vin Wino wine – le blog vin de Marie Joanna Roginska


Château Montrose, Saint-Estèphe passe au vert, objectif 2019/2020…

 

Château Montrose à Saint-Estèphe, seconde Cru Classé au classement officiel de 1855, ce joyau viticole d’un pur style XVIII ème typique du bordelais continue toujours et sans interruption sa voie de la stabilité et de l’excellence.

Biodiversité du Château Montrose avec son vignoble sur les terrasses

 

Succédant à trois générations de la famille Charmolüe, qui durant 110 ans (1896-2006) a bâtis la réputation du Château, Martin et Olivier Bouygues ont acquis le Château Montrose en 2006.

Amoureux de ce cru, visionnaire, conscient de son potentiel unique, la famille Bouygues décide d’entreprendre les travaux pharaoniques de restructuration du vignoble et des bâtiments historiques. Après sept longues années de travaux, de son chantier spectaculaire Château Montrose renaît et marque son entrée dans 21ème siècle avec ses installations ultra modernes et performantes conçu dans le respect total de l’environnement sans oublier le respect pour son patrimoine historique à préserver.

Initiée en 2006 par les frères Bouygues, la politique environnementale globale de Château Montrose vient naturellement en prolongement du geste de son fondateur Mathieu Dollfus, entrepreneur visionnaire et propriétaire du domaine au 19ème siècle suivi par la famille Charmolüe, propriétaire du château durant plus qu’un siècle.

Depuis 12 ans, Martin et Olivier Bouygues, fortement engagés dans une démarche de développement durable pour le Château Montrose ont débuté un changement profond et global planifié en plusieurs étapes sur 20 ans à l’horizon 2026.

La stratégie environnementale de Château Montrose planifiée sur 20 ans vise à préserver durablement son terroir, doté naturellement de grandes richesses, et limiter l’impact de son activité sur l’environnement.

La prise de conscience de Château Montrose de sa responsabilité environnementale n’est pas un effet de mode…

La propriété dispose aujourd’hui du recul nécessaire de 12 années de pratique pour faire partager son expérience et envisager les prochaines étapes de restructurations.

Vue aérienne des bâtiments du domaine avec 95 ha de vignes qui l’entourent .

Située au cœur du Parc Naturel du Médoc, la propriété de 130 hectares dont 95 ha du vignoble de Montrose avec une particularité exceptionnelle et rare d’être historiquement d’un seul tenant autour du Château, des chais et des bâtiments d’exploitation, ce qui permet la meilleure gestion de chaque parcelle de vigne.

Cette unité permet une réflexion globale sur le vignoble, une vigilance optimale sur l’état sanitaire de chaque parcelle et une organisation plus efficace du travail de la vigne, la séparation de chaque terroir sur ses terrasses légendaires.

 

Etape essentielle entreprise au cours de restructuration consistait à un passage progressif à une viticulture Biologique de l’ensemble du vignoble

Aux termes de nombreuses expérimentations menées par les équipes techniques depuis 2013 sur les différentes modalités de traitement de la vigne, 15 ha de récolte cultivés en bio et biodynamie ont fait en 2016, leur première entrée au chai.

Lors des vendanges 2017, 45 ha (50% du vignoble) ont été concernés, marquant une étape significative vers le passage à une viticulture 100% bio de l’ensemble du vignoble à horizon 2020, nous y sommes presque !

 

Grand chai de Château Montrose

Aujourd’hui, Château Montrose possède un cuvier ultra performant adapté aux sélections parcellaires les plus fines et le plus sélectives possible sur son terroir unique.

 

Son cuvier parfaitement fonctionnel, construit en 2000, a été repensé en 2017 pour répondre aux exigences d’un travail intra parcellaire très rigoureux.

Il est équipé d’un système de tri renforcé et de 92 cuves thermo régulées de capacités différentes qui permettent de poursuivre au chai le travail de précision mené en amont au vignoble.

 

Conscient de ses richesses naturelles Château Montrose s’est engagé depuis plusieurs années dans une démarche de prise en compte et de valorisation de la biodiversité sur la propriété.

Un inventaire floristique et faunistique précis, réalisé par des spécialistes, a permis de confirmer les atouts du site et d’établir un guide de gestion et de bonnes pratiques par zone, afin d’améliorer la biodiversité à l’échelle du domaine.

Toujours dans l’objectif de protéger son terroir durablement, Château Montrose a adopté des nouvelles approches de la gestion et de la protection de ses sols.

 

Objectif 2019/2020 100% du vignoble en bio

Selon le calandrer établis sur 5 ans (dès 2016 au 2020) Château Montrose est à la veille de 100% du vignoble en Bio.

Le pari très difficile, presque gagné qui apportera le nouveau souffle aux vins de Montrose dans sa continuité historique.

