vin Wino wine – le blog vin de Marie Joanna Roginska


« Bordeaux Grands Crus Classés 1855 Médoc et Sauternes » – les belles feuilles pour l’été…

« Bordeaux Grands Crus Classés 1855 » chez Flammarion

 

« Grands crus classée de Bordeaux 1855 Médoc et Sauternes », l’ouvrage de références qui est sorti au printemps dernier, depuis, très bien installé sur les étagères de bonnes librairies et surtout dans la bibliothèque d’amateurs de grands crus de bordeaux.

Déjà en 2005, à l’occasion du 150e anniversaire de ce classement historique du 1855 paraissait un ouvrage très complexe consacré aux grands crus classés de bordeaux .Cet ouvrage qui a été traduit en neuf longues, a connu son succès sans précédent.

Depuis ce temps là, le vignoble bordelais a connu une véritable révolution, surtout l’ouverture à l’agriculture biologique et biodynamique, ainsi qu’une reconstruction de nombreux chais et de cuviers, crées par des architectes mondialement connus qui associaient une architecture souvent ultra moderne en respectant la tradition bordelaise, sans oublier toute la technologie de pointe et la recherche de la perfection, en combinant le coté utile avec l’esthétique de l’ensemble.

Donc, un nouveau ouvrage qui mettait à jour toutes les évolutions au fil de ces quelques années s’imposait tout naturellement.

Aux fils de pages, le lecteur découvrira le texte et des photos qui mettent en évidence l’ensemble de ces vins d’exception, les Grands Crus Classés de Médoc et de Sauternes qui ont fait et font toujours la gloire du Bordelais.

 

 

« Grands crus classée de Bordeaux 1855 Médoc et Sauternes »

Ecrit par Franck Ferrand et Hugh Johnson avec des photos de Guillaume de Laubier en collaboration d’Olivier Poels et de Cornelis Van Leeuwen, est le seul ouvrage consacré à l’ensemble de ces Grands Crus Classés mettant en valeur la beauté des châteaux et l’excellence de leurs vins.

Ce classement de 1855 est désormais un patrimoine collectif de l’univers du vin et reste la référence suprême.

 

Franck Ferrand nous révèle l’histoire cachée derrière chacun de ces vins, les secrets des cuviers et des chais. Il guide le lecteur à travers ces vignobles et ces châteaux qui font rêver le monde entier.

 

Hugh Johnson évoque la naissance des crus classés de Médoc « au rouge plus intense et miroitant qu’un rubis » et l’origine mystérieuse de ce vin blanc unique aux arômes envoûtants qu’est le Sauternes.

 

Guillaume de Laubier, photographe, il a publié de nombreux ouvrages chez Flammarion : Au cœur de L’Ecosse (2010), Maison Parisienne (2014), Wine by Design (2016) et Mon Luxembourg (2016).

 

Aux fils de quelques pages : 

Nouvelle oenothèque de Château Latour, Pauillac

 

Nouvelle salle de dégustation de Château Margaux, Margaux

 

Nouveau chai de Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac

 

Nouveau chai de Château Montrose, Saint-Estèphe

 

Nouveau chai de Château Kirwan, Margaux

 

Nouveau chai de Château Talbot, Saint-Julien

 

Nouveau chai de Château Prieuré-Lichine, Margaux

 

Adresses utiles :

http://www.grand-cru-classe-1855.com

 

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Angelo Gaja, le Pape de vins de Barbaresco et de Barolo # reportage

le village perché de Barbaresco avec sa Torre, le Château, le fief de la famille Gaja

En traversant les collines piémontaises, toutes entourées de vignes on s’approche vers Barbaresco, le petit village médiéval de la carte postale dominé par la Torre et son Château, on arrive dans le fief de la famille Gaja.

 

Tout d’abord Angelo, la 4e génération de Gaja, producteur de vins dans cette belle région de Piémont en Italie dans la zone de Langhe, l’homme connu et apprécié dans le monde entier pour ses vins de Barbaresco et de Barolo.

 

Grace à son engagement, l’utilisation des nouvelles techniques de vinification, il est considéré comme «le roi incontesté de Barbaresco » et « l’homme qui a entraîné le Piémont dans le monde moderne ».

Il a su donner, à sa juste valeur, les lettres de noblesse au vins de Barbaresco, qui aujourd’hui font partie du cercle très fermé de plus grands vins au monde.

 

 

Zoom sur une riche histoire familiale

 

Il était une fois Giovanni…

 

La cave Gaja a été fondée en 1859 par Giovanni Gaja (arrière grand-père d’Angelo), la famille Gaja étant arrivée d’Espagne au 17ème siècle.

 

En 1937, Giovanni Gaja, le père d’Angelo, pour se distinguer des autres producteurs, ainsi que distinguer ses vins parmi d’autres produits dans la région, a d’abord mis le nom Gaja en grosses lettres rouges sur les étiquettes de toutes ses cuvées, très bon coup de marketing avant l’heure.

 

L’entreprise familiale a continué à progresser après la Seconde Guerre mondiale quand Giovanni Gaja a fait des importants achats de vignobles sur des grands terroirs dans la région de Barbaresco comme San Lorenzo, Costa Russi ou encore Tildin.

 

Afin de valoriser le travail dans le vignoble, au chai et pour souligner la qualité de tous ses vins, Clotilde Rey, la grand-mère d’Angelo fixait tout simplement les prix élevés pour manifester le prestige de chaque cuvée, ce qui a contribué fortement au succès de l’entreprise familiale.

 

La 4e et la 5e génération de Gaja au complet, Angelo et Lucia entourés de ses trois enfants Gaia, Giovanni er Rossana

Revenons à la carrière d’Angelo Gaja, propriétaire actuel de l’entreprise familiale avec sa femme Lucia et ses trois enfants Gaia, Rossana et Giovanni qui constituent la 5e génération de la famille Gaja.

Tous, ils perpétuent une tradition familiale qui n’a jamais cessé depuis 1859.

 

Angelo, âgé aujourd’hui de 78 ans, arrière-petit-fils de Giovanni Gaja, a commencé sa carrière au sain du domaine familiale à l’âge de 21 ans en 1961.

A l’époque il y avait environs une centaine de producteurs de Barbaresco et de Barolo. Et c’est grâce aux acquisitions de sa famille, le jeune Angelo est devenu l’un du plus important vigneron à Barbaresco.

 

chai à barriques avec le système de récupération de l’eau de pluie

Après plusieurs voyages et séjours en France Angelo Gaja introduisit des pratiques révolutionnaires pour la vinification de Nebbiolo comme utilisation de la barrique française neuve au cours d’élevage, afin de donner au cépage Nebbiolo naturellement très tannique plus de finesse et de souplesse, au finale plus d’élégance.

 

Très tôt, il a commencé dans ses vignes les premières expériences des « vendanges en vert », d’éclaircissement afin de réduire les rendements et augmenter la qualité des vins.

 

Il était également le pionnier qui a introduit dès 1978 quelques cépages français sur les terroirs historiques de Nebbiolo à Barbaresco, comme du Cabernet Sauvignon (le cépage qu’il appréciait beaucoup), du Merlot, du Cabernet Franc, du Sauvignon Blanc ou encore du Chardonnay.

Bien évidemment, Giovanni, son père n’a pas vraiment approuvé cette « révolution ».

 

les foudres traditionnels de Slovénie ou de vieux châtaigniers

Angelo a été toujours considéré comme un moderniste dans une région traditionnelle comme Barbaresco, il a compris et a su de le début être très judicieux dans l’utilisation du chêne neuf.

Tout d’abord en pratiquant des très longues fermentations pour ses vins de 3 semaines, et bien qu’il emploie 1/3 des barriques de chêne français nef pour la première année de vieillissement, le processus est toujours fini en foudre de Slovénie ou en foudres de vieux châtaigniers de 10 à 100 hl, les contenants utilisés traditionnellement dans le Piémont.

 

« Cabernet est à John Wayne comme Nebbiolo est à Marcello Mastroianni. Cabernet a une forte personnalité, ouverte, facile à comprendre et dominante (…). Nebbiolo (…) est plus difficile à comprendre mais infiniment plus complexe » ». Angelo Gaja

 

Dès 1988, Gaja retourne à Barolo avec l’acquisition 28 ha de vignes, après avoir loué des vignobles sur cette zone.

Aujourd’hui Angelo Gaja produit plusieurs différentes cuvées sur les 100 ha de vignobles du Piémont dans la zone de Barbaresco et de Treiso et dans la zone de Barolo, de Serralunga d’Alba et La Morra.

 

 

Alessandro Albarello, jeune oenologue qui travaille pour Angelo Gaja

Pour comprendre la philosophie Gaja arrêtons nous quelques instants sur chaque cuvée de la propriété…

 

Barbaresco DOP

Le vin phare du domaine Gaja, produit toujours depuis sa création en 1859

100% Nebbiolo provenant de 14 différents vignobles  sur 21,4 ha de la zone de Barbaresco.

Macération et fermentation dans le bois ensuite 24 mois d’élevage dans les foudres et dans les barriques de chêne.

 

 

Costa Russi

Barbaresco DOP

4,35 ha

100% Nebbiolo

1er millésime 1978

Le vignoble acquis par la famille Gaja en 1967. Le nom vient du terme « Costa”, le côté d’une colline face au soleil, et « Russi » un surnom du propriétaire précédent.

 

Sorì Tildìn

Barbaresco DOP

3,38 ha

100% Nebbiolo

Le vignoble acquis par la famille Gaja en 1967,

1er millésime 1970

« Sorì » est un mot piémontais pour « colline avec exposition sud » et « Tildìn » était un surnom de Clotilde Rey, la grand-mère d’Angelo Gaja.

 

Terroir exceptionnel de San Lorenzo, Barbaresco

Sorì San Lorenzo

Barbaresco DOP

3,38 ha

100% Nebbiolo

1er millésime 1967

Le vignoble acheté à la paroisse d’Alba en 1964, nommé San Lorenzo, le saint patron de la cathédrale d’Alba.

 

Sperss

Barolo DOP

12 ha

100% Nebbiolo

1er millésime 1988

30 mois d’élevage

Le vignoble acheté en 1988 dans la zone de Serralunga, son nom « sperss » est piémontais pour designer « la nostalgie », indiquant un désir de revenir à la production de Barolo.

 

Conteisa

Barolo DOP

6 ha

100% Nebbiolo

1er millésime 1996

30 mois d’élevage

Le nom est piémontais pour « querelle », se référant à un différend historique entre les communes La Morra et Barolo, les deux réclamant la terre Cerequio.

 

Dagromis

Barolo DOP

100% Nebbiolo

1er millésime 1998

30 mois d’élevage

Vignobles de Serralunga et La Morra

Nommé d’après la famille Gromis qui possédait le vignoble dans la commune de La Morra tout au long du 19ème siècle, avant acquis par la famille Gaja. Il est mélangé avec des fruits d’un autre vignoble appartenant à Gaja à Serralunga.

 

Darmagi

Langhe DOP

2,8ha

Cabernet Sauvignon (95%) avec un peu de Merlot (3%) et Cabernet Franc (2%), nous sommes ici sur la « copie conforme » d’un grand cru bordelais.

1er millésime 1982

Le vignoble planté en 1978, son nom signifie «quelle honte» ou «pitié!»…

C’est un commentaire de Giovanni Gaja, père d’Angelo, qui se penche sur les vignes du Cabernet Sauvignon plantées par son fils sur un site par excellence de Nebbiolo

 

Sito Moresco

Langhe DOP

Vignoble de Treiso, Barbaresco et Serralunga

Nebbiolo, Barbera, Merlot, Cabernet Sauvignon

1er millésime 1991

Plusieurs vignobles appartenant à la propriété, dont le vignoble Sito Moresco de 10 hectares à Barbaresco.

 

Gaia et Rey

Langhe DOP

Vignoble de Treiso et Serralunga

100% Chardonnay

1er millésime 1983

Le premier vin blanc du domaine Gaja, issu du vignoble de Gaia & Rey qui a été planté en Chardonnay en 1979. Il porte le nom de la fille aînée d’Angelo Gaja, Gaia Gaja, et de sa grand-mère, Clotilde Rey.

 

Alteni di Brassica

Langhe DOP

Vignoble de Barbaresco et Serralunga

100% Sauvignon Blanc

1er millésime 1986

Les vignobles ont été plantés de Sauvignon blanc en 1983. Le nom vient des alteni, de petits murs de pierre qui dans le passé entouraient les vergers dans la région, et des brassica , fleurs jaunes qui couvrent les vignes au printemps.

 

Rossj-Bass

Langhe DOP

Vignoble de Barbaresco et Serralunga

Chardonnay, Sauvignon Blanc

1er millésime 1988

Le vin est produit de raisins provenants de dans plusieurs vignes de la famille.

