vin Wino wine – le blog vin de Marie Joanna Roginska


1ère édition Vinexpo Paris 2020, le temps d’un bilan, le temps d’une analyse
20 février 2020, 11:40
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La 1ère édition de Vinexpo Paris a fermé ses ports il y a tout juste une semaine, maintenant c’est le temps du bilan et d’analyse arrive.

Vinexpo Paris avec sa 1ère édition tire un billant positif et d’ores et déjà avec Wine Paris donnent un nouveau RDV pour 2021 !

 

L’ambition était placée très haut et « Paris » n’était pas gagné d’avance.

Certes, aujourd’hui Vinexpo Paris peut afficher le sourire et la satisfaction, même s’il y a encore beaucoup de choses à améliorer et repenser pour les éditions à venir.

 

Avec 29 280 visiteurs professionnels de 126 pays (dont 1 sur 3 sont internationaux) 2800 exposants, Vinexpo Paris et Wine Paris s’inscrivent déjà dans le calendrier comme le premier rendez-vous d’affaires de l’année dédié aux vins et spiritueux au sein de la capitale française.

Ce succès, encouragé par les exposants et les visiteurs, vient de valider la pertinence du rapprochement de ces deux événements complémentaires : Vinexpo et Vine Paris.

 

Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui est venu inaugurer le salon a salué cette initiative fédératrice qui participe au rayonnement de la France à l’international.

 

Pendant 3 jours (10-12 février 2020)  29 280 visiteurs professionnels, en provenance de 126 pays, se sont rendus à Paris Expo Porte de Versailles.

Le top-3 des pays représentés sont : le Royaume-Uni, la Belgique et les Etats-Unis.

L’ensemble de ces acheteurs nationaux et internationaux (importateurs, cavistes, restaurateurs et hôteliers, sommeliers, centrales d’achat, distributeurs et grossistes spécialisés, agents commerciaux) ont pu déguster les derniers millésimes, dénicher de nouvelles pépites, échanger avec les grandes marques et appréhender toute la richesse des vins et spiritueux provenant des différentes régions du monde.

A saluer L’espace Be Spirit, une première cette année et sur le Salon, rassemblait 100 marques en provenance de 14 pays avec un Bar de 50 mètres où les bartenders français et internationaux trouvaient un espace d’expression et de création libre.

 

Forts du succès et de la satisfaction générée par cette première édition commune, Vinexpo Paris et Wine Paris préparent déjà l’édition 2021 avec une ambition de faire un rendez-vous encore plus international côté exposants et visiteurs, avec la volonté de diversifier les marchés nationaux et internationaux.

 

A noté d’ores et déjà le rendez-vous en 2021 de Vinexpo Paris et Wine Paris qui se tiendra du 15 au 17 février 2021.

 

Vinexpo en bref :

 

Fondé en 1981 à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux-Gironde, Vinexpo est l’organisateur d’évènements leader du secteur des vins et spiritueux.

En 39 ans, Vinexpo a acquis une compréhension unique du marché ainsi qu’un vaste réseau de distributeurs influents à travers le monde.

La marque organise désormais des évènements dans cinq villes dans le monde : Bordeaux, Hong Kong, New York, Shanghai et Paris en plus d’un évènement itinérant, Vinexpo Explorer.

Le groupe publie également chaque année une des études les plus exhaustives du marché sur la consommation mondiale de vins et spiritueux : le rapport Vinexpo/IWSR.

 

Adresses utiles :

http://www.vinexpoparis.com

http://www.wineparis.com

 

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Bordeaux – livrables 2017 # coups de coeur

Bordeaux livrables 2017

Tout d’abord un bref rappel de conditions climatiques du millésime 2017 à Bordeaux

 

C’est un millésime miracle pour certain, le millésime injuste pour d’autres, d’ores et déjà c’est un millésime qui dès sa sortie a fait beaucoup parlé de lui, continue de nous surprendre à chaque dégustation.

Certes beaucoup de producteurs ont été touché par les deux épisodes du gel : du 22 et 23 avril ainsi que 27 et 28. Certains ont perdu une parti ou même une récolte entière sur un cru.

Au total ces deux épisodes ont détruit de 30 à 50% de la récolte 2017 en Gironde.

Hélas, le millésime 2017 rappelle durement les risques de tous le jours associés à la viticulture.

 

L’année 2017 restera en effet dans la mémoire collective en raison de ce fameux gel de la fin avril qui a anéanti près de la moitié de la récolte bordelaise.

 

Il a mis à rude épreuve surtout les propriétaires de la rive droite, mais également n’a pas épargné certains de la rive gauche.

Comme souvent, les dégâts furent aussi importants qu’inégaux, épargnant des appellations entières alors que certains crus ne produisirent rien ou quasiment pas de raisins en 2017.

Pour ces raisons évoquées, il s’agit d’un millésime d’extrêmement hétérogène.

 

Les rendements sont nettement plus faibles qu’en 2016, notamment en raison des épisodes de gel évoqués ci-dessus.

 

Pour les cépages rouges, les Merlots, dont le potentiel était très intéressant fin août, subissent les conséquences des précipitations de début septembre.

Leur récolte doit être par endroit anticipée au cours de la deuxième décade de septembre afin de limiter le développement de la pourriture grise.

 

Les Merlots n’ont pas bénéficié de conditions idéales pour achever leur maturation, excepté sur les sols les plus tardifs (calcaires et argilo-calcaires).

 

Une arrière-saison ensoleillée et sèche a permis de récolter des Cabernet-Sauvignon à maturité et dans de bonnes conditions.