 

Etape 1 : 2016 : 15% du vignoble en bio

Etape 2 : 2017 : 45% du vignoble en bio

Etape 3 : 2018 : 65% du vignoble en bio

Etape 4 : 2019/2020 : 100% du vignoble en bio

 

 

Bref carte d’identité de Château Montrose :

 

Second Cru Classé au classement officiel de 1855

2006 – achat par Martin et Olivier Bouygues

95 ha de vignes d’un seul tenant

Encépagement : Cabernet Sauvignon (60%) Merlot (32%) Cabernet Franc (6%) Petit Verdot (2%)

Age moyenne de vignes : 38 ans

Le terroir composé essentiellement de graves garonnaises

Densité de plantation : 9000 pieds/ha

Elevage en barriques de chêne français 16-18 mois

Château Montrose élevé 16-18 en barrique de chêne français

 

Adresses utiles :

http://www.chateau-montrose.com

 

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Nouvelle étiquette de Mouton 2016 by William Kentridge est dévoilée…

Mouton 2016 by William Kentridge

Chaque année c’est le même rituel, elle est gardée en grand secret jusqu’au dernier moment, elle est tant attendu par les amateurs de grands vins et de l’art, ça y est, elle est arrivée, elle est là, la dernière étiquette de Mouton Rothschild, celle du millésime 2016 crée par artiste William Kentridge.

 

Chaque année depuis 1945, un grand artiste crée une œuvre originale pour l’étiquette de Château Mouton Rothschild. Ainsi se trouvent réunis les noms les plus célèbres dans une collection qui s’accroît chaque année d’une pièce nouvelle.

 

Pour le millésime 2016, les propriétaires de Mouton, Philippe Sereys de Rothschild, Camille Sereys de Rothschild et Julien de Beaumarchais de Rothschild ont sollicité le peintre, sculpteur, vidéaste et metteur en scène William Kentridge, artiste Sud Africain né en 1955 à Johannesburg.

 

William Kentridge est le premier artiste de renommée internationale issu du continent africain à illustrer une étiquette de Mouton. Accueilli dans les plus grands musées du monde, lauréat de prix prestigieux, il revendique un « art politique » qui ne s’interdit ni l’humour, ni la poésie.

 

Dans son œuvre pour Mouton, Les Triomphes de Bacchus, les silhouettes qu’il réunit en un joyeux cortège s’inspirent de personnages bachiques de tableaux de maîtres, du Titien à Matisse.

 

 

William Kentridge dans son atelier

William Kentridge, artiste aux multiples facettes :

 

Né en 1955 à Johannesburg, en Afrique du Sud, William Kentridge jongle entre les sciences politiques, les beaux-arts et le théâtre, ses études témoignent d’un éclectisme qui se retrouver dans la diversité de ses goûts et de ses talents.

 

D’abord acteur et metteur en scène dans sa ville natale, à laquelle il restera fidèlement attaché, il se tourne bientôt vers le dessin d’animation et la vidéo, tout en affinant la technique qui le rendra célèbre : des dessins au fusain ou des découpes de carton noir projetés ou collés sur des surfaces diverses, le mouvement étant rendu par la superposition de ses phases successives.

S’inspirant fréquemment des pages sombres de l’histoire récente de son pays, il revendique un « art politique », mais qui ne s’interdit ni l’humour, ni la poésie.

En 1997, il est accueilli à la Documenta de Cassel, point de départ de nombreuses expositions dans des cadres prestigieux, de la Biennale de Venise à celle de Sao Paulo, du Louvre au Martin Gropius Bau de Berlin, du MoMA de New-York à l’Albertina de Vienne.

Son œuvre graphique, ses vidéos, ses sculptures, ses collages, ses performances sont salués par plusieurs récompenses internationales, le prix de Kyoto au Japon, le prix Princesse des Asturies en Espagne et bien d’autres.

Il mène parallèlement, tant en Europe qu’en Amérique, une brillante carrière de metteur en scène et décorateur d’opéra : en 2010, son travail sur Le Nez de Chostakovitch, d’après la nouvelle de Gogol, est applaudi de New-York au Festival d’Aix-en- Provence. En 2018, il rencontre un vif succès à Londres avec son spectacle The Head and the Load, sur les Africains engagés en Europe lors de la Première Guerre mondiale.

 

Qui peut mieux analyser le millésime 2016 à Mouton que son directeur, Philippe Dhalluin…

 

 

 

Mouton 2016 en bref :

 

Vendanges du 26 septembre au 14 octobre 2016

 

Assemblage :

 

83 % Cabernet Sauvignon

15 % Merlot

1 % Cabernet Franc

1 % Petit Verdot

 

 

Fameux chai à 1000 barriques de Château Mouton Rothschild à Pauillac conçu par architecte Charles Siclis en 1924

 

Adresses utiles :

 

http://www.chateau-mouton-rothschild.com

 

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Verticale de Château Lafite Rothschild, Pauillac

Tout récemment, dans le cadre d’une très belle dégustation de vins des Domaines Barons de Rothschild (Lafite), j’ai pu faire une belle verticale et passer au crible quelques millésimes de Château Lafite Rothschild, Pauillac

 

Domaines Barons de Rothschild  (Lafite)

Voici les résultats :

 

Lafite 2005 ***

Très grand millésime.

89% CS 9%Merlot 2% Petit Verdot

Toucher soyeux avec une belle densité, note de fruits noirs, épices, structure tannique racée, grande profondeur, fraicheur, garde sa jeunesse presque éternelle.

 

Lafite 2002 *

Bouche nette avec une note épicée, poivre sauvage, note cacaotée, poudreuse, en finale soupçon d’amertume, consommable dès maintenant.

 

Lafite 1996 ***

Joli nez de sous bois, rose séchée, feuilles de tabac séchées, bouche complexe avec des notes mentholés, fumées, note cacaoté, poudreuse, vin riche, structuré, frais, taillé pour une longe garde.

