vin Wino wine – le blog vin de Marie Joanna Roginska


Bordeaux primeurs 2018 – Volume 2 – Rive Gauche # analyse # coups de cœur

Pour ceux qui n’ont pas lu ma chronique concernant les primeurs de la rive droite, voici mon analyse complète du millésime 2018, en revanche pour ceux qui ont déjà lu ma première chronique, désolée pour cette répétition.

 

Millésime 2018 à Bordeaux n’a pas fini de parler de lui, n’a pas fini de nous surprendre.

Les premières dégustations de vins encore en élevage, que j’ai pu effectuer à plusieurs reprises sur les diverses échantillons ont confirmé la qualité sans faille de la plupart de grands vins.

Au cour de dernières dégustations de primeurs 2018 j’ai dégusté environs 250 échantillons entre la rive droite, le Médoc et le Pessac, voici quelques analyses, en donnant aussi la parole à ceux qui font du vin, sans oublier évidemment quelques de me coups de cœur.

 

Tout a commencé « dans l’enfer pour finir au paradis » 2018 le millésime de tous les excès.

 

 

Bref analyse la météo 2018

La bette noire du millésime 2018 c’était la grosse pression du mildiou et black rot qui opéraient sans pitié avec l’excès de l’eau et la canicule, bref la totale qui a déstabilisé certains producteurs.

 

L’hiver très pluvieux avec des précipitations constantes qui durent jusqu’au printemps.

Heureusement le retour du beau temps a permis une floraison quasi parfaite et une très belle sortie de baies.

Les pluies printanières ont contribué hélas à la forte et constante pression du mildiou en juin.

Les vignerons ont dû aussi faire face à l’apparition de black rot (pourriture noire) dû aux fortes chaleurs de juillet.

Chez les vignerons en bio et en biodynamie, c’est surtout la pourriture noire qui a causé à partir de la 2e quinzaine de juillet la perte d’une grande partie de la récolte.

Certains vignerons ont pu quand même récolter de volumes quasi normales soit 40-45 hl/ha.

L’état sanitaire final de baies était très satisfaisant, les raisins sains, avec une maturation lente et équilibrée surtout pour des cabernets francs sur la rive droite, ce que nous avons retrouvé avec une proportion plus importante que d’habitude dans les assemblages chez certains producteurs.

 

Les jus dans sa globalité étaient très concentrés en raison de millerandage de baies, de la petite taille des grains, qu’il fallait traiter avec douceur sans des extractions exagérées.

Certes, nous nous trouvons parfois avec de vins trop extrait, donc déséquilibrés, avec de forts degrés alcooliques, heureusement ce sont les cas plutôt isolés.

 

On peut parler d’une réussite générale sur l’ensemble du vignoble bordelais avec de nuances sur les qualité et quantités variables selon les secteurs et selon de moyens matériels mis à la disposition de producteurs.

 

Ce qui caractérise ce millésime c’est sont des raisins mûrs avec la pureté de fruits croquants et gourmands, beaucoup de saveur et de la belle fraicheur en finale, les tannins sont crémeux et fins, au final ça donne de vins équilibrés sans lourdeur.

En général on retrouve toutes ces caractéristiques dans les grands vins sur les deux rives.

 

Voici quelques propos sur le millésime 2018 de ceux qui font le vin :

Le 2018 pour Stéphane Derenoncourt, consultant (Derenoncourt Consultants) et propriétaire de Domaine de L’A en Castillon Côtes de Bordeaux.

« C’était vraiment un millésime d’ombre et de lumière, entre ce printemps affreux avec beaucoup de pluie, de problèmes du mildiou, parfois de grêle, puis fin juin, cette métamorphose, avec des conditions magnifiques.

C’est un millésime intéressant, car pour les vendanges on a eu une fenêtre qui n’a jamais été aussi large, c’était carrément à la carte.

Ça a permis à chacun d’exprimer réellement ce qu’il voulait exprimer, dans une liberté totale».

 

Pour Frédéric Massie (œnologue, Derenoncourt Consultante), le 2018 a montré que la viticulture biologique menée de manière plus respectueuse de la plante et des sols expose aussi plus violemment le viticulteur aux caprices de la nature.

Il faut apprendre une leçon du millésime 2018, analyser les raisons des déceptions viticoles, mais aussi reconnaître les satisfactions rencontrées lors des dégustations »

 

Le 2018 pour Antoine Médeville, œnologue (Oenoconseil)

« Il a fallu gérer une grosse pression de mildiou en juin, surveiller la date de récolte.

Il fallait donc essayer de vendanger entre le côté aromatique, le maximum de matière colorante et la maturité des tanins, sans aller chercher la surmaturité.

Il fallait faire attention lors des vinifications à ne pas surextraire, en faisant trop de remontages ou en augmentant trop en température ».

 

Le 2018 pour Thomas Duroux, directeur de Château Palmer, Grand Cru Classé de Margaux

« On a probablement fait l’un des plus grands Palmer de l’histoire, pour faire un grand vin en 2018, il s’agissait de gérer une concentration jamais vue dans les raisins, combinaison de conditions de maturité exceptionnelles et de très petits rendements résultant d’une pression de mildiou jamais vue au cours de ces 50 dernières années.

Il a fallu gérer les extractions de façon ultra-pointue pour respecter le style du millésime, qui est puissant.

Biodynamie a contribué à aller beaucoup plus loin dans l’interprétation du terroir, avec un style toujours plus précis, pur, sur le fruit.

Palmer 2018 est le plus puissant de notre histoire, avec une complexité aromatique et une sophistication de la structure ».

 

Le 2018 pour Philippe Casteja, président de Grands Crus Classées en 1855 du Médoc et Sauternes, à la tête de plusieurs domaines bordelaises (dont Château Batailley et Lynch-Moussas Grands Crus Classés de Pauillac) ainsi que de la maison de négoce Borie-Manoux,

« C’est un très grand millésime dans l’ensemble de nos propriétés, homogène et de belles qualités sur les deux rives.

On a fait attention à faire des vinifications très fraîches pour garder du fruit ».

 

Le 2018 pour Véronique Sandres, directrice de Château Haut-Bailly, Grand Crus Classée de Pessac-Léognan

« On est passés de l’enfer au paradis dans la même année.

Le résultat, c’est un vin un peu hors normes, exceptionnel, incroyablement équilibré malgré une concentration et un niveau d’alcool très élevé, il y a un sentiment de suavité, de soyeux, un grain de tanins d’une finesse et d’une précision fabuleuse ».

 

Rive gauche

 

Margaux

 

Eduard Miailhe

Le mot du Président du Syndicat Viticole de Margaux, Edouard Miailhe :

« Cette année (2018), haut en couleur comme en émotion, donne au finale un très grand millésime, dans la lignée des magnifiques 2015 ou 2016 produit par appellation Margaux »

 

Appellation Margaux est sans aucun doute la plus diversifiée de la rive gauche dû aux rondement extrêmement faibles quasi inexistants pour certains châteaux, surtout ceux qui travaillent en biodynamie.

Tout d’abord par le phénomène des orages très violents, ensuite par la poussées de mildiou sans précèdent ou encore dans certains cas la déshydratation de sol.

C’est le cas de Palmer (11hl contre 40hl, Durfort-Vivens (10 hl contre 40) sinon pour Château Margaux ça se plutôt bien fini, qui a pu sauvé sa récolte avec 31 hl contre 40-45 pour une récolte habituelle.

 

Certes, appellation Margaux haut en couleurs a sortie certains vins hors norme.

 

Voici quelques pépites :

 

Margaux 1er GCC

Vendanges du 17 septembre au 13 octobre

Assemblage 90% CS 4% M 4% CF 2% PV

31hl/ha

36% de la récolte constitue le grand vin

Grande concentration due à la petite taille des baies de cabernet sauvignon et le rondement relativement bas de 31 hl/ha.

 

Toucher net, soyeux, précis, note de fruits noirs , cerise, croquant de fruits frais acidulés, vin persistant avec une belle construction, texture serrée, très danse, tanins racés sans aucune agressivité, en finale long avec une note mentholée.

19/20

 

Palmar

Biodynamie sur la totalité du vignoble

Touché violement par mildiou à la mi-juillet

Vendanges du 13 septembre au 15 octobre

53% CS 40% M 7% PV

11hl/ha

90% de la récolte produit le grand vin, pas d’Alter Ego sur ce millésime

Vin racé, puissant, net et persistant, sans agressivité, juste concentration de fruits noirs mûrs avec une très jolie fraicheur, les tannins sont élégants avec sa structure granulée, dans l’ensable dégage une énergie hors normes.

19,5/20

 

Rauzan – Segla

56% CS 40% M 2% CF 2% PV

32 hl/ha

 

Nez délicat, fruits noirs, épices, bouche pulpeuse avec de fruits noirs mûrs, juteux, cerise noire, belle persistance, tout est net et précis avec de tanins élégants, vin racé et frais.