 

Une des caractéristiques des raisins rouges de 2017 est sûrement leur teneur élevée en acide malique, conjuguée à un potentiel tannique plus faible que d’habitude.

La maturité technologique fut néanmoins convenable, avec une fraîcheur aromatique marquée, mais un potentiel polyphénolique modéré.

 

Pour les vins liquoreux, les caractéristiques climatiques du mois d’août ont globalement permis le développement du Botrytis.

Le temps sec et chaud de la fin de l’été a d’abord entraîné des phénomènes de passerillage, puis les pluies de début septembre ont déclenché l’installation du champignon.

 

Conclusion

 

Le millésime 2017 constitue une réussite majeure pour les vins blancs secs de Bordeaux, nettement supérieurs aux 2015 et 2016.

Les sauvignons sont mûrs et vifs, très aromatiques, avec beaucoup de race et d’éclat.

 

Les vins liquoreux de pourriture noble impressionnent par leur richesse et leur puissance. Issus d’un développement rapide et homogène du Botrytis.

Ils possèdent une grande pureté et une forte intensité aromatique. Ils ont su préserver de l’acidité permettant d’équilibrer une concentration en sucre souvent élevée.

 

Les rouges du millésime 2017 se révèlent très satisfaisants dans les propriétés épargnées par le gel.

Ils sont colorés, dotés d’un intense arôme fruité, certes, ils ne sont pas aussi denses que dans les grands millésimes, mais possèdent un caractère savoureux très séduisant.

En revanche, les vins rouges issus de parcelles gelées portent les stigmates du traumatisme de la vigne, dans certains cas, ils sont végétaux manquent de chair.

 

A rappeler que la rive droite et surtout l’appellation Saint-Émilion a été plus durement touchée par le gel, certains château comme Dassault, Fonbel, Rol Valentin, Larmande, Lamarzelle Figeac, Fleur Cardinale et bien d’autres, n’ont pas ou quasiment pas produit de vins en 2017.

 

 

 

Livrables 2017, collection Oenoconseil (dégustation, janvier 2020)

Top 20 – coups de cœur sur 60 vins dégustés

 

Ch Noaillac Prestige, Médoc 16,5/20

Ch La Tour de By Héritage, Médoc 16/20

Ch Fleur La Motte, Médoc 16/20

Ch Martin, Haut-Médoc 16/20

Ch Bernadotte, Haut-Médoc 16,5/20

Ch Chemin Royal, Moulis 16,5/20

Ch La Garricq, Moulis 16,5/20

Ch Lestage, Listrac 15/20

Ch La Bessane, Margaux 16,5/20

Ch La Galiane, Margaux 16/20

Ch La Bridane, Saint Julien 16,5/20

Ch Tour Sieujean, Pauillac 16/20

Domaine les Sadons, Pauillac 16,5/20

Ch Haut Marbuzet, Saint-Estèphe 16,5/20

Ch Martin, Saint-Estèphe 16/20

Ch La Croix de Pez, Saint-Estèphe 16/20

Ch Tournefeuille, Lalande de Pomerol 16/20

Ch La Renaissance, Pomerol 16/20

Ch Martinet, Saint-Emilion Grand Cru 15,5/20

Ch Queyron Pindefleurs, Saint-Emilion Grand Cru 15,5/20

 

 

A propos de l’Oenoconseil

 

Crée en 1990 à Preignac, structure du conseil ontologique au service de producteurs sur l’ensemble des vignobles du bordelais

Aujourd’hui, c’est une histoire d’amitié de quatre œnologues : Antoine Medeville, Henry Boyer, Edouard Massie et Arnaud Chambolle.

Ensemble ils ont crée quatre pôles œnologique avec de laboratoires à : Preignac, Pauillac, Beychac & Caillou et à Saint-Emilion.

Au total 250 propriétés font appelle à eux pour un conseil personnalisé qui respecte l’esprit et le terroir de chacun.

 

 

 

Livrables 2017 l’Union des Grands Crus de Bordeaux

(dégustation, février 2020)

 

Top 20 – coups de cœur sur 60 vins dégustés

 

Ch Les Carmes Haut Brion, Pessac 19/20

Domaine de Chevalier, Pessac 18/20

Ch Haut-Bailly, Pessac 18/20

Ch Smith Haut Lafitte, Pessac 17,5/20

Ch Canon, SEGCC 18,5/20

Clos Fourtet, SEGCC 17,5/20

Ch La Gaffelière, SEGCC 17,5/20

Ch Pavie Macquin, SEGCC 18/20

Ch Valandraud, SEGCC 18/20

Ch Le Bon Pasteur, Pomerol 17/20

Ch La Cabanne, Pomerol 17/20

Ch Gazin, Pomerol 17,5/20

Ch La Lagune, Haut-Médoc 17/20

Ch Brane Cantenac, Margaux 18,5/20

Ch Rauzan-Ségla, Margaux 18 /20

Ch Léoville Barton, Saint Julien 18/20

Ch Léoville Poyferré, Saint Julien 18,5/20

Ch Clerc Milon, Pauillac 17,5/20

Ch Lynch-Bages, Pauillac 18/20

Ch Phélan Segur, Saint-Estèphe 17,5/20

 

A propos de l’UGCB

 

Au début des années 1970, à l’occasion d’un voyage au Japon, un petit groupe de propriétaires de châteaux pose les jalons de l’Union des Grands Crus de Bordeaux dans le but de développer des actions de promotion à travers le monde.

Il sera rapidement suivi par un certain nombre d’autres Grands Crus, désireux eux aussi d’étendre leur notoriété au-delà des frontières.

Aujourd’hui, forte de ses différences et de ses valeurs communes de partage, l’Union rassemble 134 Châteaux, les Grands Crus répartis sur l’ensemble des appellations bordelaises les plus prestigieuses.