Le vignoble de Rossj, planté en 1984, porte le nom de la plus jeune fille d’Angelo, Rossana « Rossj » Gaja.

 

Pendant ma récente visite du domaine j’ai dégusté quelques différents crus, voici les résultats :

 

Quelques cuvées passées en dégustation

 

Barbaresco DOP 2015 (cuvée phare de la Maison)**

2015 un très bon millésime

Robe rubis, belle brillance, nez épicé, cerise fraiche, en bouche toucher net, frais, note de petits fruits acidulés, cerise noire, structure tannique racée, joli finale fraiche et longue avec un beau potentiel.

 

Sori Tildin 2013, Barbaresco DOP

2013 millésime classique

Nez délicat, floral, quelques fruits rouges mélangés aux épices, vin net, précis avec une bonne acidité, tanins soyeux, belle persistance, finale fraiche, saline.

 

Conteisa 2014, Barolo DOP*

2014 millésime compliqué

Nez cerise noire, fruits noirs frais, en bouche toucher net, fruits noirs frais, quelques fruits rouges acidulés, tanins ronds, patinés, vin gourmand, commence à s’ouvrir.

 

Sperss 2014, Barolo DOP

2014 millésime compliqué

Nez florale, épicé, bouche nette, note acidulée, fruits noirs, cerise, réglisse, tanins racés, vins puissant avec une touche boisée.

 

Sori San Lorenzo 1999, Barbaresco DOP***

1999 très grand millésime

Nez de truffe, d’épices, rose séchée, réglisse, en bouche toucher soyeux, élégant, fleurs séchées, note chocolatée, truffe noire, tanins arrondis, élégants, fins, vin complexe avec un équilibre parfait, persistant avec une fraicheur qui domine, finale longue, on voit son potentiel.  

 

Sito Moresco 2016, Lange DOP

2016 très bon millésime

Vin fruité, agréable et frais, gourmand qui peut se consommer dans sa jeunesse ou avec quelques année de vieillissement, vin plaisir.

 

Vignobles de Gaja : Piémont, Barbaresco et Barolo, la Toscane : Pieve Santa Restituta à Montalcino acquis en 1994 et Ca’Marcanda à Bolgheri acquis en 1996.

 

 

PORTFOLIO

 

L’Eglise San Donato à Barbaresco, siège de l’Oenoteque Regionale

 

Barbaresco, vue sur la rivière Tanaro

 

Château de Barbaresco, fief de la famille Gaja

 

Le Château abrite de très nombreuses oeuvres d’art moderne

 

Le chai à barriques dans les caves profonds sous le château

 

étiquettes années 1070

étiquettes les années 1960

les années 1960

 

étiquettes actuelles

 

L’intérieur du château, siège de l’entreprise familiale Gaja

 

l’intérieur du château, siège de l’entreprise familiale

Vignobles de la famille Gaja, Piémont et la Toscane

 

Adresses utiles :

http://www.gajadistribuzione.it

 

 

 

 

 

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Bordeaux primeurs 2017 – Faut-il investir ? # analyse # notes de dégustations…

Hangar 14, dégustations primeurs 2017 organisé par l’Union des Grands Crus de Bordeaux

Pour comprendre les appréciations et des notes de vins de bordeaux 2017, une analyse précise du millésime s’impose.

Il y a des millésimes « dit » faciles ou difficiles, millésimes de vignerons, millésimes classiques, grands ou exceptionnels, bref les millésimes tout simplement, qu’aucun ne ressemble pas vraiment à un autre.

 

Où on situe dans tout ça le millésime 2017 à Bordeaux ?

 

C’est un millésime miracle pour certain, le millésime injuste pour d’autres, d’ores et déjà c’est un millésime qui a beaucoup fait parlé de lui et il va sûrement pas arrêter de nous surprendre, ce que j’ai pu constaté après mes premières dégustations de primeurs.

En tout cas, en vu des circonstances c’est un millésime qu’il faut re-déguster plusieurs fois, ne pas s’arrêter sur les idées reçues. Certes beaucoup de producteurs ont été touché par les deux épisodes du gel : du 22 et 23 avril ainsi que 27 et 28. Certains ont perdu une parti ou même une récolte entière sur un cru.

Au total ces deux épisodes ont détruit de 30 à 50% de la récolte 2017 en Gironde.

Et comme le malheur n’arrive pas tout seule, d’autre pays européens, les grands producteurs des vins ont connus le même sort.

 

Hélas, le millésime 2017 nous rappelle durement les risques de tous le jours associés à la viticulture. Cette année là restera en effet dans la mémoire collective en raison de ce fameux gel de la fin avril qui a anéanti près de la moitié de la récolte bordelaise. Il a mis à rude épreuve surtout les propriétaires de la rive droite, mais également n’a pas épargné certains de la rive gauche.

Comme souvent, les dégâts furent aussi importants qu’inégaux, épargnant des appellations entières alors que certains crus ne produisirent rien ou quasiment pas de raisins en 2017.

La conclusion peut paraître un peu rapide mais il s’agit d’un millésime dextrement hétérogène.

 

Le printemps arrive dans la vigne

Il faut rappeler les cinq conditions auxquelles est soumise la réussite d’un millésime de vins rouges à Bordeaux.

 

1) et 2) une floraison et une nouaison relativement rapides et homogènes sous un climat assez chaud et pas trop arrosé pour assurer une bonne fécondation et prédisposer à une maturité homogène.

 

3) une contrainte hydrique s’établissant progressivement grâce à un mois de juillet chaud et sec, provoquant le ralentissement puis l’arrêt définitif de la croissance au plus tard au début de la véraison.

 

4) une maturation complète des différents cépages grâce à des mois d’août et septembre suffisamment secs mais sans chaleurs excessives.

 

5) un beau temps, moyennement chaud et faiblement arrosé pendant les vendanges, permettant d’attendre la maturité optimum de chaque parcelle sans redouter la dilution, la pourriture, ou la perte des arômes fruités.

 

En 2017, la douceur des mois de février et mars a conduit à une reprise de végétation précoce. Les faibles précipitations et l’ensoleillement du début du printemps ont favorisé une croissance rapide de la vigne.

Le climat particulièrement chaud du mois de mai a permis une floraison précoce, rapide et homogène dans les vignobles épargnés par les épisodes du gel de mois d’avril.

Fin juin, des épisodes orageux retarde l’installation progressive de la contrainte hydrique, malgré un été exceptionnellement sec, sans chaleur excessive avant la dernière semaine d’août.

Les conditions climatiques se dégradent au début du mois de septembre, faisant craindre pour les cépages rouges un développement massif de la pourriture grise.

Un retour providentiel à des conditions anticycloniques permettra aux merlots cultivés sur les terroirs les plus tardifs ainsi qu’aux cabernets d’achever leur maturation sous un climat favorable.

Les raisins blancs, mûrs très tôt, ont ainsi pu conserver leur acidité et leur fraîcheur aromatique, tandis que l’alternance d’épisodes pluvieux et de périodes sèches a permis l’installation de la pourriture noble puis la concentration rapide des raisins destinés à l’élaboration des vins liquoreux.

 

Si les cinq conditions d’un grand millésime ne sont pas toutes satisfaites en 2017, il était tout à fait possible, sur les parcelles épargnées par le gel, de produire des vins rouges colorés, fruités, savoureux, possédant un joli potentiel de garde.

 

Une floraison précoce et rapide permise par un retour du printemps au mois de mai, ainsi, dans les vignobles épargnés par le gel, les premières fleurs sont apparues juste avant le pic de chaleur et la mi-floraison pratiquement deux semaines plus précocement qu’en 2016 mais tout de même moins tôt qu’en 2011.

La floraison s’est étalée pendant une dizaine de jours dans des conditions extrêmement favorables. La nouaison a également été homogène et rapide.

 

Pour les vignes, les deux premières conditions d’un grand millésime, à savoir une floraison et une nouaison rapides et homogènes sont parfaitement satisfaites, sans accident marqué de coulure et avec une belle homogénéité des grappes.

 

Dans certains vignobles sinistrés par le gel, la reprise végétative fut longue à se manifester, seulement la fin du mois de mai, selon l’intensité du gel observé et la vigueur des vignes,

Un été exceptionnellement sec, qui pour autant n’a pas permis l’installation d’une contrainte hydrique suffisamment précoce.

Juillet en particulier fut moins ensoleillé qu’un mois de septembre.

Malgré un déficit hydrique hivernal et printanier important et la quasi absence de pluie en juillet, heureusement l’épisode pluvieux important de juin a pu renouveler les réserves en eau des sols et décalé l’installation progressive de la contrainte hydrique.

Le ralentissement puis l’arrêt de la croissance végétative ne se sont pas déroulés comme espéré avant le début de la véraison, au cours de la seconde décade de juillet.

En revanche, ces conditions ont été favorables aux vignes gelées, qui dans un contexte de températures douces et sans contrainte hydrique ont pu dans certains cas rattraper les parcelles épargnées par le gel. La véraison fut atteinte deux semaines plus tard.

L’absence de pluie en juillet et août a permis l’installation progressive de la contrainte hydrique avec une intensité comparable à 2016 mais avec un retard d’une dizaine de jours

L’arrêt de croissance provoqué par une contrainte hydrique suffisante avant le début de la véraison fut noté après la fin de la véraison, trop tardivement, donc la troisième condition nécessaire à l’obtention d’un grand millésime de rouge n’était pas remplie complètement à l’exception des sols les plus drainants.

Un millésime précoce et des pluies début septembre ont précipité le début des vendanges.

 

Les vendanges des blancs secs ont débuté dans le Sauternais dès le début de la deuxième quinzaine d’août, soit un record de précocité pour certaines propriétés.

 

Dans la région des Graves et Pessac Léognan, la récolte fut également l’une des plus précoces des dix dernières années.

Elle commence par le Sauvignon blanc, sous le soleil de la fin du mois d’août et s’acheva à la mi-septembre par les Sémillon les plus tardifs.

Le temps frais de la mi-août a permis une maturation des raisins tout en préservant leur acidité et leur potentiel fruité.

Les équilibres des raisins blancs étaient dignes des plus grands millésimes, avec une richesse en sucres tout à fait convenable, une acidité élevée et un potentiel aromatique très prometteur.

Malheureusement, les rendements sont nettement plus faibles qu’en 2016, notamment en raison des épisodes de gel.

Pour les cépages rouges, les Merlots, dont le potentiel était très intéressant fin août, subissent les conséquences des précipitations de début septembre.

Leur récolte doit être par endroit anticipée au cours de la deuxième décade de septembre afin de limiter le développement de la pourriture grise.

Une nouvelle fois, le mois de septembre était décisif dans la réussite du millésime, les merlots n’ont pas bénéficié de conditions idéales pour achever leur maturation, excepté sur les sols les plus tardifs (calcaires et argilo-calcaires).

La quatrième et la cinquième condition, à savoir une période sèche sans chaleur excessive pour attendre la maturité optimale et un temps clément pendant les vendanges ne furent que très partiellement remplies pour les Merlots.

Une arrière-saison ensoleillée et sèche a permis de récolter des Cabernet-Sauvignon à maturité et dans de bonnes conditions.

Les précipitations de la première partie de septembre avaient suscité de vives inquiétudes pour l’état sanitaire des Cabernet-Sauvignon, l’arrière-saison providentielle a permis d’attendre leur maturité.

La récolte se déroule sans accidents dans des conditions plus sereines, et se termine la première semaine d’octobre, soit deux semaines plus tôt qu’en 2016.

La dernière condition pour un grand millésime de rouge, à savoir un temps clément pendant les vendanges, fut remplie pour le Cabernet Sauvignon.

 

Une des caractéristiques des raisins rouges de 2017 est sûrement leur teneur élevée en acide malique, conjuguée à un potentiel tannique plus faible que d’habitude.

L’arrêt de croissance végétative fut observé plus tard, la maturation était bien enclenchée fin août avec le potentiel phénolique prometteur.

Hélas, les pluies de début septembre n’ont pas permis cette dernière étape : le poids des baies, les teneurs en sucres et les anthocyanes ont stagné.

La maturité technologique fut néanmoins convenable, avec une fraîcheur aromatique marquée, mais un potentiel polyphénolique modéré.

 

Pour les vins liquoreux, les caractéristiques climatiques du mois d’août ont globalement permis le développement du Botrytis. Le temps sec et chaud de la fin de l’été a d’abord entraîné des phénomènes de passerillage, puis les pluies de début septembre ont déclenché l’installation du champignon.

 

Conclusion

 

Le millésime 2017 constitue une réussite majeure pour les vins blancs secs de Bordeaux, nettement supérieurs aux 2015 et 2016. Les sauvignons sont mûrs et vifs, très aromatiques, avec beaucoup de race et d’éclat.

