vin Wino wine – le blog vin de Marie Joanna Roginska


Podere Le Ripi à Montalcino (Toscane), le vignoble hors du temps… # reportage

« Podere Le Ripi, le lieu de ma vie » Francesco Illy

Les collines de Montalcino

Francesco Illy, (oui, c’est la famille Illy connue dans le monde entier par des amateurs du café de la marque éponyme), propriétaire du domaine viticole Podere Le Ripi à Montalcino, en Toscane.

En 1984, Francesco, un jeune homme trentenaire, photographe de la nature et du paysage, tombe amoureux de Montalcino quand il arrive par hasard dans cette région de la Toscane.

Ce fut un véritable coup de foudre pour cette nature intacte et sauvage de la vallée d’Orcia, et Francesco décide de s’y installer, ici à Montalcino, sur ces terres promises de Brunello, sans même y penser au vin, oui, le vin est venu plus tard tout naturellement.

Il a voulu créer tout simplement un petit « chez soi », un petit coins de paradis loin de tout, loin de toutes civilisations modernes.

 

« La beauté, la distance qui nous sépare de tout ce que nous appelons la civilisation, l’absence absolue d’architecture moderne, de l’horrible massacre architectural du siècle dernier qui a détruit tant de paysages italiens, les parfums qui imprègnent ces collines toute l’année, la vue profonde à l’est sur Monticchiello et Montepulciano, le volcan préhistorique du mont Amiata au sud, les collines en amphithéâtre qui protègent Le Ripi à l’ouest et au nord… tout cela, si merveilleux, si intact, tellement spectaculaire ».

 

Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 133 hectares de forêt, de vignes et d’oliviers. Sol non contaminé avec une merveilleuse diversité végétale, des vues à couper le souffle et un air pur.

Le domaine était autrefois habité par des moutons et leur berger.

C’est justement d’un berger que Francesco achète le domaine en 1998, ici il n’y avait pas une seule vigne à l’époque.

 

Depuis 2000, il plante et cultive la vigne avec un grand respect pour le sol, en respectant les principes de l’agriculture biologique.

Le Ripi est certifié en bio depuis 2014 et en biodynamie depuis 2015.

 

 

En 2000 les premières parcelles de vignes sont plantées en Sangiovese, avec une densité de 5 000 plants par hectare.

Cependant, en 2002 Francesco se demandait si une densité plus élevée aurait pu fournir moins de grappes par plante, mais avec une qualité supérieure.

Donc il plante de parcelles avec une densité plus en plus impotente pour arriver en 2003 jusqu’à 11 111plants par hectare.

 

 

 

De cette réflexion de planter plus en plus dense est venu en 2005 le concept de « Bonsai », l’idée de génie ou tout simplement de folie pour certains, le vignoble le plus dense du monde !

Les vignes sont plantées à seulement 40 centimètres les unes des autres, ce qui donne une densité de 62 500 plants par hectare.

La vigne est plantée dans des carrés de 4 x 4 mètres avec 121 plants par carré, afin de faciliter la gestion et le travail 100% manuelle de ce minuscule vignoble.

 

 

 

Dans la vigne de Sangiovese Bonsai

 

Dans ce concept « Bonsai » Francesco a donc décidé d’essayer quelque chose de nouveau et d’innovant, forcé la vigne à traverser de nombreuses couches géologiques très différentes dans un délai plus court, en le plantant avec un système à très haute densité.

La qualité finale du vin entretient une relation étroite avec la façon dont les racines s’enfoncent dans de différentes couches géologiques, absorbant différents types de minéraux, qui sont ensuite traduits dans le vin.

Ce système unique de plantation n’a donné aux plantes qu’un choix, creuser plus en plus profondément dans le sol avec les racines qui atteignent aujourd’hui plus de 3,5 m de profondeur tout simplement pour survivre. C’est prouvé, cette vigne ne souffre jamais du stress hydrique.

 

Ce pari complètement fou a été gagné, en 2007 la première récolte et la première barrique de Sangiovese Bonsai 2007 a été produite.

 

« Lorsque nous avons récolté le bonsaï, nous étions tous excités: nous ne pouvions pas croire que cette expérience folle avait fonctionné ».

.

Aujourd’hui, la vigne de Bonsai Sangiovese arrive à une superficie d’1,2 ha ainsi que 2 000 m² sont plantés en Bonsai Syrah.

 

Après la douzième récolte, Francesco affirme sans hésitation que son meilleur vin provient du vignoble Bonsai, certes la production ultra confidentielle de 600 bouteilles en moyenne par an.

 

 

D’autres cuvées du domaine Podere le Ripi

 

 

 

 

Amore & Follia Rosso Toscano IGT (Syrah, Sangiovese, Merlot)

Amore & Magia Rosso di Montalcino DOC (Sangiovese)

Sogni e Follia Rosso di Montalcino DOC (Sangiovese)

Ciello d’Ulisse Rosso Toscano IGT

Lupi e Sirene Brunello di Montalcino DOCG (Sangiovese)

Lupi e Sirene Brunello di Montalcino Riserva DOCG (Sangiovese)

Rosso di Montalcino DOC Bonsai (Sangiovese)

 

 

Podere le Ripi

 

 

Au total 9 ha de Sangiovese qui produisent du Brunello, 2 ha de Syrah et Merlot.

 

 

De La vigne au chai

 

 

Podere le Ripi

 

Le chai de Podere le Ripi a demandé 12 longues années de réflexion afin d’imaginer et concevoir une cave idéale pour les vins du domaine.

La réalisation du projet final a été confiée à l’architecte Ernesto Illy, le fils de Francesco. Il a fallu 7 ans pour le concevoir et le développer.

La cave a été construite en utilisant uniquement des techniques de constructions anciennes, en utilisation de briques d’argile naturelles fabriquées à la main et d’un mortier à la chaux.

 

 

 

Au bout de 4 ans, plus de 750 000 briques avaient été posées manuellement, construisant un bâtiment sans aucune idée de design contemporaine uniquement dans le but de rechercher l’harmonie entre l’extérieur et l’intérieur, une cathédrale viticole dédiée 100% au vin, à son élaboration et son affinage.

 

 

 

Ce chai est opérationnel depuis la vendange 2015.

 

C’est très utile à signaler que Podere le Ripi est très ouvert à l’oenotourisme et reçoit les amateurs du vins pour de visites et de dégustations à thème, tous les détails sont notés sur le site du domaine. 

 

Adresses utiles :

http://www.podereleripi.it

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Bordeaux primeurs 2018 – Volume 2 – Rive Gauche # analyse # coups de cœur

Pour ceux qui n’ont pas lu ma chronique concernant les primeurs de la rive droite, voici mon analyse complète du millésime 2018, en revanche pour ceux qui ont déjà lu ma première chronique, désolée pour cette répétition.

 

Millésime 2018 à Bordeaux n’a pas fini de parler de lui, n’a pas fini de nous surprendre.

Les premières dégustations de vins encore en élevage, que j’ai pu effectuer à plusieurs reprises sur les diverses échantillons ont confirmé la qualité sans faille de la plupart de grands vins.

Au cour de dernières dégustations de primeurs 2018 j’ai dégusté environs 250 échantillons entre la rive droite, le Médoc et le Pessac, voici quelques analyses, en donnant aussi la parole à ceux qui font du vin, sans oublier évidemment quelques de me coups de cœur.

 

Tout a commencé « dans l’enfer pour finir au paradis » 2018 le millésime de tous les excès.

 

 

Bref analyse la météo 2018

La bette noire du millésime 2018 c’était la grosse pression du mildiou et black rot qui opéraient sans pitié avec l’excès de l’eau et la canicule, bref la totale qui a déstabilisé certains producteurs.

 

L’hiver très pluvieux avec des précipitations constantes qui durent jusqu’au printemps.

Heureusement le retour du beau temps a permis une floraison quasi parfaite et une très belle sortie de baies.

Les pluies printanières ont contribué hélas à la forte et constante pression du mildiou en juin.

Les vignerons ont dû aussi faire face à l’apparition de black rot (pourriture noire) dû aux fortes chaleurs de juillet.

Chez les vignerons en bio et en biodynamie, c’est surtout la pourriture noire qui a causé à partir de la 2e quinzaine de juillet la perte d’une grande partie de la récolte.

Certains vignerons ont pu quand même récolter de volumes quasi normales soit 40-45 hl/ha.

L’état sanitaire final de baies était très satisfaisant, les raisins sains, avec une maturation lente et équilibrée surtout pour des cabernets francs sur la rive droite, ce que nous avons retrouvé avec une proportion plus importante que d’habitude dans les assemblages chez certains producteurs.

 

Les jus dans sa globalité étaient très concentrés en raison de millerandage de baies, de la petite taille des grains, qu’il fallait traiter avec douceur sans des extractions exagérées.

Certes, nous nous trouvons parfois avec de vins trop extrait, donc déséquilibrés, avec de forts degrés alcooliques, heureusement ce sont les cas plutôt isolés.

 

On peut parler d’une réussite générale sur l’ensemble du vignoble bordelais avec de nuances sur les qualité et quantités variables selon les secteurs et selon de moyens matériels mis à la disposition de producteurs.

 

Ce qui caractérise ce millésime c’est sont des raisins mûrs avec la pureté de fruits croquants et gourmands, beaucoup de saveur et de la belle fraicheur en finale, les tannins sont crémeux et fins, au final ça donne de vins équilibrés sans lourdeur.

En général on retrouve toutes ces caractéristiques dans les grands vins sur les deux rives.

 

Voici quelques propos sur le millésime 2018 de ceux qui font le vin :

Le 2018 pour Stéphane Derenoncourt, consultant (Derenoncourt Consultants) et propriétaire de Domaine de L’A en Castillon Côtes de Bordeaux.

« C’était vraiment un millésime d’ombre et de lumière, entre ce printemps affreux avec beaucoup de pluie, de problèmes du mildiou, parfois de grêle, puis fin juin, cette métamorphose, avec des conditions magnifiques.

C’est un millésime intéressant, car pour les vendanges on a eu une fenêtre qui n’a jamais été aussi large, c’était carrément à la carte.

Ça a permis à chacun d’exprimer réellement ce qu’il voulait exprimer, dans une liberté totale».

 

Pour Frédéric Massie (œnologue, Derenoncourt Consultante), le 2018 a montré que la viticulture biologique menée de manière plus respectueuse de la plante et des sols expose aussi plus violemment le viticulteur aux caprices de la nature.

Il faut apprendre une leçon du millésime 2018, analyser les raisons des déceptions viticoles, mais aussi reconnaître les satisfactions rencontrées lors des dégustations »

 

Le 2018 pour Antoine Médeville, œnologue (Oenoconseil)

« Il a fallu gérer une grosse pression de mildiou en juin, surveiller la date de récolte.

Il fallait donc essayer de vendanger entre le côté aromatique, le maximum de matière colorante et la maturité des tanins, sans aller chercher la surmaturité.

Il fallait faire attention lors des vinifications à ne pas surextraire, en faisant trop de remontages ou en augmentant trop en température ».

 

Le 2018 pour Thomas Duroux, directeur de Château Palmer, Grand Cru Classé de Margaux

« On a probablement fait l’un des plus grands Palmer de l’histoire, pour faire un grand vin en 2018, il s’agissait de gérer une concentration jamais vue dans les raisins, combinaison de conditions de maturité exceptionnelles et de très petits rendements résultant d’une pression de mildiou jamais vue au cours de ces 50 dernières années.

Il a fallu gérer les extractions de façon ultra-pointue pour respecter le style du millésime, qui est puissant.

Biodynamie a contribué à aller beaucoup plus loin dans l’interprétation du terroir, avec un style toujours plus précis, pur, sur le fruit.

Palmer 2018 est le plus puissant de notre histoire, avec une complexité aromatique et une sophistication de la structure ».

 

Le 2018 pour Philippe Casteja, président de Grands Crus Classées en 1855 du Médoc et Sauternes, à la tête de plusieurs domaines bordelaises (dont Château Batailley et Lynch-Moussas Grands Crus Classés de Pauillac) ainsi que de la maison de négoce Borie-Manoux,

« C’est un très grand millésime dans l’ensemble de nos propriétés, homogène et de belles qualités sur les deux rives.

On a fait attention à faire des vinifications très fraîches pour garder du fruit ».

 

Le 2018 pour Véronique Sandres, directrice de Château Haut-Bailly, Grand Crus Classée de Pessac-Léognan

« On est passés de l’enfer au paradis dans la même année.