 

« C’est grâce à ce lien privilégié, construit dans la durée, que nous pouvons faire valoir notre message de qualité : la force d’un Grand Cru, c’est son histoire, celle d’un savoir-faire sans cesse actualisé, transmis depuis plusieurs siècles, de génération en génération… »

Ronan Laborde, Président de l’UGCB

 

Adresses utiles :

http://www.oenoconseil.com

http://www.ugcb.net

 

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L’histoire d’un vignoble oublié de Leonard da Vinci au cœur de Milan # visite guidée

L’histoire d’un vignoble oublié de Leonard da Vinci au cœur de Milan.

 

 

 

 

Il y a 5 siècle, en 1519 disparaissait le plus grand Maître de la Renaissance, Leonard da Vinci, le génie mondialement célèbre grâce à la Joconde (1503) et la Cène (1498).

 

Il y un pourtant un épisode dans la vie du Maître, méconnu, plutôt oublié qui mérite une chronique.

C’est une histoire oubliée qui relie Léonard de Vinci à la ville de Milan, tout simplement l’histoire d’un vignoble. 

 

Ce vignoble offert à Leonard en 1498 par Ludovico il Moro, duc de Milan, autour duquel courent des nombreux légendes impliquant le génie, ses œuvres et ses disciples.

 

C’est précisément sur ces terres, au XVIe siècle, que la famille Atellani possédait la Casa degli Atellani en face de Santa Maria delle Grazie à Milan, dans le jardin de laquelle se trouvait le fameux vignoble de Leonardo.

 

 

Aujourd’hui replanté parfaitement comme autrefois, en respectant sa disposition, sa taille et son cépage d’origine, celui de Malvasia di Candia Aromatica, cépage originaire de Crète, ramené en Italie par les Vénitiens.

 

 

 

 

 

Bref rappel historique :

 

En 1482, Léonard de Vinci quitte Florence et arrive à Milan, à la cour de Ludovico Maria Sforza appelée il Moro.

À l’époque, tous les deux, lui et Ludovico ont 30 ans.

En 1495, Ludovico lui confie une tâche impotente de peindre une Dernière Cène, le dernier repas entre Jésus-Christ et ses apôtres, une peinture murale pour le réfectoire du couvent dominicain de Santa Maria delle Grazie à Milan.

 

La Cène de Leonardo est l’une des peintures les plus célèbres au monde, que Maître réalisa entre 1495 et 1498.

 

 

En guise de remerciement, en 1498, Ludovico offre à Léonard de Vinci la minuscule propriété viticole, un vignoble d’environ 16 rangs.

Leonardo avait une passion pour la vigne, fût un grand amateur du vin.

Nous pouvons facilement imaginer Leonardo, au coucher du soleil, après une longue journée de travail, alors qu’il quitte le chantier de la Cèna, traverse le Borgo delle Grazie et en passant par la maison de l’Atellani, va apprécier et contempler ce petit vignoble au fond d’un grand jardin.

Cependant, une histoire sombre touche la famille de Ludovico, en avril 1500, les troupes du roi de France battent et emprisonnent les Moro.

A ce moment, Leonard quitte Milan, confie son vignoble au père de son élève préféré Gian Giacomo Caprotti, dit Salaì.

Mais, Léonard n’a jamais cessé de prendre soin de sa vigne, elle a été toujours dans son cœur, il le récupèrera.

En 1519 sur son lit de mort il le citera dans son testament, en laissant une partie à l’un de domestiques et une autre à Salaì.

 

Le projet scientifique

 

Le vignoble de Leonardo da Vinci renaît en 2015 à l’occasion de l’Exposition Internationale à Milan.

Il faut ajouter que ce vignoble a été complètement détruit en 1943 par les bombardements des Alliées lors de la seconde guerre mondiale.

Elle a pu être reconstituée grâce à la volonté de la Fondation Portaluppi et des propriétaires actuels de la maison Atellani, grâce aux études d’œnologue et annaliste sensoriel Luca Maroni, grâce à la contribution décisive de l’Université de Milan et au finale grâce aux généticiens et aux experts en ADN de la vigne.

 

Sans la volonté, les efforts et le professionnalisme de tous ces experts, nous ne connaîtrions probablement jamais cette minuscule vigne du Maître au cœur de Milan, endroit au quel il tannait tant.

 

Adresses utiles :

http://www.vignadileonardo.com

 

 

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La série de belles bulles # 3 Krug Grande Cuvée 162ème édition

La Maison Krug présente sa Grande Cuvée 162ème édition composée autour de la vendange de 2006

 

 

 

Krug Grande Cuvée 162ème Édition, composée autour de la vendange 2006, est un assemblage de 163 vins de 11 années différentes, le plus vieux datant de la vendange 1990 et le plus jeune de celle de 2006.

 

Pour Olivier Krug, directeur de la Maison Krug et membre de la sixième génération de la famille, chaque année constitue une recherche minutieuse à créer un assemblage élaboré à partir d’une bibliothèque de près de 400 vins. Cet assemblage doit illustrer avec le plus grand respect l’individualité de chacun de ces vins, ainsi que la diversité des parcelles champenoises et les différentes années de récolte.

 

Tout au long de l’année, Éric Lebel, chef de cave et le Comité de dégustation auditionnent 2 à 3 fois les 250 vins de l’année.

Les 150 vins de réserve, issus de 14 années différentes, sont dégustés une seule fois au printemps.