18,5/20

 

Brane Cantenac

74% CS 23% M 2% CF

 

Toucher soyeux, velouté, quelques fruits noirs acidulés et frais, épices douces, belle profondeur, vin persistant avec de tanins soyeux, belle promesse.

18/20

 

Cantenac – Brown

69% CS 28% M 3% CF

 

Bouche nette, précise, panier de petits baies noirs, quelques épices, tension au milieu, tanins travaillés en douceur, finale fraiche, suave, longueur est là.

17,5/20

 

Durfort – Vivens

55 ha travaillé en biodynamie

70% CS 23% M 7% CF

Gonzague Lurton avec ses 10 hl/ha a décidé de vinifié la totalité de la production dans les l’amphore, ensuite élever une partie de vins en barrique neuve (70%) et le reste laisser en amphores de terre cuite.

En bouche ça donne un vin très intéressent aux notes fumées, chocolatées avec un peu de vanille et fleurs séchées, bonne persistance, fraicheur, tannins granulés, vin très racé.

17,5/20

 

Kirwan

43% CS 29% M 15% CF 13% PV

25 hl/ha

Sophie Schyler

Toucher soyeux, élégant, belle souplesse avec le milieu de bouche fruité, juteux, ensemble est moelleux et frais, tout est précis, mesuré, les tanins son doux et élégants avec sa finale longue et fraiche, très joli vin.

17,5/20

 

Giscours

Vendanges du 12 septembre au 12 octobre.

55% CS 39% M 6% PV

32 hl/ha

 

Bouche poivrée, fruits noirs, épices, belle finesse, délicatesse, fruits noirs frais et gourmands, structure tannique puissante, sans agresser, bonne maitrise de l’ensemble, finale fraiche.

17/20

 

Sans oublier belles réussites chez :

 

Dauzac

16,5/20

Lascombe

16,5/20

Prieuré-Lichine

16,5/20

Ferrière

Vignoble exploité en biodynamie

16,5/20

Labégorce

16/20

Monbrison

16/20

Siran

16/20

 

Saint-Julien

 

On a pu constater très rapidement une belle homogénéité dans les vins de l’ensemble de l’appellation Saint Julien.

Dans sa globalité les Saint-Julien sont riches et concentrés juste comme il faut sans artifices, avec une profondeur, fraicheur et bien évidemment son élégance naturelle.

 

Voici quelques pépites :

 

Ducru-Beaucaillou

Vendanges du 19 septembre au 10 octobre

85% CS 15% M

18 mois 100% bois nef

Cabernet Sauvignon ramassés à maturité exceptionnelle, baies de toute petite taille ultra concentrés.

Vin net, précis, énergique, petits fruits noirs très mûrs et juteux, belle persistance, tout est mesuré, élégant, frais et joue sur l’équilibre d’un vin racé, belle réussite.

18,5/20

 

Léoville Las Cases

Vendanges du 18 septembre au 10 octobre

80% CS 11% M 9% CF

35,5 hl/ha

Pour ce millésime naturellement déjà très concentré on a decidé d’utiliser très peu de vin de presse soit seulement 2,5% contre 6-12% habituellement.

 

Toucher soyeux, fruité, juteux, persistant et racé, petite note florale, bois de cannelle, structure tannique noble, élégante avec une finale toute en longueur finissante par une note mentholée.

18,5/20

 

Leoville-Barton

Vendanges du 21 septembre au 6 octobre

82% CS 18% M

 

Belle fraicheur à l’attaque, panier de fruits noirs et rouges, quelques épices, joli complexité d’ensemble avec de tannins travaillés en douceur, longueur, fraicheur.

18/20

 

Léoville-Poyferré

Vendanges du 24 septembre au 12 octobre

64% CS 30% M 3% CF 3% PV

Vin net, puissant, note de fruits noirs mûrs avec une structure tannique racée, finale assez compacte, bonne fraicheur.

17,5/20

 

Branaire-Ducru

Vendanges du 19 septembre au 10 octobre

58% CS 33% M 5% PV 4% CF

2018 comprend un peu plus de merlot que d’habitude dans l’assemblage car ils étaient de très belle qualité.

53 hl/ha

 

Bouche toute en finesse, élégance, jolis fruits noirs, cerise, persistant sans trop d’extraction, tannins fins et précis, élégance naturelle avec une belle fraicheur.

17,5/20

 

Talbot

Vendanges du 19 septembre au 10 octobre

66% CS 29% M 5% PV

Jean-Michel Laporte

 

Belle bouche nette et soyeuse, vin juteux, mélange de fruits noirs et épices, sa structure tannique est nette, finale fraiche toute en longueur, belle réussite.

17,5/20

 

Sans oublier belles réussites chez :

 

Lagrange

17/20

Gruaud-Larose

17/20

Beychevelle

17/20

 

Pauillac

 

Pauillac représente une grande réussite du millésime, offrant un très haut niveau, dans de nombreuses propriétés.

les arômes de petits fruits rouges acidulés et de sous-bois, les tanins ultra soyeux, l’élégance, la fraîcheur et tout de même une grande puissance et de belles densités.

 

Voici quelques pépites :

 

Latour

56 ha certifié en Biodynamie dans le clos historique du château sur 93 ha au total.

Vendanges du 28 septembre au 11 octobre

91% CS 9% M

 

Les merlots étaient très affectés par le mildiou, il a fallu trier, au final il y a 9% dans l’assemblage de grand vin.

Les baies étaient très petits, dance avec une concentration et qualité exceptionnelle.

24hl/ha contre 35 habituel

Extractions douces avec moins de délestages.

 

Vin racé, tendu, avec son coté de fruits noirs acidulés, quelques épices, note florale, belle complexité aromatique, tout est taillé avec précision et élégance sans extraction abusive.

19/20

 

Mouton Rothschild

Vendanges précoce du 10 septembre au 3 octobre

Sur le terroir de graves profondes de Mouton les raisins étaient très petits, ultra concentrés préservants une bonne acidité.

Selon Philippe Dhalluin caractéristique du millésime en quelques mots : densité, l’intensité, richesse gustative, fraicheur… 

 

86% CS 12% M 2% CF

28 hl/ha

Toucher net avec beaucoup de soyeux, fruits noirs mûrs, réglisse, note chocolatée, vin persistant avec une belle concentration sans agressivité, tout est travaillé avec beaucoup de soyeux et élégance, tanins sont arrondis, enrobés, vin est précis avec sa race de Pauillac.

19/20

 

Petit Mouton

56% CS 40% M 4% CF

40% du volume en moins

17/20

Millésime 2018 vécu par Philippe Dhalluin, DG

 

Lafite Rothschild

Vendanges du 17 septembre au 4 octobre

91% CS 8,5% M 0,5% PV

40 hl/ha

Dans cette année de tous les excès c’est le grand terroir qui a dit son dernier mot avec au final très belle récolte de merlot et de cabernet d’une superbe qualité.

 

Bouche nette, beaucoup de fruits noirs très juteux à l’attaque, note de cerise noire, cassis, milieu de bouche frais avec une note acidulée, vin persistant avec une belle densité, tannins sont nets, tout est précis sans trop.

19/20

 

Pontet Canet

La totalité du vignoble 81 ha est exploitée Biodynamie

Vendanges du 24 septembre au 5 octobre

70% CS 22% M 5% CF 3%PV

11hl/ha contre 30-35 habituellement

50% du vignoble travaille avec 13 chevaux de la proprieté.

 

Le 16 juillet, nous avions perdu 30% des Merlots causé par la violence de mildiou » a expliqué Jean-Michel Comme, directeur technique.

En raison de la petite récolte la totalité de la production a été vinifié dans nouvelle cuverie en béton juste avec quelques pigeages sans aucun remontage.

55% de vin passe dans le chênes neufs et à 45% sont élevé en amphore de terre cuite,

« 2018 fait partie de vin le plus concentré de tout nos millésime » a déclaré J-M Comme.

 

Toucher net, expressif, fruits noirs juteux, mûre, cassis, pruneaux, cerise noire, très complexe, note florale, délicatesse, tout est équilibré sans une fausse note, les tannins sont fins et racés, belle fraîcheur au milieu, dégage une belle énergie, tout est très précis, complexe avec une longueur impressionnante, un grand Pauillac.

19/20

 

Lynch-Bages

72% CS 19% M 6% CF 3%PV

 

Belle bouche juteuse de fruits noirs, épices avec une concentration importante, persistance et fraicheur, note chocolatée, tannins racés, vin très classique.

18/20

 

Pichon Baron

Vendanges du 19 septembre au 11 octobre

78% CS 22% M

 

Toucher net, précis, belle tension, fraicheur, quelques fruits noirs, épices, réglisse, persistance et longueur.

18/20

 

Pichon Longueville Comtesse de Lalande

Vendanges du 13 septembre au 11 octobre

71%CS 23% M 5% CF 1% PV

35 hl/ha

 

Ensemble très expressif, exubérant sur des notes de thym et d’herbes sauvages, de sous-bois.

