vin Wino wine – le blog vin de Marie Joanna Roginska


Stéphane Derenoncourt, vigneron-consultant très rock’n’roll « Wine On Tour » #livre…

VisuelWineOnTourDerenoncourt

« Le Vin est un métier d’expression.

Alors oui, il faut une part de créativité pour exprimer quelque chose de beau.

Se sentir libre aussi. » Stephane Derenoncourt

 

D’abord il y a un homme, ensuite le vin qui devient la passion, sa raison d’être et tout ça est finement lié par le Rock, sans oublier Christine, son épouse, amie fidèle, associée, confidente, vigneronne et j’en passe… c’est la patronne et c’est sa liberté… !

Stéphane pendant les dégustations primeurs à Paris (mars 2015)

Stéphane pendant les dégustations primeurs à Paris (mars 2015)

Stéphane Derenoncourt est affirmativement rock.

Cette forme de coalition m’est apparue si forte et surtout si éclairante que je devais la travailler au corps, comme une évidence. Il faudrait le dévoiler, en parler… L’idée a fait son chemin, pourquoi ne pas l’écrire? Raconter l’histoire de Stéphane en regardant par cette lunette. Retracer son parcours comme celui de ces musiciens qui se sont frottés aux réalités de leur époque, qui ont respiré les airs de leur temps et qui ont ouvert en grand les fenêtres de leur maison et de leur cœur. Vivre, sentir et partager, voilà ce que j’ai rencontré aussi chez Stéphane Derenoncourt, voilà ce qui m’a poussé à choisir cette ligne. Il a dit oui. Alors c’est parti, le travail a démarré.” Claire Brosse (l’auteur du texte de « Wine on Tour »)

Christine pendant les dégustations primeurs à Paris (mars 2015)

Christine pendant les dégustations primeurs à Paris (mars 2015)

Christine a grandi à Libourne. Elle a travaillé au château La Tour-Figeac, à Saint-Émilion. Stéphane est un Cht’I rebelle. Il arrive dans le Bordelais en 1982 avec pour seuls bagages sa guitare et les disques de Tom Waits. Il devient tâcheron dans les vignes à Fronsac, il apprend le métier de vigneron auprès de Paul Barre, pionnier de la biodynamie. Il devient rapidemen tmaître de chai et s’occupe des châteaux La Grave, La Fleur Cailleau et Moulin Pey Labrie. Il travaille ensuite au château Pavie-Macquin puis avec Stephan de Neipperg, propriétaire du château Canon La Gaffelière. Ils créent ensemble La Mondotte. En 1999, il démarre son activité de vigneron-consultant auprès de tous ces châteaux avec en plus les châteaux La Tour Figeac, Pin Beausoleil et Rol-Valentin. La même année, Christine et Stéphane achètent des vignes en Côtes-de-Castillon et créent de toutes pièces le domaine de l’A, un laboratoire grandeur nature pour tester leurs idées sur la viticulture.

Aujourd’hui, le domaine de l’A est l’une des références en Côtes-de-Castillon et Stéphane Derenoncourt avec toute son équipe est un consultant demandé partout dans le monde : Turquie, Liban, Syrie, Ukraine, Espagne, Portugal, Californie etc. Ils figurent une contre-culture bordelaise. Ils sont médiatiques et reconnus mais ils tiennent à rester des libres penseurs.

le plateau de Saint Emilion

le plateau de Saint Emilion, la brume matinale de printemps

Viti-bio express de Stéphane en quelques chiffres :

 1982 arrive dans le Bordelais

1996 rencontre Christine (son épouse)

1999 démarre activités Vignerons-Consultants

1999 achats des vignes et création de Domaine de l’A

2010 activités Vignerons Consultants deviennent Derenoncourt Consultants (avec Julien Lavenu, Frédéric Massie et Simon Blanchard)

100 domaines conseillés en France, en Europe et dans le monde

Zoom sur le Domaine de l’A

9 ha en AOC Castillon Côtes de Bordeaux à Saint-Colombe

Sol argilo-calcaire

Vigne de 35 ans

6000 pieds à hectare

80% Merlot 20% Cabernet Franc

Vinification en foudres de chêne

Elevage 16-18 mois en fût

 

Adresses utiles :

www.derenoncourtconsultantes.com

séance de dédicace... "Wine on Tour"

séance de dédicace… « Wine on Tour »

« Wine on Tour » Derenoncourt un homme, un groupe

par Claire Brosse et Stephane Derenoncourt avec des photos de Christoph Goussard chez La Fabrique de l’Epure

Stéphane Derenoncourt dans les vignes de la Quinta da Côrte , Douro, Portugal, juin 2015

Stéphane Derenoncourt dans les vignes de la Quinta da Côrte , Douro, Portugal, juin 2015

 

 

 

 

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Bordeaux primeurs 2013 – Episode 1 – la météo…
échantillons primeurs 2013 prêts à être déguster...