 

Lafite 1985

Lafite 1985 **

Millésime difficile.

Nez de sous-bois, champignons, en bouche garde toujours une belle fraicheur avec une acidité agréable, note de cacao en poudre, texture raffinée, offre un bon plaisir gustatif, apogée.

 

Dans les coulisses de Château Lafite

Ce vignoble comprend trois grandes zones soit les coteaux autour du Château, le plateau des Carruades contigu à l’ouest et une parcelle de 4,5 ha sur la commune voisine de Saint-Estèphe.

La surface totale des vignes est de 112 ha, les sols de graves fines, profondes, mêlées à des sables éoliens sur un sous-sol de calcaire tertiaire, bien drainées et bien exposées.

 

Encépagement :

Cabernet Sauvignon (70%)

Merlot (25%)

Cabernet Franc (3%)

Petit Verdot (2%)

 

L’âge moyen des vignes est de 39 ans, mais celle qui donnes le grand vin ont 45 ans en moyenne. La parcelle la plus âgée, dite « La Gravière », fut plantée en 1886.

La récolte de chaque parcelle est traitée séparément par les petits lots pour garder l’identité de chaque terroir et de chaque cépage sur ces terroirs.

A Lafite, les fermentations se réalisent dans deux cuviers séparés : dans le cuvier traditionnel composé de grandes cuves en chêne et celui composé de cuves ultra modernes en inox

A la fin de la fermentation alcoolique, les cuves font l’objet d’une première dégustation avant d’être écoulées, les marcs sont pressés indépendamment pour extraire le « vin de presse ».

Les malolactiques sont réalisés en cuves, avant entonnage de chaque lot.

Il est importent à signaler que chaque barrique provienne de la Tonnellerie des Domaines avec une adaptation spécifique de la « chauffe » durant sa fabrication aux caractéristiques du vin qu’elle va contenir.

Plusieurs dégustations de chaque cuve sont réalisées en décembre pour la sélection du grand vin.

L’assemblage est réalisé en mars au premier soutirage des barriques.

Alors, maintenant débute l’étape de l’élevage et du vieillissement du vin, l’étape qui s’étale sur une longue période de 18 à 20 mois.

Durant cette période, le maître de chai va réaliser une série de soutirages, afin de séparer les sédiments de la lie du vin, ensuite c’est le collage traditionnel aux blancs d’œufs pour enlever les particules en suspension et clarifier les vins en barrique.

Maintenant le vin est prêt pour la mise en bouteilles qui se déroule en juin (en une seule mise).

 

Chai

Le fameux chai circulaire de Château Lafite Rothschild inauguré en 1987, conçu par l’architecte espagnol, catalan Ricardo Bofill (né à Barcelone en 1939).

Destiné à l’élevage des vins de deuxième année, il se caractérise par sa forme octogonale complètement atypique et sa voûte soutenue par 16 colonnes avec sa partie centrale circulaire. Ce chai unique dans son genre peut accueillir jusqu’à 2200 barriques.

 

Adresses utiles :

http://www.lafite.com

 

 

 

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Bordeaux primeurs 2017 – calendrier des dégustations…

Bordeaux primeurs 2016, dégustation UGCB à Hangar 14

Dégustations des primeurs 2017 à Bordeaux se prépare en amont, voici le calendrier :

(Importent à signaler, que toutes les dégustations sont réservées aux professionnels de la filière du vin et sur l’invitation)

 

Dégustation de l’association de Grands Crus Classés de Saint-Emilion

Pré-Primeurs réservé à la Place de Bordeaux, le 26 mars 2018 de 17 h à 21 h au Palais de la Bourse à Bordeaux.

Du lundi 9 au jeudi 12 avril 2018 au Château Villemaurine de 10 à 18h

Contact virginie.larramona@agccse.fr

 

Dégustation Crus Bourgeois du Médoc

Pré-primeurs le vendredi 30 mars 2018 au H14 dégustation réservée aux Courtiers et Négociants.

Mardi 10 et mercredi 11 avril 2018 au Château d’Arsac (AOC Margaux)

Contact association@crus-bourgeois.com

 

Dégustations AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur

Dimanche 8 et lundi 9 avril 2018 à Planète Bordeaux de 9 h à 18 h.

Contact : www.planete-bordeaux.fr

 

Soirée des Vignerons Bio d’Aquitaine

Une dégustation unique lundi 9 avril 2018 de 17 h à 22 h au CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux, pour valoriser la qualité et la diversité des vins biologique.

Plus de 80 vignerons pour déguster, entre autre le millésime 2017

Contact : Vignerons Bio d’Aquitaine

 

Semaine des Primeurs de l’Union des Grands Crus de Bordeaux (UGCB)

Du 9 au 12 avril 2018

Présentation réservée au Commerce de Place Jeudi 28 mars 2017

Contact : Union des Grands Crus de Bordeaux contact@ugcb.net

 

Dégustation « Les Crus Artisans du Médoc»

Mardi 10 et mercredi 11 avril 2018 de 10 h à 18 h au Château des Graviers, à Arsac

Une trentaine de propriétaires présentent leur 2017 et millésimes livrables aux professionnels et clients.

