vin Wino wine – le blog vin de Marie Joanna Roginska


Bordeaux – livrables 2017 # coups de coeur

Bordeaux livrables 2017

Tout d’abord un bref rappel de conditions climatiques du millésime 2017 à Bordeaux

 

C’est un millésime miracle pour certain, le millésime injuste pour d’autres, d’ores et déjà c’est un millésime qui dès sa sortie a fait beaucoup parlé de lui, continue de nous surprendre à chaque dégustation.

Certes beaucoup de producteurs ont été touché par les deux épisodes du gel : du 22 et 23 avril ainsi que 27 et 28. Certains ont perdu une parti ou même une récolte entière sur un cru.

Au total ces deux épisodes ont détruit de 30 à 50% de la récolte 2017 en Gironde.

Hélas, le millésime 2017 rappelle durement les risques de tous le jours associés à la viticulture.

 

L’année 2017 restera en effet dans la mémoire collective en raison de ce fameux gel de la fin avril qui a anéanti près de la moitié de la récolte bordelaise.

 

Il a mis à rude épreuve surtout les propriétaires de la rive droite, mais également n’a pas épargné certains de la rive gauche.

Comme souvent, les dégâts furent aussi importants qu’inégaux, épargnant des appellations entières alors que certains crus ne produisirent rien ou quasiment pas de raisins en 2017.

Pour ces raisons évoquées, il s’agit d’un millésime d’extrêmement hétérogène.

 

Les rendements sont nettement plus faibles qu’en 2016, notamment en raison des épisodes de gel évoqués ci-dessus.

 

Pour les cépages rouges, les Merlots, dont le potentiel était très intéressant fin août, subissent les conséquences des précipitations de début septembre.

Leur récolte doit être par endroit anticipée au cours de la deuxième décade de septembre afin de limiter le développement de la pourriture grise.

 

Les Merlots n’ont pas bénéficié de conditions idéales pour achever leur maturation, excepté sur les sols les plus tardifs (calcaires et argilo-calcaires).

 

Une arrière-saison ensoleillée et sèche a permis de récolter des Cabernet-Sauvignon à maturité et dans de bonnes conditions.

 

Une des caractéristiques des raisins rouges de 2017 est sûrement leur teneur élevée en acide malique, conjuguée à un potentiel tannique plus faible que d’habitude.

La maturité technologique fut néanmoins convenable, avec une fraîcheur aromatique marquée, mais un potentiel polyphénolique modéré.

 

Pour les vins liquoreux, les caractéristiques climatiques du mois d’août ont globalement permis le développement du Botrytis.

Le temps sec et chaud de la fin de l’été a d’abord entraîné des phénomènes de passerillage, puis les pluies de début septembre ont déclenché l’installation du champignon.

 

Conclusion

 

Le millésime 2017 constitue une réussite majeure pour les vins blancs secs de Bordeaux, nettement supérieurs aux 2015 et 2016.

Les sauvignons sont mûrs et vifs, très aromatiques, avec beaucoup de race et d’éclat.

 

Les vins liquoreux de pourriture noble impressionnent par leur richesse et leur puissance. Issus d’un développement rapide et homogène du Botrytis.

Ils possèdent une grande pureté et une forte intensité aromatique. Ils ont su préserver de l’acidité permettant d’équilibrer une concentration en sucre souvent élevée.

 

Les rouges du millésime 2017 se révèlent très satisfaisants dans les propriétés épargnées par le gel.

Ils sont colorés, dotés d’un intense arôme fruité, certes, ils ne sont pas aussi denses que dans les grands millésimes, mais possèdent un caractère savoureux très séduisant.

En revanche, les vins rouges issus de parcelles gelées portent les stigmates du traumatisme de la vigne, dans certains cas, ils sont végétaux manquent de chair.

 

A rappeler que la rive droite et surtout l’appellation Saint-Émilion a été plus durement touchée par le gel, certains château comme Dassault, Fonbel, Rol Valentin, Larmande, Lamarzelle Figeac, Fleur Cardinale et bien d’autres, n’ont pas ou quasiment pas produit de vins en 2017.