 

Les vins liquoreux de pourriture noble impressionnent par leur richesse et leur puissance. Issus d’un développement rapide et homogène du Botrytis, ils possèdent une grande pureté et une forte intensité aromatique. Ils ont su préserver de l’acidité permettant d’équilibrer une concentration en sucre souvent élevée.

 

En début d’élevage, les vins rouges du millésime 2017 se révèlent très satisfaisants à très bons dans les propriétés épargnées par le gel. Colorés, dotés d’un intense arôme fruité, ils ne sont pas aussi denses que dans les grands millésimes mais possèdent un caractère savoureux très séduisant.

En revanche, les vins issus de parcelles gelées portent les stigmates du traumatisme de la vigne, dans certains cas, ils sont végétaux manquent un peu de chair.

A rappeler que la rive droite et surtout l’appellation Saint-Émilion a été plus durement touchée par le gel, que la rive gauche.

A savoir que certains château comme Dassault, Fonbel, Rol Valentin, Larmande, Lamarzelle Figeac, Fleur Cardinale et bien d’autres, ne produisent pas ou quasiment pas de vins en 2017.

Malgré cette hétérogénéité des vins, le millésime 2017 est capable de nous surprendre, surtout il a fallu bien gérer les extraction, les boisés en laissant la place à l’élégance, la finesse, la fraicheur, les tanins ciselés et enrobés, bref avoir des vins digestes qui vieillirons bien dans beaucoup de cas. 

Maintenant on peut se poser la question, si le 2017 va se vendre, est ce qu’il faut acheter les bordeaux 2017, certes la campagne de primeurs a bien démarré, certes on peut déjà constater les baisses de prix, même considérables pour certains crus , c’est une affaire à suivre de tout près, surtout que 2017 est précédé par deux excellents millésimes comme 2015 et 2016. 

Mais d’ores et déjà on peut confirmer après les premières dégustations, que le millésime 2017 donnera du plaisir aux consommateurs, donc  trouvera parfaitement sa place dans une cave d’un amateur de bordeaux. 

Comme chaque année la majorité de dégustations de primeurs ont été organisé avec beaucoup de professionnalisme pour la filière viti-vinicole et la presse par l’Union des Grands Crus de Bordeaux présidée par Olivier Bernard (propriétaire du Domaine de Chevalier, Pessac-Leognan).

Bon à savoir que que tous les vins ont été dégustés au début d’avril à partir des échantillons prélevés en barriques, mais certains crus j’ai eu occasion de le re-déguster courant le mois de mai.

 

***  Les vins qui m’ont ému… 

 

RIVE DROITE

 

SAINT-EMILION

 

Alain Vauthier devant les caves d’Ausone

Ausone ***

7,25 ha (vignoble pas du tout impacté par le gel)

55% CF 45% M

Plateau calcaire, coteau argilo-calcaire

Rendement 35 hl/ha production 23 000 bouteilles

Elevage 20 mois en barriques 100% neuves

Toucher net, précis, croquant de fruits noirs, cerise, épices douces, joli texture, note poudreuse, tanins élégants, belle longueur et fraicheur en finale, très gourmand.

19/20

Chapelle d’Ausone

50% M 40% CF 10% CS

Rendement 35 hl/ha production 5 500 bouteilles

Elevage 20 mois en barriques neuves

17/20

 

Cheval Blanc***

Vignoble impacté 30% par le gel

56% M 30% CF 14% CS

Rendement 21 hl/ha production 45 000 bouteilles

En bouche très droit, marqué par les petits fruits noirs frais, belle texture, structure serrée, tanins racés, vin bien équilibré, avec une belle note minérale en finale.

19/20

Petit Cheval

52% M 48% CF

Très petite production de seulement 5000 bouteilles

16,5/20

Parfaite explication du millésime par Pierre Lurton,DG

 

 

 

 

Stephanie de Boüard Rivoal représente la 8e génération aux commandes de L’Angélus

Angélus

27 ha

70% M 30% CF

Sol argilo-calcaire et argilo-sablo-calcaire

Nez légèrement torréfié, note de fruits noirs frais mélangés aux épices,  poivre sauvage, tannins ronds, joli volume en bouche, vin frais, gourmand.

18/20

Carillon de l’Angélus

90% M 10% CF

16/20

 

Gérard Perse, propriétaire de Pavie

Pavie

37 ha

60% M 22% CF 18% CS

32 hl/ha

Sol argilo-calcaire et brun argilo-calcaire à texture fine

Nez floral, discret, en bouche toucher net, forte note d’épices, réglisse, bois de cannelle, belle persistance, finale fraiche avec une note boisée.

18/20

Arômes de Pavie

65% M 18% CF 17% CS 

 

François Mitjavile, propriétaire de Tertre Roteboeuf

Tertre Roteboeuf***

80% M 20% CF

Toucher net avec une belle vivacité de petits fruits noirs, note torréfiée, poivre sauvage, léger menthol, texture poudreuse, belle persistance, fraicheur, long avec petite salinité en finale.

19/20

 

Bélair-Monange***

90% M 10% CF

Bouche nette; précise, fraicheur de fruits mûrs, acidulés, joli mâche, note poudreuse, chocolatée, texture élégante, tanins ciselés, élégants, finale toute en finesse avec son coté mentholé et frais.

18,5/20

 

Valandraud

8ha

Touché par le gel à 25%

85% M 15% CF

Toucher fin, soyeux, note de fruits noirs frais, note poivrée, bois de cannelle, chocolat noir en poudre, structure tannique élégante, belle volume, finale mentholée, fraiche, gourmand.

18/20

 

Boséjour Duffau Lagarrosse

6,19 ha

38hl/ha

88% M 12% CF

Net, frais, quelques fruits noirs éclatants, vin assez serré avec une bonne matière, tannins racés, finale épicée, bonne fraicheur.

17/20

 

Canon

77% M 23% CF

(par chance pas du tout touché par le gel)

Toucher soyeux, fruits noirs écrasés, croquant de fruits, note florale, épices douces, joli volume, fraicheur, finesse de tannins.

18/20

 

Canon la Gaffelière

60% M 30% CF 10% CS

Touché par le gel à 65%

16 hl/ha

Certifié en Bio

Toucher net, épices douces, fruits noirs croquants, joli volume, réglisse, épices douces, chocolat noir, finale fraiche, mentholée, épice, élégance de tannins.

17,5/20

 

La Dominique

Toucher net, croquant de fruits noir acidulés, note chocolatée, poivre blanc, tanins élégants, fins, finale minérale, fraicheur, gourmand.

16,5/20

 

Clos Fourtet

86% M 10% CS 4% CF

Touché par le gel à 30%

Toucher fin, soyeux, réglisse, épices douces, bois de cannelle, cerise noire croquante, note mentholée, tannins soyeux, élégant, fraicheur.

17/20

 

Grand Mayne

85% M 13% CF 2% CS

Toucher soyeux, note chocolatée, fruits noir écrasés, bois de cannelle, croquant de fruits noirs, tannins net et soyeux, finale fraiche.

 

Larcisse Ducasse

11,15 ha

34 hl/ha

92% M 8% CF

Toucher soyeux, note épicée, fruits noirs croquant, chocolat noir, cerise noire fraiche, poivre sauvage, tanins racés et soyeux, belle fraicheur en finale, belle longueur.

16,5/20

 

Nicolas Thienpont, gérant de Pavie Macquin et de Larcisse Ducasse

Pavie Macquin***

13,5 ha sur le plateau argilo-calcaire

34 hl/ha

80% M 18% CF 2% CS

Toucher net, précis, croquant de fruits noirs, réglisse, chocolat noir en poudre, note floral, botanique, milieu acidulé, finale minérale, fraiche, tanins soyeux, belle volume, fraicheur, minéralité, note mentholée.

17/20

 

Rol Valentin***

7,3 ha

100% M

50% bois nef

Vignoble considérablement impacté par le gel, produit seulement 5000 bouteilles

Joli fruits frais, fraicheur, note épicée, boisé bien intégré, joli texture, tanins fins, belle élégance.

16/20 

 

Troplong Mondot

85% M 13% CS 2%CF

Toucher soyeux, net, frais, fruits noirs acidulés, note poivrée, note saline, tannins soyeux, joli texture, finale fraiche et nette.

17/20

 

Trottevieille***

Touché par le gel à 20%

56% CF 43% M 2% CF (exceptionnellement CF privilégié dans cet assemblage)

Toucher fin, soyeux, épices douces, poivre sauvage, fruits noirs frais acidulés, note florale, belle volume, tannins poudreux, fraicheur, note saline en finale.

17/20

 

Villemaurine

Toucher fin, vin net et droit, note épicée, bois de cannelle, fruits noirs, poivre sauvage, finale mentholée, belle complexité, fraicheur.

15,5/20

 

POMEROL

 

Olivier Berrouet, directeur technique et oenologue de Petrus

Petrus***

100% M

25 000 bouteilles

50% bois nef

Vin net, droit et précis, éclatante fraicheur de fruits noirs, bourgeons de cassis, épices douces, réglisse, note florale, belle complexité de l’ensemble, tanins ciselés, finale longue avec une note minéral.

19/20

 

Jacques Thienpont, propriétaire de Le Pin

Le Pin***

100% M

32hl/ha

(épargné par le gel)

Toucher net, précis, panier de fruits acidulés, cerise noire, note de réglisse, mentholée, note florale, belle texture, structure tannique élégante, vin soyeux, frais et gourmand.

18,5/20

 

La Conseillante

85% M 15% CF

(2ha en bas du plateau sur 12ha frappé par le gel)

34 hl/ha

70% bois nef

Toucher fin, soyeux, note d’épices, fruits noirs, tanins ronds, élégants, joli texture de l’ensemble, finale fraiche.

17/20

 

L’Eglise Clinet***

90% M 10% CF

5ha sur le plateau argilo-calcaire

70% bois nef

Toucher soyeux avec une belle acidité croquante, léger boisé, quelques baies acidulés, vin précis, droit, tanins enrobés, ciselés, en finale note poudreuse, vin complexe avec une belle texture.

18/20

 

Certan de May

5,5 ha

70% M 25% CF 5 CS

Soyeux avec une note boisée, bois de cannelle, note de fruits noire, petite note chocolatée,tannins racés, vin précis et frais.

17/20

 

Hosanna

4,5 ha

70% M 30% CF

Net, précis, fruité très éclatant, fraicheur, note épicée, florale, vin complexe, élégant avec une excellente persistance.

17,5/20

 

La Fleur Petrus

18,7 ha

91% M 6% CF 3% PV

Toucher net, vin frais avec une belle minéralité, note de fruits rouges acidulés, note florale, violette, tannins enrobés, fins, beaucoup de précision, vin ciselé, complexe avec une persistance et longueur.

18/20

 

Trotanoy***

7,2 ha

90% M 10% CF

Toucher soyeux, velours, finesse, fruits noirs mûrs avec une grande fraicheur. vin très précis, bien structuré avec une texture élégante, tannins enrobés, poudreux, finale longue, fraiche et gourmande.

18,5/20

 

Nenin

58% M 42% CF (7% vins de presse dans l’assemblage)

15,5 hl/ha

35% bois nef

Bouche fraiche, soyeuse et épicée, réglisse, quelques petits fruits noirs acidulés, structure fine, tanins arrondis, finale mentholée.

17/20

 

Beauregard

60% M 40% CF (forte proportion du CF causé par le gel d’une partie de Merlot)

Fin, soyeux, épicé, fruits noirs écrasés, note poivrée, floral, tannins soyeux, finale mentholée, fraicheur.

17/20

 

Le Bon Pasteur

Net, soyeux, bois de cannelle, cerise noir écrasée, réglisse, milieu chocolat en poudre, floral, bonne fraicheur, finesse.

16,5/20

 

La Cabanne

Toucher frais, net, croquant de fruits noirs, note florale, rose séchée, structure tannique élégante, belle fraicheur en finale, long.

16,5/20

 

Clinet

Soyeux, net, précis, fruits noirs croquants, chocolat noir en poudre, bois de cannelle, tannins rondes, finale minérale, vin précis.

15,5/20

 

La Croix de Gay

Soyeux, épices douces, fruits noirs, cerise noire croquante, note mentholée, tannins soyeux, finale épicée, fraicheur, douceur.

15,5/20

 

Gazin***

95% M 5%CF (quasiment pas touché par le gel)

Net, soyeux, précis, fruits noirs frais, écrasés, petite note de bois de cannelle au milieu, note florale, tannins fins, finale fraiche et gourmande.

17/20

 

Rouget

Toucher Soyeux, fin, bois de cannelle, fruits noirs frais, jolis jus, tannins nets et racés, finale poudreuse, belle fraicheur, élégance, précision.

16/20

 

 

RIVE GAUCHE

 

MARGAUX

L’Appellation qui par endroit a beaucoup souffert par le gel.