Le résultat, c’est un vin un peu hors normes, exceptionnel, incroyablement équilibré malgré une concentration et un niveau d’alcool très élevé, il y a un sentiment de suavité, de soyeux, un grain de tanins d’une finesse et d’une précision fabuleuse ».

 

Rive gauche

 

Margaux

 

Eduard Miailhe

Le mot du Président du Syndicat Viticole de Margaux, Edouard Miailhe :

« Cette année (2018), haut en couleur comme en émotion, donne au finale un très grand millésime, dans la lignée des magnifiques 2015 ou 2016 produit par appellation Margaux »

 

Appellation Margaux est sans aucun doute la plus diversifiée de la rive gauche dû aux rondement extrêmement faibles quasi inexistants pour certains châteaux, surtout ceux qui travaillent en biodynamie.

Tout d’abord par le phénomène des orages très violents, ensuite par la poussées de mildiou sans précèdent ou encore dans certains cas la déshydratation de sol.

C’est le cas de Palmer (11hl contre 40hl, Durfort-Vivens (10 hl contre 40) sinon pour Château Margaux ça se plutôt bien fini, qui a pu sauvé sa récolte avec 31 hl contre 40-45 pour une récolte habituelle.

 

Certes, appellation Margaux haut en couleurs a sortie certains vins hors norme.

 

Voici quelques pépites :

 

Margaux 1er GCC

Vendanges du 17 septembre au 13 octobre

Assemblage 90% CS 4% M 4% CF 2% PV

31hl/ha

36% de la récolte constitue le grand vin

Grande concentration due à la petite taille des baies de cabernet sauvignon et le rondement relativement bas de 31 hl/ha.

 

Toucher net, soyeux, précis, note de fruits noirs , cerise, croquant de fruits frais acidulés, vin persistant avec une belle construction, texture serrée, très danse, tanins racés sans aucune agressivité, en finale long avec une note mentholée.

19/20

 

Palmar

Biodynamie sur la totalité du vignoble

Touché violement par mildiou à la mi-juillet

Vendanges du 13 septembre au 15 octobre

53% CS 40% M 7% PV

11hl/ha

90% de la récolte produit le grand vin, pas d’Alter Ego sur ce millésime

Vin racé, puissant, net et persistant, sans agressivité, juste concentration de fruits noirs mûrs avec une très jolie fraicheur, les tannins sont élégants avec sa structure granulée, dans l’ensable dégage une énergie hors normes.

19,5/20

 

Rauzan – Segla

56% CS 40% M 2% CF 2% PV

32 hl/ha

 

Nez délicat, fruits noirs, épices, bouche pulpeuse avec de fruits noirs mûrs, juteux, cerise noire, belle persistance, tout est net et précis avec de tanins élégants, vin racé et frais.

18,5/20

 

Brane Cantenac

74% CS 23% M 2% CF

 

Toucher soyeux, velouté, quelques fruits noirs acidulés et frais, épices douces, belle profondeur, vin persistant avec de tanins soyeux, belle promesse.

18/20

 

Cantenac – Brown

69% CS 28% M 3% CF

 

Bouche nette, précise, panier de petits baies noirs, quelques épices, tension au milieu, tanins travaillés en douceur, finale fraiche, suave, longueur est là.

17,5/20

 

Durfort – Vivens

55 ha travaillé en biodynamie

70% CS 23% M 7% CF

Gonzague Lurton avec ses 10 hl/ha a décidé de vinifié la totalité de la production dans les l’amphore, ensuite élever une partie de vins en barrique neuve (70%) et le reste laisser en amphores de terre cuite.

En bouche ça donne un vin très intéressent aux notes fumées, chocolatées avec un peu de vanille et fleurs séchées, bonne persistance, fraicheur, tannins granulés, vin très racé.

17,5/20

 

Kirwan

43% CS 29% M 15% CF 13% PV

25 hl/ha

Sophie Schyler

Toucher soyeux, élégant, belle souplesse avec le milieu de bouche fruité, juteux, ensemble est moelleux et frais, tout est précis, mesuré, les tanins son doux et élégants avec sa finale longue et fraiche, très joli vin.

17,5/20

 

Giscours

Vendanges du 12 septembre au 12 octobre.

55% CS 39% M 6% PV

32 hl/ha

 

Bouche poivrée, fruits noirs, épices, belle finesse, délicatesse, fruits noirs frais et gourmands, structure tannique puissante, sans agresser, bonne maitrise de l’ensemble, finale fraiche.

17/20

 

Sans oublier belles réussites chez :

 

Dauzac

16,5/20

Lascombe

16,5/20

Prieuré-Lichine

16,5/20

Ferrière

Vignoble exploité en biodynamie

16,5/20

Labégorce

16/20

Monbrison

16/20

Siran

16/20

 

Saint-Julien

 

On a pu constater très rapidement une belle homogénéité dans les vins de l’ensemble de l’appellation Saint Julien.

Dans sa globalité les Saint-Julien sont riches et concentrés juste comme il faut sans artifices, avec une profondeur, fraicheur et bien évidemment son élégance naturelle.

 

Voici quelques pépites :

 

Ducru-Beaucaillou

Vendanges du 19 septembre au 10 octobre

85% CS 15% M

18 mois 100% bois nef

Cabernet Sauvignon ramassés à maturité exceptionnelle, baies de toute petite taille ultra concentrés.

Vin net, précis, énergique, petits fruits noirs très mûrs et juteux, belle persistance, tout est mesuré, élégant, frais et joue sur l’équilibre d’un vin racé, belle réussite.

18,5/20

 

Léoville Las Cases

Vendanges du 18 septembre au 10 octobre

80% CS 11% M 9% CF

35,5 hl/ha

Pour ce millésime naturellement déjà très concentré on a decidé d’utiliser très peu de vin de presse soit seulement 2,5% contre 6-12% habituellement.

 

Toucher soyeux, fruité, juteux, persistant et racé, petite note florale, bois de cannelle, structure tannique noble, élégante avec une finale toute en longueur finissante par une note mentholée.

18,5/20

 

Leoville-Barton

Vendanges du 21 septembre au 6 octobre

82% CS 18% M

 

Belle fraicheur à l’attaque, panier de fruits noirs et rouges, quelques épices, joli complexité d’ensemble avec de tannins travaillés en douceur, longueur, fraicheur.

18/20

 

Léoville-Poyferré

Vendanges du 24 septembre au 12 octobre

64% CS 30% M 3% CF 3% PV

Vin net, puissant, note de fruits noirs mûrs avec une structure tannique racée, finale assez compacte, bonne fraicheur.

17,5/20

 

Branaire-Ducru

Vendanges du 19 septembre au 10 octobre

58% CS 33% M 5% PV 4% CF

2018 comprend un peu plus de merlot que d’habitude dans l’assemblage car ils étaient de très belle qualité.

53 hl/ha

 

Bouche toute en finesse, élégance, jolis fruits noirs, cerise, persistant sans trop d’extraction, tannins fins et précis, élégance naturelle avec une belle fraicheur.

17,5/20

 

Talbot

Vendanges du 19 septembre au 10 octobre

66% CS 29% M 5% PV

Jean-Michel Laporte

 

Belle bouche nette et soyeuse, vin juteux, mélange de fruits noirs et épices, sa structure tannique est nette, finale fraiche toute en longueur, belle réussite.

17,5/20

 

Sans oublier belles réussites chez :

 

Lagrange

17/20

Gruaud-Larose

17/20

Beychevelle

17/20

 

Pauillac

 

Pauillac représente une grande réussite du millésime, offrant un très haut niveau, dans de nombreuses propriétés.

les arômes de petits fruits rouges acidulés et de sous-bois, les tanins ultra soyeux, l’élégance, la fraîcheur et tout de même une grande puissance et de belles densités.

 

Voici quelques pépites :

 

Latour

56 ha certifié en Biodynamie dans le clos historique du château sur 93 ha au total.

Vendanges du 28 septembre au 11 octobre

91% CS 9% M

 

Les merlots étaient très affectés par le mildiou, il a fallu trier, au final il y a 9% dans l’assemblage de grand vin.

Les baies étaient très petits, dance avec une concentration et qualité exceptionnelle.

24hl/ha contre 35 habituel

Extractions douces avec moins de délestages.

 

Vin racé, tendu, avec son coté de fruits noirs acidulés, quelques épices, note florale, belle complexité aromatique, tout est taillé avec précision et élégance sans extraction abusive.

19/20

 

Mouton Rothschild

Vendanges précoce du 10 septembre au 3 octobre

Sur le terroir de graves profondes de Mouton les raisins étaient très petits, ultra concentrés préservants une bonne acidité.

Selon Philippe Dhalluin caractéristique du millésime en quelques mots : densité, l’intensité, richesse gustative, fraicheur… 

 

86% CS 12% M 2% CF

28 hl/ha

Toucher net avec beaucoup de soyeux, fruits noirs mûrs, réglisse, note chocolatée, vin persistant avec une belle concentration sans agressivité, tout est travaillé avec beaucoup de soyeux et élégance, tanins sont arrondis, enrobés, vin est précis avec sa race de Pauillac.

19/20

 

Petit Mouton

56% CS 40% M 4% CF

40% du volume en moins

17/20

Millésime 2018 vécu par Philippe Dhalluin, DG

 

Lafite Rothschild

Vendanges du 17 septembre au 4 octobre

91% CS 8,5% M 0,5% PV

40 hl/ha

Dans cette année de tous les excès c’est le grand terroir qui a dit son dernier mot avec au final très belle récolte de merlot et de cabernet d’une superbe qualité.

 

Bouche nette, beaucoup de fruits noirs très juteux à l’attaque, note de cerise noire, cassis, milieu de bouche frais avec une note acidulée, vin persistant avec une belle densité, tannins sont nets, tout est précis sans trop.

19/20

 

Pontet Canet

La totalité du vignoble 81 ha est exploitée Biodynamie

Vendanges du 24 septembre au 5 octobre

70% CS 22% M 5% CF 3%PV

11hl/ha contre 30-35 habituellement

50% du vignoble travaille avec 13 chevaux de la proprieté.

 

Le 16 juillet, nous avions perdu 30% des Merlots causé par la violence de mildiou » a expliqué Jean-Michel Comme, directeur technique.

En raison de la petite récolte la totalité de la production a été vinifié dans nouvelle cuverie en béton juste avec quelques pigeages sans aucun remontage.

55% de vin passe dans le chênes neufs et à 45% sont élevé en amphore de terre cuite,

« 2018 fait partie de vin le plus concentré de tout nos millésime » a déclaré J-M Comme.

 

Toucher net, expressif, fruits noirs juteux, mûre, cassis, pruneaux, cerise noire, très complexe, note florale, délicatesse, tout est équilibré sans une fausse note, les tannins sont fins et racés, belle fraîcheur au milieu, dégage une belle énergie, tout est très précis, complexe avec une longueur impressionnante, un grand Pauillac.

19/20

 

Lynch-Bages

72% CS 19% M 6% CF 3%PV

 

Belle bouche juteuse de fruits noirs, épices avec une concentration importante, persistance et fraicheur, note chocolatée, tannins racés, vin très classique.

18/20

 

Pichon Baron

Vendanges du 19 septembre au 11 octobre

78% CS 22% M

 

Toucher net, précis, belle tension, fraicheur, quelques fruits noirs, épices, réglisse, persistance et longueur.

18/20

 

Pichon Longueville Comtesse de Lalande

Vendanges du 13 septembre au 11 octobre

71%CS 23% M 5% CF 1% PV

35 hl/ha

 

Ensemble très expressif, exubérant sur des notes de thym et d’herbes sauvages, de sous-bois.

Riche en bouche, dense, avec des notes de myrtilles. Gourmand et délicat, à la fois puissant et élégant.

17,5/20

 

Haut Bages Libéral

79% CS 21% M

45hl/ha

 

Belle bouche fruitée, fraiche, juteuse et suave, vin équilibré et racé avec de tanins serrés, belle droiture de l’ensemble, équilibré, excellente fraicheur.

17/20

 

Et aussi :

 

Clerc Million

17/20

Batailley

17/20

d’Armailhac

16,5/20

 

Saint Estèphe

 

Saint-Estèphe, cette appellation de 1250 ha au nord du Médoc a prouvé dans ce millésime hors normes la qualité vins vraiment exceptionnelle.

Comme Cos d’Estournel ou Montrose, vins extraordinaire ou encore Phélan-Segur, Calon Segur exceptionnels avec une fantastique réussite de Liliane Ladouys ou de Haut-Marbuzet.