 

 

 

Livrables 2017, collection Oenoconseil (dégustation, janvier 2020)

Top 20 – coups de cœur sur 60 vins dégustés

 

Ch Noaillac Prestige, Médoc 16,5/20

Ch La Tour de By Héritage, Médoc 16/20

Ch Fleur La Motte, Médoc 16/20

Ch Martin, Haut-Médoc 16/20

Ch Bernadotte, Haut-Médoc 16,5/20

Ch Chemin Royal, Moulis 16,5/20

Ch La Garricq, Moulis 16,5/20

Ch Lestage, Listrac 15/20

Ch La Bessane, Margaux 16,5/20

Ch La Galiane, Margaux 16/20

Ch La Bridane, Saint Julien 16,5/20

Ch Tour Sieujean, Pauillac 16/20

Domaine les Sadons, Pauillac 16,5/20

Ch Haut Marbuzet, Saint-Estèphe 16,5/20

Ch Martin, Saint-Estèphe 16/20

Ch La Croix de Pez, Saint-Estèphe 16/20

Ch Tournefeuille, Lalande de Pomerol 16/20

Ch La Renaissance, Pomerol 16/20

Ch Martinet, Saint-Emilion Grand Cru 15,5/20

Ch Queyron Pindefleurs, Saint-Emilion Grand Cru 15,5/20

 

 

A propos de l’Oenoconseil

 

Crée en 1990 à Preignac, structure du conseil ontologique au service de producteurs sur l’ensemble des vignobles du bordelais

Aujourd’hui, c’est une histoire d’amitié de quatre œnologues : Antoine Medeville, Henry Boyer, Edouard Massie et Arnaud Chambolle.

Ensemble ils ont crée quatre pôles œnologique avec de laboratoires à : Preignac, Pauillac, Beychac & Caillou et à Saint-Emilion.

Au total 250 propriétés font appelle à eux pour un conseil personnalisé qui respecte l’esprit et le terroir de chacun.

 

 

 

Livrables 2017 l’Union des Grands Crus de Bordeaux

(dégustation, février 2020)

 

Top 20 – coups de cœur sur 60 vins dégustés

 

Ch Les Carmes Haut Brion, Pessac 19/20

Domaine de Chevalier, Pessac 18/20

Ch Haut-Bailly, Pessac 18/20

Ch Smith Haut Lafitte, Pessac 17,5/20

Ch Canon, SEGCC 18,5/20

Clos Fourtet, SEGCC 17,5/20

Ch La Gaffelière, SEGCC 17,5/20

Ch Pavie Macquin, SEGCC 18/20

Ch Valandraud, SEGCC 18/20

Ch Le Bon Pasteur, Pomerol 17/20

Ch La Cabanne, Pomerol 17/20

Ch Gazin, Pomerol 17,5/20

Ch La Lagune, Haut-Médoc 17/20

Ch Brane Cantenac, Margaux 18,5/20

Ch Rauzan-Ségla, Margaux 18 /20

Ch Léoville Barton, Saint Julien 18/20

Ch Léoville Poyferré, Saint Julien 18,5/20

Ch Clerc Milon, Pauillac 17,5/20

Ch Lynch-Bages, Pauillac 18/20

Ch Phélan Segur, Saint-Estèphe 17,5/20

 

A propos de l’UGCB

 

Au début des années 1970, à l’occasion d’un voyage au Japon, un petit groupe de propriétaires de châteaux pose les jalons de l’Union des Grands Crus de Bordeaux dans le but de développer des actions de promotion à travers le monde.

Il sera rapidement suivi par un certain nombre d’autres Grands Crus, désireux eux aussi d’étendre leur notoriété au-delà des frontières.

Aujourd’hui, forte de ses différences et de ses valeurs communes de partage, l’Union rassemble 134 Châteaux, les Grands Crus répartis sur l’ensemble des appellations bordelaises les plus prestigieuses.

 

« C’est grâce à ce lien privilégié, construit dans la durée, que nous pouvons faire valoir notre message de qualité : la force d’un Grand Cru, c’est son histoire, celle d’un savoir-faire sans cesse actualisé, transmis depuis plusieurs siècles, de génération en génération… »

Ronan Laborde, Président de l’UGCB

 

Adresses utiles :

http://www.oenoconseil.com

http://www.ugcb.net

 

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Château de Rayne Vigneau, la reine de sauternes en route vers excellence…

Le chai à barriques de Raine Vigneau

Château de Rayne Vigneau, 1er Grand Cru Classé de Sauternes au classement officiel de 1855, élu aussi « le meilleur liquoreux du monde » en 1867 lors de l’Exposition Universelle, poursuit aujourd’hui sa route vers excellence…

 

Zoom historique

 

Le vignoble de Rayne Vigneau est assis sur une magnifique croupe dominant le Sauternais depuis sa création au début du XVIIe siècle.