Contact : di-costanzo.catherine@wanadoo.fr Mobile : 0674363543

 

Dégustation AOC Lalande de Pomerol

Mardi 10 et mercredi 11 avril 2018 de 16 à 21 h au Grand Hôtel de Bordeaux

Primeurs et millésime 2015.

Contact Nathalie DIFFI : lalande-pomerol@orange.fr

 

Dégustation Expression de Fronsac

Pré-primeurs (Réservé presse , courtiers, négociants) au Grand Hôtel de Bordeaux

Mercredi 7 mars 2018 de 10 h à 13 h – Sur invitation

Primeurs du lundi 9 au jeudi 12 avril 2018 au Château La Grâce Fonrazade

Contact : x.buffo@chateau-de-la-riviere.com

 

Dégustations Le Grand Cercle des Vins de Bordeaux

– Pré-Primeurs : Londres mardi 13 mars 2018 de 16h00 à 21h00 au Meridien Piccadilly – The Terrace

Dégustation du millésime primeur et d’un millésime livrable.

– Avant-première Place de Bordeaux lundi 26 mars de 16h00 à 21h00 au Café Maritime à Bordeaux.

Pour les négociants et courtiers de la Place de Bordeaux.

– Dégustation Presse samedi 7 et dimanche 8 avril.

Château de La Dauphine à Fronsac, de 9h00 à 19h00.

– Dégustation ouverte à tous les professionnels du vin du lundi 9 au mercredi 11 avril.

Château Rol Valentin à Saint-Emilion, de 9h30 à 18h00

Renseignements et inscriptions : contact@grandcercle.fr ou 05 57 74 01 61

 

Dégustation Oenoteam

Pré-primeurs (Réservé à la presse et aux distributeurs) à Paris Ier le 12 mars 2018

Primeurs sur rendez-vous, au laboratoire Oenoteam à Libourne, du 9 au 13 avril 2018.

Contact : Oenoteam à Libourne

 

Dégustation Terroirs

Lundi 26 mars 2018 de 16h à 19h30 – Hôtel George V Paris.

Présentation du nouveau millésime des domaines conseillés par Derenoncourt Consultants.

Contact : marie-charlotte@derenoncourtconsultants.com

 

Dégustation propriétés conseillées par Hubert de Boüard Consulting

Pré-Primeurs le 26 mars 2018 à Bordeaux.

Semaine Primeurs au Château de Pressac du 9 au 13 avril 2018.

Contact e.debouard@bee-bordeaux.com et g.bertrand@bee-bordeaux.com

 

Dégustation Opening Primeurs d’Olivier Dauga

Jeudi 29 mars 2018 de 18h30 à 22h30 à l’Espace Marengo, 19 rue Marengo à Bordeaux.

Dégustation Primeurs et livrables des propriétés suivies par Olivier Dauga précédée par le lancement officiel du cabinet de compétences créé par Olivier Dauga.

Contact : cvivez@gmail.com

 

Dégustation Thunevin

Du lundi 9 au jeudi 12 avril 2018, de 9h00 à 18h00 7 rue Vergnaud à Saint-Emilion.

Vins Thunevin, vins distribués et conseillés par Thunevin, vin des amis de Thunevin.

Contact : thunevin@thunevin.com

 

Dégustation La Grappe

Du lundi 9 au jeudi 12 avril 2018 de 10 à 19h au Château La Gaffelière, Saint-Emilion.

Présentation du nouveau millésime des domaines conseillés par Derenoncourt Consultants.

Contact : marie-charlotte@derenoncourtconsultants.com

 

Dégustation Biodyvin

Mardi 10 et mercredi 11 avril 2018 de 10 à 18h au Château Fonroque à Saint-Emilion.

Vignerons en culture bio-dynamique

Contact : www.biodyvin.com

 

Dégustation Bordeaux Oxygène

Mardi 10 et mercredi 11 avril 2018 de 10 à 18 h au Clos des Jacobins à Saint-Emilion.

Samedi 7 et dimanche 8 uniquement sur rendez-vous.

Contact : bordeaux.oxygene@gmail.com

 

Dégustation Les Vins « Hors Classement »

Du mardi 10 au jeudi 12 avril 2017 au Château Lestage à Listrac-Médoc

Dégustation réservée à la presse sur inscription.

Contact : di-costanzo.catherine@wanadoo.fr – Mobile : 0674363543

 

Dégustation « Collection d’Oenoconseil »

Mardi 10, mercredi 11 et jeudi 12 avril 2018 de 10 h à 19 h au Château Lestage à Listrac-Médoc.

Dégustation des propriétés conseillées par Antoine Médeville, Henri Boyer, Edouard Massie, Arnaud Chambolle et leur équipe d’œnologues-conseils.

Contact : di-costanzo.catherine@wanadoo.fr – Mobile : 0674363543

 

Dégustation « Les Clés de Châteaux »

Pré-Primeurs le dimanche 08 avril 2018 (Réservé à la Presse)

Du lundi 09 avril au jeudi 12 avril 2018 de 10h à 18h au Château La Dominique, Saint-Emilion

Présentation du nouveau millésime des propriétés conseillées par Michel Rolland et ses collaborateurs

Contact : rolland.primeurs@orange.fr

 

 

 

 

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Verticale de Château d’Yquem, Sauternes

verticale d’Yquem

Tout récemment j’ai eu occasion de faire une petite verticale de Château d’Yquem en présence de Sandrine Garbay, le Maître de chai.