 

Chateau Margaux***

89% CS 8% M 2% CF 1% PV

35hl/ha (10% du vignoble touché par le gel, ça concerne surtout les parcelles du Pavillon Rouge)

37% production de Grand Vin

Toucher soyeux, net, vin très  précis, ciselé, fruité croquant, quelques petits baies noirs acidulés, note florale, tout est en place, belle profondeur, délicatesse, puissance modérée, texture très fine, tannins élégants, longueur, fraicheur et élégance.

19/20

Pavillon Rouge

76% CS 17% M 4% CF 3% PV

22% de la recolte

16,5/20

 

Palmer***

Certifié Biodynamie sur la totalité du vignoble

54% M 42% CS 4% PV

(15 ha touché par le gel)

38hl/ha

50% bois nef

Belle richesse de fruits mûrs, petits fruits rouges et noirs croquants, quelques épices, poivre sauvage, jolie texture avec des tannins enrobés, vin racé et élégant, garde sa fraicheur et belle persistance.

19/20

Alter Ego

53% M 41% CS 6% PV

16,5/20

 

Brane Cantenac

74% CS 21% M 4% CS 1% PV

(35% du vignoble touché par le gel)

Soyeux, fruits noirs, note florale, coté crémeux, précision, jus très élégants, réglisse, bonne fraicheur, élégance de tannins, note mentholée.

17,5/20

 

Cantenac Brown

67% CS 33% M

35 hl/ha

Soyeux, finesse, note vanille, tannins enrobés, crémeux, fruits noirs croquants, fraicheur, note chocolatée, tannins élégants.

17/20

 

Dauzac

69% CS 31% M

Soyeux, bois de cannelle, fruits frais, note acidulée, tannins soyeux, finale mentholée.

16/20

 

Desmirail

55% M 35% CS 10% PV (assemblage atypique avec une forte proportion de petit verdot)

(vignoble fortement touché à 70% par le gel)

Soyeux, floral, note chocolatée, tannins puissants, extraction fort, tannins racés, finale sèche un peu.

16/20

 

Gonzague Lurton, propriétaire de Durfort Vivens

Durfort Vivens***

45 ha

Depuis le millésime 2016 la totalité du vignoble est certifié en biodynammie (Demeter)

91% CS  9% M

Toucher net, vin très précis, pureté de fruits frais, note réglissée, florale, texture soyeuse, belle présence en bouche, note mentholée, fumée, tanins fins, enrobés, vin complexe, élégant et frais.

17,5/20

 

Ferrière

79% CS 19% M 2% PV

Soyeux, fruité frais de petit fruits noirs acidulés, réglisse, note vanillée, tannins racés, belle longueur et fraicheur.

16,5/20

 

Giscours

71 % CS 24% M 5% PV

Soyeux, vanillé, boisé élégant, fruits noirs, note de chocolat noir en poudre, tannins enrobés,élégant et fins, finale fraiche, mentholée.

17/20

 

Kirwan

65% CS 30% M 5% PV

Une parti du vignoble touché fortement par le gel.

Soyeux, note de réglisse, fruits noirs écrasés, bonne fraicheur, joli acidité, tannins racés, fraicheur de fruits en finale, note mentholée.

16,5/20 

 

Labegorce***

46% CS 40% M 8% CF 6% PV

(touché par le gel à 30% sur les Merlot)

33% bois nef

Toucher soyeux, petite note vanillée, fraicheur de fruits mûrs et croquants, belle densité, texture fine, tannins enrobés, finale épicée, fraicheur.

16,5/20

 

Marquis d’Alesme

61% CS 33% M 6% PV

65% bois nef

Bouche précise, structurée, fraicheur de fruits noirs, cassis, mûre, cerise noire, quelques épices, vin racé et complexe, grains de tannins intéressants, ciselés, jolie texture de l’ensemble, fraicheur.

17/20 

 

Lascombes

57% CS 40% M 3% PV

Soyeux, floral, note poudreuse, chocolat noir en poudre, tanins fin, enrobés, bonne fraicheur, vin élégant et racé.

16,5/20

 

Malescot Saint Exupéry

58% CS 42% M

Soyeux, fin, note saline, réglisse, fruits noirs écrasés, joli volume en bouche, tanins élégant, finale mentholée, fraicheur et élégance.

16,5/20

 

Marquis de Terme

60% CS 35% M 5% PV

(Vignoble touché à 38% par le gel)

Net, note boisé, extraction forte, fruits noirs acidulés, réglisse, bonne fraicheur, finale poudreuse, sèche un peu.

16/20

 

Monbrison***

Soyeux, fin, fruits noir croquant, note vanillée, florale, excellente fraicheur, acidité, vin racé, avec des tanins racés et élégants, finale mentholée, gourmand, salin.

17/20

 

Prieure Lichine

63% CS 32% M 5% PV

(Vignoble touché par le gel à 30%)

Soyeux, vanillé, réglisse, fruits noirs acidulés, tanins poudreux, note florale, bonne tenu en bouche, précision, fraicheur.

16,5/20

 

Rauzan Gassies

76% CS 23% M 1% PV

Soyeux, fin, note vanillée, boisée, bois de cannelle, fruits noirs acculés, tannins racés,bonne note de fraicheur en finale.

16/20 

 

Rauzan Ségla

62% CS 36% M 2% PV

Soyeux, floral, fruits noirs écrasés, note crémeuse, belle présence, tannins poudreux, finale florale, botanique, belle texture de l’ensemble, fraicheur, finale saline.

18/20

 

Siran

Soyeux, réglisse, bois de cannelle, croquant de fruits frais, tannins racés, excellente fraicheur, finale mentholée.

16/20

 

Du Tertre

75% CS 10% M 10% CF 5% PV

Fruits noirs croquants, bois de cannelle, croquant de fruits frais, note mentholée, gourmand, structure tannique racée, finale épicée.

16,5/20

 

 

A signaler que les trois appellations plus au nord nord comme Saint-Julien, Pauillac et Saint-Estèphe ont visiblement moins souffert par les aléas climatiques comme l’épisode du gel de mois d’avril.

 

SAINT-JULIEN

 

René Lusseau, ancien maître de chai de Ducru pendant plus que 30 ans jusqu’à 2009, malgré sa retraite officielle depuis 10 ans, toujours présent au château pour assurer les visites et de dégustations, il a construit à lui tout seul une long page d’histoire du château.

Ducru Beaucaillou

90% CS 10% M

100% bois nef

Toucher soyeux, note épicée, vin précis, structuré, note florale, fruits noirs, tanins racés, ciselés, en finale note mentholée, bonne concentration et fraicheur, vrai vin de terroir.

17,5/20

 

Léoville Poiferré***

68% CS 27% M 3% CF 2% PV

Vin soyeux dominé par les fruits rouges et noirs croquants et frais, note chocolaté, cerise noire, beaucoup de charme avec une belle finesse, tannins élégants, finale persistante et fraiche.

17,5/20

 

Beychevelle

Soyeux, jus frais, note vanillée, fruits noirs, tannins racés, milieu florale, note chocolatée, finale fraiche.

16,5/20

 

François Xavier Maroteaux a pris la succession de son père à la tête de Branaire

Branaire Ducru

Soyeux, note florale, croquant de fruits frais, épices douces, réglisse,belle texture de tanins, finale fraiche avec son coté salin.

17/20

 

Gloria

Fin, soyeux, fruits noirs écrasés, cerise noire, note florale, bois de cannelle, belle fraicheur, tannins enrobés, élégant.

16,5/20

 

Gruaud Larose

Net, précis, fin, bois de cannelle, fruits frais acidulés, tannins enrobés, bonne acidité en finale, persistant.

16,5/20

 

Lagrange

Soyeux, fins, fruits noirs acidulés, bonne présence, note mentholée, en finale tannins poudreux, frais, mentholé.

16,5/20

 

Langoa Barton

Soyeux, fins, floral, fruits acidulés écrasés, tannins soyeux, bonne fraicheur, élégant, belle persistance.

16,5/20

 

Leoville Barton

Net, précis, structuré, fruits noirs acidulés, bonne présence, tannins racé, élégants, finale mentholée, fraiche, belle persistance, vin très précis.

17/20

 

Saint Pierre

Soyeux, bois de cannelle, épices douces, note chocolaté, fruits noirs écrasés, florale, finale mentholée, poudreuse, belle complexité de l’ensemble.

17/20

 

Talbot

Net, soyeux, fruits noirs mûrs écrasés, note florale, épices douces, tannins racés,belle texture, finale mentholée, fraiche.

17/20

 

PAUILLAC

 

Latour***

92,1% CS 7,8% M 0,1% PV

2,6 ha impacté par le gel

Toucher fin, soyeux, frais, fraicheur de fruits rouges et noirs, note boisée, bois de cannelle, petite note fumée, florale, vin complexe avec une belle structure, tannins racés, finale saline, gourmande.

19/20 

Forts de Latour

65,2% CS 33% M 0,8% CF 1% PV

Net, précis, fruits noirs acidulés, note florale, belle présence, tannins fermes, note poudreuse, chocolatée, finale longue et fraiche.

17/20

 

Lafite

96% CS 3,5% M 0,5% PV

Net, racé avec une belle texture, fruits noirs acidulés, réglisse, léger boisé, persistant, tannins puissant, élégants, belle fraicheur, longueur.

18,5/20

Carruades de Lafite

60% CS 35% M 5% CF

Toucher net, puissant, réglisse, épices, fruits noirs frais, note florale, tanins ciselés, finale fraiche, tendue.

16,5/20

Mouton Rothschild***

90% CS 9% M 1% PV

Toucher soyeux, velours, petite note vanillée, fraicheur de fruits noirs acidulés, cerise noire, joli volume, texture ferme, tanins poudreux, tout en finesse, finale fraiche, minérale, vin racé, élégant.

18,5/20

Le Petit Mouton

81% CS 17% M 2% CF

Vin soyeux, floral, note de petits fruits rouges frais, tanins fins, élégants, belle texture avec acidité au milieu de bouche, finale longue, vin précis et harmonieux.

17/20 

Bref et précise analyse du millésime à Mouton par Philippe Dhalluin, DG

 

Armaillhac

Soyeux, floral, fruits noirs écrasés, note poudreuse, chocolat noir en poudre, tannins enrobés, bonne fraicheur élégance.

16/20

 

Clerc Milon

Net, précis, épicé, fruits noirs acidulés, tannins racés, note reglissée, bonne matière, finale saline, fraiche.

17/20

 

Batailley

Net, soyeux, fruits noirs, bois de cannelle, note de fleurs séchées, chocolat noirs en poudre, tannins racés, belle fraicheur de l’ensemble.

17/20

 

Croiset-Bages

Net, réglisse, fruits noirs, tannins puissants, concentration, extraction forte, structure tannique puissante, sèche en finale.

15,5/20

 

Grand Puy Ducasse

Soyeux, net, fruits noirs écrasés, tannins racés, puissants, note de réglisse, poivre sauvage, finale fraiche, longueur.

16,5/20

 

Haut Bages Libéral

Net, racé, puissant, fruits noirs, cerise noire, tannins ciselés, persistant, finale fraiche.

16,5/20

 

Lynch Bages

Soyeux, net, floral, fruits noirs acidulés, note florale, présence avec une jolie texture, tannins ciselés, élégant, finale fraiche et longue, vin racé.

17,5/20

 

Lynch Moussas

Soyeux, note épicée, boisée, leger vanillé, bonne fraicheur de fruits acidulés, tannins puissants, finale fraiche, salin.

16/20

 

Pichon Comtesse

Soyeux, fin, fruits noirs écrasés, note vanillée, belle précision, note chocolatée, tannins poudreux, finale mentholée, fraiche, gourmande.

17,5/20

 

Alfred Tesseron, propriétaire de Pontet Canet

Pontet-Canet***

81ha certifie en biodynamie (Demeter)

Le millésime a béneficié de tout nouveau cuvier de 32 cuves en béton de 40 hl, afin de permettre une parfaite vinification parcellaire.

64% CS 30% M 4% CF 2% PV

Toucher net, précis, panier de fruits noirs acidulés, cerise noire, milieu de bouche volumineux, croquant de fruits, petite note vanillée, grains de tanins très fins, note poudreuse, finale fraiche, vin précis, complexe et racé.

18,5/20

 

 

SAINT-ESTEPHE

 

Cos d’Estournel

66% CS 32% M 1% CF 1% PV

Fraicheur de fruits noirs domine avec une jolie trame acide, petite note boisée, florale, tanins soyeux, élégant, belle texture, équilibre, finale poudreuse, épicée, fraiche pure, précision.

18/20

Pagodes de Cos

56% CS 42% M 1% CF 1% PV

Note de fruits rouges et noirs acidulés et frais, bonne vivacité, fraicheur, tanins ciselés, finale gourmande, note mentholée.

16/20

 

Lafont Rochet

Net, frais, fruits croquants, acidulés, belle précision, tannins racés enrobés, finale fraiche, mentholée, vin ciselé, précis.