Par chance l’appellation n’a pas été touchée par de violentes orages de grêle qui touchaient le Médoc en mai, juin et juillet.

Le terroir argilo-calcaires de l’appellation a bien agit dans cette météo de tous les extrêmes, top d’eau ou la canicule.

 

Voici quelques pépites :

 

Château Cos d’Estournel

Vendanges du 19 septembre au 6 octobre

74% CS 23% M 2% CF 1% PV

30 hl/ha

Toucher net, précis, fruits noirs mûrs et juteux, cerise noire, épices, réglisse, grande complexité, profondeur, persistant avec une énergie incroyable, très frais, presque crayeux, tannins sont racés et élégants, exceptionnel.

19/20

 

Montrose

Le vignoble passe progressivement en viticulture biologique, en 2018 c’est environ 80%.

Comme dans les autres appellation, ce vignoble exploité en bio a dû être confronté au poussée de mildiou qui a affecté le rondement, ainsi que le stress hydrique importent et la coulure, 25hl/ha (40% de moins).

Tous ces problèmes au passage n’ont pas empêché de faire un très grand Montrose.

 

Vendanges du 17 septembre au 5 octobre

72% CS 20% M 6% CF 2% PV

53% de la production correspond au grand vin

 

Toucher soyeux, précis, fruits noirs juteux, cerise, mûre, pruneaux, épices, réglisse, petite note boisée, belle complexité de l’ensemble, persistance, dégage beaucoup d’énergie, vin ultra frais avec de tanins racés, son élégance naturelle confirme sa qualité.

19/20

 

Château Calon Ségur

Vendanges du 19 septembre au 8 octobre

66% CS 14% CF 17% M 3% PV

Finesse avec une belle note fruitée et épicée, vin droit, précis, tout est harmonieux, ses tannins sont granulée, élégant, finale fraiche, avec une belle énergie et douceur.

18,5/20

 

Château Phélan Ségur

Vendanges du 24 septembre au 11 octobre

57% CS 43% M

 

Toucher net, frais, note de fruits noirs, de chocolat, petite note florale, vin racé avec une bonne construction, persistant, tanins granulés travaillés en douceur, finale longue avec une note crayeuse.

17,5/20

 

Sans oublier belle réussite chez :

 

Lafont-Rochet

17/20

Château Haut-Marbuze

17/20

Château Lilian Ladouys

16,5/20

 

Pessac-Leognan

 

Comme d’habitude dans les millésimes de tous les extrêmes comme 2018 les sols de graves de Pessac ont résistaient au mieux, surtout ceux posés sur le socle argileux et les sols de calcaire profond. Ces types de sols résistent parfaitement à l’excès d’eau ne souffrent pas non plus de stresses hydriques impotents.

 

Quelques pépites de Pessac

 

Haut-Brion

 

« En 2018, produire du vin a rarement été aussi compliqué » a déclaré Jean-Philippe Delmas, DG

Vendange du 6 septembre au 2 octobre

49,4% M 38,7% CS 11,9%CF

 

En bouche nette avec la tension et la fraicheur, assez compacte avec une note de fruits noirs, tannins racés, serrés, vin construit pour une longue garde.

19/20

 

La Clarence de Haut Brion

58,2% M 28,5% CS 9,7% CF 3,6 PV

17/20

 

Mission Haut-Brion

Vendanges du 10 septembre au 2 octobre

53,5% M 42,9 CS 3,6% CF

 

Toucher net, petite note vanillée, fruits noirs, réglisse, note florale, tout est précis avec une belle tension, tannins granulés travaillés en douceur, vin complexe avec une persistance sans faille, la fraicheur, tout en longueur.

19/20

 

La Chapelle de la Mission Haut-Brion

51,6% CS 40,8% M 7,6% CF

17/20

 

Les Carmes Haut-Brion

7 ha

37% CF 34% CS 29% M

37 hl/ha

Elevage dans les différents contenants dont 9 amphores et œufs en grès.

Toucher soyeux, note florale, quelques petits baies noirs frais, juteux, acidulés, note chocolatée, épicée, beaucoup de finesse dans l’ensemble, finesse de tanins exemplaire, très belle persistance, excellent.

18,5/20

 

Haut-Bailly

Vendanges du 17 septembre au 9 octobre

55% CS 35% M 5% CF 5% PV

Le château poursuit l’aménagement et construction d’un nouveau chai, qui sera opérationnel en printemps 2020.

 

Très concentré et dense, riche en matière, persistant, belle structure, fruits noirs mûrs et juteux, énergique avec une fraicheur exceptionnelle, tout repose sur une structure tannique racée et élégante.

18,5/20

 

Pape Clément

66% CS 30% M 4% CF

40 hl/ha

Aujourd’hui utilisation de bois nef moins impotente qu’au paravent, sur ce millésime il y a 70%.

 

Toucher net, belle présence, quelques notes de baies noires, fruits très mûres, note florale, petite note de torréfaction, vin puissant, pas d’agressivité, belles, chaire avec de tannins racé, mûres, avec une fraicheur et longueur sans fin.

18,5/20

 

Smith Haut Lafitte

65% CS 30% M §% CF 1% PV

 

Vin net, précis avec une dominante de petites baies rouges, note de torréfaction, de cacao, persistant et complexe avec son boisé délicat, tout est mesuré à sa place avec une structure tannique élégante, belle fraicheur en finale.

17,5/20

 

Domaine de Chevalier

65% CS 30% M 5% PV

39 hl /ha

30% bois nef

 

Toucher soyeux, belle finesse, note fruité et florale, aromatique intéressante de l’ensemble avec une fraicheur minérale qui lui donne sa finale très gourmande.

17,5/20

 

Sans oublier de belles réussites chez :

 

Carbonnieux

16,5/20

Larrivet Haut-Brion

16,5/20

Latour-Martillac

16,5/20

Malartic-Lagravière

16,5/20

Fieuzal

16,5/20

 

 

 

 

Commentaires fermés sur Bordeaux primeurs 2018 – Volume 2 – Rive Gauche # analyse # coups de cœur


Bordeaux primeurs 2018 – Volume 1 – Rive Droite #analyses #coups de cœur

 

Millésime 2018 à Bordeaux n’a pas fini de parler de lui, n’a pas fini de nous surprendre.

Les premières dégustations de vins encore en élevage, que j’ai pu effectuer à plusieurs reprises sur les diverses échantillons ont confirmé la qualité sans faille de la plupart de grands vins.

Au cour de dernières dégustations de primeurs 2018 j’ai dégusté environs 250 échantillons entre la rive droite, le Médoc et le Pessac, voici quelques analyses, en donnant aussi la parole à ceux qui font du vin, sans oublier évidemment quelques de me coups de cœur.

 

Tout a commencé « dans l’enfer pour finir au paradis » 2018 le millésime de tous les excès.

 

Bref analyse la météo 2018

La bette noire du millésime 2018 c’était la grosse pression du mildiou et black rot qui opéraient sans pitié avec l’excès de l’eau et la canicule, bref la totale qui a déstabilisé certains producteurs.

 

L’hiver très pluvieux avec des précipitations constantes qui durent jusqu’au printemps.

Heureusement le retour du beau temps a permis une floraison quasi parfaite et une très belle sortie de baies.

Les pluies printanières ont contribué hélas à la forte et constante pression du mildiou en juin.

Les vignerons ont dû aussi faire face à l’apparition de black rot (pourriture noire) dû aux fortes chaleurs de juillet.

Chez les vignerons en bio et en biodynamie, c’est surtout la pourriture noire qui a causé à partir de la 2e quinzaine de juillet la perte d’une grande partie de la récolte.

Certains vignerons ont pu quand même récolter de volumes quasi normales soit 40-45 hl/ha.

L’état sanitaire final de baies était très satisfaisant, les raisins sains, avec une maturation lente et équilibrée surtout pour des cabernets francs sur la rive droite, ce que nous avons retrouvé avec une proportion plus importante que d’habitude dans les assemblages chez certains producteurs.

Les jus dans sa globalité étaient très concentrés en raison de millerandage de baies, de la petite taille des grains, qu’il fallait traiter avec douceur sans des extractions exagérées.

Certes, nous nous trouvons parfois avec de vins trop extrait, donc déséquilibrés, avec de forts degrés alcooliques, heureusement ce sont les cas plutôt isolés.

On peut parler d’une réussite générale sur l’ensemble du vignoble bordelais avec de nuances sur les qualité et quantités variables selon les secteurs et selon de moyens matériels mis à la disposition de producteurs.

Ce qui caractérise ce millésime c’est sont des raisins mûrs avec la pureté de fruits croquants et gourmands, beaucoup de saveur et de la belle fraicheur en finale, les tannins sont crémeux et fins, au final ça donne de vins équilibrés sans lourdeur.

En général on retrouve toutes ces caractéristiques dans les grands vins sur les deux rives.

 

Voici quelques propos sur le millésime 2018 de ceux qui font le vin :

 

Le 2018 pour Stéphane Derenoncourt, consultant (Derenoncourt Consultants) et propriétaire de Domaine de L’A en Castillon Côtes de Bordeaux.

 

 

« C’était vraiment un millésime d’ombre et de lumière, entre ce printemps affreux avec beaucoup de pluie, de problèmes du mildiou, parfois de grêle, puis fin juin, cette métamorphose, avec des conditions magnifiques.

C’est un millésime intéressant, car pour les vendanges on a eu une fenêtre qui n’a jamais été aussi large, c’était carrément à la carte.

Ça a permis à chacun d’exprimer réellement ce qu’il voulait exprimer, dans une liberté totale».

 

Pour Frédéric Massie (œnologue, Derenoncourt Consultante), le 2018 a montré que la viticulture biologique menée de manière plus respectueuse de la plante et des sols expose aussi plus violemment le viticulteur aux caprices de la nature.

Il faut apprendre une leçon du millésime 2018, analyser les raisons des déceptions viticoles, mais aussi reconnaître les satisfactions rencontrées lors des dégustations »

 

Le 2018 pour le Compte Stephan von Neipperg, à la tête des plusieurs châteaux surtout sur la Rive Droite dont Canon La Gaffelière (1er grand cru classé de Saint-Émilion) et La Mondotte (1er grand cru classé de Saint-Émilion),

« Je trouve que ce qui est formidable c’est qu’il est à la fois puissant et frais, avec beaucoup de fruit.

En bio, c’est le millésime le plus compliqué sur mes 35 années passées à Bordeaux. Je n’ai jamais vu ça.

Finalement, si on regarde maintenant ce qui est sorti de ce 2018, c’est assez formidable».

 

Le 2018 pour Antoine Médeville, œnologue (Oenoconseil)

« Il a fallu gérer une grosse pression de mildiou en juin, surveiller la date de récolte.

Il fallait donc essayer de vendanger entre le côté aromatique, le maximum de matière colorante et la maturité des tanins, sans aller chercher la surmaturité.

Il fallait faire attention lors des vinifications à ne pas surextraire, en faisant trop de remontages ou en augmentant trop en température ».

 

Le 2018 pour Thomas Duroux, directeur de Château Palmer, Grand Cru Classé de Margaux

« On a probablement fait l’un des plus grands Palmer de l’histoire, pour faire un grand vin en 2018, il s’agissait de gérer une concentration jamais vue dans les raisins, combinaison de conditions de maturité exceptionnelles et de très petits rendements résultant d’une pression de mildiou jamais vue au cours de ces 50 dernières années.

Il a fallu gérer les extractions de façon ultra-pointue pour respecter le style du millésime, qui est puissant.

Biodynamie a contribué à aller beaucoup plus loin dans l’interprétation du terroir, avec un style toujours plus précis, pur, sur le fruit.

Palmer 2018 est le plus puissant de notre histoire, avec une complexité aromatique et une sophistication de la structure ».

 

Le 2018 pour Philippe Casteja, président de Grands Crus Classées en 1855 du Médoc et Sauternes, à la tête de plusieurs domaines bordelaises (dont Château Batailley et Lynch-Moussas Grands Crus Classés de Pauillac) ainsi que de la maison de négoce Borie-Manoux,

« C’est un très grand millésime dans l’ensemble de nos propriétés, homogène et de belles qualités sur les deux rives.

On a fait attention à faire des vinifications très fraîches pour garder du fruit ».

 

Le 2018 pour Véronique Sandres, directrice de Château Haut-Bailly, Grand Crus Classée de Pessac-Léognan

« On est passés de l’enfer au paradis dans la même année.