Le Vigneau de Bommes nommait à la fois le vignoble, le Château, la Seigneurie et la famille de Vigneau, qui en fut la première titulaire.

On retrouve Gabriel de Vigneau qui apparaît dans les écrits en 1635. Son fils Étienne épouse Jeanne Sauvage, fille du seigneur d’Yquem et prend en main en 1681 les destinées de la propriété.

 

Madame de Rayne, née Catherine de Pontac, achètera le domaine du Vigneau en 1834.

 

Le classement officiel de 1855 place le Vigneau parmi les premiers crus du Sauternais. En 1867, le grand courtier de l’époque Daney lui attribue le premier rang immédiatement après le Château d’Yquem.

 

C’est Albert de Pontac, petit neveu de Madame de Rayne, qui donne son nom de « Rayne Vigneau » à la propriété.

 

Des investissements et un travail considérable ont été faits par tous les propriétaires successifs en faveur de la qualité des vins du Château.

 

Entre 2004 et 2015, le Château de Rayne Vigneau a appartenu à CA Grands Crus, filiale du Groupe Crédit Agricole, qui a mis en place un plan d’optimisation de l’ensemble du vignoble.

 

Derek Smith a eu un véritable coup de foudre pour le Château de Raine Vigneau et son vignoble magique

En 2015 le Château de Rayne Vigneau change le propriétaire, racheté par Derek Smith, d’origine américaine, PDG du groupe Trésor du Patrimoine et reste dirigé par Vincent Labergere, qui connaît bien ce cru depuis déjà plusieurs années.

 

Derek, un grand amateur de sauternes, est tombé sur le charme de ce cru, conscient du potentiel de ce trésor qu’il a acquis, souhaite lui donner un nouveau départ en misant aussi sur les offres oenotouristiques.

 

La Rayne Vigneau propose les activités oenotouristiques inédites et insolites afin de donner occasion aux amateurs de découvrir le site de façon pas banale, de vivre une expérience unique et inoubliable pour chacun…

 

le fameux cèdre bicentenaire qui accueille de « dégustateurs perchés » à 11 m du sol

Imaginez une vue imprenable à 360° à 11 m du sol face au panorama du vignoble sauternais et de la Vallée du Ciron, en plus avec un verre de sauternes de Rayne Vigneau à la main, oui, vous avez grimpé sur un cèdre bicentenaire pour une « Dégustation Perchée ».

C’est une activité insolite qui est proposé par le château, pas de panique, vous êtes encadré par un professionnel, vous grimpez à la corde jusqu’à la table de dégustation suspendue à l’arbre, ça vaut vraiment le détour.

 

Océan de vignes qui donne de possibilités sans fins aux ballades à cheval

Une autre activité qui permet de contempler ce magnifique paysage du vignoble sauternais et de découvrir le terroir magique de Rayne Vigneau, est une « Ballade à Cheval à travers les vignes » qui est proposée.

Vous êtes accompagné par un professionnel, vous vous baladerez à votre rythme à travers le vaste vignoble du Château de Rayne Vigneau et ses alentours.

La ballade se conclue par une visite de la propriété et des chais avec une dégustation de quelques crus du château.

 

La Rayne Vigneau a reçu à double reprise le prix « Best of Wine Tourisme » en 2016 et en 2018 pour son accueil oenotouristique, il y a de quoi ëtre fière !

 

 

Zoom sur la propriété et ses vignes

 

Le Château de Rayne Vigneau est une propriété magique.

Le vignoble s’étend sur 84 hectares d’un seul tenant sur une vaste croupe dominant le Sauternais. Son sous-sol de graves sablonneuses, assises sur un socle argileux, révèle d’étonnantes richesses en pierres semi-précieuses comme agates, saphirs, cornalines, quartz, cristaux de roche et bien d’autres qui évoque en évidence un vin précieux sur un terroir exceptionnel.

 

Les vignes sont âgées aujourd’hui de 30 ans en moyenne, plantées en Sémillon (74%), en Sauvignon Blanc (24%), qui apporte la note de fraîcheur avec une petite touche de Muscadelle (2%).