17/20

 

Ormes de Pez

Net, bois de cannelle, bonne présence, fraicheur de fruits noirs, tannins racé, finale florale, fraiche.

16/20

 

De Pez

Net, précis, floral, fruité acidulé, bonne fraicheur, tannins racé, finale mentholée, fraiche, long, précis.

16,5/20

 

Phelan Ségur

Net, précis, croquant de fruits frais, note de réglisse, léger boisé, élégance, belle texture, tannins ciselés, note poivrée, bonne fraicheur, précision, longueur.

17/20

 

 

PESSAC-LEOGNAN (Rouges)

 

Haut Brion***

53% M 40,7% CS 6,3% CF

1,5 ha touché par le gel, donc la récolte quasi normale.

45% de Grand Vin

Toucher soyeux, velours, élégant, note de fruits noirs croquants et frais, bois de cannelle, note poudreuse, crémeuse, belle matière, texture, tannins enrobés, tout est travaillé en délicatesse et finesse, finale saline, gourmande, belle équilibre de l’ensemble.

19/20

Le Clarence de Haut Brion

55% M 38% CS 5?3% CF 1,7% PV

16,5/20

 

Mission Haut Brion

56% M 39,6% CS 4,4% CF

51% de Grand Vin

Toucher soyeux, crémeux, croquant de fruits frais, note chocolatée, poudreuse, tanins élégants, finale florale, belle complexité de l’ensemble, fraicheur, longueur, vin ciselé avec beaucoup d’élégance. 

18,5/20

La Chapelle de la Mission Haut Brion

49,2% M 41,9% CS 8,9% CF

16,5/20

 

Pape Clement

Soyeux, fin, fruits noirs croquants, joli mâche au milieu, tanins soyeux, fraicheur de fruits, minéral, bonne longueur, présence.

17/20

 

Dom de Chevalier

Toucher frais, soyeux, fruits frais croquants, note acidulée, léger boisé,  tanins ciselés, élégants, jolie texture, finale longue.

16,5/20

 

Smith Haut Lafitte***

Soyeux, fruits croquants, note poudreuse de chocolat noir, réglisse, milieu de bouche belle fraicheur, finesse élégance, équilibre, joli texture, finale gourmande.

17/20

 

Haut Bailly

Une partie des parcelles impacté par le gel sans toucher les parcelles historiques du vignoble.

Toucher net, soyeux, léger boisé agréable, épices douces, croquant de fruits noirs, milieu crémeux, tannins élégants, finale mentholée, bonne fraicheur de l’ensemble. 

17/20

 

Carbonnieux

Bouche puissante marqué par le boisé, quelques fruits noirs, réglisse, tannins enrobés, bonne fraicheur en finale.

15,5/20

 

Larrivet Haut Brion

Soyeux, fruits frais, épices douces, poivre sauvage, bonne acidité, tannins arrondis, élégant.

15,5/20

 

Latour Martillac

Bouche épicée mélangée aux fruits noirs acidulés, cerise noire, réglisse, boisé intégré, belle texture, note acidulé agréable, fraicheur. 

15,5/20

 

Malartic- Lagravière

Toucher fin, soyeux, jolie note de fruits noirs croquants, belle acidité, grains de tanins élégants, note minérale, fraicheur, finale gourmande.

16/20

 

SAUTERNES

 

Yquem***

80% Semillon 20% Sauvignon

Vignoble miraculeusement épargné par le gel, juste quelques rangs de bordures sont touchés.

Vendange ultra précoce  avec quasiment une trie.

Bouche très fraiche avec des notes d’agrumes frais, fruits blancs, zestes d’orange amère, très pur et précis, belle acidité, parfait équilibre acidité/sucre malgré ses 148 g de sucre, pureté de fruits, excellente buvabilité, finale gourmande, saline, plaisir.

18,5/20

 

Explication de ce millésime très précoce et étrange par Pierre Lurton, DG

 

De Fargues***

Toucher net, épices douces, fruits jaunes acidule, note saline, poivrée, joli volume, en finale note citronnée, vanillée, joli présence, petite amertume, fraicheur, gourmand

17,5/20

 

Coutet

Fruits jaunes, pomme acidulée, épices douces, abricot frais, note poudreuse, léger et frais

17/20

 

Guiraud

Soyeux, fruité, fruits jaunes acidulés, zestes de citron, note saline, joli volume, fraicheur, finale élégante, acidulée

16,5/20

 

Lafaurie Peyraguey

Toucher net, abricot sec, fruits jaunes, léger caramel, zestez d’oranges amères, note épissée en finale, fraicheur

16/20

 

Reyne Vigneau

Soyeux, fin, note d’abricot frais, zestes d’oranges, mandarines, jolie volume, note citronnée, belle présence, note saline, fraicheur, gourmand

16,5/20

 

Clos Haut Peyraguey

Net, note d’amertume, fruits jaunes, abricot, clémentine, petite amertume, finale légère et fraiche

15,5/20

 

Et aussi :

 

La Lagune (Haut Médoc)

16/20

 

La Tour Carnet (Haut-Médoc)

15,5/20

 

Clarke (Listrac)

16/20

 

Chasse-Spleen (Moulis)

15,5/20

 

Poujeaux (Moulis)

15,5/20

 

Maucaillou

15/20

 

La Mondotte (Saint Emilion)

17/20

 

La Clotte (Saint Emilion)

15,5/20

 

L’IF (Saint Emilion)

16/20

 

Faugères (Saint Emilion)

16/20

 

L’Aurage (Castillion)***

16/20

 

Stephane Derenoncourt (Derenoncourt Consultants), propriétaire de Domaine de L’A

Domaine de l’A (Castillon)

15,5/20

 

Roc de Cambes (Bourg)

16/20

 

dégustations primeurs 2017

 

 

Adresses utiles :

http://www.ugcb.net

http://www.grand-cru-classe-1855.com

http://www.moueix.com

http://www.derenoncourtconsultants.com

http://www.grandcercle.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires fermés sur Bordeaux primeurs 2017 – Faut-il investir ? # analyse # notes de dégustations…


18e Citadelles du Vin 2018 dévoile ses résultats

Très bon cru pour la 18e édition du Concours International Citadelles du Vin.

18e Citadelles du Vin, les juges au travail

La 18e édition qui se déroulait du 19 au 21 mai dernier a ressemblé 881 vins de tous les types y compris quelques eaux-de-vie venant de 31 pays producteurs dans le monde.

Pour cette édition la répartition des échantillons était très éclectique avec 70% de vins d’Europe y compris la France avec 30% des vins venus des autres continents.

Commission n° 5 Omar Barbosa (gauche), Marie Roginska, Pedro Salguero,Nathalie Juban, Eric Bardon

40 juges-experts de 19 nationalités ont passé au crible tous les échantillons en parfaite anonymat dans le respect totale de la charte du patronage OIV (Organisation Mondiale da la Vigne et du Vin).

 

Le but majeur du concours est de récompenser les vins le plus qualitatifs qui donnent du plaisir aux consommateurs avec les trois mots clé : qualité, attractivité, plaisir.

 

Prix de Citadelles

J-Philippe Pricart, président de Citadelles avec sa directrice Fabienne Cortadi

Résultat de la 18e édition ont été dévoilé avec 257 médailles au total soit :

125 Médailles Or

231 Médailles Argent

 

Top 6 des pays ayant obtenu le plus grand nombre des Médailles d’Or :

Portugal 26

France 19

Italy et Espagne 16 pour chacun

Chile et Israel 11 pour chacun

 

Voici le palmarès complet : www.citadellesduvin.com

 

A savoir que les résultats et les Prix Spéciaux ont été dévoilé durant le Vinexpo Hong Kong mai 2018

 

Dans ce Palmarès il faut ajouter les Prix Spéciaux :

Prix Fijev

Prix Spécial FIJEV (Fédération Internationale des Journalistes Ecrivain du Vin) a été attribué au meilleur vin d’Australie :

Serafino Magnitude Shiraz 2014

Mc Laren Vale, Australia

 

Prix Spécial DUAD (Diplôme Universitaire d’aptitudes à la dégustation) a été attribué au meilleur Malbec :

Château de Cayx 2016 Cahors, Cotes d’Olt, France

 

Prix Spécial Œnologues de Bordeaux a été attribué au meilleur Merlot de Bordeaux :

Château La Ribaud, Medoc 2016 Maison Bouey, France

 

Prix Spécial des Sommeliers a été attribué au meilleur Cabernet Sauvignon des Amériques

Potro de Piedra, Cabernet Sauvignon-Cabernet Franc 2016 Valle de Curico, Chile

 

Prix Spécial Vinofed (Fédération de plus grands concours internationaux de vins agrées OIV) a été attribué au vin ayant obtenu la meilleure note du concours :

Bulas Porto Tawny 10 ans, Portugal

 

 

Comme ce concours se déroule dans une région viticole par excellence, il est tout a fait indispensable de faire quelques visites des vignobles et des chais afin de faire découvrir ou redécouvrir aux membres du jury quelques pépites de la région.

 

Découverte de Château Dubraud , Blaye Côtes de Bordeaux

Alain Vidal, troisième génération de vignerons de Provence s’installe depuis 1998 au Château Durbaud à Saint Christoly de Blaye, il est accompagné dans cette aventure par son épouse Céline, avec qui il travail en tandem.

Alain Vidal explique sa façon de travailler la vigne

Très beau terroir de 29 ha de vignes sur un sol argilo-calcaire et silico-argileux. Le domaine produit les vins rouges issus de Merlot (65%), Cabernet Sauvignon (30%), Cabernet Franc (5%) avec une toute petite production de vins blancs sur 4 ha issus de Sauvignon Blanc (80%), Sémillon (10%), Muscadelle (10%°).

Collection de Château Dubraud

Les vins du domaine participent à des divers compétitions en France et à l’étranger en emportant des récompenses, 51 médailles en 20 ans d’existence.

 

Château de la Grave, Côtes de Bourg

Château de la Grave

La famille Bassereau investi un authentique château du XVIe siècle dans le style Louis XIII, entouré de 45 ha de vignes sur les Coteaux pentus des Côtes de Bourg. C’est un héritage familial centenaire qui lie la pure tradition avec la modernité.

45 ha de vignes autour du Chateau

Les vins du domaine sont élaborés dans la tradition transmise depuis des générations avec la maîtrise des technologies modernes. Les vinifications se font dans les tonneaux pour passer ensuite dans des barriques en chêne français pour des longs élevages. Les vins sont issus de Merlot, Cabernet Sauvignon, Malbec pour les rouges, de Semillon et Colombard pour les blancs.

C’est un lieu privilégié pour tous les amoureux du vin, afin de découvrir le métier de vigneron.

 

Château Pontet-Canet GCC de Pauillac

Chateau Pontet-Canet à Pauillac

C’est un joyeux 120 ha de la famille Tesseron, dont 81 ha planté en vignes au tour du château sur un très beau terroir de graves du quaternaire.

C’est ici, dans ce lieu privilégié a eu lieu le dîner de clôture du concours avec l’annonce des Prix Spéciaux de Citadelles.

Aujourd’hui, le vignoble entier de 81 ha est certifié en culture biologique et biodynamique grâce à un travaille sans relâche de toute équipe mené par son directeur technique et maître de chai Jean-Michel Comme.

Nouveau cuvier de 32 cuves béton

Alfred Tesseron, propriétaire

Le tout nouveau cuvier de 32 cuves en béton de 40 hl arrivé pour la dernière vendange 2017, permet le travail encore plus précis, très ciselé, afin de mieux travailler le parcellaire le plus individuellement possible, faire tout simplement le travaille de « Haute Couture ».

 

Adresses utiles :

http://www.citadellesduvin.com

http://www.oiv.int

http://www.vinofed.com

http://www.pontet-canet.com

http://www.grand-cru-classe-1855.com

http://www.chateaudubraud.com

http://www.chateaudelagrave.com

http://www.fijev.org

 

 

Photos de famille avec tous les dégustateurs internationaux et le team de 18e Citadelles du Vin au Château Pontet-Canet en présence d’Alfred Tesseron, son propriétaire

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Campania Stories 2018 – vins, vignobles, portraits… # reportage

Ma dernière étape des Anteprime (primeurs) italiens fini en fanfares à Naples, avec sa manifestation annuelle « Campania Stories » 2018, la manifestation qui a bien trouvé sa place dans cette ville envoutante et magique dominée par le Vésuve, toujours en activité, ce qui lui ajoute son coté mystérieux en plus.

Campania Stories 2018, dégustation des vins rouges

« Campania Stories » la manifestation organisée par Miriade&Partners qui depuis quelques années met en avant les vins de la région de Campanie, aujourd’hui elle a trouvé parfaitement ses marques parmi de nombreuses manifestations viticoles en Italie. Elle met en avant des nouveaux millésimes de principales appellations régionales, elle donne la possibilité à des nombreux professionnels venus de quatre coins du monde, ainsi qu’à des amateurs de se familiariser avec des vins et des cépages de cette région.