Riche en bouche, dense, avec des notes de myrtilles. Gourmand et délicat, à la fois puissant et élégant.

17,5/20

 

Haut Bages Libéral

79% CS 21% M

45hl/ha

 

Belle bouche fruitée, fraiche, juteuse et suave, vin équilibré et racé avec de tanins serrés, belle droiture de l’ensemble, équilibré, excellente fraicheur.

17/20

 

Et aussi :

 

Clerc Million

17/20

Batailley

17/20

d’Armailhac

16,5/20

 

Saint Estèphe

 

Saint-Estèphe, cette appellation de 1250 ha au nord du Médoc a prouvé dans ce millésime hors normes la qualité vins vraiment exceptionnelle.

Comme Cos d’Estournel ou Montrose, vins extraordinaire ou encore Phélan-Segur, Calon Segur exceptionnels avec une fantastique réussite de Liliane Ladouys ou de Haut-Marbuzet.

Par chance l’appellation n’a pas été touchée par de violentes orages de grêle qui touchaient le Médoc en mai, juin et juillet.

Le terroir argilo-calcaires de l’appellation a bien agit dans cette météo de tous les extrêmes, top d’eau ou la canicule.

 

Voici quelques pépites :

 

Château Cos d’Estournel

Vendanges du 19 septembre au 6 octobre

74% CS 23% M 2% CF 1% PV

30 hl/ha

Toucher net, précis, fruits noirs mûrs et juteux, cerise noire, épices, réglisse, grande complexité, profondeur, persistant avec une énergie incroyable, très frais, presque crayeux, tannins sont racés et élégants, exceptionnel.

19/20

 

Montrose

Le vignoble passe progressivement en viticulture biologique, en 2018 c’est environ 80%.

Comme dans les autres appellation, ce vignoble exploité en bio a dû être confronté au poussée de mildiou qui a affecté le rondement, ainsi que le stress hydrique importent et la coulure, 25hl/ha (40% de moins).

Tous ces problèmes au passage n’ont pas empêché de faire un très grand Montrose.

 

Vendanges du 17 septembre au 5 octobre

72% CS 20% M 6% CF 2% PV

53% de la production correspond au grand vin

 

Toucher soyeux, précis, fruits noirs juteux, cerise, mûre, pruneaux, épices, réglisse, petite note boisée, belle complexité de l’ensemble, persistance, dégage beaucoup d’énergie, vin ultra frais avec de tanins racés, son élégance naturelle confirme sa qualité.

19/20

 

Château Calon Ségur

Vendanges du 19 septembre au 8 octobre

66% CS 14% CF 17% M 3% PV

Finesse avec une belle note fruitée et épicée, vin droit, précis, tout est harmonieux, ses tannins sont granulée, élégant, finale fraiche, avec une belle énergie et douceur.

18,5/20

 

Château Phélan Ségur

Vendanges du 24 septembre au 11 octobre

57% CS 43% M

 

Toucher net, frais, note de fruits noirs, de chocolat, petite note florale, vin racé avec une bonne construction, persistant, tanins granulés travaillés en douceur, finale longue avec une note crayeuse.

17,5/20

 

Sans oublier belle réussite chez :

 

Lafont-Rochet

17/20

Château Haut-Marbuze

17/20

Château Lilian Ladouys

16,5/20

 

Pessac-Leognan

 

Comme d’habitude dans les millésimes de tous les extrêmes comme 2018 les sols de graves de Pessac ont résistaient au mieux, surtout ceux posés sur le socle argileux et les sols de calcaire profond. Ces types de sols résistent parfaitement à l’excès d’eau ne souffrent pas non plus de stresses hydriques impotents.

 

Quelques pépites de Pessac

 

Haut-Brion

 

« En 2018, produire du vin a rarement été aussi compliqué » a déclaré Jean-Philippe Delmas, DG

Vendange du 6 septembre au 2 octobre

49,4% M 38,7% CS 11,9%CF

 

En bouche nette avec la tension et la fraicheur, assez compacte avec une note de fruits noirs, tannins racés, serrés, vin construit pour une longue garde.

19/20

 

La Clarence de Haut Brion

58,2% M 28,5% CS 9,7% CF 3,6 PV

17/20

 

Mission Haut-Brion

Vendanges du 10 septembre au 2 octobre

53,5% M 42,9 CS 3,6% CF

 

Toucher net, petite note vanillée, fruits noirs, réglisse, note florale, tout est précis avec une belle tension, tannins granulés travaillés en douceur, vin complexe avec une persistance sans faille, la fraicheur, tout en longueur.

19/20

 

La Chapelle de la Mission Haut-Brion

51,6% CS 40,8% M 7,6% CF

17/20

 

Les Carmes Haut-Brion

7 ha

37% CF 34% CS 29% M

37 hl/ha

Elevage dans les différents contenants dont 9 amphores et œufs en grès.

Toucher soyeux, note florale, quelques petits baies noirs frais, juteux, acidulés, note chocolatée, épicée, beaucoup de finesse dans l’ensemble, finesse de tanins exemplaire, très belle persistance, excellent.

18,5/20

 

Haut-Bailly

Vendanges du 17 septembre au 9 octobre

55% CS 35% M 5% CF 5% PV

Le château poursuit l’aménagement et construction d’un nouveau chai, qui sera opérationnel en printemps 2020.

 

Très concentré et dense, riche en matière, persistant, belle structure, fruits noirs mûrs et juteux, énergique avec une fraicheur exceptionnelle, tout repose sur une structure tannique racée et élégante.

18,5/20

 

Pape Clément

66% CS 30% M 4% CF

40 hl/ha

Aujourd’hui utilisation de bois nef moins impotente qu’au paravent, sur ce millésime il y a 70%.

 

Toucher net, belle présence, quelques notes de baies noires, fruits très mûres, note florale, petite note de torréfaction, vin puissant, pas d’agressivité, belles, chaire avec de tannins racé, mûres, avec une fraicheur et longueur sans fin.

18,5/20

 

Smith Haut Lafitte

65% CS 30% M §% CF 1% PV

 

Vin net, précis avec une dominante de petites baies rouges, note de torréfaction, de cacao, persistant et complexe avec son boisé délicat, tout est mesuré à sa place avec une structure tannique élégante, belle fraicheur en finale.

17,5/20

 

Domaine de Chevalier

65% CS 30% M 5% PV

39 hl /ha

30% bois nef

 

Toucher soyeux, belle finesse, note fruité et florale, aromatique intéressante de l’ensemble avec une fraicheur minérale qui lui donne sa finale très gourmande.

17,5/20

 

Sans oublier de belles réussites chez :

 

Carbonnieux

16,5/20

Larrivet Haut-Brion

16,5/20

Latour-Martillac

16,5/20

Malartic-Lagravière

16,5/20

Fieuzal

16,5/20

 

 

 

 

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Commentaires fermés sur Bordeaux primeurs 2018 – Volume 2 – Rive Gauche # analyse # coups de cœur


Bordeaux primeurs 2018 – Volume 1 – Rive Droite #analyses #coups de cœur

 

Millésime 2018 à Bordeaux n’a pas fini de parler de lui, n’a pas fini de nous surprendre.

Les premières dégustations de vins encore en élevage, que j’ai pu effectuer à plusieurs reprises sur les diverses échantillons ont confirmé la qualité sans faille de la plupart de grands vins.

Au cour de dernières dégustations de primeurs 2018 j’ai dégusté environs 250 échantillons entre la rive droite, le Médoc et le Pessac, voici quelques analyses, en donnant aussi la parole à ceux qui font du vin, sans oublier évidemment quelques de me coups de cœur.

 

Tout a commencé « dans l’enfer pour finir au paradis » 2018 le millésime de tous les excès.

 

Bref analyse la météo 2018

La bette noire du millésime 2018 c’était la grosse pression du mildiou et black rot qui opéraient sans pitié avec l’excès de l’eau et la canicule, bref la totale qui a déstabilisé certains producteurs.

 

L’hiver très pluvieux avec des précipitations constantes qui durent jusqu’au printemps.

Heureusement le retour du beau temps a permis une floraison quasi parfaite et une très belle sortie de baies.

Les pluies printanières ont contribué hélas à la forte et constante pression du mildiou en juin.

Les vignerons ont dû aussi faire face à l’apparition de black rot (pourriture noire) dû aux fortes chaleurs de juillet.

Chez les vignerons en bio et en biodynamie, c’est surtout la pourriture noire qui a causé à partir de la 2e quinzaine de juillet la perte d’une grande partie de la récolte.

Certains vignerons ont pu quand même récolter de volumes quasi normales soit 40-45 hl/ha.

L’état sanitaire final de baies était très satisfaisant, les raisins sains, avec une maturation lente et équilibrée surtout pour des cabernets francs sur la rive droite, ce que nous avons retrouvé avec une proportion plus importante que d’habitude dans les assemblages chez certains producteurs.

Les jus dans sa globalité étaient très concentrés en raison de millerandage de baies, de la petite taille des grains, qu’il fallait traiter avec douceur sans des extractions exagérées.