Le résultat, c’est un vin un peu hors normes, exceptionnel, incroyablement équilibré malgré une concentration et un niveau d’alcool très élevé, il y a un sentiment de suavité, de soyeux, un grain de tanins d’une finesse et d’une précision fabuleuse ».

 

Rive Droite

 

Saint Emilion, comme le reste des appellations bordelaises, n’a pas été épargné par les aléas climatiques en 2018.

Les six premiers mois de l’année ont reçu 600 mm d’eau sans oublier la pression sanitaire importante de mildiou, suivis par un été particulièrement sec et chaud. Cette période de sécheresse a duré encore plus longtemps que dans d’autres millésimes considéraient caniculaire comme par exemple le 2003.

C’est aussi ça qui a contribué à de pertes considérables de rendement chez certains producteurs.

Cette vaste appellation de 5400 hectares avec de sols très variés, entre le fameux plateau calcaire, de coteaux argilo-calcaires et de plaines sableuses, certains terroirs plus privilégiés que d’autres pour leur capacité à retenir et stocker de l’eau et ne pas donner occasion à la vigne de souffrir du stress hydrique excessif.

Sur les sols sableux c’est bien évidemment plus compliqué ainsi que pour de jeunes plantes qui ont souffert davantage dans un climat pareil.

C’est toujours les vignes sur le plateau calcaire, les graves et les argiles profondes qui s’en sortent au mieux grâce à ces sols froids et le stockage en eau suffisant.

 

Saint-Emilion

 

Coups de cœur

 

Alain Vauthier (famille Vauthier, propriétaires d’Ausone)

Ausone 1er GCC

7,25 ha sur le plateau calcaire et coteau argilo-calcaire

Vendanges pour le Merlot 25 et 27 septembre, pour le Cabernet franc le 3,8 et 9 octobre

Assemblage : 60% CF 40% M

Vinifications traditionnelles en foudres de chêne, élevage 20 mois en barriques

 

Toucher soyeux, net, bouche juteuse, fruits noirs mûrs, bourgeons de cassis, cerise noire, fraicheur exquise, note mentholée, beaucoup de persistance et d’énergie, structure tannique racée, aucune agressivité finale poudreuse, fraiche, vin vraiment magique.

19,5-20/20

 

Pauline Vauthier avec Philippe Baillarguet, maitre de chai

La Chapelle d’Ausone (2e vin d’Ausone)

50% M 40% CF 10% CS

16,5/20

 

Cheval Blanc 1er GCC

39 ha divisés en 52 parcelles sur les dix types de sols identifiés, ce qui a permis une replantation de trois cépages (merlot, cabernet franc et cabernet sauvignon) avec une précision exemplaire.

Vendanges du 10 septembre au 11 octobre

40 hl/ha

Assemblage : 54% M 40% CF 6% CS

 

 

Nez élégant de fruits rouges et noirs, note de framboise, d’épices, violette.

En bouche attaque est nette avec une puissance maitrisée, note florale et fruité avec une belle persistance, volume et raffinement, tanins puissants, racés, aucune agression, finale fraiche, légèrement épicée et mentholée, tout est équilibré, rien en trop, très Grand Cheval.

19,5-20/20

 

Pierre Lurton, DG de Cheval Blanc

Petit Cheval (2e vin de Cheval Blanc)

70% M 30% CF

17/20

 

Château Figeac

Vendanges du 17 septembre au 12 octobre

Vinifications dans un cuvier provisoire conçu pour la durée de travaux de restructuration d’un nouveau chai qui sera opérationnel pour la vendange 2020.

Assemblage : 37% M 30 CF 33% CS

Environ 15 à 20 % du volume en moins

Frédéric Faye, DG de Figeac

Toucher frais, net et précis, fraicheur de fruits noirs mélangés aux épices, complexité aromatique avec de notes florales, discrète note vanillée, gourmands, tanins racés taillés avec élégance, beaucoup de persistance, d’énergie et de fraicheur, son équilibre est exceptionnel.

19/20

 

Angélus 1er GCC

27 ha sur le pied de côte argilo-calcaire et argilo-sablo-calcaire

Assemblage : 65% M 35% CF

Beaucoup de fraicheur et de soyeux à l’attaque, harmonie et croquant de fruits mûrs avec une mâche et tension.

Quelques notes de torréfaction, profondeur et persistance de tanins racés sans aucune agression avec une finale épicé dans un équilibre et fraicheur.

18,5/20

 

Pavie 1er GCC

37 ha sur les sols divers entre le plateau calcaire et le milieu de côte sur le sol brun argilo-calcaire à texture fine.

Assemblage : 60% M 22% CF 18% CS

60% de barriques neuves

Nez puissant, fruits noirs, réglisse, note torréfiée, en bouche matière dense, vin assez serré et compact, note de fruits noirs mélangés aux épices qui dominent avec une excellente fraicheur. Les tanins sont racés, non agressifs, vin persistant avec une grande promesse.

18,5/20

 

Canon 1er GCC

24 ha

Vendanges du 7 septembre au 9 octobre

Assemblage : 72 M 28% CF

 

Nez puissant et concentré avec la cher de fruits noirs, la bouche correspond parfaitement au nez avec les notes de cassis, d’épices. Tout est soyeux et persistant avec une belle vivacité, tannins racés, tout finis avec une fraicheur exquis.

18/20

 

TrotteVieille 1er GCC

12 ha

28 hl/ha

Assemblage : 44% M 54% CF 2% CS

 

Toucher net, précis, fruits noirs, cerise noire, beaucoup de volume, de persistance avec une excellente fraicheur, tannins racés, serrés, avec une finale acidulée sur une note minérale, vin harmonieux et racé, taillé pour l’avenir.

18/20

 

Valandraud 1er GCC

7,5 ha sur le sol argilo-calcaire

Assemblage : 90% M 10% CF CS et une petite touche de Malbec

100% bois nef

 

Note de fruits noirs juteux, cerise noire, petite note de fruits rouges acidulées, note torréfiée, épicée, tanins élégants, poudreux, joli volume de l’ensemble avec une finale longue et fraiche, tout est construit dans la finesse.

18/20

 

Canon la Gaffelière 1er GCC

19,5 ha sur le sol argilo-calcaire et argilo-sableux très filtrant

Assemblage : 50% M 35 CF 15 CS

Comte Stephan von Neiperg, propriétaire de Canon la Gaffelière

Toucher fin, soyeux panier de fruits frais croquants, tanins veloutés, tout est taillé avec une belle élégance, vin persistant, frais avec longueur interminable.

18/20

 

Château Pavie-Macquin 1er GCC

15 ha sur le plateau argilo-calcaire et calcaire

Assemblage : 78% M 20% CF 2% CS

 

Un nez complexe, fruité, épicé avec une petite note boisée, bouche nette, précis avec des notes de petits fruits rouges acidulés, de vanille, tout est équilibré, tanins sont racés avec une finale minérale.

17,5/20

 

Larcis Ducasse 1er GCC

11,15 ha sur le plateau argilo-calcaire, les terrasses argilo-limoneux et flanc de coteau argilo-calcaire

Assemblage : 87% M 13% CF

 

Toucher net, fruits noirs et rouges juteux, croquant, quelques épices douces, belle persistance avec de tanins élégants, finale fraiche, vin gourmand, fait saliver.

17,5/20

 

Château La Gaffelière 1er GCC

22 ha sur le plateau calcaire, côte argilo calcaire

Assemblage 58% M 42% CF

 

Toucher fin, élégant, au bouquet de petits fruits rouges acidulés, tout est travaillé en douceur, les tanins sont poudreux, vin d’une élégance exquise.

17,5/20

 

Clos Fourtet 1er GCC

18,5 ha sur le sol argilo-calcaire

Assemblage : 90% M 7% CS 3% CF

 

Toucher fin, velours, fruits noirs, épices douces, poivre sauvage, belle structure dense, persistante, tanins nobles, tout est harmonieux.

17/20

 

Château Beauséjour 1er GCC

6,8 ha sur le coteau et flanc de coteau argilo-calcaire

Assemblage : 90% M 10% CF

 

Vin net et précis avec des notes de baies rouges et noires, note torréfiée de café et une forte présence d’épices, tannins racés, finale fraiche, saline.

17/20

 

Tertre Roteboeuf GCC

5,6 ha sur les hauts de coteaux argilo-calcaire

Assemblage 80% M 20% CF

François Mitjavile « chef d’orchestre » de Tertre Roteboeuf

Nez fumé, torréfié, léger boisé, bouche nette, juteuse, fruits noirs, quelques fruits rouges acidulés, groseille, belle persistance, tanins poudreux, tout est taillé avec précision, en finale tanins poudreux avec acidité élégant.

17/20

 

 

Et aussi :

 

La Mondotte 1er GCC

18/20

 

La Clotte GCC

16,5/20

 

Rol Valentin GC

16/20

 

La Tour Figeac GCC

16/20

 

Gaudet GCC

16/20

 

Chauvin GCC

16/20

 

Grand Corbin Despagne GCC

16/20

 

Aiguilhe (Castillon-Côte de Bordeaux)

16/20

 

Domaine de l’A (Castillon-Côte de Bordeaux)

16/20

 

L’Aurage (Castillon-Côte de Bordeaux)

16/20

 

Joanin-Bécot (Castillon-Côte de Bordeaux)

16/20

 

Clos de Boüard (Montagne Saint Emilion)

16/20

 

 

Pomerol

 

Appellation Pomerol avec ses 800 ha de vignes sur les sols d’argiles profondes, de graves sablo-argileuses affiche dans sa globalité une excellente réussite du millésime 2018.

Grâce à ses argiles profondes propices au cépage merlot, les argiles qui sont capable de retenir l’eau et le distribuer suffisamment à la plante au besoin, ce qui s’est passé pour le millésime en question, millésime sous le signe de tous les excès comme trop d’eau et la canicule ou encore il faut parler de ses sols de graves excellents pour les cabernets franc qui ont su jouer le franc jeu en toute transparence.

Les résultats sont là avec de vins très harmonieux, équilibrés, frais et séduisants.

 

Nous avons l’exemple de Petrus, qui a profité de la magie de son terroir hors normes avec les veines importantes des fameuses argiles bleus, ici le 2018 surprend grâce à sa beauté sans limite.

Ou encore Lafleur avec ses cabernets franc sur les sols de graves qui on joué la carte d’un équilibre et de la sensualité hors paire.

 

 

Coups de coeur

 

Petrus

10 ha

100% M

Vendanges du 13 au 27 septembre

Jean-Claude Berrouet a signé quarante millésimes de Petrus, aujourd’hui Olivier, son fils, est au manettes de ce cru exceptionnel

 

Vin hors normes avec son toucher soyeux, taffetas, beaucoup de matière, fruits noirs mûrs, bourgeons de cassis, épices, poivre sauvage, fève tonca, note mentholée, note florale avec soupçon de violette, tout est équilibré et persistant, une complexité hors portée, tannins moelleux avec sa finale fraiche, tout est précis, exceptionnel.

20/20

 

Lafleur

4,5 ha d’un seul tenant sur le sol de graves et d’argiles profondes sur les graves.

Assemblage : 54% CF 46% M

Vendanges 12 et 15 septembre, 1 et 4 octobre

 

 

Julie et Baptiste Guinaudeau, propriétaire de Lafleur

 

Soyeux, élégant, avec de notes de fruits noirs mûrs mélangés aux épices avec une note torréfiée, vin complexe qui dégage beaucoup d’énergie, ses tanins sont onctueux avec une puissance modérée, finale est fraiche avec une longueur exceptionnelle.

19/20

 

Les Pensées de Lafleur (2e vin de Lafleur)

16,5/20

 

 

La Conseillante

11,79 ha sur le sol d’argile grise, graves sableuses reposant sur argile rouge.

Vendanges entre 19 septembre et 4 octobre

Assemblage : 83% M 17% CF

3% du vin dans l’assemblage est issu d’élevage en amphore, le but est d’augmenter le pourcentage d’amphores chaque année.

Net, précis avec la pureté de fruits noir, la cerise noire très juteuse, vin concentré sans extraction excessif, tout est maitrisé avec la race et l’élégance, vin est complexe, harmonieux, équilibré avec ses tanins juteux et sophistiqués et sa finale fraiche et longue.  