Éric Lebel enregistre plus de 4000 notes de dégustation, qu’il consulte avant de prendre toute décision concernant l’assemblage : la mélodie singulière de chaque vin, son caractère particulier, son niveau de fraîcheur, son intensité, sa rondeur et sa profondeur ; autant d’éléments cruciaux à la création d’un ensemble.

Chacune de ces créations est considérée comme un orchestre qui joue en harmonie la musique du Champagne.

 

« Dans l’assemblage final de Krug Grande Cuvée 162ème Édition, j’ai décidé de retenir 40% de vins de réserve provenant de 10 vendanges différentes, sélectionnés dans notre vaste bibliothèque de vins de réserve. Leur fraicheur, leur vivacité et leur intensité contrastent avec le caractère plein et la rondeur des vins de 2006.

Lorsque nous créons un assemblage pour un nouveau millésime de Krug, nous souhaitons raconter l’histoire de l’année, avec tout ce qui nous a surpris et ravi.

En 2006, les trois cépages se sont montrés particulièrement généreux, avec une belle maturité sur toutes les parcelles sélectionnées. Ce fut une année faste pour les Meuniers, élégants et équilibrés, aux notes de poire et de pomme.

Les Chardonnays étaient classiques, avec leurs arômes amples, et les Pinot Noirs de la Marne ont révélé une structure prometteuse et un grand potentiel ».

Eric Lebel, Chef de cave de la Maison Krug

 

 

La Maison Krug en bref :

 

Krug a toujours fait l’honneur à sa réputation de première et seule Maison de Champagne qui recrée tous les ans des cuvées de prestige depuis sa création.

La Maison a été fondée en 1843 à Reims par Joseph Krug, homme visionnaire non conformiste, doté d’une philosophie exempte de tout compromis.

Son rêve était d’offrir le meilleur Champagne chaque année, indépendamment des aléas climatiques.

En respectant l’identité de chaque parcelle pour préserver et révéler le caractère de son vin, et en constituant une vaste bibliothèque de vins de réserve issus de nombreuses années différentes, Joseph Krug a pu accomplir son rêve.

Avec une approche très originale de la création de Champagne, il a décidé d’aller au-delà de la notion de millésime afin de créer, chaque année, l’expression la plus généreuse de la Champagne.

Ainsi, il a su fonder une Maison d’exception, dont tous les Champagnes sont des cuvées de prestige.

Six générations de la famille Krug se sont succédées, et continuent de perpétuer ce rêve, tout en enrichissant la vision et le savoir-faire du fondateur.

 

Aujourd’hui c’est Julie Cavil qui vient d’être nommée chef de caves de la maison Krug et prend officiellement ses fonctions au début de cette année 2020.

Julie, une étoile montante dans ce monde encore très masculin des œnologues et de chefs de caves en Champagne. Elle a repris la baguette d’Eric Lebel pour diriger l’orchestre, son orchestre sans aucune fausse note.

Elle est rentrée chez Krug pour la vendange 2006 et après avoir travaillé durant treize ans auprès d’Eric Lebel, Julie Cavil prend donc les rênes des vins et des relations vignobles de cette maison, l’une de plus emblématiques de la Champagne.

De son côté, son professeur, son maître, son complice, Eric Lebel assumera un rôle lié aux vins, au développement et au marketing au sein de la direction de la Maison géré par Olivier Krug.

 

Adresses utiles :

http://www.krug.com

 

 

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Philippe STARCK dévoile sa Nouvelle Affiche des Grands Crus Classés en 1855 (Médoc & Sauternes)

Philippe Starck signe la Nouvelle Affiche des Grands Crus Classés en 1855  (Médoc & Sauternes)

 

 

 

Le Conseil des Grands Crus Classés en 1855 (Médoc & Sauternes) est l’organisme officiel en charge de la défense et l’illustration du Classement des vins de Bordeaux, issu de l’Exposition Universelle de Paris en 1855, à la demande de l’Empereur Napoléon III.

L’histoire de ce Classement se mêle sans cesse entre l’art, les artistes et les grands vins de Bordeaux.

La nouvelle affiche réalisée par Philippe Starck, l’un de plus grands créateurs français, en est une preuve supplémentaire.

Cette nouvelle affiche avec les noms des Grands Crus Classés en 1855 associant sa vision artistique aux grands vins, qui sont les animateurs d’un Art de Vivre à la Française.

 

« Un grand vin est l’une des plus admirables architectures d’atomes connues dans ce monde. » Philippe STARCK

 

 

 

Affiche de Philippe Starck succède aux œuvres de peintre Carl Laubin puis de photographe Yann Arthus Bertrand.

 

Bref rappel :

 

En 1989, le peintre anglais Carl Laubin avait réalisé un tableau original des façades des châteaux des Grands Crus Classés à l’occasion de l’exposition au Centre Georges Pompidou, «Châteaux Bordeaux ».

Cette exposition et son tableau a rencontré un très vif succès.

 

Puis en 2008, ce l’un des plus grands photographes français, futur académicien et Président de Good Planet, Yann Arthus Bertrand, qui a réalisé une affiche des bouteilles des Grands Crus Classés « humanisées ».

En effet, son idée était de symboliser avec les mains qui tiennent les bouteilles, les hommes et les femmes qui œuvrent tous les jours à la conception de ces grands vins.

 

Adresses utiles :

http://www.grand-cru-classe-1855.com

http://www.starck.fr

 

 

 

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La série de belles bulles # 2 La Magie d’une seule lettre « S » de Salon

Champagne Salon, Le Mesnil Grand Cru, unique et inimitable

 

 

Millésime 2008, le dernier né de la Maison Salon, à peine sorti de caves, déjà au Panthéon de plus grands vins du siècle…

 

L’histoire de Champagne Salon est avant tout l’histoire d’un homme visionnaire, esthète, amoureux fou du champagne, Eugène-Aimé Salon.