Certes, nous nous trouvons parfois avec de vins trop extrait, donc déséquilibrés, avec de forts degrés alcooliques, heureusement ce sont les cas plutôt isolés.

On peut parler d’une réussite générale sur l’ensemble du vignoble bordelais avec de nuances sur les qualité et quantités variables selon les secteurs et selon de moyens matériels mis à la disposition de producteurs.

Ce qui caractérise ce millésime c’est sont des raisins mûrs avec la pureté de fruits croquants et gourmands, beaucoup de saveur et de la belle fraicheur en finale, les tannins sont crémeux et fins, au final ça donne de vins équilibrés sans lourdeur.

En général on retrouve toutes ces caractéristiques dans les grands vins sur les deux rives.

 

Voici quelques propos sur le millésime 2018 de ceux qui font le vin :

 

Le 2018 pour Stéphane Derenoncourt, consultant (Derenoncourt Consultants) et propriétaire de Domaine de L’A en Castillon Côtes de Bordeaux.

 

 

« C’était vraiment un millésime d’ombre et de lumière, entre ce printemps affreux avec beaucoup de pluie, de problèmes du mildiou, parfois de grêle, puis fin juin, cette métamorphose, avec des conditions magnifiques.

C’est un millésime intéressant, car pour les vendanges on a eu une fenêtre qui n’a jamais été aussi large, c’était carrément à la carte.

Ça a permis à chacun d’exprimer réellement ce qu’il voulait exprimer, dans une liberté totale».

 

Pour Frédéric Massie (œnologue, Derenoncourt Consultante), le 2018 a montré que la viticulture biologique menée de manière plus respectueuse de la plante et des sols expose aussi plus violemment le viticulteur aux caprices de la nature.

Il faut apprendre une leçon du millésime 2018, analyser les raisons des déceptions viticoles, mais aussi reconnaître les satisfactions rencontrées lors des dégustations »

 

Le 2018 pour le Compte Stephan von Neipperg, à la tête des plusieurs châteaux surtout sur la Rive Droite dont Canon La Gaffelière (1er grand cru classé de Saint-Émilion) et La Mondotte (1er grand cru classé de Saint-Émilion),

« Je trouve que ce qui est formidable c’est qu’il est à la fois puissant et frais, avec beaucoup de fruit.

En bio, c’est le millésime le plus compliqué sur mes 35 années passées à Bordeaux. Je n’ai jamais vu ça.

Finalement, si on regarde maintenant ce qui est sorti de ce 2018, c’est assez formidable».

 

Le 2018 pour Antoine Médeville, œnologue (Oenoconseil)

« Il a fallu gérer une grosse pression de mildiou en juin, surveiller la date de récolte.

Il fallait donc essayer de vendanger entre le côté aromatique, le maximum de matière colorante et la maturité des tanins, sans aller chercher la surmaturité.

Il fallait faire attention lors des vinifications à ne pas surextraire, en faisant trop de remontages ou en augmentant trop en température ».

 

Le 2018 pour Thomas Duroux, directeur de Château Palmer, Grand Cru Classé de Margaux

« On a probablement fait l’un des plus grands Palmer de l’histoire, pour faire un grand vin en 2018, il s’agissait de gérer une concentration jamais vue dans les raisins, combinaison de conditions de maturité exceptionnelles et de très petits rendements résultant d’une pression de mildiou jamais vue au cours de ces 50 dernières années.

Il a fallu gérer les extractions de façon ultra-pointue pour respecter le style du millésime, qui est puissant.

Biodynamie a contribué à aller beaucoup plus loin dans l’interprétation du terroir, avec un style toujours plus précis, pur, sur le fruit.

Palmer 2018 est le plus puissant de notre histoire, avec une complexité aromatique et une sophistication de la structure ».

 

Le 2018 pour Philippe Casteja, président de Grands Crus Classées en 1855 du Médoc et Sauternes, à la tête de plusieurs domaines bordelaises (dont Château Batailley et Lynch-Moussas Grands Crus Classés de Pauillac) ainsi que de la maison de négoce Borie-Manoux,

« C’est un très grand millésime dans l’ensemble de nos propriétés, homogène et de belles qualités sur les deux rives.

On a fait attention à faire des vinifications très fraîches pour garder du fruit ».

 

Le 2018 pour Véronique Sandres, directrice de Château Haut-Bailly, Grand Crus Classée de Pessac-Léognan

« On est passés de l’enfer au paradis dans la même année.

Le résultat, c’est un vin un peu hors normes, exceptionnel, incroyablement équilibré malgré une concentration et un niveau d’alcool très élevé, il y a un sentiment de suavité, de soyeux, un grain de tanins d’une finesse et d’une précision fabuleuse ».

 

Rive Droite

 

Saint Emilion, comme le reste des appellations bordelaises, n’a pas été épargné par les aléas climatiques en 2018.

Les six premiers mois de l’année ont reçu 600 mm d’eau sans oublier la pression sanitaire importante de mildiou, suivis par un été particulièrement sec et chaud. Cette période de sécheresse a duré encore plus longtemps que dans d’autres millésimes considéraient caniculaire comme par exemple le 2003.

C’est aussi ça qui a contribué à de pertes considérables de rendement chez certains producteurs.

Cette vaste appellation de 5400 hectares avec de sols très variés, entre le fameux plateau calcaire, de coteaux argilo-calcaires et de plaines sableuses, certains terroirs plus privilégiés que d’autres pour leur capacité à retenir et stocker de l’eau et ne pas donner occasion à la vigne de souffrir du stress hydrique excessif.

Sur les sols sableux c’est bien évidemment plus compliqué ainsi que pour de jeunes plantes qui ont souffert davantage dans un climat pareil.

C’est toujours les vignes sur le plateau calcaire, les graves et les argiles profondes qui s’en sortent au mieux grâce à ces sols froids et le stockage en eau suffisant.

 

Saint-Emilion

 

Coups de cœur

 

Alain Vauthier (famille Vauthier, propriétaires d’Ausone)

Ausone 1er GCC

7,25 ha sur le plateau calcaire et coteau argilo-calcaire

Vendanges pour le Merlot 25 et 27 septembre, pour le Cabernet franc le 3,8 et 9 octobre

Assemblage : 60% CF 40% M

Vinifications traditionnelles en foudres de chêne, élevage 20 mois en barriques

 

Toucher soyeux, net, bouche juteuse, fruits noirs mûrs, bourgeons de cassis, cerise noire, fraicheur exquise, note mentholée, beaucoup de persistance et d’énergie, structure tannique racée, aucune agressivité finale poudreuse, fraiche, vin vraiment magique.

19,5-20/20

 

Pauline Vauthier avec Philippe Baillarguet, maitre de chai

La Chapelle d’Ausone (2e vin d’Ausone)

50% M 40% CF 10% CS

16,5/20

 

Cheval Blanc 1er GCC

39 ha divisés en 52 parcelles sur les dix types de sols identifiés, ce qui a permis une replantation de trois cépages (merlot, cabernet franc et cabernet sauvignon) avec une précision exemplaire.

Vendanges du 10 septembre au 11 octobre

40 hl/ha

Assemblage : 54% M 40% CF 6% CS

 

 

Nez élégant de fruits rouges et noirs, note de framboise, d’épices, violette.

En bouche attaque est nette avec une puissance maitrisée, note florale et fruité avec une belle persistance, volume et raffinement, tanins puissants, racés, aucune agression, finale fraiche, légèrement épicée et mentholée, tout est équilibré, rien en trop, très Grand Cheval.

19,5-20/20

 

Pierre Lurton, DG de Cheval Blanc

Petit Cheval (2e vin de Cheval Blanc)

70% M 30% CF

17/20

 

Château Figeac

Vendanges du 17 septembre au 12 octobre

Vinifications dans un cuvier provisoire conçu pour la durée de travaux de restructuration d’un nouveau chai qui sera opérationnel pour la vendange 2020.

Assemblage : 37% M 30 CF 33% CS

Environ 15 à 20 % du volume en moins

Frédéric Faye, DG de Figeac

Toucher frais, net et précis, fraicheur de fruits noirs mélangés aux épices, complexité aromatique avec de notes florales, discrète note vanillée, gourmands, tanins racés taillés avec élégance, beaucoup de persistance, d’énergie et de fraicheur, son équilibre est exceptionnel.

19/20

 

Angélus 1er GCC

27 ha sur le pied de côte argilo-calcaire et argilo-sablo-calcaire

Assemblage : 65% M 35% CF

Beaucoup de fraicheur et de soyeux à l’attaque, harmonie et croquant de fruits mûrs avec une mâche et tension.

Quelques notes de torréfaction, profondeur et persistance de tanins racés sans aucune agression avec une finale épicé dans un équilibre et fraicheur.

18,5/20

 

Pavie 1er GCC

37 ha sur les sols divers entre le plateau calcaire et le milieu de côte sur le sol brun argilo-calcaire à texture fine.