18,5/20

 

Et aussi :

 

Gazin

93% M 7%CF

18/20

 

Petit Village

10,5 ha sur le sol argilo-graveleux

Assemblage 75% M 18% CF 7% CS

17,5/20

 

Domaine de l’Eglise

95% M 5% CF

16/20

 

Le Plus de la Fleur de Boüard (Lalande de Pomerol)

2ha

100% M

16/20

 

 

 

 

 

 

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20ème Vinexpo Bordeaux 2019 
marque son changement stratégique # bilan

20e Vinexpo Bordeaux 2019

Les quatre journées du 20ème Vinexpo Bordeaux 2019 (13 au 16 mai), le salon dédié au business, aux rencontres et aux dégustations dresse son premier bilan avec 1 600 exposants internationaux reflétant une belle représentativité de la production mondiale de vins et spiritueux issue de 30 pays.

Avec 60% des visiteurs professionnels français et 40% de professionnels venus des quatre coins du monde dont de la Chine, de États-Unis, de Royaume-Uni, d’Allemagne et d’Espagne (pour les pays le plus représentés) prouve encore une fois son ouverture à l’internationale.

 

 

Ces chiffres confirment que Vinexpo Bordeaux reste toujours un évènement international, néanmoins cette 20e édition enregistre un recul de l’ordre de 30% à la fois du nombre de ses exposants et de sa fréquentation.

Certes, cette vingtième édition redimensionné et repositionné sur un format efficace, plus qualitatif et pointu confirme le tournant stratégique du Groupe Vinexpo.

 

 

Les points forts de cette 20ème : un grand succès de la deuxième édition de WOW (World of Organic Wines) avec son l’espace 100% dédié au bio, qui a accueilli 150 producteurs de vin bio et biodynamique issus de 10 pays.

Aussi une grande effervescence du côté de la Vinexpo Academy, véritable plateforme d’échange d’idées, qui a rencontré un vif succès tout au long du salon  avec 12 conférences et 24 dégustations dédiées aux vins et spiritueux du monde entier.

 

Pour Rodolphe Lameyse, le nouveau directeur du Vinexpo :

« La réalité des chiffres met en évidence la nécessité d’un changement radical de stratégie pour relancer Vinexpo Bordeaux et le faire vivre en harmonie avec Vinexpo Paris. Nous devons nous appuyer sur nos points forts pour nous réinventer (…) Le nouveau souffle passera par 3 axes clés : le business, le contenu et l’expérience ». 

 

 

Fusion de Vinexpo et Wine Paris pour son édition 2020 à Paris

 

La nouvelle est tombée comme une flèche que Vinexpo Paris 2020 a choisi de fusionner avec Wine Paris (Vinovison et Vinisud) pour leurs éditions 2020 du 10 au 12 février 2020 à Paris Expo Porte de Versailles.

 

Cette démarche a pour but de permettre aux producteurs, aux négociants et aux marques d’optimiser au mieux leurs ressources, de favoriser l’attractivité de Paris à la venue des acheteurs nationaux (cavistes, réseau CHR, sommeliers, distributeurs, grossistes spécialisés, agents commerciaux) et des acheteurs internationaux à une période propice aux achats.

 

Mais il y a quand-même un danger que la date choisie est trop proche du Salon Prowein à Düseldorf, le Salon incontournable pour tous les professionnels du secteur vitivinicole.

Mi-février, c’est aussi la date à laquelle les grandes appellations italiennes comme Chianti Classico (et bien d’autres) présente ses primeurs aux professionnels, sachant que jusqu’à présent l’appellation était toujours présente à Vinexpo.

 

C’est une affaire à suivre de tout près… pourquoi pas Paris ne deviendra t-elle la capitale mondiale du vin à partir du 2020 ?

 

A propos de Wine Paris :

 

Wine Paris est la rencontre de Vinisud et de Vinovision Paris, rencontre des vins méridionaux et des vins septentrionaux, avec la valorisation de leurs identités territoriales, de leurs richesses et de leurs diversités.

L’union à Paris en 2019 de ces deux salons identitaires et complémentaires a marqué pour la première fois une démarche collective de toutes les inter professions fondatrices pour créer le premier grand rendez-vous international des professionnels du vin à Paris.

 

Vinisud, le salon de référence à l’international pour les vins méridionaux, créé 1994 par les interprofessions et syndicats viticole du sud de la France.

Vinovision Paris, le salon professionnel international des vins septentrionaux, lancé en 2017 à l’initiative des interprofessions viticoles du Val de Loire, du Centre-Loire, de Bourgogne, du Beaujolais, d’Alsace et de Syndicat Général des Vignerons de la Champagne.

 

Pour sa part, Vinexpo a tenu à créer Vinexpo Paris pour saisir les opportunités de croissance envisagée pour le marché mondial des vins et des spiritueux.

Au sein de la capitale française, cette nouvelle plateforme business et internationale sera dotée de nouveaux services pour le pôle spiritueux du salon.

Cette création concrétise des axes stratégiques de développement, de proposer des salons experts au plus près des marchés majeurs comme Bordeaux, Paris, New-York, Hong-Kong et Shanghai.

 

 

A propos de Vinexpo

Fondé en 1981 à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux-Gironde, Vinexpo est l’organisateur d’évènements leader du secteur des vins et spiritueux. 

En 38 ans, Vinexpo a acquis une compréhension unique du marché ainsi qu’un vaste réseau de distributeurs influents à travers le monde.

La marque organise désormais des évènements dans cinq villes dans le monde : Bordeaux, Hong Kong, New York, et prochainement Shanghai et Paris en plus d’un évènement itinérant, Vinexpo Explorer.

 

En 2021, pour fêter ses 40 ans, Vinexpo Bordeaux se réinventera vers un nouveau modèle, tout en gardant son identité et ses valeurs.

 

Prochains rendez-vous Vinexpo :

Shanghai (23-25 octobre 2019)

Paris (10-12 février 2020) salon commun avec Wine Paris

New York (2-3 mars 2020)

Hong Kong (26-28 mai 2020)

 

 

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Campania Stories 2019, le Grand plongeon dans l’univers complet de vins de la Campanie (Italie du sud) # reportage

 

 

« Campania Stories », une manifestation qui est à sa septième édition, (organisée par Miriade&Partners) elle met en avant les meilleurs vins de la région de Campanie pour que les professionnels et mêmes les particuliers se familiarisent avec les vins et sa vaste  région aux multiples facettes.

Elle donne occasion à de nombreux professionnels venus de quatre coins du monde de découvrir les derniers millésimes livrables de toutes les appellations régionales de vins de Campanie, si bien les blancs que de rouges avec en primes quelques méthodes traditionnelles d’une grande qualité.

Elle permet de découvrir et de se familiarisé avec le riche panel de cépages autochtones de cette région sans oublier sa mosaïque de terroirs si variés et complexe, ce qui donne de vins extrêmement divers et intéressants à découvrir chaque année.

 

Cette année, Campania Stories 2019 a eu lieu à Cetara, un petit village de pêcheurs situé sur la fameuse Costa Amalfitana, dans la partie nord du golfe de Salerno face à la mer Tyrrhénienne.

 

Les dégustations se sont déroulées à l’hôtel Cetus, complètement perché sur une falaise qui offrait une vu imprenable sur le golf de Salerno.

 

C’est un endroit paradisiaque, inscrit sur la liste du patrimoine mondiale de l’Unesco en 1997, l’endroit où le ciel d’azur caresse la mer, où la vigne, les citronniers et les oliviers composent un paysage sorti tout droit d’un tableau impressionniste.

 

 

Zoom Géographique :

 

La Campanie, région sudiste d’Italie, s’étend sur le versant Tyrrhénien, de l’embouchure du Garigliano au nord au Golfe de Policastro vers le sud.

 

Ses terres fertiles entourent le Golfe de Naples avec des nombreuses cultures comme le tabac, de céréales et des tomates et bien évidemment la vigne omniprésente qui vie en symbiose parfaite avec les oliviers, les citronniers, les orangers sur la fameuse Costa Amalfitana..

Sur ces côtes paradisiaques dentelées et quasi inaccessibles, constitués de terrasses de tuf le plus escarpés tournées vers la mer, qui sont utilisés pour la culture des agrumes, des oliviers et de la vigne.

 

La région est dominée par le Vésuve, volcan toujours en activité, avec Naples, sa capitale, une ville étrange et magique qui se laisse apprivoiser petit à petit par ses visiteurs.

C’est aussi la capitale de la fameuse « Margerita » qui est né et fait la gloire de cette ville.

 

 

Economie viticole en quelques chiffes :

 

25 000 hectares de vignoble (3,3% de la surface nationale)

Les vins blancs représentent 46% de la production (756 000 hl en moyenne),

Les vins rouges représentent 54% (858 000 hl en moyenne).

4% de la production nationale en volume

 

Campania est divisée en 5 provinces viticoles :

 

Benevento : 10 500 hectares de vignes (41% de la superficie régionale)

 

Avellino : 6,100 hectares (24% de la superficie régionale)

 

Salerno : 4.000 hectares (16% de la surface régionale)

 

Caserta : 2.500 hectares (10% de la superficie régionale)

 

Napoli : 2.200 hectares (9% de la superficie régionale)

 

 

 

Les vins de Campanie

 

En ce qui concerne les vins de chaque millésime, il est difficile de parler d’homogénéité de chaque récolte, car les différences entre le nord et le sud sont très impotentes.

N’oublions pas que les vignobles de Campanie s’étendent de la côte aux Apennins, avec des différents cépages, l’âge de vignes, de diverses tailles, différence dans la croissance de baies, différence de terroirs avec sa mosaïque assez extraordinaire entre la diversité du terroir volcaniques, des argiles, du calcaire, du sable et j’en passe, dates de récoltes, styles de vinification, donc nous sommes confrontés avec la diversité exceptionnelle de vins, grâce à la diversité de cépages autochtones utilisés seuls ou en assemblage comme :

Aglianico, Piedirosso, Falanghina, Greco, Fiano, Biancollela, Coda di Volpe, Coda di Pecora, Casavecchia, Asprinio, Pallagrello Bianco, Pallagrello Nero, Pepella, Tintore, Ginestra, Forastera, Caprettone et bien d’autres.

 

Au cours de la dernière décennie la région a subi des énormes transformations dans la viticulture et la production des vins, avec l’arrivée des nouveaux producteurs, d’oenologues qui ont rejoint des vignerons historiques. Cette nouvelle vague, cette nouvelle vision de la viticulture ont permis d’améliorer considérablement la qualité des vins, en produisant aussi plus en plus de vins de garde en le valorisant d’avantage au près de consommateurs.

 

 

Dans le cadre de « Campania Stories » 2019 nous avons pu déguster 127 vins blancs et 117 vins rouges de la quasi totalité des appellations régionales venus de 88 domaines viticoles sur les derniers millésimes, comme : 2018, 2017, 2016 et 2015, avec toujours quelques millésimes plus anciens.

 

Zoom sur les divers millésimes dégustés :

 

Le Millésime 2018

La récolte de 2018 a été caractérisée par des conditions climatiques assez complexes.

Le début de l’hiver a été doux et le froid n’est arrivé qu’en février-mars avec les précipitations orageuses fréquentes, le froid et les chutes de neige à basse altitude.

Le printemps a été frais jusqu’en avril, avec un retard dans le débourrement par rapport aux moyennes saisonnières.

L’alternance de précipitations fréquentes et de journées chaudes a entraîné une forte pression de la coulure, à laquelle s’ajoutent les dégâts causés par deux violentes tempêtes de grêle, qui ont touché la région de le Sannio et la vallée de Sabato.

L’été a été chaud et sec jusqu’en août pour se poursuivre ensuite avec un climat et des précipitations plus variables dans les régions intérieures. Le septembre et octobre sont plutôt doux, avec des orages fréquents.

Les vendanges ont commencé en début de septembre avec les cépages blancs destinés aux vins effervescents.

Les rendements à l’hectare ont été supérieurs en moyenne à +18% par rapport aux millésimes précédentes mais conformes aux cinq dernières années.

En ce qui concerne les cépages blancs en général ont été vendangé dans de bonnes conditions sanitaires avec des raisins plus gros avec des peaux fines et un niveau d’acidité plus élevé et de pH bas.

Pour les cépages rouges à maturation tardive, le millésime a été difficile.

Malgré la grande hétérogénéité, il y a eu de bon, vu très bons résultats selon les terroirs, les cépages, le microclimat, la gestion de la vigne.

 

Millésime 2017 (vins rouges 17/20 vins blancs 15/20)

L’hiver très froid au début, avec des températures inférieures à la moyenne saisonnière avec des chutes de neige même à basse altitude, ensuite des températures très doux en février et mars.