Ce jeune homme, fils d’un charron champenois, ne manque ni de l’audace ni de ressources, ni d’imagination, brillant et intelligent, très actif pour ses affaires de Paris à New York, il rêve du plus beau champagne qui soit, d’un vin singulier qui ne serait qu’à lui, d’un champagne unique qu’il créa dans les années 1900, pour son seul plaisir, d’abord, et celui de ses amis, le premier millésime connu de champagne Salon est le 1905.

Tout est placé dans ce vin d’exception sous le signe de singularité, tout est unique : à l’origine est un champagne d’un homme celui d’Aimé Salon, d’un seul terroir, la Côte des Blancs, d’un seul cru, Le Mesnil-sur-Oger Grand Cru, d’un seul cépage, le chardonnay et pour finir d’une seule année, sans aucun assemblage, donc produit uniquement dans des années exceptionnelles, aptes à un long vieillissement.

C’est grâce à son beau-frère, Chef de Caves qui le conseille, Aimé Salon choisit son terroir, la Cote des Blancs, le meilleur cru, celui du Mesnil, les meilleures parcelles, celles du haut du village.

 

Ainsi né le Champagne Salon, un champagne unique, qui est complètement à contrecourant de la tradition Champenoise.

 

Aimé Salon en régale ses nombreux amis, ainsi il crée la Maison Salon en 1920 autour de cette clientèle amoureuse de son champagne, Oui le pari est gagné.

 

Située au Mesnil-sur-Oger, sur la Côte des Blancs, la Maison Salon n’a qu’un seul champagne, la Cuvée S de Salon.

 

Ce champagne provient de la parcelle d’un hectare juste devant la Maison, nommée « le Jardin de Salon » et de dix-neuf autres petites parcelles du Mesnil, sélectionnées par Aimé Salon dans les années 1900.

 

Dans ces Année Folles on trouvera le Champagne Salon dans les lieux les plus courus de la capitale comme chez Maxim’s qui en fera son champagne maison et depuis le millésime mythique 1928 qui lui vaudra la reconnaissance unanime des connaisseurs.

 

Cette quête de la singularité, de la perfection à chaque même minuscule étape d’élaboration de Champagne Salon perdure jusqu’à nos jours.

Or, n’est unique que ce qui est parfait.

 

Le terroir du Mesnil sur le sol calcaire, son microclimat offre à ce vin d’exception la pureté, le caractère, la personnalité sans détour.

 

Depuis le millésime 1928 qui vaudra à Salon la reconnaissance unanime, l’exigence reste toujours la même, seul les années exceptionnelles sont commercialisées, en moyenne 3 millésimes par décennie.

Chaque millésime reste en cave minimum 10 ans afin de révéler en douceur la complexité, le raffinement et la race du terroir unique du Mesnil.

 

A peine d’un siècle plus tard, la Maison Salon réaffirme haut et fort sa position légendaire avec la sortie du millésime 2008.

Pour la première fois de son histoire il a été produit uniquement en magnum, 8000 et pas un de plus, il est conditionné dans une caisse œnothèque accompagné de 4 autres millésimes : 2007, 2006 et 2004.

Cette caisse d’exception contient un magnum de Salon 2008, deux bouteilles du millésime 2007, deux de 2006 et deux de 2004.

 

Millésime 2008, le dernier né de la Maison Salon, est déjà au Panthéon de plus grands vins du siècle.

 

2008 est considéré comme un millésime d’anthologie, légendaire, tout d’abord par sa qualité d’une année exceptionnelle et par sa rareté, car c’est la plus petite vendange jamais récoltée chez Salon avec seulement 8000 magnums produits, c’est aussi l’une des plus qualitatives.

 

A son juste titre, il trouve sa place à coté des ces rares millésimes légendaires comme : 1982, 1966 et celui de 1928, qui lui a valu sa reconnaissance et l’aura de tous les amateurs de champagne à l’époque.

 

Ce millésime 2008 repousse à l’extrême le niveau de l’exigence et marque ainsi le XXIe siècle de son empreinte.

Elever le vin exclusivement en magnum s’est alors imposé comme une évidence : le flacon idéal à une maturation lente et délicate fais entrer Salon 2008 au Panthéon des plus grands vins du siècle.

Avec le millésime 2008, Salon réalise un « Rêve », tandis qu’avec 2007 brille la « Lumière ». Le « Romantique » 2006 succède à la « Sérénité » de 2004.

Tous ces millésimes ont été dégorgés ensemble en janvier 2019, bouteilles sont estampillées « édition 2019 » afin de le différencier de leurs commercialisations antérieures.

 

 

Didier Depond, gardien du Temple

 

 

Depuis une bonne vingtaine d’années, Didier Depond veille sur la qualité sans faille de champagne Salon, continue avec la plus grande exigence l’œuvre d’Aimé Salon, fondateur de la Maison.

 

Bio express :

 

Originaire de la Vallée de la Loire, Didier Depond né à Tours en 1964, dans une famille de viticulteurs, donc depuis son le plus jeune âge est habitué à la vigne et au vin avec toutes ses exigences.

Après les études commerciales, entre chez Laurent-Perrier en 1986, où il découvre avec passion les arcanes des grands champagnes, il en acquiert le savoir-faire, développe avec rigueur et l’enthousiasme son goût et son sens de l’exception.

Nommé responsable de Laurent-Perrier Diffusion prend en charge la distribution des portos Taylor’s, des vins Marqués de Riscal, des vins de Bordeaux, des vins de Bourgogne, ainsi il acquiert une riche expérience dans le domaine des vins et des spiritueux.