échantillons primeurs 2013 prêts à être déguster…

tous le monde très concentré

Dégustation UGCB à Cos Labory, tous très concentré…

Les années passent, mais ils ne se ressemblent pas, quoi que…

C’est avec l’UGCB (Union des Grands Crus de Bordeaux*) que je participe aux dégustations primeurs à Bordeaux et ce depuis quelques belles années déjà. C’est toujours le même rituel, l’adrénaline qui monte avant de découvrir ce nouveau né qui est bien évidemment très différent chaque année et disons-le : heureusement ! Sinon ça serait trop banal…

2013 millésime tardif

2013 millésime tardif

Il y a des années où la nature est généreuse, tout se passe facilement, sans aucun incident (c’est quand même plutôt rare), mais il y a aussi des années comme 2013 où la nature se montrait très capricieuse, où il fallait toujours être là, au bon moment et savoir anticiper pour prendre les décisions, les bonnes, concernant tous les travaux à la vigne et au chai.

La décennie 2000-2010 a vraiment gratifié Bordeaux d’une collection de quelques grands millésimes, tandis que le début de la décennie suivante avec les 2011, 2012 et enfin 2013 laisse beaucoup à désirer…

Comme à l’accoutumée, j’assiste chaque année à la conférence sur le millésime en question en présence du Pr. Denis Dubordieu qui décortique les aléas climatiques avec son humeur bien à lui, sans perdre la notion du réel.

Pr. Denis Dubourdieu rappel les fondamentaux du millésime 2013

Pr. Denis Dubourdieu rappel les fondamentaux du millésime 2013

Avant de décortiquer en détails chaque étape du cycle de la vigne, il nous rappelle les 5 conditions nécessaires pour faire un Grand Millésime de vin rouge à Bordeaux, soit :

1) Une floraison précoce et rapide, propice à une bonne fécondation, assurant des rendements satisfaisants et laissant espérer une maturité homogène.

2) Un début de contrainte hydrique à la nouaison limitant le grossissement des jeunes baies et déterminant leur richesse tannique future.

3) L’arrêt franc de la croissance de la vigne avant la véraison, imposé par une forte contrainte hydrique.

4) Une maturation complète des raisins assurée par un fonctionnement optimal du feuillage jusqu’aux vendanges, sans reprise notable de la croissance végétative.

5) Un temps clément pendant les vendanges permettant d’attendre, sans crainte de dilution ou de pourriture, la maturité des parcelles et des cépages tardifs.

Pour le millésime 2013, en ce qui concerne les vins rouges, aucune de ces 5 conditions n’a été pleinement satisfaite!

Avec son printemps humide provoquant une floraison tardive et une coulure généralisée ainsi que le millerandage exceptionnellement important sur les Merlots, il laissait présager des rendements très faibles. Avec les orages violents et parfois destructeurs de fin juillet / début août empêchant l’arrêt de la croissance de la vigne avant la véraison, son climat humide et doux de septembre et octobre éminemment propice à pourriture grise avant et pendant les vendanges, 2013 achoppe au final sur ces cinq facteurs d’un grand millésime de rouge.

Néanmoins, sous un tel climat, on pouvait produire sur certains terroirs des petites quantités (dues au rendement extrêmement faible et un tri draconien) de vins rouges très plaisants, d’une belle et même de très belle qualité dans certains cas. A nouveau, les grands terroirs ont parlé, sans nier le bon sens, l’intelligence et l’expertise de son vinificateur.

Le constat à la dégustation était net avec quelques excellentes surprises…

Comme les exigences climatiques de la vigne blanche pour faire des raisins de qualité diffèrent de celles de la vigne rouge, 2013, avec ses beaux mois de juillet et août, sans sécheresse excessive, remplit les conditions d’un bon, et dans certains cas très bon, millésime de blanc sec.

2013 est aussi un bon, pour ne pas dire très bon, millésime de grands vins de pourriture noble (botrytis cinerea) car son automne doux et humide fut très favorable à un développement précoce et généralisé de botrytis cinerea.

Michel Rolland

Michel Rolland

Voici quelques propos des œnologues, consultants, ceux qui sont au cœur des vignes, au cœur des chais, bref de ceux qui font du vin avec la matière que la nature leurs donne…

Michel Rolland, œnologue, consultant de 250 propriétés dans le monde :

« Dans l’esprit des gens : quand on a une mauvaise climatologie, ça fait un mauvais millésime, mais on est en train de faire la preuve que non. C’est un millésime pour lequel la nature ne nous a absolument pas aidé et pour lequel on a trouvé des réponses, des réponses viticoles par des effeuillages, les éclaircissages, par le tri (…) Le piège de cette année, c’était absence de maturité car on était sur un process tardif, (…). Le piège, c’était qu’il ne fallait pas trop extraire, il fallait être assez gentil pour faire des vins de plaisir où l’on trouve des fruits… 2013 c’est un millésime hétérogène, certes, mail il y a des très bonnes choses dans ce millésime »