C’était un délicieux moment d’avoir Sandrine autour de ces belles bouteilles pour toutes les explications précises et précieuses.

 

Sandrine Garbay, Maître de chai

Voici les résultats :

 

Yquem 2015 ***

Année chaude, vendange précoce en 4 tries successives, très bonne pourriture noble,

144 g/sucre

80% Sémillon 20% Sauvignon

Vinification en barriques neuves

 

Vin séduisant, fruité et gourmand avec une belle note d’abricots secs, fruits jaunes très mûrs, élégance de l’ensemble jouant sur des équilibres acidité-sucre-matière, très grand millésime taillé pour une longue garde.

 

Yquem 2013 **

L’année assez chaotique avec un résultat très prometteur.

Vendanges étalées sur un mois du 24 septembre au 24 octobre avec 4 tries successives, 140 g/sucre

80% Sémillon 20% Sauvignon

Vinification en barriques neuves

 

Vin net avec un bon niveau d’acidité, pourriture noble (botrytis) qualitative, note de fruits jaunes, confit agréable, abricot sec, quelques épices douces, belle acidité, fraicheur, gourmand.

 

Yquem 2007 ***

Très grand millésime pour les vins liquoreux.

Raisins d’une grande qualité, propres avec des jolis confits,

Vendanges très longues étales sur 2 mois avec 6 tries successives, 135 g/sucre

80% Sémillon 20%Sauvignon

Vinification en barriques neuves

 

Vin lumineux, brillant avec une robe boutons d’or, toucher merveilleusement soyeux, note d’oranges confits, oranges amères, fruits jaunes, abricot sec, amandes, noblesse d’amertume, belle équilibre acidité/sucre, vin élégant taillé pour durer, grand Yquem.  

 

 

Yquem 2005 ***

Grand Millésime

Botrytisation très longue, au même temps très propre et facile.

80% Sémillon 20% Sauvignon

Vinifications en barriques neuves

 

Vin pur, cristallin et brillant, en bouche beaucoup d’énergie, la matière élégante avec beaucoup de délicatesse, petite note sous-bois, gourmand et très digeste, agréable dès maintenant avec un potentiel exceptionnel.

 

 

Yquem en bref :

Premier Cru Classé Supérieur en 1855

 

Château d’Yquem avec ses formes robustes et fortifiées

Château d’Yquem avec ses formes robustes et fortifiées dont ses origines remontent au XV° siècle se remarque de loin dans le paysage sauternais.

 

Le chai d’Yquem, les barriques avec le précieux nectar

 

105 ha de vignes plantées en Sémillon et Sauvignon entourent le château. Aujourd’hui, depuis 1999 le groupe LVMH est actionnaire majoritaire de ce joyeux unique avec Pierre Lurton et son équipe aux manettes, tous avec la même philosophie de travail qui n’a jamais changé depuis des siècles :

produire un vin d’excellence, pur, élégant, équilibré, inimitable, qui serait capable défier le temps.

 

Pierre Lurton, DG d’Yquem

 

Un mot sur la pourriture noble

 

La pourriture noble appelé Botrytis cinerea est un champignon qui se développe sur les baies de raisins dans des conditions bien spécifiques d’humidité et d’ensoleillement, permettant la production de vins particuliers à la base de raisins en surmaturité avec un tôt de sucres souvent très importent.

Dans certaines d’autres conditions climatiques ce champignon peut être appelé pourriture grise, endommageant en partie les raisins, néfaste pour la récolte.

Pour produire des raisins botrytisés, l’humidité et la brume matinale de septembre, d’octobre ou de novembre sont indispensables, favorisant fortement le développement du champignon sur les baies, elles doivent être suivie d’un temps sec et ensoleillé pour faciliter ensuite l’évaporation de l’eau.

Souvent la présence d’une rivière proche du vignoble favorise le phénomène de la pourriture noble, comme dans le Sauternais, le Ciron joue ce rôle très importent produisant un microclimat bien particulier.

 

Il faut ajouter que les fermentations sur des raisins atteints de la pourriture noble sont plus difficiles à conduire, car la forte concentration des sucres peut rendre compliqué le travail des levures. Ce qui demande une vigilance tout à fait particulière dans ce processus plutôt délicat.

 

 

Yquem, les vignes de Sémillon au printemps

Zoom sur l’appellation Sauternes

 

L’aire de production de l’appellation Sauternes est composée de cinq communes : Barsac, Bommes, Fargues, Preignac et Sauternes, situées sur la rive gauche de la Garonne à une bonne quarantaine de kilomètres au sud de Bordeaux sur les rives de la rivière Ciron.

Le vignoble repose sur un terroir argilo-calcaire ou calcaire avec une couche plus ou moins épaisse de graves.

La disposition des lieux donne un paysage faiblement vallonné, avec un petit relief constitué de croupes de graves de quelques dizaines de mètres.

Sauternais bénéficie d’un microclimat tout à fait particulier grâce à la rivière Ciron qui coule sous le couvert végétal de la forêt des Landes.

Ciron avec son eau froide amène de l’humidité. Ce phénomène crée à l’automne des brouillards et brumes matinaux qui s’estompent durant la matinée. Ces brumes favorisent le développement de la pourriture noble (Botrytis cinerea) sur les baies de raisins. Le grain se confit tout doucement avec sa pulpe qui se concentre en sucres sous l’action du champignon, ce qui donne au finale des arômes de fruits confits très caractéristiques aux vins de Sauternes.