 

Quelques baies de Sémillon parfaitement « rôtis »

La présence du Ciron, affluent de la Garonne est déterminante pour la sur-maturation du raisin, elle est responsable des petites brumes matinales en automne.

Ce phénomène bien particulier favorise le développement progressif du Botrytis Cinerea (la pourriture noble) nécessaire pour la concentration naturelle du sucre dans les baies.

Donc chaque année les vignes attendent patiemment l’invasion progressive de ce noble champignon.

Selon la tradition, les vendanges se déroulent par tries successives, chaque grain n’étant cueilli que parfaitement « rôti », donc 4 à 8 tries manuelles sont nécessaires selon les millésimes.

Pour faire une bouteille de sauternes c’est un vrai travail d’orfèvre qui se poursuit dans le chai avec des sélections de grains très sèvres, des pressurages délicats et de longs élevages dans des barriques de chêne.

Rayne Vigneau présente sa collection

Rayne Vigneau en bref 

84 ha 

Cépages : Sémillon (74%) Sauvignon (24%) Muscadelle (2%)

Rendement : 10-15 hl/ha

Vignes : 30 ans

Terroir : argilo-graveleux, graveleux, argilo-sableux, riche en pierres semi-précieuses  

 

Adresses utiles :

http://www.raynevigneau.com

 

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Château Montrose, Saint-Estèphe passe au vert, objectif 2019/2020…

 

Château Montrose à Saint-Estèphe, seconde Cru Classé au classement officiel de 1855, ce joyau viticole d’un pur style XVIII ème typique du bordelais continue toujours et sans interruption sa voie de la stabilité et de l’excellence.

Biodiversité du Château Montrose avec son vignoble sur les terrasses

 

Succédant à trois générations de la famille Charmolüe, qui durant 110 ans (1896-2006) a bâtis la réputation du Château, Martin et Olivier Bouygues ont acquis le Château Montrose en 2006.

Amoureux de ce cru, visionnaire, conscient de son potentiel unique, la famille Bouygues décide d’entreprendre les travaux pharaoniques de restructuration du vignoble et des bâtiments historiques. Après sept longues années de travaux, de son chantier spectaculaire Château Montrose renaît et marque son entrée dans 21ème siècle avec ses installations ultra modernes et performantes conçu dans le respect total de l’environnement sans oublier le respect pour son patrimoine historique à préserver.

Initiée en 2006 par les frères Bouygues, la politique environnementale globale de Château Montrose vient naturellement en prolongement du geste de son fondateur Mathieu Dollfus, entrepreneur visionnaire et propriétaire du domaine au 19ème siècle suivi par la famille Charmolüe, propriétaire du château durant plus qu’un siècle.

Depuis 12 ans, Martin et Olivier Bouygues, fortement engagés dans une démarche de développement durable pour le Château Montrose ont débuté un changement profond et global planifié en plusieurs étapes sur 20 ans à l’horizon 2026.

La stratégie environnementale de Château Montrose planifiée sur 20 ans vise à préserver durablement son terroir, doté naturellement de grandes richesses, et limiter l’impact de son activité sur l’environnement.

La prise de conscience de Château Montrose de sa responsabilité environnementale n’est pas un effet de mode…

La propriété dispose aujourd’hui du recul nécessaire de 12 années de pratique pour faire partager son expérience et envisager les prochaines étapes de restructurations.

Vue aérienne des bâtiments du domaine avec 95 ha de vignes qui l’entourent .

Située au cœur du Parc Naturel du Médoc, la propriété de 130 hectares dont 95 ha du vignoble de Montrose avec une particularité exceptionnelle et rare d’être historiquement d’un seul tenant autour du Château, des chais et des bâtiments d’exploitation, ce qui permet la meilleure gestion de chaque parcelle de vigne.

Cette unité permet une réflexion globale sur le vignoble, une vigilance optimale sur l’état sanitaire de chaque parcelle et une organisation plus efficace du travail de la vigne, la séparation de chaque terroir sur ses terrasses légendaires.

 

Etape essentielle entreprise au cours de restructuration consistait à un passage progressif à une viticulture Biologique de l’ensemble du vignoble

Aux termes de nombreuses expérimentations menées par les équipes techniques depuis 2013 sur les différentes modalités de traitement de la vigne, 15 ha de récolte cultivés en bio et biodynamie ont fait en 2016, leur première entrée au chai.