Assemblage : 60% M 22% CF 18% CS

60% de barriques neuves

Nez puissant, fruits noirs, réglisse, note torréfiée, en bouche matière dense, vin assez serré et compact, note de fruits noirs mélangés aux épices qui dominent avec une excellente fraicheur. Les tanins sont racés, non agressifs, vin persistant avec une grande promesse.

18,5/20

 

Canon 1er GCC

24 ha

Vendanges du 7 septembre au 9 octobre

Assemblage : 72 M 28% CF

 

Nez puissant et concentré avec la cher de fruits noirs, la bouche correspond parfaitement au nez avec les notes de cassis, d’épices. Tout est soyeux et persistant avec une belle vivacité, tannins racés, tout finis avec une fraicheur exquis.

18/20

 

TrotteVieille 1er GCC

12 ha

28 hl/ha

Assemblage : 44% M 54% CF 2% CS

 

Toucher net, précis, fruits noirs, cerise noire, beaucoup de volume, de persistance avec une excellente fraicheur, tannins racés, serrés, avec une finale acidulée sur une note minérale, vin harmonieux et racé, taillé pour l’avenir.

18/20

 

Valandraud 1er GCC

7,5 ha sur le sol argilo-calcaire

Assemblage : 90% M 10% CF CS et une petite touche de Malbec

100% bois nef

 

Note de fruits noirs juteux, cerise noire, petite note de fruits rouges acidulées, note torréfiée, épicée, tanins élégants, poudreux, joli volume de l’ensemble avec une finale longue et fraiche, tout est construit dans la finesse.

18/20

 

Canon la Gaffelière 1er GCC

19,5 ha sur le sol argilo-calcaire et argilo-sableux très filtrant

Assemblage : 50% M 35 CF 15 CS

Comte Stephan von Neiperg, propriétaire de Canon la Gaffelière

Toucher fin, soyeux panier de fruits frais croquants, tanins veloutés, tout est taillé avec une belle élégance, vin persistant, frais avec longueur interminable.

18/20

 

Château Pavie-Macquin 1er GCC

15 ha sur le plateau argilo-calcaire et calcaire

Assemblage : 78% M 20% CF 2% CS

 

Un nez complexe, fruité, épicé avec une petite note boisée, bouche nette, précis avec des notes de petits fruits rouges acidulés, de vanille, tout est équilibré, tanins sont racés avec une finale minérale.

17,5/20

 

Larcis Ducasse 1er GCC

11,15 ha sur le plateau argilo-calcaire, les terrasses argilo-limoneux et flanc de coteau argilo-calcaire

Assemblage : 87% M 13% CF

 

Toucher net, fruits noirs et rouges juteux, croquant, quelques épices douces, belle persistance avec de tanins élégants, finale fraiche, vin gourmand, fait saliver.

17,5/20

 

Château La Gaffelière 1er GCC

22 ha sur le plateau calcaire, côte argilo calcaire

Assemblage 58% M 42% CF

 

Toucher fin, élégant, au bouquet de petits fruits rouges acidulés, tout est travaillé en douceur, les tanins sont poudreux, vin d’une élégance exquise.

17,5/20

 

Clos Fourtet 1er GCC

18,5 ha sur le sol argilo-calcaire

Assemblage : 90% M 7% CS 3% CF

 

Toucher fin, velours, fruits noirs, épices douces, poivre sauvage, belle structure dense, persistante, tanins nobles, tout est harmonieux.

17/20

 

Château Beauséjour 1er GCC

6,8 ha sur le coteau et flanc de coteau argilo-calcaire

Assemblage : 90% M 10% CF

 

Vin net et précis avec des notes de baies rouges et noires, note torréfiée de café et une forte présence d’épices, tannins racés, finale fraiche, saline.

17/20

 

Tertre Roteboeuf GCC

5,6 ha sur les hauts de coteaux argilo-calcaire

Assemblage 80% M 20% CF

François Mitjavile « chef d’orchestre » de Tertre Roteboeuf

Nez fumé, torréfié, léger boisé, bouche nette, juteuse, fruits noirs, quelques fruits rouges acidulés, groseille, belle persistance, tanins poudreux, tout est taillé avec précision, en finale tanins poudreux avec acidité élégant.

17/20

 

 

Et aussi :

 

La Mondotte 1er GCC

18/20

 

La Clotte GCC

16,5/20

 

Rol Valentin GC

16/20

 

La Tour Figeac GCC

16/20

 

Gaudet GCC

16/20

 

Chauvin GCC

16/20

 

Grand Corbin Despagne GCC

16/20

 

Aiguilhe (Castillon-Côte de Bordeaux)

16/20

 

Domaine de l’A (Castillon-Côte de Bordeaux)

16/20

 

L’Aurage (Castillon-Côte de Bordeaux)

16/20

 

Joanin-Bécot (Castillon-Côte de Bordeaux)

16/20

 

Clos de Boüard (Montagne Saint Emilion)

16/20

 

 

Pomerol

 

Appellation Pomerol avec ses 800 ha de vignes sur les sols d’argiles profondes, de graves sablo-argileuses affiche dans sa globalité une excellente réussite du millésime 2018.

Grâce à ses argiles profondes propices au cépage merlot, les argiles qui sont capable de retenir l’eau et le distribuer suffisamment à la plante au besoin, ce qui s’est passé pour le millésime en question, millésime sous le signe de tous les excès comme trop d’eau et la canicule ou encore il faut parler de ses sols de graves excellents pour les cabernets franc qui ont su jouer le franc jeu en toute transparence.

Les résultats sont là avec de vins très harmonieux, équilibrés, frais et séduisants.

 

Nous avons l’exemple de Petrus, qui a profité de la magie de son terroir hors normes avec les veines importantes des fameuses argiles bleus, ici le 2018 surprend grâce à sa beauté sans limite.

Ou encore Lafleur avec ses cabernets franc sur les sols de graves qui on joué la carte d’un équilibre et de la sensualité hors paire.

 

 

Coups de coeur

 

Petrus

10 ha

100% M

Vendanges du 13 au 27 septembre

Jean-Claude Berrouet a signé quarante millésimes de Petrus, aujourd’hui Olivier, son fils, est au manettes de ce cru exceptionnel

 

Vin hors normes avec son toucher soyeux, taffetas, beaucoup de matière, fruits noirs mûrs, bourgeons de cassis, épices, poivre sauvage, fève tonca, note mentholée, note florale avec soupçon de violette, tout est équilibré et persistant, une complexité hors portée, tannins moelleux avec sa finale fraiche, tout est précis, exceptionnel.

20/20

 

Lafleur

4,5 ha d’un seul tenant sur le sol de graves et d’argiles profondes sur les graves.

Assemblage : 54% CF 46% M

Vendanges 12 et 15 septembre, 1 et 4 octobre

 

 

Julie et Baptiste Guinaudeau, propriétaire de Lafleur

 

Soyeux, élégant, avec de notes de fruits noirs mûrs mélangés aux épices avec une note torréfiée, vin complexe qui dégage beaucoup d’énergie, ses tanins sont onctueux avec une puissance modérée, finale est fraiche avec une longueur exceptionnelle.

19/20

 

Les Pensées de Lafleur (2e vin de Lafleur)

16,5/20

 

 

La Conseillante

11,79 ha sur le sol d’argile grise, graves sableuses reposant sur argile rouge.

Vendanges entre 19 septembre et 4 octobre

Assemblage : 83% M 17% CF

3% du vin dans l’assemblage est issu d’élevage en amphore, le but est d’augmenter le pourcentage d’amphores chaque année.

Net, précis avec la pureté de fruits noir, la cerise noire très juteuse, vin concentré sans extraction excessif, tout est maitrisé avec la race et l’élégance, vin est complexe, harmonieux, équilibré avec ses tanins juteux et sophistiqués et sa finale fraiche et longue.  

18,5/20

 

Et aussi :

 

Gazin

93% M 7%CF

18/20

 

Petit Village

10,5 ha sur le sol argilo-graveleux

Assemblage 75% M 18% CF 7% CS

17,5/20

 

Domaine de l’Eglise

95% M 5% CF

16/20

 

Le Plus de la Fleur de Boüard (Lalande de Pomerol)

2ha

100% M

16/20

 

 

 

 

 

 

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Bordeaux primeurs millésime 2018 # calendrier de dégustations

Afin de bien préparer votre parcours voici le calendrier de dégustations primeurs du millésime 2018 à Bordeaux

 

la dégustation primeurs organisée par UGCB

 

Importent à signaler que l’ensemble de ces dégustations est réservé aux professionnels de la filière vitivinicole, de la presse spécialisée, l’accès est sur demande ou sur invitation.

 

 

Dégustation de l’association de Grands Crus Classés de Saint-Emilion

Pré-Primeurs réservé à la Place de Bordeaux, le 25 mars 2019 de 17 h à 20 h au Palais de la Bourse à Bordeaux.

Primeurs du lundi 1er au jeudi 4 avril 2019 de 10 à 18h au Clos des Jacobins à Saint-Emilion.