Adresses utiles :

http://www.yquem.fr

 

 

 

 

 

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Verticale exceptionnelle de Château Climens, Barsac

A chacun son moelleux !

 

La fin d’année est une période où la consommation de divers vins moelleux, liquoreux ou sucrés bat son plein.

 

Verticale de Château Climens

De ce fait, j’ai décidé partager avec vous une très belle verticale de Château Climens, Barsac que j’ai fait tout récemment en présence de Bérénice Lurton, sa propriétaire.

 

Sémillon au printemps

Château Climens, nommé souvent « Seigneur de Barsac » est une très belle propriété de 30 ha de vignes d’un seul tenant planté uniquement en Sémillon. Aujourd’hui travaillé 100% en biodynamie (2010 est le 1er millésime certifié).

 

Chai de Château Climens

Climens 2012

Année difficile, touchée fortement par le mildiou.

Rendement 10 hl/ha avec 54% de grand vin, production 17 000 bouteilles

 

Bonne présence avec une note d’oranges amères, épices, abricots secs, petite amertume, vin bien construit avec une acidité suffisante et note saline en finale.

 

Climens 2011

Millésime grandiose comparable en qualité au 2001 et 2007.

Rendement 20 hl/ha

Vendanges précoce du 8 au 28 septembre, en tout divisé en 14 lots différents, arrière saison parfaite pour le développement de la pourriture noble, concentration des sucres et d’aromes phénoménale et rapide.

 

Toucher velouté, note d’abricot sec, zestes de citron vert, d’orange amère, bonne acidité et fraicheur avec une sucrosité modéré, très bonne matière et complexité, ira très loin.

 

Climens 2010

1ère année de passage en biodynamie

Rendement 23 hl/ha

Vendanges en début d’octobre

70% de la récolte constitue le grand vin, production 54 000 bouteilles

166 g sucre/l

 

Toucher soyeux, note fumée, thé noir de Chine, abricot sec, fruits jaunes mûrs, excellente acidité, zestes de citron, citron confit, note exotique, beaucoup de charme, très grande réussite.

 

Climens 2009

Début de vendanges le 28 septembre, entre 9 et 10 octobre 90% de raisins vendangés, temps idéal entre brouillard e le soleil.

Les vendanges totales en trois tris successifs.

 

Riche, soyeux, velouté, note des fruits jaunes mûrs, abricot sec, zestes d’oranges confites, note saline avec une petite amertume en finale, belle balance entre acidité/sucre, tout est en place pour durer avec une fraicheur qui surprend.

 

Climens 2008

Millésime difficile avec le printemps très chaotique et maturités irrégulières, pour Bérénice Lurton, la propriétaire, le 2008 est « le fruit de la chance et de la persévérance ».

Vendanges du 30 septembre au 2 octobre ensuite du 21 au 23 octobre

Petite production de 10 hl/ha

45% de la production constitue le grand vin

15 000 bouteilles

 

Note de fruits jaunes, belle note calcaire, coquillage, salinité, excellente fraicheur avec seulement au finale 130g de sucre/l.

 

Climens 2007

Très grande année

Vendanges débutent le 12 septembre avec des petits tries successifs de 14 jours sur 7 semaines.

12 hl/ha

150 g/sucre

73% de la production constitue le grand vin

30 000 bouteilles

 

Velouté subtil, trame fine, petite note fumée thé noir de Chine, abricot sec, fruits jaunes, orange amère, complexité et belle amertume en finale.

 

Climens 2005

Belle vendange de 24 ha/ha

270 g/sucre

Pour Bérénice un rêve réalisé « qualité et quantité »

 

Toucher soyeux, note de fruits jaunes, abricot écrasé, zestes, grande richesse, complexité, dimension.

 

Climens 2003

L’année de canicule, l’année atypique

Entre 12 et 26 septembre 86% de la récolte ramassée

87% de la récolte constitue le grand vin

10 hl/ha

162 g/sucre

 

Soyeux, arômes exotiques, note orientale, rose litchi, finesse avec sa sucrosité modérée.

 

Climens 1996

Vendanges du 24 septembre au 24 octobre

13 hl/ha

105 g/sucre

33 000 bouteilles

 

Très belle trame minéral, note pétrolé, pierre à fusil, note brulé, cèdre, bergamote, note torréfiée, en finale petite amertume agréable.

 

 

Un peu d’histoire :

 

L’histoire de ce cru prestigieux se caractérise par une continuité sans faille, qui a permis la mise en valeur d’un terroir unique.

En effet, Climens n’a changé de mains que cinq fois en cinq siècles. Les générations de régisseurs, présents de pères en fils, ont assuré la transmission de la connaissance et du savoir-faire de la propriété.

En plus, ce qui est rarissime parmi les grands crus bordelais que sa structure et sa superficie sont restées inchangées depuis au moins deux siècles.

 

Le nom de Climens apparaît pour la première fois sur un contrat datant de 1547 : l’on y apprend que le propriétaire, Guirault Roborel, procureur du roi à Barsac, a hérité cette terre de son père. Les deux noms n’en feront bientôt plus qu’un : la famille Roborel de Climens, pendant deux siècles et demi, constitue le domaine et y développe le vignoble.