 

Naples dominé par le Vésuve

Naples, la capitale de Campanie, une région viticole fort intéressante et variée avec la diversité de terroirs, avec un panel exceptionnel de cépages autochtones qui donnent de vins extrêmement divers et intéressants.

La Campanie, n’est pas tout à fait une région comme les autres, sa diversité, si bien viticole qu’agricole avec des paysages à couper le souffle livre des surprises à chaque instant.

 

Pour comprendre mieux la région un peu de géographie s’impose :

 

La Campanie, région sudiste d’Italie, s’étend sur le versant tyrrhénien, de l’embouchure du Garigliano au nord au Golfe de Policastro vers le sud.

Ses terres fertiles entourent le Golfe de Naples avec des nombreuses cultures comme le tabac et de céréales sans oublier la vigne omni présente qui vie en symbiose parfaite avec les oliviers, les citronniers, les orangers sur la fameuse Costa Amalfitana.. C’est aussi en Campanie que sont produites les meilleures tomates paraît-il !

La région est dominée par le Vésuve, volcan toujours en activité. Naples, sa capitale, est aussi la capitale de la pizza, la fameuse « Margherita » est né ici et c’est ici qu’on produit également des pattes exquises proposées comme de la pizza à chaque coin de rues dans des nombreuses pizzerias ou trettorias.

La fameuse « Margherita » de la Antica Pizzeria « Da Michele » à Naples

La douceur du climat, la beauté des paysages, des côtes, la richesse de l’art et de l’histoire, l’amour pour la cuisine, et surtout la richesse de la production viticole, c’est qui nous intéresse tout particulièrement aujourd’hui, avec tous ces cépages autochtones issus de cette mosaïque de terroirs si divers rendent la Campanie un pays à découvrir absolument.

Sur les côtes paradisiaques dentelées et quasi inaccessibles, le plus escarpés constitués de terrasses de tuf tournées vers la mer sont utilisés pour la culture des agrumes, des oliviers et de la vigne. Toute cette région si riche en découverte est un vrai chef-d’œuvre de la nature.

Les collines d’Avellino avec ses vignobles et de champs d’oliviers

Economie viticole en quelques chiffes :

 

25 000 hectares de vignoble (3,3% de la surface nationale)

Les vins blancs représentent 46% de la production (756 000 hectolitres),

Les vins rouges représentent 54% (858 000 hectolitres).

4% de la production nationale en volume

 

 

Campania avec la diversité de ses paysages viticoles (Caserta)

Campania est divisée en 5 provinces viticoles :

 

Benevento : 10 500 hectares de vignes (41% de la superficie régionale)

 

Avellino : 6,100 hectares (24% de la superficie régionale)

 

Salerno : 4.000 hectares (16% de la surface régionale)

 

Caserta : 2.500 hectares (10% de la superficie régionale)

 

Napoli : 2.200 hectares (9% de la superficie régionale)

 

 

Les vins de Campanie

 

En ce qui concerne les vins de chaque millésime, il est difficile de parler ici d’homogénéité de chaque récolte, car les différences entre le nord et le sud sont très impotentes.

De plus, n’oublions pas que les vignobles de Campanie s’étendent de la côte aux Apennins, avec des différents cépages, des tailles, différence dans la croissance des raisins, différence de terroirs, dates de récoltes, styles de vinification etc.

Au cours de la dernière décennie la région a subi des énormes transformations dans la viticulture et la production des vins, avec l’arrivée des nouveaux producteurs, d’oenologues qui ont rejoint des vignerons historiques. Cette nouvelle vague, cette nouvelle vision ont permis d’améliorer considérablement la qualité des vins, produire aussi de vins de garde, le valoriser d’avantage.

 

Dans le cadre de « Campania Stories » 2018 nous avons pu déguster les vins du quasi totalité des appellations régionales sur un large panel des millésimes, bien évidemment les trois derniers : 2017, 2016 et 2015.

Aussi quelques d’autres comme : 2014, 2013, 2012, 2011, 2010, 2009 2008 et même 2007. Cette pratique devient tout à fait courante dans la plupart des dégustations, car des producteurs aiment présenter quelques vieux millésimes selon les disponibilités et capacités de la production qu’ils disposent..

 

Millésime 2017

 

L’hiver très froid au début, avec des températures inférieures à la moyenne saisonnière avec des chutes de neige même à basse altitude, ensuite des températures très doux en février et mars.

Début de printemps chaud et légèrement pluvieux, ce qui a causé un débourrement précoce de 8-10 jours.

A la mi-avril baisse significative des températures avec des gelées nocturnes entre 19 et 22, ce qui a affecté les premières phases végétatives dans les zones les plus humides et les vallées.

La floraison a été régulière entre fin mai et le début juin, un fruit plus abondant qu’en 2016.

La tendance estivale s’est encore renforcée de fin juin jusqu’au début septembre, avec des températures très élevées et les pics allant jusqu’à 40 ° C.

Les variables climatiques ont favorisé dans sa globalité de bonnes conditions sanitaires et la bonne maturation des raisins selon les zones géographiques.

On retrouvait des niveaux de maturation différents, même au sein du même vignoble et dans certains endroit des stresses hydriques impotents.

Le résultat qualitatif est assez hétérogène, globalement bon et même très bon dans les vignobles où la vigne a moins souffert par ces différents aléas climatiques.

Les vins blancs ont généralement des niveaux d’alcool plus élevés et une acidité plus faible par rapport aux niveaux moyens, des profils olfactifs moins complexes avec la bouche plus riche, plus corsé, par rapport au millésime 2016.

Pour les vins rouges issus des cépages à maturation tardive, le millésime a été plus homogène, les vins sont plus concentrés, avec des bonnes acidités qui assurent des équilibres et complexités très satisfaisants.

 

 

Millésime 2016 (vins rouges 16/20 vins blancs 17/20)

 

L’hiver doux, l’absence de neige avec les précipitations inférieures à la moyenne.

Printemps très instable, les conditions très variables en mars, les températures élevées en avril, parfois supérieures à 25 °C.

Entre le 25 et le 27 avril des neiges ont été enregistrées sur les collines et les montagnes, mais surtout – des gelées sévères ont été enregistrées dans différentes appellations entraînant des pertes des cultures allant jusqu’à même 50 à 60%.

Le moment crucial était avec une chute soudaine des températures au cours de la dernière semaine d’avril, lorsque les vignes étaient en phase végétative et les pousses ont été attaquées par des gelées pendant la nuit.

En revanche des très bonnes conditions en été ont permis une maturation idéale et régulière des raisins dans des zones qui n’ont pas été attaquées par des gelées printanières trop sévères.

L’été chaud et sec avec des températures hautes, surtout à la fin de juillet et au premier semestre d’août.

La période suivante entre la fin de l’été et le début de l’automne a été plus régulier.

Des conditions très variables ont été enregistrées au cours de la deuxième moitié de septembre et d’une partie d’octobre, avec des précipitations très différentes même dans des zones voisines.

Le temps a été plus stable et ensoleillé entre la fin octobre et la première semaine de novembre.

La récolte a été longue et plus tardive, a duré de fin août à fin novembre, en fonction des appellations et des cépages.

Un millésime assez hétérogène avec des résultats qui ne peuvent pas être généralisés, très différents en fonction des régions, des appellations, la typologie, les terroirs et le style des vins.

Faibles rendements avec des volumes très inférieurs à la moyenne qui ont déjà été considérés comme l’une des pires récoltes en Campanie.

 

 

Millésime 2015 (vins rouges 17/20 vins blancs 17/20)

 

L’hiver était plus frais que les années précédentes, mais sans gel. Des chutes de neige fréquentes sont enregistrées au début de l’année, mais la période restante reste modérée, avec des périodes de froid et des pics de chaleur assez inhabituels. Le printemps était presque doux, avec des précipitations moyens en mars et avril. L’été brûlant, en quelque sorte semblable à 2012, avec des anticyclones africains de la mi-juin jusqu’à début septembre, des jours chauds en moyenne avec quelques averses.

D’autre part, des tempêtes de grêle à partir de la fin juillet et surtout au début de septembre ont sérieusement menacés certaines régions de Campanie.

Au début de l’automne, les jours humides et pluvieux, typiques de septembre, étaient significatifs pour de larges amplitudes de températures entre jour et nuit. Octobre a été plus difficile, en raison de pluies abondantes, dans certains endroits, causant même des nombreuses inondations.

Peu à peu, le temps s’est amélioré de fin octobre à la première semaine de novembre, avec des jours secs et ensoleillé et même la température plus élevée à la moyenne.

En ce qui concerne la quantité, la tendance du millésime se caractérise par un faible rendement principalement dans les endroits où les tempêtes de grêle et les inondations d’automne causaient des dommages, ainsi dans les endroits affectés par le stress hydrique.

Dans sa globalité, les raisins récoltés étaient sains et sucrés, même pas trop mûri ou séché, mais hélas avec une faible acidité au début de la récolte.

La récolte des cépages blancs était en avance en peu partout, de la mi-août au début du mois d’octobre, tandis que la récolte des cépages rouges était en retard jusqu’à novembre, surtout dans les zones montagneuses.

 

Voici la notation des millésimes (sur 20) de la dernière décennie :

 

2017 (la plupart des vins sont toujours en élevage)

2016 : rouges 16/20 blancs 17/20

2015 : rouges 17/20 blancs 17/20

2014 : rouges 14/20 blancs 15/20

2013 : rouges 15/20 blancs 17/20

2012 : rouges 16/20 blancs 17/20

2011 : rouges 17/20 blancs 15/20

2010 : rouges 18/20 blancs 19/20

2009 : rouges 14/20 blancs 15/20

2008 : rouges 19/20 blancs 17/20

2007 : rouges 16/20 blancs 14/20

 

 

Campania Stories 2018 – tasting vins blancs au Palazzo Caracciolo MGallery by Sofitel à Naples

Coups cœurs vins blancs 2017 2016 2015

 

Trabucco – Falerno del Massico Bianco 16 Marzo – 2017

Petilia – Fiano di Avelino 2017

Donnachiara – Fiano di Avelino 2017

Feudi di San Gregorio – Irpinia Bianco Campanero 2016

Sorrentino – Vesuvio Lacryma Christi Bianco Vigna Lapillo 2016

Marisa Cuomo – Costa d’Amalfi – Furore Bianco Fiorduva 2016

Alois – Pallagrello Bianco Caiati 2016

Tenuta Sarno 1860 – Fiano d’Avellino Sarno 1860 – 2016

Cantine di Marzo – Greco di Tufo Colle Serrone 2016

Sclavia – Pallagrello Bianco Don Ferdinando 2015

Lunarossa – Colli di Salerno Fiano Quartara 2015

 

 

Campania Stories 2018 – tasting vins rouges au Palazzo Caracciolo MGallery by Sofitel à Naples

Coups de cœurs vins rouges 

 

Agnanum – Campi Flegrei Piedirosso 2016

Mario Portolano – Campi Flegrei Piedirosso 2016

Salvatore Martusciello – Campi Flegrei Piedirosso Settevulcani 2016

Sclavia – Pallegrello Nero Montecardillo 2015

Donnachiara – Irpinia Aglianico 2015

Ferrara Benito– Irpinia Aglianico Vigna Quattro Confini 2015

Mario Portolano – Campania Rosso Villa Teresa 6’’ 2015

Tenuta Fontana – Sannio Aglianico Civico 28 – 2015

Sertura – Irpinia Aglianico 2015

Marisa Cuomo – Costa d’Amalfi Furore Rosso 2014

Sammarco Ettore – Costa d’Amalfi Ravello Rosso Riserva 2014

Alois – Casacecchia di Pontelatone Trebulanum Riserva 2014

Di Meo – Campania Aglianico 2014

Stefania Barbot – Taurasi Fren 2013

Nardone Nardone – Taurasi 2011

Amarano – Taurasi Principe Lagonessa 2011

Il Cancelliere – Taurasi Nero Né Riserva 2010

Terre d’Aione – Taurasi 2010

Di Meo – Vigna Olmo Riserva 2010

Di Meo – Taurasi Hamilton Riserva 2008

Vigna Maurisi – Taurasi Principium 2007

 

 

Rencontre avec Mara Portolano, Azienda Agricola Mario Portolano (Naples)

Saga familiale de gantiers napolitains qui deviennent vignerons par passion…

 

 

Mara Portolano avec ses deux frères Stefano et Lucio sont la quatrième génération de gantiers à Naples.

L’histoire de la marque Mario Portolano remonte à 1895, avec Fortunato, le grand-père de Mario (arrière grand père de Mara) qui a fondé la manufacture de gants de cuir à Naples.

L’entreprise familiale se développe de génération en génération avec la même passion, l’enthousiasme, le goût de l’élégance, de raffinement et de précision de la culture artisanale napolitaine.