Lors des vendanges 2017, 45 ha (50% du vignoble) ont été concernés, marquant une étape significative vers le passage à une viticulture 100% bio de l’ensemble du vignoble à horizon 2020, nous y sommes presque !

 

Grand chai de Château Montrose

Aujourd’hui, Château Montrose possède un cuvier ultra performant adapté aux sélections parcellaires les plus fines et le plus sélectives possible sur son terroir unique.

 

Son cuvier parfaitement fonctionnel, construit en 2000, a été repensé en 2017 pour répondre aux exigences d’un travail intra parcellaire très rigoureux.

Il est équipé d’un système de tri renforcé et de 92 cuves thermo régulées de capacités différentes qui permettent de poursuivre au chai le travail de précision mené en amont au vignoble.

 

Conscient de ses richesses naturelles Château Montrose s’est engagé depuis plusieurs années dans une démarche de prise en compte et de valorisation de la biodiversité sur la propriété.

Un inventaire floristique et faunistique précis, réalisé par des spécialistes, a permis de confirmer les atouts du site et d’établir un guide de gestion et de bonnes pratiques par zone, afin d’améliorer la biodiversité à l’échelle du domaine.

Toujours dans l’objectif de protéger son terroir durablement, Château Montrose a adopté des nouvelles approches de la gestion et de la protection de ses sols.

 

Objectif 2019/2020 100% du vignoble en bio

Selon le calandrer établis sur 5 ans (dès 2016 au 2020) Château Montrose est à la veille de 100% du vignoble en Bio.

Le pari très difficile, presque gagné qui apportera le nouveau souffle aux vins de Montrose dans sa continuité historique.

 

Etape 1 : 2016 : 15% du vignoble en bio

Etape 2 : 2017 : 45% du vignoble en bio

Etape 3 : 2018 : 65% du vignoble en bio

Etape 4 : 2019/2020 : 100% du vignoble en bio

 

 

Bref carte d’identité de Château Montrose :

 

Second Cru Classé au classement officiel de 1855

2006 – achat par Martin et Olivier Bouygues

95 ha de vignes d’un seul tenant

Encépagement : Cabernet Sauvignon (60%) Merlot (32%) Cabernet Franc (6%) Petit Verdot (2%)

Age moyenne de vignes : 38 ans

Le terroir composé essentiellement de graves garonnaises

Densité de plantation : 9000 pieds/ha

Elevage en barriques de chêne français 16-18 mois

Château Montrose élevé 16-18 en barrique de chêne français

 

Adresses utiles :

http://www.chateau-montrose.com

 

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« Bordeaux Grands Crus Classés 1855 Médoc et Sauternes » – les belles feuilles pour l’été…

« Bordeaux Grands Crus Classés 1855 » chez Flammarion

 

« Grands crus classée de Bordeaux 1855 Médoc et Sauternes », l’ouvrage de références qui est sorti au printemps dernier, depuis, très bien installé sur les étagères de bonnes librairies et surtout dans la bibliothèque d’amateurs de grands crus de bordeaux.

Déjà en 2005, à l’occasion du 150e anniversaire de ce classement historique du 1855 paraissait un ouvrage très complexe consacré aux grands crus classés de bordeaux .Cet ouvrage qui a été traduit en neuf longues, a connu son succès sans précédent.

Depuis ce temps là, le vignoble bordelais a connu une véritable révolution, surtout l’ouverture à l’agriculture biologique et biodynamique, ainsi qu’une reconstruction de nombreux chais et de cuviers, crées par des architectes mondialement connus qui associaient une architecture souvent ultra moderne en respectant la tradition bordelaise, sans oublier toute la technologie de pointe et la recherche de la perfection, en combinant le coté utile avec l’esthétique de l’ensemble.

Donc, un nouveau ouvrage qui mettait à jour toutes les évolutions au fil de ces quelques années s’imposait tout naturellement.

Aux fils de pages, le lecteur découvrira le texte et des photos qui mettent en évidence l’ensemble de ces vins d’exception, les Grands Crus Classés de Médoc et de Sauternes qui ont fait et font toujours la gloire du Bordelais.

 

 

« Grands crus classée de Bordeaux 1855 Médoc et Sauternes »

Ecrit par Franck Ferrand et Hugh Johnson avec des photos de Guillaume de Laubier en collaboration d’Olivier Poels et de Cornelis Van Leeuwen, est le seul ouvrage consacré à l’ensemble de ces Grands Crus Classés mettant en valeur la beauté des châteaux et l’excellence de leurs vins.