Contact :

virginie.larramona@agccse.fr

 

 

Dégustation Crus Bourgeois du Médoc

Pré-primeurs le mardi 26 mars 2019 de 11 h à 15 h à la Faïencerie, dégustation réservée aux Courtiers et Négociants.

Mardi 2 et mercredi 3 avril 2019 au Château Lamothe-Bergeron (AOC Haut-Médoc).

Contact :

association@crus-bourgeois.com

 

 

Soirée des Vignerons Bio d’Aquitaine

Une dégustation unique lundi 1er avril 2019 de 16 h à 21 h au CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux, pour valoriser la qualité et la diversité des vins biologique.

Plus de 80 vignerons pour déguster, entre autre le millésime 2018

Contact :

Vignerons Bio d’Aquitaine

 

 

Soirée de présentation du Millésime Graves 2018

Lundi 1er avril 2018 au Palais de la bourse à Bordeaux.

Sur invitation uniquement.

Contact :

contact@vinsdegraves.com ou 0556270925

 

 

Dégustations AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur

Lundi 1er, mardi 2 et mercredi 3 avril 2019 de 9 à 18h à Planète Bordeaux.

Contact :

lucas.furlan@planete-bordeaux.fr.

 

 

Semaine des Primeurs de l’Union des Grands Crus de Bordeaux

Du 1 au 4 avril 2019

Contact : l’Union des Grands Crus de Bordeaux

contact@ugcb.net

 

 

Dégustation des appellations Saint-Emilion, Saint-Emilion Grand Cru, Saint-Emilion Grand Cru Classé, Saint-Emilion Premier Grand Cru Classé, Lussac Saint-Emilion, Puisseguin Saint-Emilion, Montagne Saint-Emilion, Saint-Georges Saint-Emilion, Lalande de Pomerol, Fronsac et Canon-Fronsac

Du 1 au 4 avril 2019 de 9 h 00 à 17 h 30 salle des Dominicains, rue Guadet à Saint-Emilion.

Contact :

info@saint-emilion-pomerol-fronsac.com

 

 

Dégustation de l’appellation Pomerol

Du 1 au 4 avril 2019 de 9 h 00 à 17 h 30 au Syndicat Viticole de Pomerol (8 rue Tropchaud – Pomerol).

Contact :

info@saint-emilion-pomerol-fronsac.com

 

 

Dégustation « Les Crus Artisans du Médoc»

Mardi 2 et mercredi 3 avril 2019 de 10 h à 18 h au Château des Graviers, à Arsac

Une trentaine de propriétaires présentent leur 2018 et millésimes livrables aux professionnels et clients.

Contact :

di-costanzo.catherine@wanadoo.fr Mobile : 0674363543

 

 

Dégustation ODG Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc

Mardi 2 avril 2019 de 10 h à 18 h suivi d’un after jusqu’à 20 H 30 à la Tonnellerie Nadalié à Ludon-Médoc.

Plus de 100 vins (Crus Classés 1855, Crus Bourgeois, Crus Artisans et autres Vins hors classements) en primeurs et un millésime livrable aux professionnels et clients.

Contact :

contact@medoc-haut-medoc-listrac.org  Tel : 05 56 59 02 92

 

 

Dégustation AOC Lalande de Pomerol

Mardi 2 et mercredi 3 avril 2019 de 16 à 21 h au Grand Hôtel de Bordeaux

Primeurs et millésime 2016.

Contact :

Nathalie DIFFI  lalande-pomerol@orange.fr

 

 

Dégustation Expression de Fronsac

Pré-primeurs (Réservé à la presse, courtiers, négociants) au Grand Hôtel de Bordeaux

Mardi 5 mars 2019 de 10 h à 13 h – Sur invitation

Primeurs du lundi 1er au jeudi 4 avril 2019 au Château La Grâce Fonrazade à Saint-Emilion de 9 h à 18 h

Contact :

x.buffo@chateau-de-la-riviere.com

 

 

Dégustations Le Grand Cercle des Vins de Bordeaux

– Pré-Primeurs : Londres mardi 12 mars 2019 de 16h00 à 21h00 au Meridien Piccadilly – The Terrace

Dégustation du millésime primeur et d’un millésime livrable.

– Avant-première Place de Bordeaux mardi 26 mars de 16h00 à 21h00 au Café Maritime à Bordeaux.

Pour les négociants et courtiers de la Place de Bordeaux.

– Dégustation Presse samedi 30 et dimanche 31 mars.

Château de La Dauphine à Fronsac, de 9h00 à 19h00.

– Dégustation ouverte à tous les professionnels du vin du lundi 1er au mercredi 3 avril.

Château Taillefer à Pomerol, de 9h30 à 18h00

Renseignements et inscriptions :

contact@grandcercle.fr ou 05 57 74 01 61

 

 

Dégustation Oenoteam

Primeurs des propriétés consultées par Stéphane Toutoundji, Thomas Duclos et Julien Belle.

Dégustation sur rendez-vous, au laboratoire Oenoteam à Libourne, du 18 mars au 5 avril 2019.

Contact :

info@labo-oeno.com

 

 

Dégustation Terroirs

Lundi 25 mars 2019 de 16 h à 20 h – Hôtel Georges V Paris.

Présentation du nouveau millésime des domaines conseillés par Derenoncourt Consultants.

Diner 20 h sur invitation.

Contact :

marie-charlotte@derenoncourtconsultants.com

 

 

Dégustation La Grappe

Dégustation Presse Dimanche 31 mars sur inscription préalable.

Du lundi 1er au jeudi 4 avril 2019 de 10 à 19h au Château La Gaffelière, Saint-Emilion.

Présentation du nouveau millésime des domaines conseillés par Derenoncourt Consultants.

Contact :

marie-charlotte@derenoncourtconsultants.com

 

 

Dégustation Bordeaux Oxygène

Dimanche 31 mars 2019 de 11 à 18 h au Halles de Bacalan (1er étage).

Contact :

bordeaux.oxygene@gmail.com

 

 

Dégustation « Les Clés de Châteaux » (Rolland Consulting)

Du lundi 1er au jeudi 4 avril 2019, de 10h00 à 18h00 au Château La Dominique.

Dimanche 31 mars réservé à la Presse.

Vins suivis par Michel et Dany ROLLAND et leurs collaborateurs.

Contact :

primeurs@rollandlabo.com

 

 

Dégustation « Rolland Collection »

Du lundi 1er au jeudi 4 avril 2019, de 10h00 à 18h00 au Château La Dominique.

Vins des propriétés familiales de Michel et Dany ROLLAND.

Contact :

contact@rollandcollection.com

 

 

Dégustation Thunevin

Du lundi 1er au jeudi 4 avril 2019, de 9h00 à 18h00 7 rue Vergnaud à Saint-Emilion.

Vins Thunevin, vins distribués et conseillés par Thunevin, vin des amis de Thunevin.

Contact :

thunevin@thunevin.com

 

 

Dégustation des propriétés bordelaises de CA Grands Crus

Du lundi 1 au jeudi 4 avril 2019, de 9h30 à 18h00 au Château Meyney, Saint-Estèphe.

Château Grand-Puy Ducasse, Château Meyney, Château La Tour de Mons, Château Marsac Séguineau, Château Blaignan.

Contact :

marine.lemmens@cagrandscrus.fr

 

 

Dégustation Biodyvin

Mardi 2 et mercredi 3 avril 2019 de 10 à 18h au Château Fonroque à Saint-Emilion.

Vignerons en culture bio-dynamique

Contact :

http://www.biodyvin.com

 

 

Dégustation Pomerol Séduction

Mardi 2 et mercredi 3 avril 2019 de 9h30 à 18h au Château La Conseillante à Pomerol.

Château Beauregard, Château Clinet, Clos du Clocher, Château La Conseillante, Château Gazin, Château Mazeyres, Château Nénin, Château La Pointe, Château Rouget, Château Vieux Maillet.

Contact :

pomerol-seduction@orange.fr

 

 

Dégustation « Collection d’Oenoconseil »

Mardi 2, mercredi 3 et jeudi 4 avril 2019 de 10 h à 19 h au Château Lestage à Listrac-Médoc.

Dégustation des propriétés conseillées par Antoine Médeville, Henri Boyer, Edouard Massie, Arnaud Chambolle et leur équipe d’œnologues-conseils.

Contact :

laboratoireoenoconseil@wanadoo.fr  Mobile : 06 32 35 78 66

 

Plateau calcaire de Saint Emilion

 

 

 

 

 

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Château de Rayne Vigneau, la reine de sauternes en route vers excellence…

Le chai à barriques de Raine Vigneau

Château de Rayne Vigneau, 1er Grand Cru Classé de Sauternes au classement officiel de 1855, élu aussi « le meilleur liquoreux du monde » en 1867 lors de l’Exposition Universelle, poursuit aujourd’hui sa route vers excellence…

 

Zoom historique

 

Le vignoble de Rayne Vigneau est assis sur une magnifique croupe dominant le Sauternais depuis sa création au début du XVIIe siècle.