Aujourd’hui, c’est toujours Mario, âgée de 92 ans qui gère les affaires familiales (fabrication des gents et le vignoble) avec ses enfants Mara, Stefano et Lucio.

La famille Portolano, Mario (à droite), Mara et Stefano

La famille Portolano a toujours eu la passion pour la vigne et les vins, donc les choses se sont fait tout à fait naturellement avec la création en 2013 d’un petit domaine viticole de 5,5 ha sur les beaux terrasses volcaniques à quelques pats de Naples à Pozzuoli. Ce sont les terroirs de prédilection surtout pour le cépage Piedirosso mais le cépage Aglianico s’y plaît aussi.

Petites terrasses volcaniques du vignoble Portolano

Les ambitions de Portolano ne s’arrêtent pas là, le vignoble prend ses marques et se développe avec une nouvelle plantation de 1,5 ha de Falanghina, cépage blanc qui aime aussi ces terroirs volcaniques. Il faut attendre encore un peu pour les premières bouteilles de blanc.

 

Pour l’instant la production du domaine est plutôt confidentielle, 20 000 bouteilles au totale avec les trois cuves rouges :

 

Collection Azienda Portolano

Campi Flegrei 100% Piedirosso, vin léger, fruité, aromatique et frais, très typé du terroir volcanique, il s’accorde très facilement avec la cuisine simple de la région comme la pizza, les pattes ou les salades.

 

Villa Teresa 70% Piedirosso 30% Aglianico, vin plus raffiné, épicé, fruité, avec une bonne persistance et fraicheur, s’accorde bien avec des charcuteries, les viandes rôties ou les pattes en sauce.

 

Villa Teresa 6’’ 100% Aglianico, vin racé, puissant, fruits noirs, épices, avec une belle longueur et persistance, finale est toujours fraiche et minérale grâce au terroir volcanique, il s’accorde bien avec de viandes grillées, charcuteries, risotto à la truffe.

 

 

PORTFOLIO

Extraordinaire vigne de Casavecchia de 1850 (Caserta)

Vigne de Pallagrello, Fatoria Alois (Caserta)

Massimo Alois dans son chai, Fattoria Alois (Caserta)

Quelques étiquettes de vins de Caserta

Quelques étiquettes de vins de Caserta

Les jeunes plans de Campi Flegrei Falanghina (Az Agricola Mario Portolano)

Ilaria Petitto, cantina Donnachiara, Avellino

Collection Donnachiara, Avellino

Ferrante di Somma di Circello, Cantine di Marzo avec sa collection extraordinaire de Greco di Tufo (Avellino)

Top Chrono de Campania Sories 2018 au Palais Royal de Bourbons à Caserta (organisé par Miriade&Partners)

Campania Stories 2018, Palazzo Caracciolo (Sofitel) à Naples, préparation du tasting

La sommellerie italienne toujours au Top pour assurer les dégustations Campania Stories 2018

La fameuse Margherita napolitana

Vieux Naples

Couché du soleil dans la baie de Naples

 

Adresse Utiles :

 

http://www.campaniastories.com

http://www.mirideweb.it

http://www.basilicatastories.eu

http://www.reggiadicasertaunofficial.it

http://www.aiscampania.it

http://www.aziendaagricolamarioportolano.it

http://www.cantinedimarzo.it

http://www.donnachiara.com

http://www.vinialois.it

http://www.aziendaagricolapetilia.com

http://www.tenutasarno1860.it

http://www.hotel-palazzo-caracciolo-naples.com

http://www.damichele.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le bilan très positif confirme le succès de la 14e édition de Grands Jours de Bourgogne 2018

Le bilan complet de la 14ème édition des Grands Jours de Bourgogne tombe en confirmant encore une fois son grand succès.

vignobles de Vosne Romanée

Avec plus que 2300 professionnels de la filière viti-vinicole venus de 50 pays qui ont sillonné la Bourgogne durant 5 jours, pour 14 dégustations dans 10 lieux différents, entre Chablis au nord et Mercurey au sud en passant par la Côte de Nuits et la Côte de Beaune.

 

Les Grands Jours de Bourgogne, salon international à ciel ouvert crée en 1992 permet aux professionnel de la filière viticole du monde entier de rencontrer au cœur même du vignoble les producteurs de Bourgogne, ce qui fait à chaque édition son succès sans précèdent.

 

Grand succès de la dégustation au Château Clos de Vougeot

Ce salon sans pareil offre la possibilité de rencontrer plus de 1 000 vignerons et de découvrir près de 10 000 vins en seulement 5 jours, sans oublier quelques « off » organisés par les vignerons mêmes, les maisons de négoce ou les cavistes!

 

Brève analyse de  millésimes dégustés :

 

Millésime 2016, la belle surprise quasi inespérée…

 

Millésime 2016 exhaussent ce souhait, affichant une qualité inespérée au vu d’un démarrage plus que compliqué.

Les évènements climatiques du printemps ont amputé considérablement la récolte, qui sera sans doute parmi les plus petites de ces 20 dernières années.

En revanche, ils n’ont heureusement pas empêché d’élaborer des vins à la hauteur des ses attentes.

Après un hiver doux, rien ne laissait imaginer que le printemps serait marqué par la goutte de froid polaire inattendue, qui atteint le vignoble fin avril et provoque un épisode de gel inédit par son ampleur géographique avec des épisodes de grêle ponctuels, sur le mâconnais et le nord du vignoble, amputent une nouvelle fois le potentiel de récoltes. La pluviométrie hors-norme du printemps complique également le travail à la vigne.

Au finale pour les vins blanc de Chablis jusqu’à Cote Chalonnaise en passant par la Côte de Beaune ont les qualités remarquables avec des excellents équilibres.

La maturité tardive a eu un effet positif sur la fraicheur, qui est l’un des éléments clé de ce millésime.

Pour les vins rouges la maturité des raisins est atteinte dans de bonnes conditions. Si la quantité de vins est très inférieure à la moyenne, la qualité ne fait pas défaut.

Le résultat est à la hauteur des espérances, avec des vins élégants, d’une grande richesse aromatique, équilibré, d’une grande fraicheur avec des structures tanniques élégamment charpentés.

 

2015 Grand Millésime sous le signe de la perfection…

 

En 2015, les raisins étaient juste parfaits, avec l’état sanitaire irréprochable et maturité optimale. Les équilibres des vins apportent une fantastique richesse aromatique, la grande homogénéité qualitative et la concentration exceptionnelle du nord au sud confirme la grande qualité du millésime.

 

Mot sur la dernière vendange (la majorité des vins est encore en élevage)

 

Millésime 2017 sous le signe de l’élégance…

 

Le millésime 2017, totalisant 1,509 million d’hectolitres, affiche un volume de production tout à fait normal pour la Bourgogne avec une hausse générale de 5% sur la moyenne en 10 ans (2007-2016), même si quelques appellations n’ont pas encore retrouvé la moyenne des volumes produits.

 

Avec le millésime 2017, la Bourgogne tire son épingle du jeu, si bien au niveau de la qualité que de la quantité.

Après plusieurs années de récoltes impactées par des divers aléas climatiques, elle retrouve, avec 2017, une récolte dont les volumes permettront de satisfaire ses marches.

Millésime est précoce avec la qualité sanitaire des raisins exceptionnelle, sauf dans certains secteurs touchés par le gel de printemps qui n’atteignent pas les rendements espérés.

Pour les vins blanc du nord au sud de la Bourgogne, l’avis est unanime : 2017 révèle l’une des plus élégantes expressions du Chardonnay, avec des vins parfaitement équilibrés, très aromatiques au nez. La fraicheur se ressent par des notes d’agrumes et de fruits blancs, des notes de pèches ou d’abricot se dévoilent. En bouche, la minéralité et la tension viennent équilibrer cette riche palette fruitée.

Pour les vins rouges des couleurs sont intenses et éclatantes, rouge rubis ou grenat. Les notes de petits fruits frais rouges ou noirs de ces vins sont très expressives,

L’équilibres en bouche s’associe aux tanins soyeux, l’ensemble est très harmonieux, subtil et sans opulence.

 

Point économique :

 

En 2017 la Bourgogne réalise environ 49 % de ses ventes à l’exportation, dans 177 pays.

La qualité de ses vins est bien valorisée sur les marchés extérieurs, ce qui permet au vignoble bourguignon d’établir un nouveau record en chiffre d’affaires, à près de 906 millions d’euros (+ 10,7 %).

Top 3 d’exportation :

1 – USA (20% en volume)

2 – Royaume-Uni (18 % en volume)

3 – Japon (9% en volume)

(12 – la Chine)

 

 

Hospices de Beaune

Bourgogne viticole en quelques chiffres :

 

30 000 ha de vignes

 

Bourgogne = 100 appellations soit :

33 Grands Crus

44 Villages et 1er Crus

23 Régionales

 

4 niveaux d’appellations soit :

1 % GC

10 % 1er Crus

38 % Villages

51 % Régionales

 

Cépages :

49 % Chardonnay

35 % Pinot Noir

16 % Autres (Aligoté, Gamay, Sauvignon)

 

Production

70 % Vins blancs (dont les Crémants)

30 % Vins rouges

 

Maisons :

17 Caves Coopératives

300 Maisons de Négoce

3850 Domaines viticoles

 

PORTFOLIO

PORTRAITS DE VIGNERONS

Comte Lafon

J-Marc Roulot

J-Luc Burguet

Laurent Lignier

Comte Liger-Belair

 

Adresses utiles :

http://www.grands-jours-bourgogne.com

http://www.vins-bourgogne.fr

http://www.bourgogne-wine.com

 

 

 

Commentaires fermés sur Le bilan très positif confirme le succès de la 14e édition de Grands Jours de Bourgogne 2018


Anteprima Sagrantino 2018 – Sur la route de Sagrantino à Montefalco # reportage

Anteprima Montefalco Sagrantino, ne se réduit pas à une simple dégustation du dernier millésime livrable de Sagrantino, mais c’est un véritable voyage viticole et gastronomique dans Umbria.

La petite brume sur les collines de Montefalco

C’est la 4ème année consécutive que Anteprima Montefalco Sagrantino est rentré dans le cercle « très fermé » de tous les Anteprime italiens, en effet aujourd’hui ils sont très nombreux.

 

C’était une excellente idée du Consorzio Montefalco (Conseil Interprofessionnel de Vins de Montefalco) de se lancer dans l’aventure et ça lui va si bien que la manifestation a pris véritablement ses marques grâce au dynamisme et la volonté de tous les membres producteurs très impliqués dans l’aventure qui sont aujourd’hui 231 repartis en 59 caves.

Tous le monde trouve son compte, car il s’agit d’une petite appellation de 760 ha qui produit Montefalco Sagrantino DOCG et d’un cépage mal ou pas du tout connus, qui donne des vins très tanniques qui ont vraiment besoin beaucoup de temps pour se bonifier et trouver sa place sur la table des amateurs parmi d’autres appellations à un fort potentiel comme les vins toscanes.

 

Depuis sa première édition la manifestation est fort bien réussie, a permis à des nombreux professionnels ou des simples amateurs de se familiariser avec ce cépage incontournable de la région comme « Sagrantino ». Aussi a donné occasion, de redécouvrir Ombrie (Umbria), une région viticole, gastronomique et culturel par excellence.

Montefalco, Piazza del Comune, lieu de vie de cette petite bourgade médiévale

 

Le Consorzio Montefalco a eu une très bonne idée en se lançant dans l’aventure qui s’avère déjà être payante après ces quatre éditions, tout d’abord pour la notoriété de cette magnifique région viticole, ensuite pour la découverte de son cépage de prédilection Sagrantino.

 

Umbria viticole en bref :

 

Ombrie (Umbria) le « coeur vert de l’Italie » la région comprise entre les Marches à l’est, la Toscane à l’ouest et le Latium au Sud. En effet, on peut y admirer des collines, des forêts et des montagnes verdoyantes grâce à l’abondance des cours d’eau. Mais c’est aussi une des rares régions d’Italie à ne pas être baignées par la mer.

Ce n’est pas un hasard que la vigne et les oliviers s’y sont implantés avec succès, comme en Toscane, sa voisine, la région limitrophe à l’ouest.

Depuis l’époque de la civilisation étrusque l’influence de la Toscane dans le domaine viticole s’est fait rapidement sentir sur les terres de Umbria.

Le vignoble couvre aujourd’hui environ 17 000 hectares et sa production totale représente 25 % de la totalité des vins italiens (en AOC).

Les cépages les plus cultivés pour le vin rouge sont : le Sagrantino, le Sangiovese, et le Ciliegiolo.

Pour les vins blancs : le Grechetto, le Verdello, le Procanico, le Trebbiano Spoletino et la Malvasia.

 

 

Rappel historique pour comprendre Sagrantino, le cépage roi de la région de Montefalco.