Début de printemps chaud et légèrement pluvieux, ce qui a causé un débourrement précoce de 8-10 jours.

A la mi-avril baisse significative des températures avec des gelées nocturnes entre 19 et 22, ce qui a affecté les premières phases végétatives dans les zones les plus humides et les vallées.

La floraison a été régulière entre fin mai et le début juin, un fruit plus abondant qu’en 2016.

La tendance estivale s’est encore renforcée de fin juin jusqu’au début septembre, avec des températures très élevées et les pics allant jusqu’à 40 ° C.

Les variables climatiques ont favorisé dans sa globalité de bonnes conditions sanitaires et la bonne maturation des raisins selon les zones géographiques.

On retrouvait des niveaux de maturation différents, même au sein du même vignoble et dans certains endroit des stresses hydriques impotents.

Le résultat qualitatif est assez hétérogène, globalement bon et même très bon dans les vignobles où la vigne a moins souffert par ces différents aléas climatiques.

 

Les vins blancs ont généralement des niveaux d’alcool plus élevés et une acidité plus faible par rapport aux niveaux moyens, des profils olfactifs moins complexes avec la bouche plus riche, plus corsé, par rapport au millésime 2016.

Pour les vins rouges issus des cépages à maturation tardive, le millésime a été plus homogène, les vins sont plus concentrés, avec des bonnes acidités qui assurent des équilibres et complexités très satisfaisants.

 

Millésime 2016 (vins rouges 16/20 vins blancs 17/20)

L’hiver doux, l’absence de neige avec les précipitations inférieures à la moyenne.

Printemps très instable, les conditions très variables en mars, les températures élevées en avril, parfois supérieures à 25 °C.

Entre le 25 et le 27 avril des neiges ont été enregistrées sur les collines et les montagnes, mais surtout – des gelées sévères ont été enregistrées dans différentes appellations entraînant des pertes des cultures allant jusqu’à même 50 à 60%.

Le moment crucial était avec une chute soudaine des températures au cours de la dernière semaine d’avril, lorsque les vignes étaient en phase végétative et les pousses ont été attaquées par des gelées pendant la nuit.

En revanche des très bonnes conditions en été ont permis une maturation idéale et régulière des raisins dans des zones qui n’ont pas été attaquées par des gelées printanières trop sévères.

L’été chaud et sec avec des températures hautes, surtout à la fin de juillet et au premier semestre d’août.

La période suivante entre la fin de l’été et le début de l’automne a été plus régulier.

Des conditions très variables ont été enregistrées au cours de la deuxième moitié de septembre et d’une partie d’octobre, avec des précipitations très différentes même dans des zones voisines.

Le temps a été plus stable et ensoleillé entre la fin octobre et la première semaine de novembre.

La récolte a été longue et plus tardive, a duré de fin août à fin novembre, en fonction des appellations et des cépages.

Un millésime assez hétérogène avec des résultats qui ne peuvent pas être généralisés, très différents en fonction des régions, des appellations, la typologie, les terroirs et le style des vins.

Faibles rendements avec des volumes très inférieurs à la moyenne qui ont déjà été considérés comme l’une des pires récoltes en Campanie.

 

Millésime 2015 (vins rouges 17/20 vins blancs 17/20)

L’hiver était plus frais que les années précédentes, mais sans gel. Des chutes de neige fréquentes sont enregistrées au début de l’année, mais la période restante reste modérée, avec des périodes de froid et des pics de chaleur assez inhabituels. Le printemps était presque doux, avec des précipitations moyens en mars et avril. L’été brûlant, en quelque sorte semblable à 2012, avec des anticyclones africains de la mi-juin jusqu’à début septembre, des jours chauds en moyenne avec quelques averses.

D’autre part, des tempêtes de grêle à partir de la fin juillet et surtout au début de septembre ont sérieusement menacés certaines régions de Campanie.

Au début de l’automne, les jours humides et pluvieux, typiques de septembre, étaient significatifs pour de larges amplitudes de températures entre jour et nuit. Octobre a été plus difficile, en raison de pluies abondantes, dans certains endroits, causant même des nombreuses inondations.

Peu à peu, le temps s’est amélioré de fin octobre à la première semaine de novembre, avec des jours secs et ensoleillé et même la température plus élevée à la moyenne.

En ce qui concerne la quantité, la tendance du millésime se caractérise par un faible rendement principalement dans les endroits où les tempêtes de grêle et les inondations d’automne causaient des dommages, ainsi dans les endroits affectés par le stress hydrique.

Dans sa globalité, les raisins récoltés étaient sains et sucrés, même pas trop mûri ou séché, mais hélas avec une faible acidité au début de la récolte.

La récolte des cépages blancs était en avance en peu partout, de la mi-août au début du mois d’octobre, tandis que la récolte des cépages rouges était en retard jusqu’à novembre, surtout dans les zones montagneuses.

 

Voici la notation des millésimes (sur 20) de la dernière décennie :

 

2018 (pour ce millésime la classification n’est pas encore confirmée, car la plupart des vins, surtout des rouges, sont toujours en élevage)

2017 : rouges 17/20 blancs 15/20

2016 : rouges 16/20 blancs 17/20

2015 : rouges 17/20 blancs 17/20

2014 : rouges 14/20 blancs 15/20

2013 : rouges 15/20 blancs 17/20

2012 : rouges 16/20 blancs 17/20

2011 : rouges 17/20 blancs 15/20

2010 : rouges 18/20 blancs 19/20

2009 : rouges 14/20 blancs 15/20

2008 : rouges 19/20 blancs 17/20

2007 : rouges 16/20 blancs 14/20

 

Coups cœurs vins blancs suite à la dégustation « à l’aveugle » de 127 vins :

 

Sannio Coda di Volpe 2018, Fattoria la Rivolta

 

Irpinia Coda di Volpe 2017, Traerte

 

Campania Core Bianco 2017, Montevetrano

 

Vesuvio Caprettone Aryete 2018, Casa Setaro

 

Catalanesca du mont Summa Catalunae 2017, Tenuta Augustea

 

Côte amalfitaine Furore Bianco Fiorduva 2017, Marisa Cuomo

 

Côte Amalfitaine Ravello Bianco Vigna Grotta Piana 2017, Ettore Sammarco

 

Côte amalfitaine Tramonti Bianco pour Eva 2017, Tenuta San Francesco

 

Terre del Volturno Pallagrello Bianco Caiati 2017, Alois

 

Falerno del Massico Bianco Anthologia 2017, Masseria Felicia

 

Falanghina del Sannio 2018, Mustilli

 

Falanfhina Beneventano Resilienza 2017, Donnachiara

 

Falanghina del Sannio Senete Janare Cru 2017, La Guardiense

 

Campi Flegrei Falanghina 2017, Agnanum

 

Campi Flegrei Falanghina Vigna Astroni 2016, Astroni

 

Campi Flegrei Falanghina Cruna del Lago 2016, La Sibilla

 

Paestum Fiano Pian di Stio 2018, San Salvatore 1988

 

Terre del Volturno Bianco Polveri della Scarupatta 2017, Nanni Cope

 

Fiano di Avellino 2018, Donnachiara

 

Fiano di Avellino Gaudium 2018, I Capitani

 

Fiano di Avelino 2017, Cantina di Marzo

 

Fiano di Avellino Tognano 2016, Rocca del Principe

 

Fiano di Avellino APE 2016, Petilia

 

Fiano di Avellino Alimata 2016, Villa Raiano

 

Greco di Tufo 2017, Di Meo

 

Greco di Tufo Pietra Rosa 2017, Di Prisco

 

Greco di Tufo Terrantica 2017, I Favati

 

Greco di Tufo 2017, Pietracupa

 

Greco di Tufo Miniere 2017, Cantine dell’Angelo

 

Sannio Greco 2016, Rossovermiglio

 

 

 

Coups de cœurs vins rouges suite à la dégustation « à l’aveugle » de 117 vins : 

 

Vesuvio Piedirosso Fucco Allegro 2018, Casa Setarno

 

Campi Flegrei Piedirosso 2017, Agnanum

 

Campi Flegrei Piedirosso 2017 Colle Rotondella, Astroni

 

Campi Flegrei Piedirosso 2017, Mario Portolano

 

Sannio Sant’Agata dei Goti Piedirosso Artus 2017, Mustilli

 

Campi Flegrei Piedirosso 2015, Contrada Salandra

 

Costa d’Amalfi Furore Rosso Riserva 2015, Marisa Cuomo

 

Lacryma Christi del Vesuvio Don Vincenzo 2014, Casa Setaro

 

Casavechia di Pontelatone Riserva Trebulanum 2015, Alois

 

Terre del Volturno Rosso R12 2012, Nanni Copé

 

Terra di Lavoro 2016, Galardi

 

Aglianico del Taburno Vigna Cataratte 2010, Fontanavecchia

 

Irpinia Aglianico 2016, Donnachiara

 

Irpinia Aglianico Magis 2015, Antico Castello

 

Irpinia Campi Taurasini Costa Baiano 2015, Villa Raiano

 

Taurasi Fren 2015, Stefania Barbot

 

Taurasi Opera Mia 2013, Tenuta Cavalier Pepe

 

Taurasi 2015, Donnachiara

 

Raurasi Riserva Puro Sangue 2014, Tecce Luigi

 

Taurasi 2013, Contrade di Taurasi

 

Taurasi Riserva Vino Blu 2012, Di Meo

 

Taurasi 2009, Perillo

 

Aglianico Paestum Omaggio a Gillo Dorfles 2015, San Salvatore 1988

 

Campania Rosso, Aglianico Villa Teresa 6’’ 2015, Mario Portolano

 

Cilento Aglianico Proclamo 2013, Tenuta Marino

 

Paestum Aglianico 2011, Viticoltori De Conciliis

 

 

 

Les Hommes et le Vin

 

 

Rencontre avec Raffaele Moccia, Agnanum (Campi Flegrei, Napoli)

Raffaele est un vigneron décontracté et surtout passionné, il travaille ses 10,5 ha de vignes (dont 5,5 ha en propriété) à Campi Flegrei dans la province de Naples. Tout son vignoble se trouve au sommet de collines sur les terrasses volcaniques raides et étroites, principalement sableuses composé du sable noir avec des couches de lapillus (petits coquillages), de pierre ponce et de pierre de lave, qui dominent la Côte Tyrrhénienne à 200 m d’altitude. Cette zone fait partie du Parc Naturel d’Astroni.

 

Raffaele a crée son vignoble en 1990, il poursuit le travail commencé par son père Gennaro dans les années soixante. Le vignoble est planté avec deux cépages roi de la région : Falanghina pour les blancs et le Piedirosso pour les vins rouges.

Elaboration et l’élevage de vins sont très classique, dans les cuves inox pendant un an, avec aujourd’hui quelques essais d’élevage en barrique pour le Piedirosso. Maintenant il faut un peu de patience pour découvrir le résultat final.

Les vins de Raffaele sont très frais, fruité, gourmand et minéraux avec une certaine salinité, sont bien structurés avec une matière suffisante pour durer dans le temps, surtout son Piedirosso, qu’il a l’habitude de garder en bouteille même quelques années après la vendange. Raffaele a prouvé, que les vins issus du cépage Piedirosso ne sont pas seulement de vins fruités d’une consommation rapide, mais qu’ils ont une belle complexité avec le caractère inimitable grâce à son terroir magique de Campi Flegrei.

 

Comprendre Campi Flegrei

 

Il s’agit d’une petite appellation d’origine contrôlée (DOP) depuis 1994, au nord-ouest de Naples.

La zone de production Campi Flegrei DOP s’étend sur une centaine d’hectares, dans la partie occidentale de Naples et sur la côte tyrrhénienne, y compris une petite île de Procida, près de la côte.

Le nom Campi Flegrei vient du latin flègo, c’est-à-dire «brûlé», d’un vaste volcan aujourd’hui mort qui a laissé de nombreux cratères et sources thermales sous la terre.

Le sol typique volcanique est composé de nombreuses couches de tufs gris et jaunes, couvertes de cendres, de lave et de ponces.

Les vignes s’étendent jusqu’à 150-200 mètres d’altitude, avec un nombre très important de vignes antérieures au phylloxera (fin XIXe siècle) en raison de la proximité de la mer et de la texture du sol.

Piedirosso est le principal cépage rouge cultivé dans cette région (Campi Flegrei Piedirosso DOP), avec la Falanghina le cépage blanc principal (Campi Flegrei Falanghina DOP).