Ce classement de 1855 est désormais un patrimoine collectif de l’univers du vin et reste la référence suprême.

 

Franck Ferrand nous révèle l’histoire cachée derrière chacun de ces vins, les secrets des cuviers et des chais. Il guide le lecteur à travers ces vignobles et ces châteaux qui font rêver le monde entier.

 

Hugh Johnson évoque la naissance des crus classés de Médoc « au rouge plus intense et miroitant qu’un rubis » et l’origine mystérieuse de ce vin blanc unique aux arômes envoûtants qu’est le Sauternes.

 

Guillaume de Laubier, photographe, il a publié de nombreux ouvrages chez Flammarion : Au cœur de L’Ecosse (2010), Maison Parisienne (2014), Wine by Design (2016) et Mon Luxembourg (2016).

 

Aux fils de quelques pages : 

Nouvelle oenothèque de Château Latour, Pauillac

 

Nouvelle salle de dégustation de Château Margaux, Margaux

 

Nouveau chai de Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac

 

Nouveau chai de Château Montrose, Saint-Estèphe

 

Nouveau chai de Château Kirwan, Margaux

 

Nouveau chai de Château Talbot, Saint-Julien

 

Nouveau chai de Château Prieuré-Lichine, Margaux

 

Adresses utiles :

http://www.grand-cru-classe-1855.com

 

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Verticale de Château Lafite Rothschild, Pauillac

Tout récemment, dans le cadre d’une très belle dégustation de vins des Domaines Barons de Rothschild (Lafite), j’ai pu faire une belle verticale et passer au crible quelques millésimes de Château Lafite Rothschild, Pauillac

 

Domaines Barons de Rothschild  (Lafite)

Voici les résultats :

 

Lafite 2005 ***

Très grand millésime.

89% CS 9%Merlot 2% Petit Verdot

Toucher soyeux avec une belle densité, note de fruits noirs, épices, structure tannique racée, grande profondeur, fraicheur, garde sa jeunesse presque éternelle.

 

Lafite 2002 *

Bouche nette avec une note épicée, poivre sauvage, note cacaotée, poudreuse, en finale soupçon d’amertume, consommable dès maintenant.

 

Lafite 1996 ***

Joli nez de sous bois, rose séchée, feuilles de tabac séchées, bouche complexe avec des notes mentholés, fumées, note cacaoté, poudreuse, vin riche, structuré, frais, taillé pour une longe garde.

 

Lafite 1985

Lafite 1985 **

Millésime difficile.

Nez de sous-bois, champignons, en bouche garde toujours une belle fraicheur avec une acidité agréable, note de cacao en poudre, texture raffinée, offre un bon plaisir gustatif, apogée.

 

Dans les coulisses de Château Lafite

Ce vignoble comprend trois grandes zones soit les coteaux autour du Château, le plateau des Carruades contigu à l’ouest et une parcelle de 4,5 ha sur la commune voisine de Saint-Estèphe.

La surface totale des vignes est de 112 ha, les sols de graves fines, profondes, mêlées à des sables éoliens sur un sous-sol de calcaire tertiaire, bien drainées et bien exposées.

 

Encépagement :

Cabernet Sauvignon (70%)

Merlot (25%)

Cabernet Franc (3%)

Petit Verdot (2%)

 

L’âge moyen des vignes est de 39 ans, mais celle qui donnes le grand vin ont 45 ans en moyenne. La parcelle la plus âgée, dite « La Gravière », fut plantée en 1886.

La récolte de chaque parcelle est traitée séparément par les petits lots pour garder l’identité de chaque terroir et de chaque cépage sur ces terroirs.

A Lafite, les fermentations se réalisent dans deux cuviers séparés : dans le cuvier traditionnel composé de grandes cuves en chêne et celui composé de cuves ultra modernes en inox

A la fin de la fermentation alcoolique, les cuves font l’objet d’une première dégustation avant d’être écoulées, les marcs sont pressés indépendamment pour extraire le « vin de presse ».

Les malolactiques sont réalisés en cuves, avant entonnage de chaque lot.