En 1994, Didier Depond devient responsable du marketing opérationnel pour l’ensemble des champagnes, vins et spiritueux distribués par la Maison Laurent-Perrier.

Depuis 1997, tout d’abord avec Alain Terrier puis Michel Fauconnet, Chefs de Caves, il veille aux destinées des deux prestigieuses Maisons du Mesnil-sur-Oger : la Maison Salon et la Maison Delamotte, en tant que Président.

Il y cultive avec l’exigence, l’image singulière de ces deux Maisons d’exception de la Champagne.

 

 

 

Adresses utiles :

http://www.salondelamotte.com

 

 

 

 

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Voyage dans l’AOC Côtes de Bordeaux, quelques coups de cœur à l’horizon # reportage

L’année 2019 s’achève en fanfares pour AOC Côtes de Bordeaux qui fêtent leurs 10 ans de mariage heureux…

 

 

2019 est une date impotente pour AOC Côtes de Bordeaux, elles fêtent 10 ans d’union entre les vignerons de 5 Côtes bordelais : Blaye, Cadillac, Castillon, Franc et Sainte-Foy.

 

« 10 ans de réussites collectives !

Partir à la conquête de nouveaux marchés, telle est l’ambition des 1000 vignerons visionnaires qui ont créé l’AOC Côtes de Bordeaux. Un défi relevé avec brio au regard de nos performances économiques et de notre poids dans l’ensemble des appellations françaises : 67 millions de bouteilles produites, soit 1 bouteille par Français, 10% de la production bordelaise.

En parallèle, notre part de marché export a connu une ascension fulgurante, et nos vins se sont également valorisés (…)

… Mais aussi 10 ans de partage et d’innovation ».

Stéphane Héraud, Président de l’AOC Côtes de Bordeaux

 

Les vignerons de chacune de ces 5 appellations, œuvre chaque jours avec beaucoup de conviction pour la qualité et la reconnaissance de leurs vins.

 

Dans chacune d’elle il y a de stars, de locomotives qui entrainent les autres dans l’aventure collective.

 

Il ne faut pas ignorer, que dans sa totalité AOC Côtes de Bordeaux est une très grosse machine économique avec

12 000 ha de vignes (dont 15% de la superficie est certifié en agriculture biologique).

2ème AOC en production à Bordeaux avec 10% des volumes de vins de bordeaux.

4ème AOC de vins rouges vendus en France et 15 millions de bouteilles vendus à l’export.

 

C’est qui m’intéresse aujourd’hui c’est la démarche environnementale de vignerons de Cotes de Bordeaux, elle est irréversible, on voit un engagement et une forte sensibilité de tous à l’environnement avec 15% de la production totale certifié en bio

(10% à Blaye, Cadillac et Saint-Foy, 25% à Castillon, 20% à Francs).

Vignerons en biodynamie ou en conversion sont plus en plus nombreux, la voie est ouverte sans détour.

De labels comme Terra Vitis, HVE (Haute Valeur Environnementale) ou encore certification ISO 14001 (respect de l’environnement) devient une voie de l’avenir, une prise de conscience quotidienne afin de préserver les vignobles et son environnement pour les générations futures.

 

La région jouit aussi d’un patrimoine historique très ancien, l’histoire commence ici au IIe siècle avec les Romains qui plantent la vigne, sur ces fameux coteaux, les premiers plans de « Vitis Biturica ». Et si on croit aux écrits du poète Ausone, ces vignes ont produits le vin si réputé qu’il était connu jusqu’à Rome.

 

 

CASTILLON

 

 

Personnellement j’ai une très grande affection pour cette appellation, pour la qualité exceptionnelle de ses terroirs, de ses vins, si diverses et si proches au même temps.

Avec 2 300 hectares de vignes et 230 propriétaires, c’est une AOC plutôt discrète malgré quelques « stars » présentes sur l’appellation, comme Stéphane Derenoncourt, Comte Stephan Von Neipperg, la famille Bécot, la famille Mitjavile et j’en passe…

Des styles divers, des personnalités bien marqués, du soyeux, les vins de Castillon Cotes de Bordeaux sont des vins de créateurs.

Castillon bénéficie de terroirs très complexe proches de Saint-Emilion, de sols graveleux près de la rivière de Dordogne, argileux en pied de coteaux qui deviennent argilo-calcaires puis calcaires sur les plateaux.

Vignoble de Castillon profite d’une situation géographique privilégiée et exceptionnel avec une exposition plein sud et un dénivelé d’altitude de plus de 100 mètres avec son climat océanique, orienté vers une tendance continentale.

Tout est réuni à la production de vins d’une grande qualité.

 

Découverte

 

Rencontre avec :

 

Frédéric Thibeau, Château Les Fleurs de Trentin à Sainte Colombe.

 

 

Aujourd’hui c’est Frédéric qui gère cette propriété familiale qui passait de père en fils depuis plusieurs générations.

20 hectares de vigne engagés dans une démarche de viticulture biologique depuis 2009, certifié dans sa totalité en 2012.

Ses vignes à Sante Colombe bénéficient d’un terroir magique argileux-calcaire sur les coteaux avec un encépagement planté majoritairement en Merlot, et Cabernet Franc avec une petite touche de Malbec et Cabernet Sauvignon.

A la cave pas d’extravagances, tout est traditionnel, vinifications dans de cuves en ciment et en inox sans oublier le passage en barriques pour certaines cuvées.