Piedirosso, cépage roi de Campi Flegrei

 

On peut trouver ici quelques d’autre cépages rouges comme : Sciascinoso, Primitivo, Marsigliese ou Coda di Volpe et Greco pour les blancs.

 

 

 

Rencontre avec Guseppe Pagano, San Salvatore 1988 à Giungano (Salerno)

 

 

Azienda Agricola San Salvatore est né au milieu du Parc National de Cilento près de Paestum, Stio et Giungano entouré de la Valée di Diano et d’Alburni, le site classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 1998 par sa beauté naturelle et ses paysages uniques.

San Salvatore est un vaste domaine de 150 ha dont 30 ha planté en vigne, toute la production est certifiée Bio, tout le travail s’effectue dans le respect total de l’environnement.

 

Pour Giuseppe Pagano, propriétaire et à la tête de cet empire agro-viticole, la terre est un espace où une communauté a construit, au fil des ans, un savoir-faire collectif basé sur un système d’interactions entre l’homme et son l’environnement naturel.  

Chaque produit né dans cet espace reçoit une originalité, est typique de son lieu et est inimitable.

 

 

Ici les terres sont couvertes par la vigne, les oliviers, de champs de blé, du maïs, de fruits et de légumes sans oublier les chouchous de la maison, 550 buffles vivant dans une vaste prairie, pour la production de la fameuse mazzarella di bufala vendu toute fraiche chaque jour dans la boutique du domaine.

 

Le vignoble fait partie d’une vaste région viticole du Cilento sur les collines entre 150 et 650 mètres d’altitude majoritairement sur le terroir argilo-calcaire.

Pour les cépages restons dans la tradition : Falanghina, Fiano et Greco pour les blancs, surtout Aglianico pour le rouges avec un peu Pinot Noir.

San Salvatore produit aussi une méthode classique très réussie, Spumante Rosé de macération issu d’un pur Aglianico, une vraie gourmandise.

 

 

Selon les différentes cuvées, les vins sont vinifiés dans les cuves inox et élevés dans les barriques de chêne français, en revanche pour les blancs on utilise les barriques d’acacia. La collection se compose d’une vingtaine de cuvées.

 

 

La région viticole du Cilento est située au centre-sud de la province de Salerno. C’est une véritable sous-région, limitée au nord par la rivière Sele, protégée en grande partie par le Parc national du Cilento et la Vallée di Diano et d’Alburni, le site est classée au patrimoine mondial de l’Unesco en 1998 par sa beauté naturelle et les paysages uniques.

 

Comprendre les vins et la région de Cilento

 

Le vin du Cilento comprend deux DOP (AOC) et deux IGP (Appellation géographique) :

 

Cilento DOP (depuis 1989)

Castel San Lorenzo DOP (depuis 1991)

Paestum IGP (depuis 1995)

Colli di Salerno IGP (depuis 2004)

 

Vins de Cilento

 

 

Zone de production est situé dans le sud-ouest de la province, dans une vaste région où se trouvent des plaines fertiles, des collines et des montagnes gigantesques, des falaises côtières sablonneuses et escarpées, des plantes méditerranéennes typiques et des forêts de haute montagne.

La zone de production est limitée au nord par les collines de Capaccio et de Paestum et au sud par la côte de Marina di Camerota – Sapri.

A l’ouest la pente surplombe la mer Tyrrhénienne, tandis qu’à l’intérieur des terres, elle est limitée par les collines de Castel San Lorenzo (DOP) et la montagne d’Alburni

Malgré l’étendue de la région, la viticulture est marginale par rapport à d’autres productions agricoles : les vignobles sont des domaines éparpillés et fragmentés.

Les zones les plus plantées en vigne se situent dans le nord-ouest du pays, entre Capaccio, Giungano, Rutino, Torchiara, Castellabate et Prignano.

C’est une région influencée par la mer Tyrrhénienne avec son climat doux et ensoleillé, des vignobles situés entre 200-250 mètres d’altitude sur la roche sédimentaire.

En revanche le Cilento du Sud est assez différent. La côte est très accidentée et escarpée, la roche est remplacée par des composés de dolomite et de carbonate, les vignobles situés à l’intérieur des terres dépassent parfois 700 mètres d’altitude.

Dans cette partie, il n’y a que quelques hectares de vignes mais ils augmentent progressivement. Les producteurs trouvent ici des conditions favorables à une bonne et régulière maturation de raisins liées aux variations significatifs de température entre le jour et la nuit.

On trouve ici une mosaïque de cépages très variés entre le cépages autochtones, nationaux et les variétés internationaux comme : Aglianico, Aglianicone, Piedirosso, Primitivo, Barbera, Sangiovese, Montepulciano, Cabernet Sauvignon, Merlot, Pinot Noir et Syrah parmi les rouges.

Parmi les blancs : Fiano, Greco, Coda di Volpe, Falanghina, Trebbiano, Malvasia, et Riesling.

 

 

Adresses utiles :

 

www.campaniastories.com

www.miriadeweb.it

www.agnanum.it

www.sansalvatore1988.it

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires fermés sur Campania Stories 2019, le Grand plongeon dans l’univers complet de vins de la Campanie (Italie du sud) # reportage


J-4 Pour la 20e édition Vinexpo Bordeaux 2019 affiche sa nouvelle couleur…

Pour sa 20ème édition,
Vinexpo Bordeaux 2019, le salon professionnel international dédié aux vins et spiritueux, se réinvente, se dessine une nouvelle histoire.

 

 

 

 

Vinexpo Bordeaux, le salon professionnel international dédié aux vins et spiritueux, ouvrira ses portes du 13 au 16 mai 2019.

L’événement réinventé qui a choisi de donner la priorité à la qualité et à la performance des relations professionnelles..

 

Sa 20ème édition entièrement repensée ouvrira ses portes du 13 au 16 mai au Parc des Expositions Bordeaux Lac avec :

 

15% de nouveaux exposants

 

Plus de 1 600 sociétés de vins et spiritueux de 29 pays couvriront les 70 000 m² d’exposition, se qui fait de lui le plus important salon international professionnel de vins et spiritueux en France.

 

 

L’équipe Vinexpo s’appuie sur plusieurs critères de « Business à la Vinexpo » :

 

  • Un salon à taille humaine : dire non au gigantisme et à « l’hyper salon », et oui aux moyennes surfaces, où on préfère donner le temps au relationnel, plus qu’à la course à pied.
  • Des rencontres sur-mesure notamment via un service de rendez-vous d’affaire personnalisés et qualifiés : les One to Wine meetings,
  • Un contenu qui surfe sur les tendances mondiales : le changement climatique thème d’un symposium international ou la montée du bio avec l’espace WOW! (World Organic Wine) qui progresse de 15%,
  • Un « Bienvenue au monde« , un accueil optimisé et une convivialité d’un « Vinexpo hors les murs » permettant à tous les exposants et visiteurs, d’où qu’ils viennent, d’avoir un accès gratuit aux transports publics et à certains musées dont la Cité du Vin (Vinexpo Pass offert par Bordeaux Métropole), ou d’inviter des clients et des prospects aux soirées spécialement conçues pour les participants au salon (Le Diner du Palais, The Blend).

 

Vinexpo Bordeaux occupera la totalité du Hall 1, ainsi que le tout nouveau Hall 2 /Palais2 l’Atlantique, dédié aux grandes dégustations.

Parmi les marques françaises d’envergure internationale, on peut citer par Champagne Bollinger, Henri Bourgeois, Minuty, GH Martel & Cie, Grands Chais de France, Champagne Nicolas Feuillatte, Albert Bichot, Joanne, Baron Philippe de Rothschild, Bernard Magrez ou encore CVBG-Dourthe Kressmann.

 

Vinexpo Bordeaux c’est aussi une grande part aux exposants étrangers issus de 28 pays comme : Argentine (Clos de los Siete, Catena Zapata,…), Afrique du Sud (Robinson & Sinclair), Espagne (Felix Solis Avantis, Marqués de Cáceres,…), Italie (Piccini, Emilia Romagna,…), mais aussi la Chine avec notamment Cofco Greatwall.

 

Vinexpo conforte sa vocation de point de rencontre international avec les acteurs du marché en accueillant 15 % des nouveaux exposants et 3 nouveaux pays : la Suède, la Turquie et le Vietnam.

 

Une offre internationale des vins et spiritueux bio et biodynamiques sera mise en avant sur l’espace WOW! World of Organic Wines et regroupera 150 producteurs de 9 pays.

 

Vinexpo attire les acheteurs internationaux par sa capacité à fédérer les experts de renommée internationale, qu’ils soient winemakers sur les stands ou speakers en dégustations et conférences.

Vinexpo Bordeaux est également le salon des décisionnaires, l’événement majeur où l’on prend le temps de dévoiler les nouveaux produits et de développer son réseau professionnel.

L’ensemble des visiteurs et des exposants ont à leur disposition la plateforme de mise en relation, les one-to-wine meetings, pour créer des rendez-vous qualifiés et performants.

 

Sa programmation riche avec une quarantaine d’évènements comme :

L’Union des Grands Crus de Bordeaux, la Renaissance des appellations, les Crus Bourgeois du Médoc, les liquoreux du monde ou encore Gambero Rosso, feront déguster leurs vins pendant la durée du Salon.

 

Enfin en nouveauté ce le 1er Symposium International « Act for change » sur « l’impact du changement climatique sur la filière du vin et des spiritueux » rassemblera chercheurs, économistes et producteurs pour valoriser une filière très en avance dans sa stratégie d’adaptation au changement climatique.

Ce nouveau rendez-vous sera composé de 3 temps forts thématiques qui permettront d’étudier l’impact du changement climatique sur les vignobles au niveau mondial, sur la conduite du vignoble et de la vinification et enfin, sur l’économie du vin.

 

« Aujourd’hui les acheteurs comme les entreprises ont besoin de répondre aux attentes spécifiques des marchés qu’ils ciblent. Partant de ce postulat et dans un contexte très concurrentiel, Vinexpo a choisi de redonner une taille humaine à son vaisseau amiral de Bordeaux tout en capitalisant sur son positionnement business de haut niveau et en renforçant son attractivité et la puissance de ses contenus. »

Rodolphe Lameyse, Directeur général de Vinexpo,

 

 

Petite l’histoire d’un Grand Salon :

Fondé en 1981 à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux-Gironde, Vinexpo est l’organisateur d’évènements leader du secteur des vins et spiritueux. 

En 38 ans, Vinexpo a acquis une compréhension unique du marché ainsi qu’un vaste réseau de distributeurs influents à travers le monde.

La marque organise désormais des évènements dans cinq villes dans le monde (Bordeaux, Hong Kong, New York, et prochainement Shanghai et Paris) en plus d’un évènement itinérant, Vinexpo Explorer.

Le groupe publie également chaque année une des études les plus exhaustives du marché sur la consommation mondiale de vins et spiritueux : le rapport Vinexpo/IWSR. 

 

Adresses utiles :

http://www.vinexpobordeaux.com

 

 

 

Commentaires fermés sur J-4 Pour la 20e édition Vinexpo Bordeaux 2019 affiche sa nouvelle couleur…


Benvenuto Brunello 2019, Brunello dévoile ses livrables… # reportage

Anteprima Brunello – Benvenuto Brunello 2019

Benvenuto Brunello, encore une étape à ne pas manquer dans la tournée de tous les Anteprime Toscane.

Brume matinale sur les collines de Montalcino

 

Cette année pour édition 2019 de l’Anteprima, Benvenuto Brunello nous avons goûté les vins livrables dans l’année, soit :

 

 

 

Brunello 2014 (très bonne année classée 3*)

 

 

Brunello Riserva 2013 (excellente année classée 4*)

 

 

Rosso di Montalcino 2017 (excellente année classée 4*)

 

 

Production moyenne :

9.100.000 bouteilles de Brunello

4.500.000 bouteilles de Rosso

 

Bref histoire viticole de Montalcino :

 

L’histoire viticole à Montalcino est très ancienne et les découvertes archéologiques y remontent à l’époque étrusque (IV° siècle avant J.C).

En revanche la naissance de Brunello remonte seulement au XIX° siècle. Les agriculteurs de Montalcino commencent à produire le vin rouge à partir d’un cépage cultivé dans cette zone. Ce cépage appelé « Brunello » ou « Brunellino » sera identifié comme une variété de Sangiovese au milieu du XIXe siècle. Cépage très prisé, car il est capable de produire des vins d’une grande qualité au long vieillissement.