Il est importent à signaler que chaque barrique provienne de la Tonnellerie des Domaines avec une adaptation spécifique de la « chauffe » durant sa fabrication aux caractéristiques du vin qu’elle va contenir.

Plusieurs dégustations de chaque cuve sont réalisées en décembre pour la sélection du grand vin.

L’assemblage est réalisé en mars au premier soutirage des barriques.

Alors, maintenant débute l’étape de l’élevage et du vieillissement du vin, l’étape qui s’étale sur une longue période de 18 à 20 mois.

Durant cette période, le maître de chai va réaliser une série de soutirages, afin de séparer les sédiments de la lie du vin, ensuite c’est le collage traditionnel aux blancs d’œufs pour enlever les particules en suspension et clarifier les vins en barrique.

Maintenant le vin est prêt pour la mise en bouteilles qui se déroule en juin (en une seule mise).

 

Chai

Le fameux chai circulaire de Château Lafite Rothschild inauguré en 1987, conçu par l’architecte espagnol, catalan Ricardo Bofill (né à Barcelone en 1939).

Destiné à l’élevage des vins de deuxième année, il se caractérise par sa forme octogonale complètement atypique et sa voûte soutenue par 16 colonnes avec sa partie centrale circulaire. Ce chai unique dans son genre peut accueillir jusqu’à 2200 barriques.

 

Adresses utiles :

http://www.lafite.com

 

 

 

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Grands Crus Classés en 1855 (Médoc & Sauternes), 160 ans des loyaux services aux amateurs des Grands Vins…

C’est un anniversaire qui reste et restera dans les anales (jusqu’au  prochain)…

C’est un anniversaire qui mérite être fêter, 160 ans, bel âge, ce celui de la Classification des Vins de Bordeaux en 1855…

88 Châteaux de Médoc et de Sauternes font partie de ce club d’excellence ultra fermé !

Philippe Castéja, Président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855 Médoc&Sauternes avec Laurent Fabius (à droite) Ministre des Affaires Etrangères au Quai d'Orsay pendant la cérémonie d'anniverssaire

Philippe Castéja, Président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855 Médoc&Sauternes avec Laurent Fabius (à droite) Ministre des Affaires Etrangères pendant la cérémonie d’anniversaire au Quai d’Orsay (Paris)

C’était aussi une occasion pour Jacques Glénat de éditions éponymes d’éditer un beau livre « 1855 Bordeaux les Grands Crus Classés » écrit par Jean-Charles Chapuzet et illustré des photos de Guy Charneau.

Laurent Fabius avec

Laurent Fabius avec J-Ch Chapuzet (à droite) et Guy Charneau (à gauche) 

Zoom sur le classement 1855 :

Le Coassement des vins de Bordeaux fût établi en vu d’une présentation de vins de la Gironde dans le cadre de l’Exposition Universelle de Paris en 1855, à la demande de l’Empereur Napoléon III. Cette lourde tache a été confiée au Syndicat des Courtiers de Commerce auprès de la Bourse de Bordeaux.

Ces courtiers de l’industrie vinicole de Bordeaux ont établi un classement en fonction de la réputation des châteaux et du prix de leur production sur la base d’une tradition d’un siècle et demi de classification informelle, qui à l’époque était directement en relation avec la demande donc le prix.

Les vins furent classés en importance du premier au cinquième cru. Tous les rouges venaient du Médoc sauf le Château Haut Brion produit dans les Graves. Les blancs furent limités à la variété liquoreuse des vins de Sauternes et Barsac sur trois niveaux.

Publié exactement le 18 avril 1855 ce classement a connu deux changements depuis sa création : le 16 septembre 1855 le Château Cantemerle a été ajouté comme cinquième cru et, en 1973, le Château Mouton Rothschild est passer de deuxième au premier cru. Ce classement compte 88 châteaux soit 61 produisant les vins rouges et 27 les vins blancs.

Juste un rappel des 5 Premiers GCC :

Château Lafite-Rothchild – Pauillac

Château Latour – Pauillac

Château Mouton Rothschild – Pauillac (second cru en 1855, promu en premier cru en 1973)

Château Margaux – Margaux

Château Haut-Brion (Graves jusqu’en 1986, puis Pessac-Léognan)

Discours complet du Ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius pendant la cérémonie au Quai d’Orsay,

ces quelques minutes méritent une attention particulière, enfin un Ministre qui aime le vin…!

http://www.grand-cru-classe-1855.com

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