 

 

Les vins :

Château Lavergnotte (70% Merlot 30% Cabernet Franc)

Les Fleurs de Trentin (100% Merlot)

Cuvée Nathanoé (100% Merlot)

 

 

Rencontre avec :

 

Gérald Lecomte (Page, AOC Castillon Cotes de Bordeaux à Saint Philippe d’Aiguilhe)

 

 

Né en 2012, Page est un projet fou, une aventure commune de deux passionnés Patrick Honnef et Gérald Lecomte venu chacun d’un horizon différent.

Page est une cuvée issue de 4 parcelles, au totale d’1,40 hectares de vieilles vignes de 30 à 60 ans, dans sa totalité en viticulture biologique en cours de certification prévue en 2020.

1 hectare de Merlot et 0,4 hectare de Cabernet Sauvignon sur le terroir parfaitement argilo-calcaire de plateau Joanin.

 

 

Coté cave, le vin est vinifié dans les cuves inox, ensuite élevé pendant 18 mois dans les barriques de 225 l à 500 l de chêne français 50% nef, assemblage finale 70% Merlot 30% Cabernet Franc pour une production ultra confidentielle de 3000 bouteilles à l’année.

 

 

SANTE-FOY

 

Entourant la bastide historique de Sainte-Foy-La-Grande, sur des coteaux longeant la Dordogne s’épanouissent les vignobles de Sante-Foy Côtes de Bordeaux.

 

Sur 664 hectares de vignes, les 23 vignerons passionnés produisent des vins avec une forte personnalité, de vins de caractère, de vins avec de notes de fruits rouges et de cerise.

 

Le sol majoritairement argilo-calcaire avec de des graves au bord de la Dordogne. L’appellation bénéficie d’un climat assez tempéré, avec une tendance continentale.

 

Découverte

 

Rencontre avec :

 

Christophe et Bénédicte Piat propriétaires de Château Couronneau

 

 

Couronneau est une très ancienne propriété viticole du XVème siècle de 40 ha de vignes dont 10 hectares en appellation Saint-Foy, le reste en Bordeaux Supérieur.

La famille Piat a repris le Château en 1994 et dès 1997 passés déjà en viticulture biologique.

Ils étaient les véritables pionniers de cette démarche dans l’appellation.

Aujourd’hui tous les vins sont issus de raisins certifié en l’agriculture biologique et biodynamique.

 

Le château Couronneau produit 4 types de vins :

 

 

La Cuvée Pierre de Cartier,

Le Château Couronneau (blanc et rouge),

L’Ecuyer (rouge)

Volte-Face (rouge)

 

Christophe aime les défis, son chai c’est un véritable laboratoire de recherches avec les vinifications parcellaires, les vinifications dans les amphores.

 

 

Pour lui, il faut toujours aller plus loin dans ses recherches pour exprimer et valoriser au mieux son terroir en lui apportant de méthodes de vinification appropriée, afin de ressortir le caractère bien particulier de chaque parcelle.

 

 

CADILLAC

 

 

 

L’AOC Cadillac Cotes de Bordeaux propose sur ses 2000 hectares de vignes des vins de savoir-faire, subtils et délicats produits par 250 vignerons dans l’appellation.

La vigne s’épanouisse ici sur le terroir aux sols calcaires recouverts de graves caillouteuses sur les sommets, argilo-calcaires en milieu de pente, graves fines mêlées de silices au pied des côtes.

Le fleuve contribue à la singularité des vins de Cadillac Côtes de Bordeaux grâce au climat tempéré qu’il génère sur la totalité de l’appellation.

 

Découverte

 

Rencontre avec :

 

Nea Berglund, une jeune propriétaire de Château Carsin dans l’appellation AOC Cadillac Côtes de Bordeaux.

 

 

C’est une jeune femme dynamique et souriante qui ne manque ni d’audace, ni d’humeur, toujours très volontaire et à la recherche de nouvelles idées et de la perfection.

C’est avec son père Juha, tous les deux gèrent ensemble la propriété.

 

 

Juha Berglund, d’origine finlandaise, achète en 1990 cette jolie propriété, aujourd’hui de 21 hectares de vignes, dont 18 hectares qui produisent le vins du Château.

Le château Carsin est une vieille propriété qui a été mentionné pour la première fois en 1759 lorsque le terrain où il se trouve a été relié au château Salins dans la ville médiévale de Rions.

Au début du XIXe siècle, il devint une propriété à part entière avec 17 hectares de terres.

Aujourd’hui la famille Berglund cultive les vignes dans le plus grand respect de la nature et dans le respect de pratiques durables.

 

L’année 2003 marque un tournant, le domaine passe à la viticulture biologique, aujourd’hui en conversion pour une certification officiel (en 2021).

Dès 2015 Nea, avec son diplôme d’œnologie en poche prend en charge toutes les vinifications et la vigne. Son credo : mettre en évidence les caractères authentique de sols viticoles de Carsin et le traduire dans le verre.

 

 

Côté cave, les vins sont élaborés dans le plus grand respect de terroirs, ils reflètent les fruits de la vigne de différentes parcelles.

Le travail à la vigne est indissociable avec le respect total de la nature, en préservant la biodiversité pour obtenir la meilleure qualité de chaque grappe.

 

Neuf cépages sont cultivés : Merlot, Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Petit Verdot, Carmenere, Malbec, Sauvignon Blanc, Sauvignon Gris et Sémillon, ce qui donne de possibilités très larges pour des assemblages de vins.

 

 

En 2017, Nea commence à expérimenter des amphores en argile pour des vinifications de vins blancs et rouges.

Dans la démarche d’avoir les vins plus fruités et plus frais, les amphores sont une alternative intéressante aux fûts de chêne.