Le Vigneau de Bommes nommait à la fois le vignoble, le Château, la Seigneurie et la famille de Vigneau, qui en fut la première titulaire.

On retrouve Gabriel de Vigneau qui apparaît dans les écrits en 1635. Son fils Étienne épouse Jeanne Sauvage, fille du seigneur d’Yquem et prend en main en 1681 les destinées de la propriété.

 

Madame de Rayne, née Catherine de Pontac, achètera le domaine du Vigneau en 1834.

 

Le classement officiel de 1855 place le Vigneau parmi les premiers crus du Sauternais. En 1867, le grand courtier de l’époque Daney lui attribue le premier rang immédiatement après le Château d’Yquem.

 

C’est Albert de Pontac, petit neveu de Madame de Rayne, qui donne son nom de « Rayne Vigneau » à la propriété.

 

Des investissements et un travail considérable ont été faits par tous les propriétaires successifs en faveur de la qualité des vins du Château.

 

Entre 2004 et 2015, le Château de Rayne Vigneau a appartenu à CA Grands Crus, filiale du Groupe Crédit Agricole, qui a mis en place un plan d’optimisation de l’ensemble du vignoble.

 

Derek Smith a eu un véritable coup de foudre pour le Château de Raine Vigneau et son vignoble magique

En 2015 le Château de Rayne Vigneau change le propriétaire, racheté par Derek Smith, d’origine américaine, PDG du groupe Trésor du Patrimoine et reste dirigé par Vincent Labergere, qui connaît bien ce cru depuis déjà plusieurs années.

 

Derek, un grand amateur de sauternes, est tombé sur le charme de ce cru, conscient du potentiel de ce trésor qu’il a acquis, souhaite lui donner un nouveau départ en misant aussi sur les offres oenotouristiques.

 

La Rayne Vigneau propose les activités oenotouristiques inédites et insolites afin de donner occasion aux amateurs de découvrir le site de façon pas banale, de vivre une expérience unique et inoubliable pour chacun…

 

le fameux cèdre bicentenaire qui accueille de « dégustateurs perchés » à 11 m du sol

Imaginez une vue imprenable à 360° à 11 m du sol face au panorama du vignoble sauternais et de la Vallée du Ciron, en plus avec un verre de sauternes de Rayne Vigneau à la main, oui, vous avez grimpé sur un cèdre bicentenaire pour une « Dégustation Perchée ».

C’est une activité insolite qui est proposé par le château, pas de panique, vous êtes encadré par un professionnel, vous grimpez à la corde jusqu’à la table de dégustation suspendue à l’arbre, ça vaut vraiment le détour.

 

Océan de vignes qui donne de possibilités sans fins aux ballades à cheval

Une autre activité qui permet de contempler ce magnifique paysage du vignoble sauternais et de découvrir le terroir magique de Rayne Vigneau, est une « Ballade à Cheval à travers les vignes » qui est proposée.

Vous êtes accompagné par un professionnel, vous vous baladerez à votre rythme à travers le vaste vignoble du Château de Rayne Vigneau et ses alentours.

La ballade se conclue par une visite de la propriété et des chais avec une dégustation de quelques crus du château.

 

La Rayne Vigneau a reçu à double reprise le prix « Best of Wine Tourisme » en 2016 et en 2018 pour son accueil oenotouristique, il y a de quoi ëtre fière !

 

 

Zoom sur la propriété et ses vignes

 

Le Château de Rayne Vigneau est une propriété magique.

Le vignoble s’étend sur 84 hectares d’un seul tenant sur une vaste croupe dominant le Sauternais. Son sous-sol de graves sablonneuses, assises sur un socle argileux, révèle d’étonnantes richesses en pierres semi-précieuses comme agates, saphirs, cornalines, quartz, cristaux de roche et bien d’autres qui évoque en évidence un vin précieux sur un terroir exceptionnel.

 

Les vignes sont âgées aujourd’hui de 30 ans en moyenne, plantées en Sémillon (74%), en Sauvignon Blanc (24%), qui apporte la note de fraîcheur avec une petite touche de Muscadelle (2%).

 

Quelques baies de Sémillon parfaitement « rôtis »

La présence du Ciron, affluent de la Garonne est déterminante pour la sur-maturation du raisin, elle est responsable des petites brumes matinales en automne.

Ce phénomène bien particulier favorise le développement progressif du Botrytis Cinerea (la pourriture noble) nécessaire pour la concentration naturelle du sucre dans les baies.

Donc chaque année les vignes attendent patiemment l’invasion progressive de ce noble champignon.

Selon la tradition, les vendanges se déroulent par tries successives, chaque grain n’étant cueilli que parfaitement « rôti », donc 4 à 8 tries manuelles sont nécessaires selon les millésimes.

Pour faire une bouteille de sauternes c’est un vrai travail d’orfèvre qui se poursuit dans le chai avec des sélections de grains très sèvres, des pressurages délicats et de longs élevages dans des barriques de chêne.

Rayne Vigneau présente sa collection

Rayne Vigneau en bref 

84 ha 

Cépages : Sémillon (74%) Sauvignon (24%) Muscadelle (2%)

Rendement : 10-15 hl/ha

Vignes : 30 ans

Terroir : argilo-graveleux, graveleux, argilo-sableux, riche en pierres semi-précieuses  

 

Adresses utiles :

http://www.raynevigneau.com

 

Commentaires fermés sur Château de Rayne Vigneau, la reine de sauternes en route vers excellence…


Château Montrose, Saint-Estèphe passe au vert, objectif 2019/2020…

 

Château Montrose à Saint-Estèphe, seconde Cru Classé au classement officiel de 1855, ce joyau viticole d’un pur style XVIII ème typique du bordelais continue toujours et sans interruption sa voie de la stabilité et de l’excellence.

Biodiversité du Château Montrose avec son vignoble sur les terrasses

 

Succédant à trois générations de la famille Charmolüe, qui durant 110 ans (1896-2006) a bâtis la réputation du Château, Martin et Olivier Bouygues ont acquis le Château Montrose en 2006.

Amoureux de ce cru, visionnaire, conscient de son potentiel unique, la famille Bouygues décide d’entreprendre les travaux pharaoniques de restructuration du vignoble et des bâtiments historiques. Après sept longues années de travaux, de son chantier spectaculaire Château Montrose renaît et marque son entrée dans 21ème siècle avec ses installations ultra modernes et performantes conçu dans le respect total de l’environnement sans oublier le respect pour son patrimoine historique à préserver.

Initiée en 2006 par les frères Bouygues, la politique environnementale globale de Château Montrose vient naturellement en prolongement du geste de son fondateur Mathieu Dollfus, entrepreneur visionnaire et propriétaire du domaine au 19ème siècle suivi par la famille Charmolüe, propriétaire du château durant plus qu’un siècle.

Depuis 12 ans, Martin et Olivier Bouygues, fortement engagés dans une démarche de développement durable pour le Château Montrose ont débuté un changement profond et global planifié en plusieurs étapes sur 20 ans à l’horizon 2026.

La stratégie environnementale de Château Montrose planifiée sur 20 ans vise à préserver durablement son terroir, doté naturellement de grandes richesses, et limiter l’impact de son activité sur l’environnement.

La prise de conscience de Château Montrose de sa responsabilité environnementale n’est pas un effet de mode…

La propriété dispose aujourd’hui du recul nécessaire de 12 années de pratique pour faire partager son expérience et envisager les prochaines étapes de restructurations.

Vue aérienne des bâtiments du domaine avec 95 ha de vignes qui l’entourent .

Située au cœur du Parc Naturel du Médoc, la propriété de 130 hectares dont 95 ha du vignoble de Montrose avec une particularité exceptionnelle et rare d’être historiquement d’un seul tenant autour du Château, des chais et des bâtiments d’exploitation, ce qui permet la meilleure gestion de chaque parcelle de vigne.

Cette unité permet une réflexion globale sur le vignoble, une vigilance optimale sur l’état sanitaire de chaque parcelle et une organisation plus efficace du travail de la vigne, la séparation de chaque terroir sur ses terrasses légendaires.

 

Etape essentielle entreprise au cours de restructuration consistait à un passage progressif à une viticulture Biologique de l’ensemble du vignoble

Aux termes de nombreuses expérimentations menées par les équipes techniques depuis 2013 sur les différentes modalités de traitement de la vigne, 15 ha de récolte cultivés en bio et biodynamie ont fait en 2016, leur première entrée au chai.

Lors des vendanges 2017, 45 ha (50% du vignoble) ont été concernés, marquant une étape significative vers le passage à une viticulture 100% bio de l’ensemble du vignoble à horizon 2020, nous y sommes presque !

 

Grand chai de Château Montrose

Aujourd’hui, Château Montrose possède un cuvier ultra performant adapté aux sélections parcellaires les plus fines et le plus sélectives possible sur son terroir unique.