C’est seulement durant la deuxième moitié du XXe siècle que le Brunello obtient sa reconnaissance bien mérité par obtention d’un DOC (AOC) le 28 mars 1966 et le 1 juillet 1980 d’une consécration en DOCG.

Depuis plus que 50 ans, le Consorzio (Conseil Interprofessionnel) met tout en œuvre pour protéger l’appellation, son territoire, la qualité et l’identité de ses vins.

Les collines de Montalcino sont recouvertes sur sa majeure partie par des forêts. Le territoire de la commune de Montalcino s’étale sur 24 000 ha dont 15% seulement soit 3500 ha sont occupés par la vigne dont 2100 ha précisément produisent le fameux Brunello.

Les collines sont constituées de plusieurs zones pédologiques très complexes : la plus basses constituée par des terroirs assez souples d’époque quaternaire, puis en remontant, les terroirs s’enrichissent dans sa structure, la couche active se réduit, les sols deviennent calcaires avec des bonnes couches de marnes.

Le climat de cette zone de Montalcino est typiquement méditerranéen (la mer est à 100 km) à tendances sèches avec des connotations continentales.

Les zones de collines moyennes sont rarement touchées par le brouillard, sont rarement gelées ou givrées grâce la présence régulière du vent. Au sud domine Amiata, le mont de 1740 m qui protège le territoire de Brunello de divers phénomènes et aléas atmosphériques. Pendant toute la phase végétative de la vigne, le climat est généralement doux, ce qui assure une maturation équilibrée et complète des grappes.

 

Les règles de la production de Brunello de Montalcino sont très strictes pour obtenir DOCG.

Le vin doit être issu exclusivement de Sangiovese (appelé ici « brunello »), avec la mise en marché dès mois de janvier de la cinquième année après la vendange.

Durant cette période, le vin passe minimum 2 ans sous bois avec au minimum de 4 à 6 mois d’affinage en bouteille en fonction de sa catégorie.

 

Les collines de Montalcino

Montalcino en chiffres :

 

Surface totale du territoire : 24 000 ha

Surface du vignoble : 3500 ha

Brunello di Montalcino DOCG : 2100 ha

Rosso di Montalcino DOC : 510 ha

Moscadello di Montalcino DOC : 50 ha

Sant’Antimo DOC : 480 ha

Dautres vins : 360 ha

 

Chaque année pour fêter la sortie du nouveaux millésimes mis en marché, les étoiles sont attribuées à la dernière vendange, ce qui correspond à la qualité du millésime, le millésime 2018 a obtenu 4* jugé une excellente année, bon à savoir que le maximum, soit 5* sont attribué à une année exceptionnelle.

 

Collection de plaques de millésimes

C’est la 28e année consecutive, pour immortaliser chaque vendange, une petite plaque en céramique est posée sur la Piazza Garibaldi au centre du village de Montalcino. Chacune d’elle est réalisée par un ou des artistes contemporains pour célébrer la naissance du nouveau millésime de Brunello.

 

Le centre du Montalcino accueille avec joie cette œuvre vivante d’art contemporain, qui évolue et s’enrichi chaque année d’une nouvelle plaque.

 

Voici la nouvelle plaque pour immortaliser la vendange 2018 qui a obtenu 4* pour un millésime excellent.

 

Partizio Cencioni, Président du Consorzio Brunello dévoile la nouvelle plaque du Millésime 2018

 

Voici la liste des millésimes exceptionnel (5*) depuis sa première classification en 1945.

 

Ils plutôt rares, depuis 73 ans on a recensé seulement 18 millésimes exceptionnelles :

1945  1955  1961  1964  1970  1975  1985  1988  1990  1995  1997  2004  2006  2007  2010  2012  2015  2016

 

 

Coups de cœur :

Anteprima 2014 et Riserva 2013

 

Tasting Brunello 2014

Brunello di Montalcino 2014 (millésime 3*)

 

Albareti

Barbi

Capanna

Carpineto

Col d’Orcia

Collemattoni

Corte Pavone – Pogio Molino al Vento

Cupano

Donatella Cinelli Colombini

Fanti

Giannini Brunelli le Chiuse di Sotto

Il Marroneto

La Magia

La Rasina – la Rasina

Lisini

Mastrojanni

Podere Canapaccia

Podere le Ripi – Lupi e Sirene

San Polino – Helichrysum

San Lorenzo

Sesti

Solaria Patrizia Cencioni

Tenuta le Potazzine

Tenute Silvio Nardi

Uccelliera – Uccelliera

 

 

Benvenuto Brunello, collection

Riserva 2013 (millésime 4*)

 

Barbi

Campogiovanni

Castello Romitorio

Col d’Orcia – Nastagio

Collemattoni – Vigna Fontelontano

Donatella Cinelli Colombini

Fanti – Vigna le Macchiarelle

La Fiorita

La Fortuna – Giobi

La Lecciaia – Manapetra

La Rasina – Il Divasco

Lisini

Mocali

Palagetto

Pian delle Querci

Podere le Ripi – Lupi e Sirene

Poggio di Sotto

Renieri

Santa Giulia

Sassodisole

Scopone

Sesti – Phenomena

Solaria Patrizia Cencioni

Tenuta di Sesta

Val di Suga

 

 

 

Les Hommes et le Vin

 

Rencontre avec Conte Francesco Marone Cinzano (Col d’Orcia, Montalcino)

 

Conte Francesco Marone Cinzano

Comme à l’accoutumée, dans le cadre de Benvenuto Brunello 2019, Conte Francesco Marone Cinzano, propriétaire et président de Col d’Orcia à Montalcino a proposé une verticale exceptionnelle de Brunello.

Cette année nous avons passe au crible les millésimes en « 9 », occasion de passer en revue les cinq décennies de Brunello di Montalcino Col d’Orcia (dès 1969 à 2009)

 

Et comme à Col d’Orcia Conte Marone Cinzano ne fait pas des choses à moitié, cette dégustation nous a été proposée autour d’un dîner concocté avec beaucoup de soins par le chef étoilé Roberto Rossi du restaurant « Il Silene » à Sienne, afin de composer quelques accords mets et vins.

 

 

 

Nous avons dégusté :

 

Brunello di Montalcino Riserva 1969 (Millésime 2*)

Brunello di Montalcino Riserva 1979 (Millésime 4*)

Brunello di Montalcino 1989 (Millésime 2*)

Brunello di Montalcino Riserva 1999 Poggio al Vento (Millésime 4*)

Brunello di Montalcino 2009 (Millésime 4*)

Rosso di Montalcino 2009 (Millésime 4*)

 

Ce genre de dégustations peut démontrer assez facilement que Brunello est un vin complexe avec un potentiel de vieillissement extra ordinaire, c’est un bel hommage à cinq décennies de l’appellation en mettant en avant ses qualités sans oublier quelques fois ses petites faiblesses.

 

Chez Conte Marone Cinzano, dans les caves obscures de Col d’Orcia reposent plus que 50 000 bouteilles de vieux millésimes de Brunello, c’est un patrimoine unique et inestimable qui prouve immensité de cette appellation, c’est une page vivante de l’histoire de Brunello di Montalcino.

 

Tasting

Brunello Col d’Orcia, verticale sur cinq décennies

 

Brunello di Montalcino Riserva 1969

 

Robe encore très jeune, rouge grenat, nez sous-bois, fleurs séchées, en bouche fruits noirs, cerise à l’eau de vie, poivre sauvage, note fumée, chocolat, cacao en poudre, café moka, vin très étonnant avec beaucoup d’énergie, très vivant ***

 

Brunello di Montalcino Riserva 1979

 

Robe grenat, reflets légèrement ambrés, brillant, nez automnal, sous-bois, toucher net, précis, bourgeons de cassis, épices, feuilles séchées, rose séchée, tanins poudreux, garde une excellente fraicheur, vin complexe avec une belle persistance**

 

Brunello di Montalcino 1989

 

Robe grenat, brillante, nez tertiaire, sous-bois, en bouche toucher soyeux, note automnale, épices, mélange de poivres, note chocolaté, garde une belle fraicheur avec une note minéral, mentholée, réglisse, note torréfiée, feuilles séchées, vin complexe, bien structuré avec des tannins mûrs, granulés, bonne persistance en finale*

 

Brunello di Montalcino Riserva 1999 Poggio al Vento (Magnum)

 

Robe grenat foncé, brillant, nez épicé, florale, toucher net, fruits noirs acidulés mélangé aux épices, tabac séché, réglisse, note chocolatée, tannins granulés, racés, finale fraiche, florale**

 

Brunello di Montalcino 2009 (Magnum)

 

Robe rubis éclatante, nez florale, botanique, en bouche très net, précis, cerise noire fraiche, petits fruits rouges acidulés, poivre sauvage, structure tannique racée, vin dynamique avec une belle fraicheur en finale*

 

 

Val d’Orcia

Col d’Orcia en bref :

Sur les belles collines toscanes à 450 m d’altitude sur le versant sud de Montalcino face au Mont Amiata sont plantés 100 ha de vignes de Sangiovese sur un terroir d’argiles et de calcaires qui produise Brunello et Rosso di Montalcino Col d’Orcia. Domaine fait partie de la Vallée d’Orcia, le Val d’Orcia, un terroir unique classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2004.

Tout le domaine avec son vignoble, les oliveraies, les jardins et les champs y compris son champs de tabac pour la production de fameux cigarillos toscans est certifié en Bio (en 2010).

Le travail dans les vignes et dans le chai s’effectue dans le respect total de l’environnement.

Depuis de nombreuses années les vins de Col d’Orcia ont su trouver et préserver son style unique et inimitable.

 

 

 

Rencontre avec Donatella Cinelli Colombini (Casato Prime Donne à Montalcino)

 

Donatella Cinelli Colombini avec sa fille Violante

 

Chez Donatella on produit du Brunello et du Rosso di Montalcino 100% « au féminin »

 

Casato Prime Donne, est l’une de deux domaines de Donatella (la deuxième Fattoria del Colle) se trouve sur les terres de Chianti).

Casato est un domaine de 40 ha dont 16 ha sont occupés par le Sangiovese qui produisent du Brunello et du Rosso di Montalcino DOCG. La colline de 325 m d’altitude bénéficie d’un beau terroir d’argiles et du calcaire, avec son micro climat de Val d’Orcia très bénéfique pour la vigne et la production du vin de qualité.

Le domaine se trouve non loin de Montalcino sur les collines de Val d’Orcia, classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Donatella fût la première femme italienne à la tête d’un domaine viticole, et aujourd’hui de la vigne au chai, l’équipe est exclusivement féminine, ce qui est encore unique et assez inhabituel de nos jours en Italie.

 

Un mot d’histoire :

 

Le Casato appartenait déjà aux ancêtres de Donatella Cinelli Colombini en 1592. C’est ici qu’ils venaient à la chasse et c’est ici qu’ils emmenaient leurs épouses en lune de miel.

Plus récemment, Casato appartenait à la grand-mère, puis à la mère de Donatella, ensuite ça sera le tour de Violante, la fille de Donatella prendre la succession, donc la lignée féminine perdure toujours.

Ce grand édifice en pierre a été rebaptisé tout naturellement en 1998 en « Casato Prime Donne ».

Le travail à la cave mélange la tradition et la modernité avec l’utilisation des outils de production ultra modernes et plus traditionnel, dans le but bien précis : produire le meilleur vin possible en exprimant pleinement son terroir.

Le chai avec les fameux tableaux virtuelles sur les cuves

 

Le chai est également un lieu d’un spectacle de son et de lumières qui raconte l’histoire de Montalcino avec la naissance de Brunello au XIXe siècle, est aussi un lieu qui accueille une exposition virtuelle d’art contemporaine avec des tableaux modernes projetés sur les cuves, ça vaut vraiment le détour.

 

Après la visite du vignoble et du chai place à la dégustation verticale de quelques Brunello Riserva :

Verticale de Brunello Cinelli Colombini

Brunello Riserva 2013*

Brunello Riserva 2012**

Brunello Riserva 2007***

Brunello Riserva 2004**

Brunello Riserva 1999***

Brunello 2013 Cuvée IOsonoDonatella (produit en 1000 exemplaires) **

 

Donatella Cinelli Colombini, Collection

 

 

Adresses utiles :

 

www.consorziobrunellodimontalcino.it

www.coldorcia.it

www.cinellicolombini

 

 

 

 

 

 

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