Château appartient aux trois enfants de la Baronne Philippine : Camille Sereys de Rothschild, Philippe Sereys de Rothschild, Président du Conseil de surveillance de la société familiale Baron Philippe de Rothschild chargée de la gestion du Château, et Julien de Beaumarchais de Rothschild. Tous les trois unis dans la fidélité à l’œuvre de leur grand-père et de leur mère.

Millésime 2014 vu par Philippe Dhalluin, DG

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