 

Son cuvier parfaitement fonctionnel, construit en 2000, a été repensé en 2017 pour répondre aux exigences d’un travail intra parcellaire très rigoureux.

Il est équipé d’un système de tri renforcé et de 92 cuves thermo régulées de capacités différentes qui permettent de poursuivre au chai le travail de précision mené en amont au vignoble.

 

Conscient de ses richesses naturelles Château Montrose s’est engagé depuis plusieurs années dans une démarche de prise en compte et de valorisation de la biodiversité sur la propriété.

Un inventaire floristique et faunistique précis, réalisé par des spécialistes, a permis de confirmer les atouts du site et d’établir un guide de gestion et de bonnes pratiques par zone, afin d’améliorer la biodiversité à l’échelle du domaine.

Toujours dans l’objectif de protéger son terroir durablement, Château Montrose a adopté des nouvelles approches de la gestion et de la protection de ses sols.

 

Objectif 2019/2020 100% du vignoble en bio

Selon le calandrer établis sur 5 ans (dès 2016 au 2020) Château Montrose est à la veille de 100% du vignoble en Bio.

Le pari très difficile, presque gagné qui apportera le nouveau souffle aux vins de Montrose dans sa continuité historique.

 

Etape 1 : 2016 : 15% du vignoble en bio

Etape 2 : 2017 : 45% du vignoble en bio

Etape 3 : 2018 : 65% du vignoble en bio

Etape 4 : 2019/2020 : 100% du vignoble en bio

 

 

Bref carte d’identité de Château Montrose :

 

Second Cru Classé au classement officiel de 1855

2006 – achat par Martin et Olivier Bouygues

95 ha de vignes d’un seul tenant

Encépagement : Cabernet Sauvignon (60%) Merlot (32%) Cabernet Franc (6%) Petit Verdot (2%)

Age moyenne de vignes : 38 ans

Le terroir composé essentiellement de graves garonnaises

Densité de plantation : 9000 pieds/ha

Elevage en barriques de chêne français 16-18 mois

Château Montrose élevé 16-18 en barrique de chêne français

 

Adresses utiles :

http://www.chateau-montrose.com

 

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Nouvelle étiquette de Mouton 2016 by William Kentridge est dévoilée…

Mouton 2016 by William Kentridge

Chaque année c’est le même rituel, elle est gardée en grand secret jusqu’au dernier moment, elle est tant attendu par les amateurs de grands vins et de l’art, ça y est, elle est arrivée, elle est là, la dernière étiquette de Mouton Rothschild, celle du millésime 2016 crée par artiste William Kentridge.

 

Chaque année depuis 1945, un grand artiste crée une œuvre originale pour l’étiquette de Château Mouton Rothschild. Ainsi se trouvent réunis les noms les plus célèbres dans une collection qui s’accroît chaque année d’une pièce nouvelle.

 

Pour le millésime 2016, les propriétaires de Mouton, Philippe Sereys de Rothschild, Camille Sereys de Rothschild et Julien de Beaumarchais de Rothschild ont sollicité le peintre, sculpteur, vidéaste et metteur en scène William Kentridge, artiste Sud Africain né en 1955 à Johannesburg.

 

William Kentridge est le premier artiste de renommée internationale issu du continent africain à illustrer une étiquette de Mouton. Accueilli dans les plus grands musées du monde, lauréat de prix prestigieux, il revendique un « art politique » qui ne s’interdit ni l’humour, ni la poésie.

 

Dans son œuvre pour Mouton, Les Triomphes de Bacchus, les silhouettes qu’il réunit en un joyeux cortège s’inspirent de personnages bachiques de tableaux de maîtres, du Titien à Matisse.

 

 

William Kentridge dans son atelier

William Kentridge, artiste aux multiples facettes :

 

Né en 1955 à Johannesburg, en Afrique du Sud, William Kentridge jongle entre les sciences politiques, les beaux-arts et le théâtre, ses études témoignent d’un éclectisme qui se retrouver dans la diversité de ses goûts et de ses talents.

 

D’abord acteur et metteur en scène dans sa ville natale, à laquelle il restera fidèlement attaché, il se tourne bientôt vers le dessin d’animation et la vidéo, tout en affinant la technique qui le rendra célèbre : des dessins au fusain ou des découpes de carton noir projetés ou collés sur des surfaces diverses, le mouvement étant rendu par la superposition de ses phases successives.

S’inspirant fréquemment des pages sombres de l’histoire récente de son pays, il revendique un « art politique », mais qui ne s’interdit ni l’humour, ni la poésie.

En 1997, il est accueilli à la Documenta de Cassel, point de départ de nombreuses expositions dans des cadres prestigieux, de la Biennale de Venise à celle de Sao Paulo, du Louvre au Martin Gropius Bau de Berlin, du MoMA de New-York à l’Albertina de Vienne.

Son œuvre graphique, ses vidéos, ses sculptures, ses collages, ses performances sont salués par plusieurs récompenses internationales, le prix de Kyoto au Japon, le prix Princesse des Asturies en Espagne et bien d’autres.

Il mène parallèlement, tant en Europe qu’en Amérique, une brillante carrière de metteur en scène et décorateur d’opéra : en 2010, son travail sur Le Nez de Chostakovitch, d’après la nouvelle de Gogol, est applaudi de New-York au Festival d’Aix-en- Provence. En 2018, il rencontre un vif succès à Londres avec son spectacle The Head and the Load, sur les Africains engagés en Europe lors de la Première Guerre mondiale.

 

Qui peut mieux analyser le millésime 2016 à Mouton que son directeur, Philippe Dhalluin…

 

 

 

Mouton 2016 en bref :

 

Vendanges du 26 septembre au 14 octobre 2016

 

Assemblage :

 

83 % Cabernet Sauvignon

15 % Merlot

1 % Cabernet Franc

1 % Petit Verdot

 

 

Fameux chai à 1000 barriques de Château Mouton Rothschild à Pauillac conçu par architecte Charles Siclis en 1924

 

Adresses utiles :

 

http://www.chateau-mouton-rothschild.com

 

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Crus Bourgeois du Médoc dévoilent la sélection du Millésime 2016…

Nouveau logo de Crus Bourgeois du Médoc

Olivier Cuvelier, Président de l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc dévoile la 9ème Sélection Officielle des Crus Bourgeois du Médoc Millésime 2016.

Celle-ci rassemble 270 Crus Bourgeois du Médoc, tous issus de l’une des 7 AOC médocaines : Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc, Moulis, Margaux, Pauillac et Saint-Estèphe.

Olivier Cuvelier, Président de l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc

2016 est un très grand millésime pour les Crus Bourgeois du Médoc. Il a connu des conditions météorologiques idéales pour la maturation des raisins. Ces conditions ont donné des vins particulièrement colores, riches en arômes et équilibres grâce à une bonne fraicheur.

 

Les chiffres clefs du Millésime 2016 :

 

270 Crus Bourgeois du Médoc répartis entre les différentes familles :

 

AOC Médoc : 123 – soit environ 17 millions de bouteilles

AOC Haut-Médoc : 89 -soit environ 12 millions de bouteilles AOC

Listrac-Médoc : 15 – soit environ 1 million de bouteilles

AOC Moulis en Médoc : 12 – soit environ 800 000 bouteilles

AOC Margaux : 9 – soit environ 900 000 bouteilles AOC

Pauillac : 4 – soit environ 250 000 bouteilles

AOC Saint-Estèphe : 18 – soit environ 1,6 million de bouteilles

                      

33 millions de bouteilles

32% de la production du Médoc en volume

5 000 ha soit 31% de la surface viticole

 

Rappel de précédentes Sélections Officielles

 

Millésime 2008 – 243 Crus Bourgeois du Médoc – 25 millions de bouteilles

Millésime 2009 – 246 Crus Bourgeois du Médoc – 32 millions de bouteilles

Millésime 2010 – 260 Crus Bourgeois du Médoc – 32 millions de bouteilles

Millésime 2011 – 256 Crus Bourgeois du Médoc – 28 millions de bouteilles

Millésime 2012 – 267 Crus Bourgeois du Médoc – 29 millions de bouteilles

Millésime 2013 – 251 Crus Bourgeois du Médoc – 20 millions de bouteilles

Millésime 2014 – 278 Crus Bourgeois du Médoc – 30 millions de bouteilles

Millésime 2015 – 271 Crus Bourgeois du Médoc – 32 millions de bouteilles

 

Millésime 2016 – 270 Crus Bourgeois du Médoc – 33 millions de bouteilles

 

Les Crus Bourgeois du Médoc sélectionnent le meilleur de leur production pour garantir la qualité de chaque millésime, les quantités mises en marché varient donc d’un millésime à l’autre.

En 9 ans, du millésime 2008 au millésime 2016, les Crus Bourgeois du Médoc ont donc produit 261 millions de bouteilles, dont la qualité est toujours garantie.

La sélection complète est disponible sur :   http://www.crus-bourgeois.com

 

 

 

Crus Bourgeois du Médoc Sélection 2016

 

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