Une élégante et discrète chartreuse construite au XVIIème signale la distinction des lieux.

Les troubles historiques auront raison de cet attachement : c’est un domaine bien établi, mais endommagé par la Révolution que vend la veuve de Jean-Baptiste Roborel de Climens en 1802.

L’acheteur, Jean Binaud, sait ce qu’il fait : négociant bordelais, il connaît le potentiel du Cru et en prend grand soin.

Climens appartiendra ensuite à deux familles de viticulteurs, eux aussi bien conscients de la valeur de ce terroir unique. Ce qui conduit le Château Climens tout à fait naturément au classement en 1855 en Premier Cru.

 

A partir de 1885, et pendant près d’un siècle, Climens appartient à une grande famille bordelaise, les Gounouilhou : imprimeurs et journalistes, hommes politiques ou pionniers de l’aviation, ils sauront, eux aussi, garder Climens au sommet.

 

Bérénice Lurton dans son chai

Nouvelle l’histoire commence à se dessiner au début des années 1970 quand Lucien Lurton, déjà propriétaire de célèbres crus classés en Médoc, s’intéresse vivement au Sauternais : ce passionné de grands terroirs, conquis par la finesse des vins de Climens, acquiert le domaine en 1971 et c’est malgré la crise des sauternes à l’époque.

Tout en respectant les traditions propres au domaine, il y apporte une touche déterminante de modernité en même temps qu’une implacable exigence.

En 1992, Bérénice Lurton, sa fille prend en main la destinée du Château Climens en poursuivant cette route bâtie sur l’exigence vers la perfection.

 

Chaque millésime de Climens se constitue de plusieurs tris successifs en plusieurs lots

Rappel :

 

Les appellations Sauternes et Barsac sont situées sur la rive gauche de la Garonne, enclavées dans la zone des Graves, au sud-Est de Bordeaux. Ces deux petites zone de 2000 hectares de vignes où sont élaborés les vins blancs liquoreux les plus prestigieux du monde.

 

Adresses utiles :

http://www.chateau-climens.fr

 

 

 

 

 

 

Commentaires fermés sur Verticale exceptionnelle de Château Climens, Barsac


Bordeaux : primeurs 2016 #1 Grand zoom sur la météo…

Dégustations primeurs 2016 à Hangar 14

Comme chaque année les primeurs est une manifestation incontournable pour les professionnels du vins qui se donnent le rendez-vous à Bordeaux afin de déguster le dernier millésime. Cette année c’est le millésime 2016 qui a attiré plus que 6000 professionnels venus de quatre coins du monde pour déguster et noter ce dernier né. Depuis plus que 30 ans, UGCB (Union des Grands Crus de Bordeaux) organise ces dégustations qui attirent chaque année plus en plus de professionnels. C’est une campagne unique dans son genre, car les professionnelle achètent les vins qui sont encore en élevage, qui serons disponibles et livrables dans deux ans ou même plus pour certains.

 

Vendange 2016, dernière parcelle de Cabernet Sauvignon prête à être vendangé au Ch Lagrange, Saint Julien

Avant d’’avancer dans cette chronique primeurs 2016 avec les notes, les coups de coeur etc, il faut avant tout décortiquer en détail ce millésime, le millésime qui a fait tellement parlé de lui.

Il est toujours très délicat, sans risquer de tomber dans un optimisme précoce, d’annoncer deux grands millésimes consécutifs : le 2015 et celui de 2016, millésime qui nous intéresse plus particulièrement aujourd’hui.

Pourtant, c’est incontestable, le 2016 est une remarquable réussite à Bordeaux, conciliant la qualité et le quantité, dans un style classique du bordelais.

 

On a tout entendu sur ce millésime qui restera sans doute dans les anales : millésime miracle, millésime de la dernière chance, millésime de tous les extrêmes, bref le millésime qui n’a surement pas encore dit son dernier mot.

 

Vendange 2016, derniers magnifiques Cabernets Sauvignon récoltés 21 octobre à Phélan Ségur, Saint Estephe

Ces deux grandes millésimes consécutifs comme 2015 et 2016 partagent plus ou moins nettement les vins de bordeaux en deux rives, pour le millésime 2016 on parle plus tôt que c’est un millésime de la Rive gauche, millésime tardif, millésime de grands cabernets sauvignon, surtout du nord de l’appellation sur les terroirs plus froids et plus propices pour le cabernets comme à Pauillac et  à Saint-Estèphe, sachant que ce millésime est dans sa globalité très homogène, tandis que le millésime 2015 on va l’associer plus facilement avec les maturités de la Rive droite, avec les maturités plus précoces de grands Merlots.

 

Je laisse la parole à Philippe Dhalluin, DG de vignobles Baron Philippe de Rothschild pour une brève analyse du 2016 : 

Avant d’examiner plus en détail l’effet des conditions climatiques en 2016 sur la physiologie de la vigne et la composition des raisins, il faut rappeler les principes fondamentaux qui gouvernent la qualité des récoltes à Bordeaux.

La réussite d’un millésime de vin rouge est soumise à une succession de cinq conditions essentielles :

1) et 2) une floraison et une nouaison relativement rapides et homogènes sous un climat assez chaud et pas trop arrosé pour assurer une bonne fécondation et prédisposer à une maturité homogène.