 

Le premier document officiel citant le nom du cépage Sagrantino remonte au XVI° siècle.

Le raisin était probablement récolté par les moines franciscains qui en obtenaient un breuvage destiné aux rites religieux dont serait issu le terme Sagrantino.

L’origine du cépage serait issue par la sélection de clones locaux ou d’importation par l’intermédiaire de moines byzantins.

À partir de la première moitié du XIV° siècle les statuts communaux de la région comportaient déjà des lois régissant le cépage et le vin. En 1540, une ordonnance communale établissait officiellement la date du début des vendanges. Cette date est commémorée chaque année par la Confraternita del Sagrantino qui au mois de septembre rassemble sur la place de Montefalco les vignerons, les habitants de la région sans oublier des nombreux touristes pour la cérémonie le banc de vendanges et pour la lecture de l’ordonnance originale, celle de 1540.

Bien que la qualité du vin issu de Sagrantino soit reconnue, le cépage disparaît petit à petit au cours de l’histoire.

C’est seulement dans les années 60 et c’est grâce à l’action de quelques vignerons passionnés de la région que le Sagrantino retrouva ses lettres de noblesse pour redevenir le cépage principal de Montefalco et de l’Ombrie.

En 1979 Montefalco Sagrantino obtient d’abord l’appellation DOC et ensuite DOCG en 1992.

Le Consorzio Vini di Montefalco a été crée en 1981, aujourd’hui il compte 59 domaines, dont 80% produisent Montefalco Sagrantino DOCG.

La richesse du paysage de Montefalco

Bref rappel :

Les vins Montefalco Sagrantino DOCG secco sont produits uniquement dans la commune de Montefalco et partiellement dans celles de Bevagna, Gualdo Cattaneo, Castel Ritaldi et Giano dell’Umbria, dans la province de Pérouse.

Dans les 25 dernières années, la région a connu une véritable renaissance car  elle a passé de 66 ha de Sagrantino DOCG en 1992 à 760 ha en 2017.

L’Aire d‘appellation Montefalco DOC atteint aujourd’hui 450 ha de vignes.

Les sols sont relativement argileux, mais dans certaines communes ils sont complétés par des sables qui semblent donner plus de finesse et de souplesse aux vins.

La vigne plantée entre 220 et 470 m, bénéficie essentiellement d’un climat méditerranéen avec les étés chauds et les hivers relativement froids avec une bonne pluviométrie.

Les rendements moyens tournent autour de 50 hl/ha, avec une limite fixée à 70hl/ha pour bénéficier de l’appellation DOCG.

L’élevage des vins, il est fixé à un minimum de 37 mois dont au moins 12 mois en fût, ce qui est ce qui est peu pour certains millésimes.

Point économique :

Production 2017 est considérée comme une petite année en volume par rapport à cinq derniers millésimes soit :

986 944 bouteilles. de Montefalco Sagrantino DOCG sachant qu’une bonne année comme 2015 a produit 2 548 842 bouteilles.

Millésime 2014 qui faisait l’objet de dégustations Anteprima a produit 1 666 992 bouteilles.

 

Dégustation Montefalco Sagrantino 2014

Dégustation :

Pour la quatrième édition de l’Anteprima Montefalco Sagrantino 2018 nous avons pu découvrir une quarantaine de cuvées du dernier millésime livrable, celui du 2014, qui est considéré dans sa globalité comme un Bon millésime  (3*), malgré tous les aléas climatiques rencontrés.

Pour la plupart de vins, il sera disponible au cours de l’année, sachant que sur les grands millésimes les vins issus de Sagrantino ont besoin encore plusieurs années pour s’exprimer pleinement en donnant la meilleure expression du cépage, considéré comme le plus tannique de tous les cépages rouges.

Chaque année, depuis sa première édition les producteurs de Sagrantino proposent en guise de comparaison une horizontale dans un millésime mûr après plusieurs années de vieillissement en bouteille. Cette année nous avons pu déguster le 2008, le millésime considérait comme exceptionnel, très belle expérience de dégustation des quelques 25 cuvées après une dizaine d’année de vieillissement.

Cette dégustation comparative permet de voir l’évolution du cépage après quelques années de vieillissement en bouteille.

Voici la cotation de la qualité des millésimes disponibles sur les 10 dernières années :

2014 3*

2013 4*

2012 4*

2011 5*

2010 4*

2009 4*

2008 5*

2007 4*

2006 4*

2005 5*

2004 4*

 

5* Exceptionnel

4* Grand

3* Bon

 

Comprendre et apprivoisé le cépage Sagrantino :

Sa robe : Rouge carmin très intense avec des reflets violines allant vers le grenat foncé selon le mode de vinifications et le vieillissement.

Son nez : parfum caractéristique de mûres, myrtille, fruits noir, épices, poivre, réglisse avec parfois une note vanillée dû aux élevages sous bois.

Sa bouche : attaque riche, chaleureux, note de fruits noirs croquants, vin tannique, robuste, puissant, harmonieux dans sa puissance et structure, persistant, souvent serré, compact avec une bonne matière solide et une très bonne fraicheur en finale.

Dans son ensemble possède une très bonne capacité de vieillissement.

 

Je laisse la parole à Liù Pambuffetti, Azienda Scacciadiavoli di Pambuffetti pour présenter en quelques mot le millésime 2014

 

 

Coups de cœur Montefalco Sagrantino 2014 (millésime 3*)

 

Antonelli

Arnoldo Caprai – cuvée 25 Anni

Bocale

Colle Ciocco

Colpetrone – Tenute del Serro

Goretti

Fattoria Colleallodole – Milziade Antano- Colleallodole

Lungarotti

Moretti Omero – Vignalunge (biodynamie)

Perticaia

Romanelli (biodynamie)

Scacciadiavoli

Tabarrini – Campo alla Cerqua

Tabarrini – Colle alle Macchie

Tenuta Bellafonte –Collenottolo

Tenuta Castelbuono – Tenuta Lunelli – Carapace

Tenute di Saragano

Terre de la Custodia

Valdangius

Villa Mongali – Della Cima

 

Coups de cœur Montefalco Sagrantino 2008 (millésime 5*)

 

Goretti

Perticaia

Antonelli

Tenuta Bellafonte

Moretti Omero

Fongoli

Romanelli

Scacciadiavoli

Fattoria Colleallodole Milziade Antano

Arnoldo Caprai cuvée 25 anni

Tabarrini – Campo Alla Cerqua

 

La meilleure façon de comprendre le cépage et ses vins c’est tout simplement aller dans vignes à la rencontre de producteurs et dans leurs chais.

 

Mes belles découvertes sur la Route de Sagrantino :

 

Azienda Scacciadiavoli di Pambuffetti à Montefalco

 

Chai historique de Scacciadiavoli

Domaine viticole fondé en 1884, fait partie d’une de plus anciens cavas sur le territoire de Montefalco, acheté en 1954 par la famille Pambuffetti, toujours aux commendes. Aujourd’hui c’est la quatrième génération qui gère la propriété de 130 ha dont 35 planté en vigne.

Scacciadiavoli possède un très joli terroir composé de schistes et d’argiles sur les collines allant jusqu’à 400 m.

Liù avec son père Amilcare Pambuffetti (Président du Consorzio Vini Montefalco)

Liù avec son diplôme d’œnologie de la Fac de Bordeaux en poche travaille aujourd’hui aux cotés de son père Amilcare Pambuffetti, de toute façon, ici c’est toujours une affaire de famille qui dure depuis plusieurs générations.

La gamme de vins est assez complexe, on produit bien évidemment Montefalco Sagranino DOCG d’une très belle qualité, Montefalco Rosso et Bianco, aussi les cépages autochtones : Grecchetto, Trebbiano Spoletino sans oublier depuis quelques années la petite production de la méthode classique. Ces vins effervescents sont extrêmement intéressants comme Spumante Brut Rosé issus de 100% Sagrantino ou un Spumante Brut Blanc avec 85% de Sagrantino et 15% de Chardonnay. Ces deux vins à bulles ont beaucoup de charme, de complexité, de finesse et d’élégance.

Collection des vins Scacciadiavoli

A l’occasion de cette visite nous avons pu faire une petite verticale de Montefalco Sagrantino de millésimes : 2004 2005 2006 2011

2004 (Grand) **

Importante pluviométrie

Toucher soyeux, note fumée, tabac, sous bois, bois de cannelle, tannins tonds, élégants, garde une bonne fraicheur et bonne vivacité.

 

2005 (Exceptionnel) ***

Toucher net, précis, fruits noir, cerise noire, note chocolatée, réglisse, belle volume en bouche, joli acidité, fraicheur en finale.

 

2006 (Grand) **

Année fraîche

Toucher soyeux, vin précis, puissant, croquant de fruits noirs, cerise, épices, tannins racés, garde une très bonne fraicheur en finale.

 

2011 (Exceptionnel) ***

Année solaire

Toucher net, soyeux, précis, bonne vivacité, fruits noirs mûrs, note chocolatée, structure tannique poudreuse, joli volume en bouche avec une excellente fraicheur.

 

 

Azienda Fongoli à Montefalco

 

Angelo Fongoli dans son chai

Domaine viticole familiale crée en 1925 de 35 ha dont 20 ha planté en vigne, le reste c’est les bois, les oliviers et même les truffières, toute la surface est cultivée en biodynamie.

Aujourd’hui c’est la quatrième génération avec Angelo Fongoli qui gère le domaine.

La famille Fongoli a toujours cultivé ses terres avec une attention particulière à l’environnement.

C’est depuis une dizaine d’années elle a franchi le cap en passant à l’étape supérieure, en bio et biodynamie.

Ici dans les champs des oliviers on croise des chevaux et des chèvres, c’est pour gérer les mauvaises herbes et augmenter la biodiversité dans les vignes.

 

Tout le vignoble entoure la cave, ce qui facilite le travaille quotidienne dans la vigne et surtout pendant les vendanges pour éviter le transport du raisin au chai.

 

Toute la production est basée sur l’histoire du domaine en mettant en valeur tout d’abord son terroir, sans oublier la tradition presque centenaire de vinifications, mais avec une attention particulière aux techniques et aux styles de vins ainsi que  son savoir faire d’aujourd’hui.

 

Angelo Fongoli utilise les amphores pour certaines de ses cuvées

Au domaine on produit les différents type de vins, bien évidemment Montefalco Sagrantino DOCG et Montefalco Rosso DOC qui sont traditionnellement vinifiés dans les cuves inox, amphores ou dans des tonneaux ouverts, ensuite élevés traditionnellement dans les barriques de chêne ou des tonneaux.

 

Pour les vins blancs les vinifications et l’élevages se font habituellement dans les cuves inox et depuis le dernier millésime 2017 on ne pratique plus ni de filtration, ni de collage, le vin se clarifie naturellement avec des soutirages selon les phases lunaires.

Montefalco Sagrantino de la gamme Fracanton vinifié sans soufre ajouté

Fongoli possède une gamme des vins ultra complexe sans oublier une oenothèque de vieux millésimes assez extra ordinaires :

Montefalco Sagrantiono, Montefalco Passito, Montefalco Rosso, Rosso de Montepulciano, Trebbiano Spoletino et Grechetto pour les blancs, ainsi que Trebbiano Spoletino Frizzante.

Experience assez inédite de pouvoir déguster les vieux millésimes de Montelalco Sagrantino :1990 1987 1985

 

Adresses utiles :

http://www.consorziomontefalco.it

http://www.scacciadiavoli.it

http://www.fongoli.it

http://www.hotelbontadosi.it

 

PORTFOLIO

Les toits de Montefalco avec son paysage valloné

Azienda Perticaia

Collection de quelques Montefalco Sagrantino, Perticaia

Impressionnant chai à Barriques chez Arnoldo-Caprai

Marco Caprai, propriétaire Arnoldo-Caprai

Collection complete Arnoldo-Caprai

Rocca di Fabbri, Montefalco, ancien chai traditionnel

Collection complète Rocca di Fabbri

Collection Cantina Valdangius

Tasting Anteprima Montefalco Sagrantino 2014

Dégustations Antaprima Sagrantino dans la Salle du Conseil à Montefalco

Jeune artiste Ludovica Cappelletti  avec son affiche gagnant du concours pour illustrer Montefalco Sagrantino 2014

Hotel Palazzo Bontadosi à Montefalco abrite l’un de meilleurs restaurant de la region Locanda del Teatro

Equipe inseparable de Locanda del Teatro, le Chef Pasqualino (à droite) avec Paolo, Maître d’hôtel

Le chef Pasqualino compose toujours les plats goûteux et colorés

On ne se lasse pas de ce beau paysage de Montefalco avec ces vignobles, les champs d’oliviers et la montagne tout proche

Le jour se lève sur la Piazza del Comune à Montefalco

 

 

 

 

 

 

 

 

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