Dans sa gamme Carsin sort un 100% Carmenere et 100% Cabernet Franc vinifié dans des amphores, ainsi qu’un Sauvignon Blanc.

Une expérience très concluante qui mérite une réflexion plus approfondie pour les millésimes à venir.

 

 

Aujourd’hui, l’effort est mis dans le travail dans les vignes et moins interventionniste dans la cave.

Pour Nea, ses vins doivent présenter les caractères et l’authenticité des sols des différentes parcelles.

Ce travail minutieux dans le vignoble avec de vinifications simples lui permet à se démarquer des nombreux producteurs de l’appellation.

 

 

FRANCS

 

C’est la plus petite et la plus orientale de tous cinq appellations, AOC Franc Côtes de Bordeaux avec les 435 hectares de vignes cultivées par 37 producteurs lui donne un petit air de rareté.

 

 

L’AOC Franc Cotes de Bordeaux, coincé entre les vallées de la Dordogne et de l’Isle à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Bordeaux, jouxtant Saint Emilion et Castillon la Bataille est repartie sur trois petites communes : Francs, Saint-Cibard et Tayac.

Son terroir est composé de calcaires à astéries recouverts de molasses calcaires dites de «l’agenais».

Climat est parfaitement continental sec et rigoureux en hiver, chaud en été.

Les vignobles à l’Est sur les coteaux élevés bénéficient d’ensoleillement plus marqué.

Trois cépages principaux sont cultivés dans l’appellation : Merlot, Cabernet Sauvignon et Cabernet Franc.

 

Découverte

 

Rencontre avec :

 

Frédéric Marque, propriétaire de Château Puyfromage dans l’appellation Franc Côtes de Bordeaux.

 

 

Pour Frédéric sa devise et son engagement sont simples :

« Pour un viticulteur le raisin est l’expression naturelle de son terroir, le goût du vin c’est avant tout le goût du terroir ».

 

Château Puyfromage date de 1574, propriété de la famille Marque-Albert depuis plusieurs générations.

C’est l’une de plus impotente propriété de l’appellation avec 53 hectares de vigne sur les coteaux, tous repartis sur une cinquantaine de parcelles, sur le terroir de molasses calcaires, de pierres calcaires, de sable et d’argile, en revanche sur le plateau le sol est parfaitement calcaire d’origine fluvio-lacustre et marine.

Si bien dans la vigne que dans la cave la démarche environnementale est une évidence et une préoccupation majeure du propriétaire avec une certification HVE (Haute Valeur Environnementale) en 2017 et ISO 14001 en 2015.

 

Coté cave, les vins sont vinifié en cuve inox ou ciment, élevé en cuve ou barriques de chêne français.

 

 

BLAYE

 

La plus grande AOC de cinq Cotes, Blaye Côtes de Bordeaux avec ses 6000 hectares de vignes, dont 10% en agriculture biologique, cultivés par 450 producteurs, c’est aussi l’une de plus grande appellation de Bordelais.

 

L’Appellation dynamique et moderne, des vins et des vignerons sont aussi accessibles que conviviaux.

Sans oublier qu’elle représente à elle toute seule une grosse machine économique avec une production de 37 millions de bouteilles par an, vendues à 85% sur le marché français (15% à l’export). La production de vins rouges est quasi totale à 90%.

Et pour finir avec les chiffres elle est la 5e appellation de vins rouges commercialisé en France.

 

Dominant l’Estuaire de la Gironde, vignoble de Blaye est constitué d’un terroir riche avec une diversité importante.

À l’ouest de l’appellation, autour de la ville de Blaye, les sols sont majoritairement argilo-calcaires permettent au cépage Merlot de révéler tout son potentiel aromatique.

Au nord, les sols de sables et graviers sont propices pour le développement des arômes subtils du cépage Sauvignon blanc.

Au sud-est, une grande diversité de sols permet à chacun de cépages de s’exprimer sur le terroir le mieux adapté pour révéler tout son potentiel.

Vignoble de Blaye est cultivé en majorité à flanc de coteaux bénéficiant de conditions d’ensoleillement idéales.

Son encépagement est majoritairement en Merlot (environ 70%) avec Cabernet Sauvignon et Malbec.

 

 

Conclusion :

 

La démarche environnementale des vignerons de Cotes de Bordeaux ne date pas d’hier.

Très soucieux de préserver et de transmettre le patrimoine aux générations futures, ils sont investis dans la protection de leur terroir, de la nature, ils présentent une forte sensibilité à l’environnement depuis de nombreuses années.

 

 

Aujourd’hui 15% de Côtes de Bordeaux sont en agriculture biologique soit :

10% à Blaye, Cadillac, Sainte-Foy

25% à Castillon

50% à Francs

Ce qui représente plus que double par rapport à la moyenne de vignobles de Bordeaux (7%)

De plus en plus de vignerons ont intégré le SME (Système de Management Environnemental) du vin de Bordeaux.

Le SME implique les vignerons sur cette thématique en les conduisant à l’obtention de la certification environnementale souhaitée : ISO 14001 et/ou HVE (Haute Valeur Environnementale).

 

10 ans de performance et de réussite collective de Côtes de Bordeaux

 

Export a doublé passe de 11% à 23%

Commercialisation de vins en bouteille passe de 45% à 68%

Les volumes export on progressé de +30%

 

Pour l’AOC Côtes de Bordeaux le bilan de cette décennie (2009-2019) est très positif et prometteur pour les années à venir .

 

 

Adresses utiles :

http://www.bordeaux-cotes.com

http://www.carsin.com

http://www.puyfromage.com

http://www.chateau-couronneau.fr

http://www.castillon-cotesdebordeaux.com

http://www.leschemins.fr

 

 

 

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