3) une contrainte hydrique s’établissant progressivement grâce à un mois de juillet chaud et sec, provoquant le ralentissement puis l’arrêt définitif de la croissance au plus tard au début de la véraison (changement de couleurs de la grappe).

4) une maturation complète des différents cépages grâce à des mois d’août et septembre suffisamment secs mais sans chaleurs excessives.

5) un beau temps, moyennement chaud et faiblement arrosé pendant les vendanges, permettant d’attendre la maturité optimum de chaque parcelle sans redouter la dilution, la pourriture, ou la perte des arômes fruités.

 

Zoom sur la météo du 2016 à Bordeaux

 

Je laisse la parole à Thomas Duclos, oenologue-conseil, Oenoteam à Bordeaux qui résume brièvement le millésime 2016 : 

 

 

Le printemps incroyablement pluvieux et préoccupant pour les vignerons (pression des maladies cryptogamiques), s’est plus tard avéré providentiel. Les réserves en eau du sol, largement reconstituées, ont permis à la vigne de résister aux conditions exceptionnellement sèches et chaudes de l’été. La maturation des raisins s’est ensuite achevée sous un climat plus clément, très peu pluvieux, beau et relativement chaud, avec des nuits fraîches. Inespéré, inhabituel à Bordeaux, ce qui a permis de récolter des raisins colorés, aromatiques, d’une très belle acidité.

 

 

Les meilleurs terroirs de blancs de Bordeaux, calcaires, argilo-calcaires ou gravelo-argileux, ont préservé la vigne d’un stress hydrique à la fois trop précoce et trop intense. Sur ce type de sols, les raisins de sauvignon ont conservé une fraîcheur aromatique et une acidité surprenantes. Les sémillons sont très réussis, charnus et tendres.

 

Pour les liquoreux :

Les conditions climatiques estivales sèches et chaudes du 2016, ont également permis d’atteindre, avant tout développement de Botrytis, une parfaite maturité des raisins de Sauternes et Barsac. C’est une condition indispensable à la qualité des vins liquoreux. Deux courts, mais significatifs épisodes pluvieux ont initié le développement de la pourriture noble à partir de mi-septembre. Ils ont été suivis d’un retour à des conditions anticycloniques, favorables à la concentration des raisins. Les vendanges, très étalées cette année, ont ainsi débuté la deuxième quinzaine de septembre pour s’achever début novembre.

Je laisse la parole à Pierre Lurton (DG de Cheval Blanc et d’Yquem) qui résume parfaitement les conditions climatiques du 2016 à Sauternes, tout particulièrement à Yquem :

 

 

Contrairement au 2015 particulièrement sec et ensoleillé, le 2016 a débuté par trois mois de pluies excédentaires avec un cumul avoisinant les 500 mm contre les 230 mm enregistrés en moyenne lors des 30 dernières années.

Malgré ce temps gris et pluvieux, la température est restée supérieure de près de 2°C aux normales saisonnières, faisant de l’hiver 2016 le plus doux jamais enregistré depuis le début des relevés. Aucune température négative n’a été affichée pendant la journée avec seulement cinq jours de gels qui ont été enregistrés.

 

Dans ces conditions, les premiers signes de la reprise végétative (bourgeons gonflés) apparaissent fin février, laissant craindre une extrême précocité. Mais à partir du 20 février, les températures se rapprochent des normales et deviennent même déficitaires dans la seconde décade de mars.

 

Les faibles températures de mars et l’engorgement des sols dû aux fortes précipitations de début d’année retardent le débourrement. Les premiers bourgeons ont ainsi éclos la dernière semaine de mars, une semaine plus tôt que la normale, plus précocement qu’en 2010, 2012, 2013 ou 2015 mais plus tard qu’en 2011 et 2014.

 

 

Conclusion :

 

Vins rouges exceptionnels, les blancs savoureux, les liquoreux persistants, frais et gourmands.

 

Les vins rouges que j’ai pu dégusté si bien sur la Rive droite que la Rive Gauche à la fin de vendanges toute de suite après les fermentations, au début d’élevages s’annonçaient déjà exceptionnels. Après ces quelques mois d’élevage supplémentaires les rouges sont étonnamment colorés, fruité, sans aucune pointe végétale, mûrs, structurés, avec une belle texture, avec une puissance tannique nette, doté d’une grande élégante, tous avec une fraicheur exceptionnelle, avec des niveaux d’acidité assez élevé, formidablement équilibrés, avec une buvabilité exceptionnelle, tout est en place pour une longue garde.

 

Les vins blancs secs de 2016 sont fruités et savoureux, moins acides que ceux des 2015, 2014 ou 2013, ils sont bien équilibrés. Les sémillons, particulièrement réussis dans ce millésime, apportent la chair et le moelleux sans alourdir l’ensemble.

 

Les grands vins de Sauternes et Barsac sont extrêmement purs, confits et très riches, leur style s’exprime plus dans la puissance et la fraicheur que dans l’éclat aromatique des fruits.

Sauternes 2016 avec sa diversité de robes

 

 

A suivre dans les prochaines chroniques les notes, les appréciations et les coups de coeur de primeurs  2016 à Bordeaux… 

 

Adresses utiles :

http://www.ugcb.net

http://www.grandcercle.fr

http://www.derenoncourtconsultants.com

http://www.oenoteam.com

 

 

 

 

 

 

 

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