 

Millésime 2013 vu par Stéphane Derenoncourt, consultant (Derenoncourt Consultants)

 

Millésime 2013 vu par Stéphane Toutoundji, œnologue (Laboratoire OenoTeam)

Quelques mots « rationnels » de Dany Rolland (Rolland Collection) sur 2013 un millésime qui ne pas « rationnel » du tout…

Dany Rolland présente Rolland Collection 2013 à Bon Pasteur

Dany Rolland présente Rolland Collection 2013 à Bon Pasteur

« Que dire de rationnel sur ce millésime 2013, si ce n’est parler de la formidable volonté et ténacité des viticulteurs à lutter contre une climatologie hostile et une nature qui peut être parfois, si peu généreuse, rappelant les relations homme/terre comme des « Vieux Amants ».

Les évolutions de la viticulture et de l’oenologie ont permis d’appréhender, d’interpréter, de maîtriser bien des tourments de la climatologie avec une meilleure connaissance des sols, du végétal, avec des méthodes de conduite du vignoble et de contrôle de charge adaptées, une sélection qui peut être draconienne , des vinifications à la parcelle, au pied, à la carte, le jour j…

Il y auras plus que jamais, une hétérogénéité de styles et de résultats entre les régions, les appellations, et même dans chaque cru, conséquences des caprices de la nature en terme de pluie, vent, fragilité des cépages, âge des ceps, nature des sols…

2013 sera à boire jeune, sur le fruit et la fraîcheur, il devrait être un vin de plaisir, sans tanins puissants, juste enveloppés, sans verdeur… »

 

À-propos :

Olivier Bernard, Président d'UGCB

Olivier Bernard, Président d’UGCB

*Union des Grands Crus de Bordeaux présidé par Olivier Bernard (Domaine de Chevalier)

Association crée en 1973 qui regroupe aujourd’hui 133 Grand Crus provenant des appellations les plus nobles de la Gironde : Médoc, Haut-Médoc, Saint-Estèphe, Pauillac, Saint-Julien, Margaux, Moulis, Listrac, Graves, Pessac-Léognan, Sauternes, Barsac, Saint-Emilion et Pomerol, ayant en commun une même exigence qualitative.

des "kilomètres" des flacons 2013 à déguster

des « kilomètres » des flacons 2013 à déguster…

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Stéphane Derenoncourt décrypte le millésime 2012 – interview…

Stéphane Derenoncourt

« La Grappe en bouteille », tel était le thème de la dernière dégustation parisienne de la plupart des domaines de France et de l’étranger sous la direction de Stéphane Derenoncourt et de son équipe (Derenoncourt Consultant). Chaque maison a pu choisir deux millésimes qui lui convenaient au mieux à la dégustation. Bien évidemment, il est encore trop tôt pour goûter les jus de la dernière vendange à peine fini. Pour cela, rendez vous est pris pour le printemps prochain.

C’était une dégustation très éclectique car Stéphane est présent aussi dans des pays très exotiques pour la production des vins, tels que l’Inde, la Syrie, la Turquie ou le Liban. Sans parler des différents domaines en France, surtout dans le bordelais, mais aussi en Italie, en Espagne, sans oublier la Californie.

Comme la dernière vendange et encore très récente et les vinifications loin d’être finies, j’ai pu faire une interview express avec Stéphane pour qu’il me donne des nouvelles toutes fraîches concernant ce millésime 2012.

J’avoue que j’aime beaucoup interroger Stéphane, car malgré sa timidité naturelle il est toujours très précis et subtil dans chacun de ses propos.

Mini Portrait

Stéphane Derenoncourt, ce gars du Nord, a débarqué dans le bordelais il y a tout juste 30 ans, un peu par hasard paraît-il. Pendant plusieurs années, il enchaîne différentes missions dans de nombreuses propriétés et petit à petit son travail se fait remarquer.

Dès 1990 il rentre à Pavie Macquin (Saint Emilion) où l’on remarque son sens inné de la vigne et du terroir sur laquelle elle pousse.  Ensuite Stéphan Von Neipperg lui donne la possibilité de s’occuper de toutes ses propriétés de Saint Emilion. Dès lors, tout est parti à la vitesse grand « V ». Il se fait un nom et une réputation internationale dans le monde viticole.

En 1999, avec sa femme Christine, ils acquièrent le Domaine de l’A en Côtes de Castillon. La même année, il crée avec ses amis tous fraîchement sorties de la fac les Vignerons Consultants (aujourd’hui rebaptisé Derenoncourt Consultants). A son palmarès plus de 90 domaines conseillés dans le monde.

Les mots clefs de sa réussite : la vigne, son terroir et l’homme qui sait le sublimer, l’écouter pour lui donner un sens…

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